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Fritz Zorn

Fritz Zorn

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Note moyenne : 3.88/5 (sur 57 notes) Fritz Zorn

Biographie et informations

Nationalité : Suisse
Né(e) : 1944
Mort(e) : 1976

Biographie :

Fritz Zorn est le nom de plume de Fritz Angst, un écrivain suisse de langue allemande.

Fils d’une famille patricienne très austère, il a passé son enfance et jeunesse sur la « Rive dorée » de Zurich. Après le lycée, il a étudié la philologie allemande et les langues romanes. À l’université, il obtient le titre de docteur.

Pendant une brève période, il a été professeur dans un lycée, jusqu'à ce que son cancer le force à abandonner cette profession. Il commence une psychothérapie et commence à écrire ses mémoires.

Il a terminé d'écrire Mars en 1976 (paru en allemand en 1977 et en français en 1979), histoire de son cancer, de sa vie névrotique, de son impossibilité à aimer et à communiquer; il y décrit également tout l'ennui de la Suisse, lui qui était issu de la grande bourgeoisie zurichoise.

Il s'agit d'une des œuvres majeures des années 1970, choisie par la rédaction du magazine Lire comme le meilleur livre de l'année 1979. Le livre a gagné beaucoup d'admirateurs dans les années 1980 parce qu’il était très radical.
> lire la suite Source : Wikipédia
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roman   littérature   récits   ironie   autobiographie   littérature étrangère   éducation   maladie   cancer   honneur   introspection   nevrose   humour   psychanalyse   famille   suisse   littérature suisse   littérature allemande   roman contemporain   20ème siècle  

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Extraits de l'adaptation théâtre de "Mars", d'après Fritz Zorn, crée au théâtre Océan Nord à Bruxelles, mars 2009,


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Citations de Fritz Zorn

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  • Par colimasson, le 03/06/2011

    Mars de Fritz Zorn

    […] Beaucoup de mes camarades étaient déprimés parce qu’ils avaient raté un examen, mais moi, j’étais déprimé quoique j’eusse brillamment passé le même examen. Je ne voulais voir que ce que nous avions de commun, que chacun de nous était déprimé, je ne voulais pas voir la différence, à savoir que le chagrin de l’un avait un sens, et que le chagrin de l’autre en était dépourvu. Qu’on broie du noir parce qu’on a été collé à un examen qu’on a préparé très longtemps et à fond, c’est normal. Mais qu’on soit tout à fait incapable de se réjouir de l’avoir si bien réussi et qu’on passe la soirée assis sans rien faire, aussi déprimé que celui qui a échoué, n’est pas normal.
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  • Par frikiko, le 19/03/2011

    Mars de Fritz Zorn

    Je suis jeune et riche et cultivé ; et je suis malhereux, névrosé et seul. Je descends d'une des meilleures familles de la rive droite du lac de Zurich (...). J'ai eu une éducation bourgeoise et j'ai été sage toute ma vie. Ma famille est passablement dégénérée, c'est pourquoi j'ai sans doute une lourde hérédité et je suis abimé par mon milieu. Naturellement, j'ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l'on en juge d'après ce que je viens de dire.

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  • Par Outis, le 16/10/2007

    Mars de Fritz Zorn

    La sexualité représente toujours, dans la nature humaine, ce qu’il y a de plus vrai, de plus vital et de plus énergique, elle met toujours tout en jeu. Mais chez nous, ces choses-là étaient très malvenues. Le vrai nous faisait profondément horreur ; nous ne voulions jamais aller au fond d’une chose, nous préférions trouver toujours tout « compliqué ». Nous ne voulions jamais faire quelque chose par nous-mêmes ; nous aimions mieux sourire de ce que faisait les autres. Nous ne voulions pas mesurer nos énergies, nous voulions être harmonieux et neutraliser tous les différends au profit d’un néant couleur de rose ressemblant vaguement au bonheur. Mais avant tout nous ne voulions jamais « le tout » : le tout, c’était toujours les autres, nous, nous étions à part. Une chose, plus encore, nous répugnait : le sexe était nécessairement toujours en rapport avec le corps honteux, le corps que tous les autres, les êtres bas, ne trouvaient nullement honteux mais désirable ; nous, nous ne pensions naturellement pas cela. De plus, nous ne pouvions pas nier que la sexualité vous met à découvert, dans tous les sens du terme. Or c’était cela que nous ne voulions à aucun prix...
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  • Par Piling, le 12/05/2009

    Mars de Fritz Zorn

    Mes représentations romantiques de l'amour se bornaient à des scènes de coup de foudre comme il m'était arrivé d'en voir au cinéma. Je me figurais que moi aussi (le jour non précisé où je serais "grand") je rencontrerais une fille dont je devrais sentir à première vue qu'elle était la seule vraie (évidemment la fille, juste au même instant, sentirait tout juste la même chose). Dans cette voie, tous les efforts pénibles pour conquérir cette personne idéale disparaissaient naturellement comme par enchantement ; il n'y aurait aucun problème à cause d'elle ou avec elle. Il ne me faudrait ni l'aborder ni lui adresser la parole, je ne rougirais ni ne devrais prendre sur moi de lui demander si elle voulait bien être mon amie ; dès le début tout serait clair, sans problème et harmonieux. Elle serait tout aussi apathique et ennuyeuse que moi et, tout comme moi, ferait tout pour qu'aucun de nous deux ne fût blessé ou seulement touché par l'autre. Pauvre femme.
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  • Par Piling, le 12/05/2009

    Mars de Fritz Zorn

    Naturellement, ils allaient cependant tout de même à l'église. Il y avait déjà tous leurs morts à l'enterrement desquels ils avaient l'habitude de se rendre. Mais une fois que mes parents allaient à l'église, alors, ah, alors il appartenait au bon ton de s'y rendre selon toutes les règles du comme il faut, et alors, miséricorde, quel pèlerinage ! En effet, une fois qu'ils y étaient, à l'église, ils ne trouvaient plus rien à redire : ils louaient l'église, son architecture, sa décoration florale, le pasteur, le sermon, le jeu de l'orgue, le chant, l'atmosphère et tout de cont il y a moyen de faire l'éloge quand on est bien décidé à faire l'éloge de tout. L'église leur plaisait car elle était bien. Une seule chose semblait ne pas plaire à mon père : quand il devait se lever en même temps que les autres pour la prière, il avait toujours un air furibond, tant il était en colère de devoir se lever comme les autres et faire semblant de prier. Toutefois, après la cérémonie religieuse, il était toujours de bonne humeur et se répandait en louanges ; il déclarait que le curé avait très bien parlé, qu'il s'était exprimé en termes choisis et qu'il avait une diction parfaite. J'étais cependant frappée de ce que mon père louait toujours la forme du sermon : qu'il fût ou non d'accord avec son contenu, cela on n'en parlait pas. Je me rappelle encore qu'à l'issue d'une de ces cérémonies de funérailles j'avais pensé que le curé avait, en fait, dit des tas de bêtises. Pourtant, mon pauvre père commenta ce discours en disant que le curé avait très bien parlé. (On pourrait même conclure à ce propos un subtil compromis, car il est fort possible que le prêtre ait parlé très bien et très bêtement à la fois). Aujourd'hui, je m'expliquerai les choses en me disant que mon père était uniquement pour la forme de l'Eglise mais pas pour son sens. Être pour la forme de l'Eglise, cela faisait partie du bon ton ; être pour son sens, c'était ridicule.
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  • Par colimasson, le 03/06/2011

    Mars de Fritz Zorn

    A la sérénité du Bouddha l’agitation du monde paraît ridicule, car lui-même n’a plus rien à voir avec cela. Au cynique les sentiments du prochain paraissent ridicules parce que lui-même n’a plus de sentiments. A celui qui ne joue pas au football il paraît ridicule de courir pendant des heures après un petit ballon de cuir ; il ne se demande pas si ce jeu ne serait pas follement amusant, il ne voit que le côté ridicule de ces hommes adultes qui jouent comme de petits garçons. Sans doute celui qui fait quelque chose se rend-il toujours ridicule aux yeux de celui qui ne fait rien. Celui qui agit peut toujours prêter le flanc ; celui qui n’agit pas ne prend même pas ce risque. On pourrait dire que ce qui est vivant est toujours ridicule car seul ce qui est mort ne l’est pas du tout. […] Comme nous ne nous rendions jamais ridicules, nous étions tributaires des autres qui le faisaient à notre place et nous divertissaient de cette manière. Voilà pourquoi nous trouvions les clowns si sympathiques, les autres nous faisaient rire, ce dont nous étions par nous-mêmes incapables. Il va sans dire que nous n’étions pas en peine de trouver des ridicules dans notre entourage car plus on est soi-même un magasin de porcelaine, plus n’importe qui, venu de l’extérieur, y prend pour vous l’aspect d’un éléphant.»
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  • Par Outis, le 17/09/2007

    Mars de Fritz Zorn

    Dans le monde où je vivais je savais que, par tradition, je ne devais à aucun prix déranger ou me faire remarquer. Je savais que je devais être correct et conforme et avant tout – normal. Cependant la normalité, telle que je la comprenais, résidait dans le fait qu’on ne doit pas dire la vérité mais être poli. Toute ma vie j’ai été brave et gentil et c’est pour cela que j’ai attrapé le cancer.

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  • Par colimasson, le 03/06/2011

    Mars de Fritz Zorn

    Si l’on jette un coup d’œil sur ce qui a été écrit jusqu’ici, l’impression pourrait facilement se dégager que ce qui compte, pour moi, c’est uniquement de dénombrer avec malveillance les faiblesses de mes pauvres parents afin de les faire passer ensuite pour les méchants qui m’auraient détraqué et auxquels il faudrait donc attribuer tout mon malheur. Mais j’ai tendance à croire qu’il y a davantage, dans ce récit, que la simple intention de rendre mes parents responsables de ce que j’aurais dû mieux savoir et mieux faire. Aujourd’hui, mes parents sont beaucoup moins, à mes yeux, les « coupables » que les covictimes de la même situation faussée. Ils n’étaient pas les inventeurs de cette mauvaise façon de vivre ; ils étaient bien davantage –tout comme moi- dupes de cette vie mauvaise, acceptée sans esprit critique.
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  • Par colimasson, le 03/06/2011

    Mars de Fritz Zorn

    Ce n’est pas très joli, toute sa vie durant, de ne faire que vomir son passé non digéré ; mais ne pas pouvoir vomir ce passé est encore pire. La sensation misérable qui précède le vomissement est toujours plus désagréable que le vomissement lui-même.

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  • Par Piling, le 13/05/2009

    Mars de Fritz Zorn

    Je crois que ne-pas-vouloir-déranger est quelque chose de mauvais parce qu'il faut justement qu'on déranger. Il ne suffit pas d'exister ; il faut aussi attirer l'attention sur le fait qu'on existe. Il ne suffit pas simplement d'être, on doit également agir. Mais qui agit dérange - et cela au sens le plus noble du terme.

    Extrait de la cantate de Bach, Montez, sons éclatants des joyeuses trompettes (nomen est nomen) :

    Là fleurit mainte belle fleur,
    Ici, à la gloire de Flore
    Une plante se dresse, grandit
    et veut montrer sa croissance.

    Il ne suffit pas que la plante se dresse, elle doit aussi "montrer sa croissance.
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