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Par Piling, le 20/07/2008
Première phrase du livre
La passion Francesca (Journal 1974-1976) de
Gabriel Matzneff
incipit :
1er janvier. La comète qui fait son vol dans le ciel me captive moins que le coeur de Francesca, lorsqu'il bat contre le mien.
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Par Marlow, le 28/03/2010
Comme le feu mêlé d'aromates de
Gabriel Matzneff
Soyons des torches en feu.
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Par Piling, le 09/08/2008
Le Taureau de Phalaris de
Gabriel Matzneff
Depuis mon adolescence, je demande à la philosophie d'être pour moi une école de bonheur, un eudémonisme. Je n'ai jamais eu le goût de la connaissance spéculative, et je ne lis les maîtres qu'afin d'y toruver des leçons que je puisse appliquer dans ma vie de tous les jours. J'attends de la philosophie qu'elle soit semblable au népenthès, cette substance qu'Hélène (la belle Hélène de Homère et d'Offenbach) rapporta d'Asie et qui, mêlée au vin, chasse la tristesse. Si elle est inapte à me délivrer de mes angoisses, à me cuirasser contre les chagrins, la sagesse n'est qu'une imposture ou, du moins, une jonglerie avec le réel, et cela ne m'intéresse pas. Je ne suis pas un philosophe universitaire, je suis un amateur, un dilettante, et seule est capable de me charmer une sagesse telle que la définit Sénèque, dans la XX° de ses "Lettres à Lucilius" : "La philosophie enseigne à agir, non à parler", facere docet philosophia, non dicere.
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Par Piling, le 04/08/2008
Première phrase du livre
Le carnet arabe de
Gabriel Matzneff
incipit :
Il est, selon que je le sens, de bon augure que je m'envole vers l'Orient en cette quatrième semaine du Grand Carême où l'Eglise célèbre un des flambeaux du christianisme arabe, saint Jean Climaque, supérieur du monastère Sainte-Catherine du Sinaï, auteur de la fameuse Echelle, qu'a excellement traduite l'un de mes chers Messieurs de Port-Royal, Arnauld d'Andilly, et dont le thème cardinal est celui, brûlant, de la métanoïa, de la conversion. "Par le flot de tes larmes tu as fait fleurir le désert aride", chante le tropaire de la fête, qui s'applique avec une acuité singulière au conflit qui empourpre présentement le Proche-Orient.
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Par Piling, le 01/08/2008
Première phrase du livre
Vénus et Junon (Journal 1965-1969) de
Gabriel Matzneff
incipit :
Vendredi 1er janvier. Contre les souffrances de l'amour, le plus sûr remède est le mépris. Lorsqu'il n'y a plus ni confiance ni estime, la plaie se cicatrise avec promptitude.
(Noté en traversant la place Sant-Michel).
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Par BVIALLET, le 23/04/2012
La séquence de l'énergumène de
Gabriel Matzneff
Vous êtes un esprit libre et vous vous étonnez d'être en butte aux persécutions de l'Etat ? Vous devriez pourtant, à votre âge, savoir que l'Etat, en qui Nietzsche voyait avec raison le plus froid des monstres froids, ne veut que des esclaves. Dans notre monde, qu'il soit capitaliste ou socialiste, l'indépendance d'esprit est le seul crime irrémissible.
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Par BVIALLET, le 23/04/2012
La séquence de l'énergumène de
Gabriel Matzneff
Age tendre et tête de bois ». Tout est faux dans cette émission, et en premier lieu, l'animateur, M.Albert Raisner, avec sa tête de Charles Trenet mâtiné de Luis Mariano, ses grimaces de vieux cabot, son sourire forcé, ses clins d'oeil à la caméra, sa démagogie, sa vulgarité, ses efforts grotesques pour paraître dans le vent.
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Par BVIALLET, le 23/04/2012
La séquence de l'énergumène de
Gabriel Matzneff
Les politiciens parlent volontiers du redressement de la France, mais toute révolution sera vaine tant que le Pouvoir ne mettra pas fin à l'entreprise de crétinisation du peuple français, de décervelage de la nation qui tend à transformer nos compatriotes en un troupeau d'ilotes imbéciles. La vulgarité, la bêtise, la bassesse de la plupart des émissions dites « de variétés » sont la pierre de touche qui nous permet de juger un régime et, par-delà ce régime, une civilisation. A voir la France livrée aux chienneries des prétendus amuseurs de la télévision, on en vient à vomir une certaine forme de démocratie occidentale; on se sent devenir communiste ou fasciste, ce qui, hélas ! n'est pas une solution satisfaisante.
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Par BVIALLET, le 23/04/2012
La séquence de l'énergumène de
Gabriel Matzneff
La fascination exercée par une mauvaise émission de télévision est du même ordre. Il est en apparence facile de tourner le bouton, d'éteindre le poste. Mais non, on reste là, planté devant son écran, animé par la curiosité malsaine de savoir jusqu'où ça ira, quelles sont les limites de la bêtise. De temps en temps, on s'exclame : « Par les moustaches de Staline, ce que ça peut être idiot ! », mais on n'éteint pas.
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Par frikiko, le 15/08/2011
Le défi de
Gabriel Matzneff
Lettre à Tristan
Avec une indifférence digne de l'antique, vous avez échoué à votre bachot. Ce n'est pas une tragédie : vous avez seize ans, toutes vos dents et l'avenir devant vous. (...) L'important n'est pas d'être un intellectuel, mais d'être intelligent. Soyez un intelligent, Tristan, c'est à dire un esprit délié, indépendant, apte à réfléchir par lui-même, à comprendre, à refuser, à s'enthousiasmer, à aimer.
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Par BVIALLET, le 23/04/2012
La séquence de l'énergumène de
Gabriel Matzneff
Autrefois, on vivait une petite vie, mais c'était la sienne. Aujourd'hui, le premier pauvre type venu peut s'offrir des sensations inouïes, mais ce sont celles des autres. L'homme moderne vit toute la passion, toute l'aventure et toute la beauté du monde, mais il les vit par procuration.