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Par Shambalah, le 29/06/2011
La Fin du chant de
Galsan Tschinag
"Plus le soleil s'élevait dans le ciel, plus ses contours devenaient flous. On eût dit qu'il se liquéfiait. Il répandait une lueur d'incendie qui gagnait peu à peu les cieux tout entiers. Telles des gouttes de soleil, tels de minuscules éclats de l'astre, les fleurs s'étaient tournées vers lui. Elles étaient à présent immobiles, comme engourdies, et l'on croyait entendre un soupir en prêtant l'oreille au murmure des montagnes, des forêts et du fleuve. N'était-ce pas le soupir des fleurs qui s'étaient redressées le matin même avec ardeur, s'offrant joyeusement au soleil, et qui attendaient maintenant leur déclin ? N'était-ce pas celui des herbes dont la vie consistait à croître en dépit du bétail, des fraîches nuits de gelée et des orages incessants ? Celui des forêts encore présentes ? Des pierres inertes, apparemment éparpillées au hasard, et pourtant animées en réalité d'une vie exigeante et haute en couleur ? Cette plainte n'émanait-elle pas de tout ce qui vivait ou semblait ne pas vivre, engagé cependant dans une âpre lutte pour l'existence ?
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La caravane de
Galsan Tschinag
La steppe de Gobi devient leur yourte et, peu à peu, ils s’accoutument au sable jaune clair et froid qui pénètre par tous les pores. Le matin au réveil, ils se retrouvent recouverts du sable apporté par le vent. Pour s’en débarrasser, ils doivent se frotter les yeux et les oreilles, tapoter leurs vêtements et secouer leurs bottes. Quand ils boivent du thé, il reste une couche de sable au fond de leur bol, et leurs dents crissent lorsqu’ils mâchent de la viande ou du fromage séchés. Ils prononcent désormais le mot sable avec autant de respect qu’ils pensent et disent d’ordinaire pierre ou glacier. (p. 71, Chapitre 8, “L’histoire s’infiltre dans le sable et le froid”).
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Ciel bleu : Une enfance dans le Haut Altaï de
Galsan Tschinag
Les rayons du soleil étaient chauds et piquants comme en été. De légères effluves parfumées venaient me frapper les narines, s’en allaient puis revenaient au bout d’un moment. Elles devaient provenir de jeunes pousses de verdure bien que l’œil ne pût en découvrir encore la moindre trace ; Une alouette scintillante comme un petit éclat de glace est arrivée en fendant le ciel bleu et, battant des ailes, elle est restée à la hauteur de perche-lasso; j’aurai aimé qu’elle chante, mais elle était encore muette. Les agneaux chahutaient, jouaient à se faire peur, sautaient sur leurs pattes pour se disperser avec un bruit clair comme un roulement de tambour avant de reformer une mêlée et de reprendre de plus belle leur jeu bruyant.
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Par Shambalah, le 29/06/2011
La Fin du chant de
Galsan Tschinag
"De nouveau, sa voix était claire et pénétrante. Les aigus et les trilles qui jaillissaient l'un après l'autre semblaient traverser l'air lourd et chaud, telles des flèches se frayant un chemin vers le bleu tendre et frais. Car une brise semblait monter du chant. N'était-elle pas ce quelque chose qui avait sa place parmi les rayons du soleil, les zéphyrs du ciel et les eaux du fleuve, dans le balancement des forêts, la croissance des herbes et des fleurs sur les prairies, la cohésion des montagnes, des rochers, des rives et de la terre, dans l'essence de la nature qui fondait l'existence même de ce quelque chose ? C'était peut-être le souffle sain et rassurant de l'univers. Ou peut-être tout autre chose : la volonté qui sommeille en chaque être et parfois s'éveille, jaillit et se transforme, comme l'eau devient vapeur ou le bois flamme, puis atteint les autres. "
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Par alicejo, le 06/01/2012
Sous la montagne blanche de
Galsan Tschinag
Prologue
Voici le récit d'une maladie fulgurante qui, au lieu de me tuer, m'a détruit, me privant de ma mort pour longtemps. Bouleversant le temps et les pages, elle a tout d'abord commencé ainsi : [...]
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Par Aifelle, le 30/03/2012
Chaman de
Galsan Tschinag
"Les gens de mon peuple se considèrent comme un éclat, une fraction de l'univers et, de la même manière, je me sens comme un éclat de l'os de ce peuple, comme une parcelle de sa chair, une goutte de son sang. C'est donc le plus souvent avec un petit sourire, parfois avec un grincement de dents que je supporte leurs défauts, puisque, en fin de compte, il m'est permis de profiter de leur bonté et de leur patience, et de vivre, puis de mourir parmi eux, protégé des vents et baigné de lumière".
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Ciel bleu : Une enfance dans le Haut Altaï de
Galsan Tschinag
j'ai décidé de partir à sa recherche . auparavant , j'ai poussé le troupeau dans l'enclos j'ai menacé l'un ou l'autre "hendsche" qui voulait faire demi-tour puis je suis parti . j'ai marché ou plutôt couru pour rejoindre le chemin clair qui, loin au-dessus de moi , former comme une boucle sur le flanc de la montagne . Cela grimpait à pic mais je courrais en dérapant sans arrêts sur les cailloux de schiste glissant . En me relevant pour continuer ma course ....p139
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Ciel bleu : Une enfance dans le Haut Altaï de
Galsan Tschinag
Nous gardions un oeil sur Papa.Nous le suivions . Il rapetissait de plus en plus . Il disparaissait parfois de notre vue , puis resurgissait encore plus petit qu'avant; irréel comme l'émanation d'un mirage . Pour m'assurer que ce que je croyais voir était effectivement mon père , ....(p90)
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Ciel bleu : Une enfance dans le Haut Altaï de
Galsan Tschinag
enfin l'hiver a été là .et moi j'étais bien content parce que notre yourte allait se retirer dans sa solitude familière . peut-être aussi parce que tout le monde voulait depuis peu me convaincre que j'étais déjà un grand garçon . et qu'il était temps de montrer p74
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Ciel bleu : Une enfance dans le Haut Altaï de
Galsan Tschinag
grand mère était un être de soie ...p16
grand mère parlait peu de sa soeur , et seulement pour en dire du bien . Elle ne disait pas de mal non plus des autres , des étrangers ...