-
Le Plafond de Montaigne de
Frédéric Schiffter
Je sais par expérience qu'en se frottant à la force du brio, mon esprit pourtant peu souple, se muscle et se lustre.
Mais je sais aussi combien l'aubaine est rarissime de rencontrer un homme ou une femme cheez qui la lecture et la méditation nourrissent et façonnent la parole.
-
Philosophie sentimentale de
Frédéric Schiffter
Vivre une vie cultivée et sans passion, suffisamment lente pour être toujours au bord de l'ennui, suffisamment méditée pour n'y tomber jamais. (Fernando Pessoa)
-
Par saphoo, le 02/03/2011
Philosophie sentimentale de
Frédéric Schiffter
Lors des interminables réunions entre professeurs qui me retiennent au lycée, je feins de m’absorber dans l’étude de tel ou tel document que l’on m’a distribué et dans lequel je cache mon bouquin. Serais-je moins bien élevé, je m’évaporerais pareillement quand je me barbe avec des proches. Même si je n’ouvre pas le livre que j’ai avec moi, sa présence me rassure. Je tiens là, à portée de main, un ami prêt à me faire franchir à tout moment la ligne de démarcation qui sépare la zone de la vie sans l’esprit, occupée par les forces de la bêtise, de la vulgarité ou de la platitude, de la zone libre où l’esprit circule de l’imaginaire à l’intelligence. Je ne cherche pas dans les livres un dépaysement. Si je pratique la lecture comme art de me transporter mentalement ailleurs, ce n’est pas dans le but de changer d’horizon, mais, au contraire, de retrouver mes pénates les plus intimes.
> lire la suite
-
Par Franz, le 23/10/2008
Sur le blabla et le chichi des philosophes de
Frédéric Schiffter
[…] Nos semblables sont nos « prochains » ? C’est dans cette proximité même que, soudain, surgit leur inquiétante étrangeté et explose toute l’horreur dont ils sont capables. Ce passant dans la rue, mon voisin de palier, mon frère mais aussi moi-même, nous sommes tous tentés de satisfaire notre « besoin d’agression au dépens d’un autre humain, d’exploiter son travail sans dédommagement, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de nous approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer ». Or nous ne résistons jamais longtemps à la tentation du carnage.
> lire la suite
-
Par saphoo, le 02/03/2011
Philosophie sentimentale de
Frédéric Schiffter
L’amour est la forme la plus exquise de l’inconfort de vivre..
-
Par Franz, le 23/10/2008
Sur le blabla et le chichi des philosophes de
Frédéric Schiffter
Je n’ai pas lu tous les livres mais quelques uns ont clarifié le charabia de mon âme ; je ne suis pas mélomane mais la musique m’a fait entendre autrement le vacarme du monde ; je ne sais pas tout de la peinture mais je garde en mémoire tous ces autoportraits d’artistes qui m’ont dévisagé. Donner un semblant de tenue intellectuelle à ses complexes, peut-être est-ce cela se cultiver.
-
Par Franz, le 23/10/2008
Sur le blabla et le chichi des philosophes de
Frédéric Schiffter
[…] j’ai expérimenté certaines formes de jouissance et je me suis rendu à l’évidence : rechercher le plaisir est un travail comme un autre qui oblige à des fréquentations sociales peu ragoûtantes… […] j’ai fini par me résoudre à l’idée que le plaisir pris dans les choses du sexe, aussi réel soit-il, est encore une de ces impasses qui me ramènent à l’ennui.
-
Par Franz, le 23/10/2008
Sur le blabla et le chichi des philosophes de
Frédéric Schiffter
Pas de pensée propre qui ne soit une appropriation, voire une expropriation ; pas de pensée nouvelle qui ne soit une reprise. C’est le style ou le ton qui fera, peut-être, l’originalité de ce que l’on écrit…
-
Par Franz, le 23/10/2008
Sur le blabla et le chichi des philosophes de
Frédéric Schiffter
[…] la vie me paraît aussi trépidante que ses dimanches. Comme me le fit remarquer cet ami qui a le sens de la formule : « Tu sembles traverser les jours dans le sens de la langueur ».
-
Le Plafond de Montaigne de
Frédéric Schiffter
Je dirais que Montaigne le chanteur me charme autant que sa chanson et que je relis souvent ses Essais comme il m'arrive de passer et repasser un de mes disques préférés.