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Par chartel, le 15/01/2009
Ainsi parlait Zarathoustra
de
Friedrich Nietzsche
"Ainsi parlait Zarathoustra" est une œuvre magistrale, quoique nous inspire la pensée nietzschéenne. Car Friedrich Nietzsche fait partie des rares philosophes capables de transmettre aux autres une pensée par une virtuosité littéraire hors du commun. Ce don lui a permis de devenir un philosophe populaire, abordable et universel. Le problème de la transmission d’une pensée individuelle est d’ailleurs présent dans cette œuvre puisque Nietzsche évoque, par l’entremise de son prophète Zarathoustra, sa difficulté de créer de nouvelles valeurs, issues non pas de la masse des hommes mais de sa propre individualité. Car si l’on s’isole trop de la masse, on s’exclue et on ne se fait plus entendre. Nietzsche, profitant de la mort de Dieu, trouve la bonne distance pour exposer son idée du surhomme. Ce créateur doit profiter du chaos présent (fin du XIXe siècle) pour trouver son incarnation, avant que le dépérissement du dernier homme, faible, petit et aimant le confort, ne devienne irréversible. Cette pensée exubérante, tonitruante et iconoclaste prend la forme d’un long poème biblique. Nietzsche s’adresse à nous tel un prophète, s’inspirant probablement des nombreux textes religieux, Bible ou Evangiles, qui ont nécessairement accompagné sa formation intellectuelle. Les sentences et les assertions y foisonnent, en contradiction avec le rejet, pourtant très net, de Nietzsche de tout dogme imposé aux hommes par n’importe quelle religion. Mais cette forme impérative donne à sa pensée toute sa crédibilité. Pour Nietzsche il y a urgence, le surhomme doit advenir pour détruire sans scrupule les anciennes valeurs manichéennes qui n’ont aucun fondement rationnel, car celles dites mauvaises se révèlent bonnes et inversement. Par exemple l’amour du prochain, un acte purement égoïste et méprisable qui sert à recevoir l’estime des autres ; ou bien les fabulations de la justice qui pense punir une exception dans un criminel, alors qu’il n’est que l’arbre qui cache la forêt, dissimulant les pires passions mortelles d’une société tout entière. Ainsi parla Zarathoustra !
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Par chartel, le 21/07/2009
Par-delà le bien et le mal
de
Friedrich Nietzsche
Dans "Par-delà bien et mal", Nietzsche n’y va pas avec des pincettes. Sa critique du principe démocratique d’égalité l’amène à prendre des positions très radicales qui pourraient heurter certains esprits humanistes. Cette critique serait (il s’agit de mon interprétation) une suite logique des principes chrétiens de pitié et de charité. En effet, pour se préserver du dégoût de la vie et ne pas sombrer dans un pessimisme incurable, les hommes se cachent de la vérité à travers ces principes définis comme bons. On comprend ainsi pourquoi les hommes sont faux et inconstants. L’égalité n’est qu’une illusion, le cache-misère d’un monde qui avance par ce que Nietzsche appelle la volonté de puissance. Il y a des êtres, qu’il appelle « aristocratiques », cherchant à s’épanouir par une oppression sur d’autres êtres, de loin les plus nombreux, cherchant eux à se soumettre à de grands chefs, à des maîtres tout puissants. Joli tableau n’est-il pas ?
Mais ses aphorismes les plus stimulants sont ceux traitant d’une sorte de relativisme : toute théorie n’étant qu’interprétation, même les lois scientifiques, il n’y a alors aucune vérité durable et immuable. Et comme, de surcroît, nos sens sont trompeurs, ils ne peuvent nous donner les clés d’une vérité souveraine. Et il n’hésite pas aussi à nous mettre en garde sur les vérités qu’il nous enseigne : ce sont ses vérités du moment, elles ne le seront plus une fois couchées sur le papier.
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Par zohar, le 13/04/2011
Ainsi parlait Zarathoustra
de
Friedrich Nietzsche
La conception Nietzschéenne de la « volonté de puissance » (abordé dans le deuxième livre) auquel le « surhomme » (abordé dans le prologue et le premier livre), que Nietzsche appelle de ses vœux, ne pouvait que souscrire, sous-tend ces distinctions pour le moins problématiques dont il était facile, ou tentant d’abuser, en dehors de leur contexte.
Mais lorsque Nietzsche considère comme mortes les valeurs du christianisme qui déterminent essentiellement celles de l’Occident, y compris naturellement au-delà de la religiosité, il s’agit moins d’une simple assertion sur un phénomène achevé que sur un processus de disparition en cours conduisant (nécessairement) à « l’irruption du nihilisme européen » (abordé dans la dernière partie du livre).
Ce dernier peut, tout à fait, revêtir une forme édulcorée, nous dit Nietzsche, qui ne fera que renfermer le désespoir éprouvé et ressenti au regard de la néantisation des vérités et des valeurs morales.
Mais il pourra tout autant se dépasser lui-même et revêtir une forme plus affirmée comme stade intermédiaire nécessaire pour provoquer un « renversement de toutes les valeurs ». Ainsi, seuls les quelques rares surhommes en seront capables !
Nietzsche évoque, également, dans son Zarathoustra la notion de « l’Eternel Retour » (abordé dans le troisième livre).
C’est là une véritable pierre de touche pour le surhomme qui est assurément davantage une forme littéraire de provocation que la description d’individus susceptibles d’exister concrètement.
Par des allusions poétiques, des réflexions sur l’expérience du temps, et par sa conception de l’être, Nietzsche nous parle de cette notion, en disant que tout est voué à se répéter, d’une part, et ce, sans qu’aucun changement n’intervienne en bien ou en mal, d’autre part.
Ainsi les nihilistes faibles s’effondreront à la vue de l’absurdité de l’éternel retour ; et les nihilistes forts, « appelleront (…) insatiablement non seulement à eux-mêmes, mais aussi à la pièce de théâtre ou au drame comme art total ».
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Par Luniver, le 01/10/2011
Ainsi parlait Zarathoustra
de
Friedrich Nietzsche
Livre plusieurs fois pris du présentoir, puis reposé. Le nom de Nietzsche me faisait un peu peur, et les rares fois où on m'en avait parlé, c'était pour me dire qu'il avait des théories complètement farfelues et impossibles à comprendre.
La curiosité a fini par l'emporter, et j'ai entamé la lecture. Je m'en félicite ! Malgré tout ce qu'on m'avait dit, j'ai trouvé l'ouvrage beaucoup plus clair que les autres essais que j'ai lus jusqu'à présent : vocabulaire accessible à tous, style très agréable à suivre.
Après, je ne prétendrai pas avoir tout assimilé non plus, les commentaires en bas de page m'ont bien montré que j'en suis resté à un niveau assez peu profond. Mais enfin, ça a été une belle surprise, et ça m'a donné l'envie de creuser un peu plus. Et de ne plus jamais me laisser convaincre par des avis négatifs.
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Par zohar, le 13/04/2011
La généalogie de la morale
de
Friedrich Nietzsche
Dans la Généalogie, Nietzsche réévalue les valeurs morales en soulevant, pas seulement, leurs origines (qui se trouvent dans les sentiments et les actions issus du judéo-christianisme), mais aussi en les critiquant, par la reconstitution de la genèse historique, psychologique et anthropologique de ces valeurs et attitudes pour mieux les démasquer, à savoir les faire apparaître comme autant d’illusions et de mensonges.
Il distingue dans ce livre, la morale des maîtres et celle des esclaves. Il y a donc d’un côté, la catégorie des dominants et de l’autre, celle des dominés. Mais les premiers se divisent, eux-mêmes, en guerriers et prêtres.
Et Nietzsche dénonce avec vigueur le peuple juif, de caractère sacerdotal, qui a opéré la distinction entre l’esprit et le corps, en mobilisant les faibles, à son profit, contre les guerriers.
C’est une telle analyse qui a amené à accuser le philosophe d’être un précurseur de Hitler, un raciste avant la lettre.
Cependant, c’est une appréciation sujette à caution : car sa vie prouve qu’il n’était nullement antisémite, loin de là !
De même, et par extension, il convient de ne pas schématiser la notion de « volonté de puissance ». Plus que d’une volonté de domination, il s’agit tout simplement de la manifestation des forces actives.
« …Nous avons besoin d’une critique des valeurs morales, et la valeur de ces valeurs doit tout d’abord être mise en question… ». L’établissement de leurs origines permet donc de faire leur diagnostic, et c’est par cet acte, cette voie que « l’évaluation et la réévaluation » est, en somme, possible.
Si les valeurs morales peuvent être, psychologiquement, expliquées (c’est là d’ailleurs, une des thèses principales du livre).
Et si, ces mêmes valeurs, qui reposent sur la négation de soi et la haine de soi, empêchent l’humanité de s’affirmer.
Alors, il convient de soutenir comme Nietzsche, l’idée selon laquelle la critique de la morale est nécessaire parce qu’elle permet de libérer l’homme de son nihilisme. Car la morale est toujours la nôtre !
Ce qui est intéressant chez ce philosophe, c’est son style (ce livre se présente comme une longue dissertation argumentée par des figures rhétoriques qui font de Nietzsche un grand styliste, également) et son expression qui est marquée par les contrastes, (donc loin d’être monolithique).
Il est tout à la fois un grand polémiste (La Généalogie de la morale est, en soi, une œuvre polémique !) supérieurement brillant et un analyste pénétrant qui sait échapper à l’aridité de toute spéculation.
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Par Pingouin, le 28/12/2011
Ainsi parlait Zarathoustra
de
Friedrich Nietzsche
Je savais, en entamant la lecture de ce livre, que je n'en sortirais pas indemne, mais je n'imaginais pas une seconde avoir raison à ce point. Il s'agit là certainement de la plus grosse claque littéraire ET philosophique que je n'ai jamais pris, comme un énorme coup de vent qui m'aurait fouetté la joue, celle-ci risque de rester rouge un bon bout de temps.
C'est simple, il s'agit là pour moi de l'un des plus grand chef d’œuvre de l'histoire de l'humanité, un tel lyrisme, une telle force d'évocation, couplé à de telles idées et concepts philosophiques, les premiers facilitant incroyablement l'assimilation des seconds, c'est proprement hallucinant et plus je lisais, plus je me demandais si je ne rêvais pas face à ces mots qui me secouaient comme sur une mer trop agitée.
Je savais que j'allai lire de la grande philosophie, mais je ne pensais pas découvrir une telle poésie, je pense avoir embrassé une partie de l'état d'esprit de ce livre en souhaitant, entre autres, l'éternel retour de la lecture de celui-ci ! J'avais d'ors et déjà classé ce livre dans la liste de ceux qu'il me faudra relire avant même d'en commencer la lecture, cette idée n'est que davantage présente dans mon esprit après avoir achevé cette première découverte.
C'est une première critique que j'en fais, mais cet ouvrage est tellement dense, tellement puissant, que je pense qu'il m'est impossible de correctement réussir celle-ci du premier coup.
Jetez-vous sur ce chef d’œuvre dès que possible, et même si la philosophie de nous intéresse pas, même si vous vous pensez incapable de jongler entre les différents sens que Nietzsche donne à son discours, lisez donc ce livre, ne serait-ce que pour son incroyable force évocatrice et sa poésie.
Juste phénoménal.
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Par chartel, le 01/08/2008
La Naissance de la tragédie
de
Friedrich Nietzsche
Faire la critique d’une œuvre de Friedrich Nietzsche peut paraître ridicule, même si elle a pour objectif de témoigner des grandeurs de cette littérature. Pourtant, il n’est, en même temps, pas possible de rester muet après la lecture de "La Naissance de la Tragédie", première œuvre du grand philosophe allemand. Je comprends qu’il ait pu paraître dérangé et perturbé aux esprits éclairés de son époque après la lecture de cet apparent essai philologique qui se révéla être plutôt une réflexion sur l’art prenant pour point de départ les origines de la tragédie grecque. Si ses contemporains notables universitaires ont pu lui coller l’étiquette du déréglé ce fut probablement pour ne pas s’avouer leur propre faiblesse face au génie de ce poète-philosophe. Ne pensez pas y lire un traité pompeux sur l’histoire et les codes de l’art antique, au contraire, l’imagination riche et enthousiaste de Nietzsche laisse transparaître une ode passionnée, d’un grand lyrisme, pour la reconnaissance de la véritable signification de l’Art.
Certains passages sont d’une grande beauté, déversant un flot d’images aussi fortes qu’éphémères, même si elles ne suffisent pas à faire pencher le lecteur en faveur des principes du philosophe. Mais plus qu’une thèse proposée sentencieusement par Nietzsche, il y a dans cet essai une critique de la société moderne aiguillonnée par la science et le socratisme qui, sûre du bon sens de sa marche vers le progrès, le bonheur et la Vérité suprême, fait écho aux remises en cause actuelles du modernisme autour des problématiques environnementales et écologiques. Enfin, je conseille au lecteur de ne pas trop s’attarder sur l’introduction d’Angèle Kremer-Marietti, qui se noie dans des analyses psychologiques un peu confuses, à contresens des propos du philosophe qui se moque des vaines tentatives explicatives de la science. On peut s’amuser à expliquer Nietzsche, mais il faut avant tout le savourer, l’entendre et le sentir.
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Par zohar, le 12/04/2011
La Naissance de la tragédie
de
Friedrich Nietzsche
La place qu’accorde Nietzsche à l’art est essentielle. Il le magnifie car il le considère comme proche de la nature.
Comme elle, il relève du domaine du mensonge, et, en tant que phénomène d’apparence, l’art camoufle les abîmes du monde sans que l’on puisse pour autant parler comme d’une production d’illusions trompeuses ou de fausse conscience.
L’analyse qu’il en fait dans « La Naissance de la tragédie » est capitale.
L’art se confond avec la tragédie, qui a trouvé son point de perfection dans la Grèce antique.
La tragédie antique est parvenue à équilibrer les influences dionysiaques (porteuse de démesure et de vie, la musique, par exemple) et les influences apolliniennes (véhicules de la forme et créatrices de la beauté, par exemple, la poésie).
Dans ce système, Socrate est à l’opposé de Dionysos. Il symbolise l’homme théorique adversaire des forces vitales.
Il en est de même du Christ, celui du moins que l’Eglise s’est efforcée d’imposer.
Comme Socrate, il s’inflige la mort pour culpabiliser l’homme attaché à la vie.
La conception du philosophe est intimement liée à cette vision esthétique : Socrate et le Christ présentent des exemples de comportement nihiliste qui aboutit à transformer les faibles en forts.
Trois stades se succèdent dans ce processus : après la mise en accusation de ce qui est beau et noble, intervient la mauvaise conscience ; il ne reste plus qu’à imposer l’idéal ascétique qui, renversant les valeurs, juge la vie en partant de critères qui la condamnent.
Si les lectures de Schopenhauer ont exercé de grandes influences sur sa pensée et ses relations avec Wagner.
La glorification de ce dernier est parfaitement visible dans « La Naissance de la tragédie » : si le lien entre les deux pôles (Dionysiaque/Apollinien) est à l’origine de la tragédie antique.
Nietzsche fondait en Richard Wagner l’espoir d’un renouvellement de la tragédie grâce à ses drames musicales qui étaient censés pouvoir d’un côté réunir, à l’instar de la tragédie antique, l’œuvre et le public dans une forte expérience libérant les instincts de l’esprit tragique et de l’autre, permettre d’en revenir à l’époque d’avant la « décadence » initiée, selon Nietzsche, par Socrate.
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Par fargus52, le 15/01/2009
Ainsi parlait Zarathoustra
de
Friedrich Nietzsche
Le cinquième évangile selon Nietzsche , un grand livre quand on a les clés , car loin d être facile a lire , à aborder, à supporter ...Un livre qui doit nous guider vers la volonté de puissance ....on s y perd , c'est peut être le but ...Mais drôle a lire quand on est patient, très patient ....Le style est sur joué , excessif , de la poésie mêlée à de la philosophie , a mourir de rire ou d ennui , du Nietzsche dans le texte.
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Par chartel, le 04/06/2008
Considérations inactuelles I et II
de
Friedrich Nietzsche
Ce Folio/essais regroupe deux compositions de Friedrich Nietzsche rédigées entre 1873 et 1874 juste après la parution de sa première œuvre "La naissance de la tragédie". On y trouve déjà la virulence du ton, sa pugnacité et son amour de la provocation, sans toutefois y apprécier les envolées lyriques que l’on peut savourer dans "Ainsi parlait Zarathoustra" ou "Le gai savoir" par exemple. L’inactualité affichée dans le titre est clairement revendiquée par Nietzsche qui s’attaque avec maestria aux dogmes et vérités supposées d’une époque en pleine mutation, mais aussi en s’attaquant aux certitudes d’une nouvelle nation allemande ambitieuse, stimulée par ses réussites tant économiques que politiques.
La première considération est une sorte de pamphlet sur une œuvre d’un certain David Strauss, sûrement une personnalité respectée du milieu si respectable des universitaires, dans laquelle ce dernier magnifie cette nation allemande devenue une grande civilisation en se complaisant dans un optimisme béat, ce qui eut le don d’irriter particulièrement Nietzsche.
Enfin, la deuxième considération est aussi un discours critique sur la tendance des ses contemporains au conformisme et à la médiocrité dans l’histoire et dans l’art (devenant de simples objets de divertissement bourgeois.) L’ensemble, même si la forme très classique est quelque peu rébarbative, surtout dans la première partie, permet d’apprécier le caractère iconoclaste et percutant d’un homme qui, par la simplicité apparente qu’offre son génie littéraire, a semé une belle panique dans la grande fourmilière auto-satisfaite des apologistes de la modernité.
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Par chartel, le 21/09/2007
Le gai savoir
de
Friedrich Nietzsche
L’un des thème de l’essai se rapporte à la moralité : l’homme est préoccupé et attaché à un unique objectif, servir ce qui contribue à sa conservation, c’est à dire à l’instinct de conservation de vie. Et qu’il n’y a pas d’hommes utiles ou nuisibles, que chacun contribue à cet instinct de vie : « L’homme le plus nuisible est-il encore le plus utile, dans la perspective de la conservation de l’espèce ; car il entretient chez lui, ou bien, par son action, chez d’autres des pulsions sans lesquelles l’humanité serait depuis longtemps avachie ou aurait pourri ».
Deuxième principe nietzschéen : Comme tout est futilité, puisque Dieu est mort, nous pouvons rire de tout. Pourtant, l’époque de Nietzsche était encore l’époque de la tragédie, de la morale religieuse. Seuls les créateurs, les artistes, par leur imagination pouvaient bouleverser les apparences et les idées reçues sur l’existence.
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Par kathy, le 19/10/2011
Ainsi parlait Zarathoustra
de
Friedrich Nietzsche
Le penseur de la volonté créatrice
La force de son œuvre : Si la pensée de Nietzsche a été si admirée, c'est parce que le philologue était un amoureux des mots et des aphorismes. Il associe ainsi à ses essais les plus rigoureux des textes composés de paraboles, de poésie et de chants prodigieux.
Son influence sur le monde : Poursuivant les réflexions de Schopenhauer, Nietzsche a produit une oeuvre qui recompose la pensée occidentale sur de nouvelles bases.
Depuis sa "Généalogie de la morale", la philosophie moderne réinterroge le bien fondé de certaines valeurs (la vérité, le bien, le mal, le monothéisme...) à travers le prisme de la Volonté de puissance, véritable moteur selon lui de l'existence humaine. (L'internaute Livres)
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Par Sly, le 19/09/2010
Le gai savoir
de
Friedrich Nietzsche
Une lecture intéressante dans laquelle Friedrich Nietzsche nous fait part de son avis sur différents thèmes comme par exemple "la culpabilité", "la chance dans le destin" etc... J'ai appréciez son point de vue sur de nombreux thèmes. La compréhension de ces arguments est assez simple.
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Par Sly, le 20/08/2010
Ainsi parlait Zarathoustra
de
Friedrich Nietzsche
J'ai trouvé la lecture assez difficile. On a du mal à comprendre tous ce que Nietzsche veut nous transmettre. Le texte semble parfois incompréhensible, et j'ai été obligé de relire certains passages pour bien les comprendre. Heureusement à la fin du livre ce trouve un commentaire qui m'a de mieux interpréter cette œuvre.
Pour lui il faut que l'Homme se détache de son histoire, de son évolution biologique. Supprimer ses racines afin de devenir c'est être surhumain. Celui qui va se surmonter à chaque fois évoluer sans cesse et apprendre des ses erreurs sans les justifier par rapport à son passé.
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Par lauravanelcoytte, le 15/06/2010
La Naissance de la tragédie
de
Friedrich Nietzsche
beauté apollinienne versus beauté dyonisiaque
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Par chartel, le 30/03/2010
La généalogie de la morale
de
Friedrich Nietzsche
Dans "La Généalogie de la morale", Friedrich Nietzsche poursuit sa remise en cause des valeurs fondatrices de nos sociétés, plus particulièrement les notions de juste et d’injuste, de bon et de mauvais. Il nous renseigne sur les sources de ces valeurs et de ce qui les a fondées, afin de prouver qu’elles ne sont en rien naturelles, mais bien l’œuvre patiente et acharnée des hommes au cours de notre histoire. L’amour du prochain, par exemple, est pour le philosophe une belle supercherie. L’altruisme cache toujours un intérêt purement égoïste servant à satisfaire sa fameuse volonté de puissance.
Enfin, de manière indirecte, Nietzsche explique, dans la première partie de cet essai, les causes des persécutions des juifs en Europe, aboutissant (si l’on considère que le problème des rapports chrétiens/juifs est aujourd’hui dépassé et réglé) au drame de la Shoah. (Attention, il ne s’agit aucunement d'un sujet sur lequel s'attarde le philosophe, mais il m’a tant éclairé que je me dois d’y faire référence.) Les angoisses et les peurs des non-juifs envers les sémites proviendraient de l’archaïsme qu’ils représentent. Ces derniers seraient les contradicteurs de la société du progrès, du libéralisme et de l’avènement de la raison. Ceci expliquerait l’antisémitisme de Voltaire, qui ne cessa de se battre pour que les Lumières s’imposent, altérant ainsi les tristes ténèbres des esprits cabalistes et mystiques.
Étonnant non?
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Par Pchabannes, le 06/08/2009
Ainsi parlait Zarathoustra
de
Friedrich Nietzsche
Un ouvrage de quatre livres (360 pages en poche), un immense poème philosophique, une révolution permanente, morale et dogme abattus, une pensée créative d’une puissance extraordinaire, une puissance d’évocation accessible à chacun. “En vérité, Zarathoustra souffle comme un grand vent qui balaie tous les bas-fonds”. Il vous apostrophe : “Osez donc un peu croire à vous-même et à ce que vous avez dans le ventre ! Quand on ne croit pas à soi-même, on ment. ”
Il vous déconcerte : “Je ne vous conseille pas le travail, mais la lutte. Je ne vous conseille pas la paix, mais la victoire. Que votre travail soit lutte, que votre paix soit victoire. ”. Créateur, il renverse les codes : “Voyez-les, ces fidèles de toutes les Fois ! Quel est celui qu’ils haïssent le plus ? Celui qui brise leurs tables de valeurs, le brise-tout, le brigand : mais celui-là c’est le créateur. ” “Nous n’avons pas le temps de penser à Zarathoustra […] Quel est donc ce temps où l’on n’a pas le temps…?”
Si vous ne comprenez pas : “Les voilà qui rient ; ils ne me comprennent point, je ne suis pas la bouche qui convient à ses oreilles. ”
Si vous y croyez : “Vous dîtes que vous croyez en Zarathoustra ? Mais qu’importe Zarathoustra ! Vous croyez en moi ? Mais qu’importent tous les croyants ! ”
Vive le grand air intellectuel. Vive la révolution.
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Par chartel, le 04/01/2009
Aurore
de
Friedrich Nietzsche
"Aurore" n’est certainement pas l’essai le plus connu de Nietzsche, alors qu’il est abordable, à la fois par sa longueur (moins de trois cent pages) et par son style. Il s’agit d’une sorte d’introduction au "Gai Savoir" qui, comme son titre l’indique (Aurore), traite de la naissance d’une nouvelle morale remplaçant ainsi celle inique et inhumaine du christianisme. L’objectif de Nietzsche est d’en finir avec ce qu’appellera plus tard Antonin Artaud le jugement de Dieu. En finir avec les mœurs soi-disant bonnes et mauvaises, car l’on s’aperçoit souvent, voire même toujours, que les bonnes mœurs nous procurent plus de mal que de bien. En finir avec la compassion, la pitié et l’altruisme chrétiens qui ne servent que les intérêts égoïstes de celui qui les met en pratique. En finir enfin avec les apôtres de la vérité, car l’on se rend bien compte que toute vérité n’est que le fruit d’un individu et qu’on ne peut s’adjuger le droit de la généraliser au risque de mépriser celle des autres.
Bien d’autres analyses génialissimes parsèment l’œuvre du philosophe, notamment sa mise en perspective des problèmes de perception de la réalité rendant impossible toute lecture exhaustive ou approfondie, et donnant seulement accès à une apparence incomplète et superficielle des choses.
Je conseille vivement la lecture de cet essai, pour ceux qui voudraient découvrir Nietzsche, avant de s’attaquer aux œuvres ultérieures comme "Le Gai Savoir" ou "Ainsi parlait Zarathoustra".
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Par chartel, le 04/12/2008
Lettres choisies
de
Friedrich Nietzsche
La récente parution de "Lettres choisies" chez Folio ravira les passionnés de Friedrich Nietzsche. En complément de la lecture de ses œuvres, ce recueil très riche (135 lettres) apporte des éclaircissements sur l’élaboration d’une pensée mais aussi donne des indications sur une personnalité hors du commun qui étonne par un sens de la franchise et de l’honnêteté qui ne peut inspirer qu’une immense admiration. Couvrant toute sa période de créativité : de ses débuts comme professeur de philologie à Bâle jusqu’à sa crise de démence à Turin en 1889, ce choix de correspondances, comme nous le précise son auteur Marc de Launay, s’est fait en fonction d’un axe : l’évolution du rapport de Nietzsche à ses œuvres, en s’appuyant sur une constante, celle d’une solitude du philosophe. Il est vrai que Nietzsche reste très discret dans ses missives sur ses grands concepts philosophiques. Pour lui, les correspondances sont plutôt dédiées aux affaires pratiques et sont d’ailleurs bien éloignées du style de ses œuvres prévues pour être éditées. Par contre il traite largement des questions de forme et de réception de ses œuvres. Le besoin de reconnaissance transparaît tout le long du recueil, on le voit s’accrocher à toute démonstration de sympathie, mais tout en restant intègre et fidèle à ses principes. L’image d’un philosophe mettant en pratique sa pensée se confirme dans ce recueil, quand Nietzsche s’isole vers les sommets des montagnes suisses de Sils-Maria, il nous semble voir Zarathoustra contemplant les satisfaits abrutis du modernisme triomphant.
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Par chartel, le 14/10/2008
Considérations inactuelles III et IV
de
Friedrich Nietzsche
Lire Nietzsche est toujours une aventure exaltante. L’une de ses qualités premières serait sa franchise et le ton affirmatif de son discours. Bien qu’il soit parfois difficile à comprendre à cause des multiples embranchements que prend son raisonnement, il est exemplaire et convaincant parce que c’est un philosophe qui fait ce qu’il dit. Il n’est pas là pour sa pomme, il n’écrit pas pour s’assurer d’une bonne situation parmi ses pairs, au contraire, Nietzsche voudrait que tout cela change et n’hésite donc pas à forcer ses critiques pour susciter l’indignation et la réaction épidermique.
Dans "Considérations Inactuelles III et IV" , Nietzsche commence par tirer à boulet rouge sur le monde universitaire, fustigeant les pseudo-philosophes installés bien confortablement dans leurs chaires cachant leurs incompétences derrière la futilité d’un savoir académique et pompeux. Mais il sait aussi être élogieux. Dans la quatrième considération, il analyse avec beaucoup de virtuosité l’œuvre de Richard Wagner, se livrant au passage à une stimulante réflexion sur les enjeux de l’art.