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Par Ode, le 30/08/2012
Le roman de Sophie Trébuchet de
Geneviève Dormann
Un père disparu dont le corps n'a pas été retrouvé met longtemps à mourir. Longtemps Sophie Trébuchet espérera voir revenir le marin tant aimé. Puis, les années passant, elle abandonnera son image aux vagues. On lui dira qu'il a donné sa vie pour le Roi, pour la France. Elle se persuadera qu'il a glissé, un soir, dans une mer sans fond, par une nuit sans lune... C'est une fin habituelle pour les hommes de son pays.
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Par Jenta3, le 27/03/2012
Le bal du dodo de
Geneviève Dormann
Évidemment elle a oublié la liste des achats qu'elle se proposait de faire. Une liste ! La tête de Patrick, le jour où, faisant des courses avec lui, il lui avait demandé en entrant dans le magasin : "Qu'est-ce qu'il te faut, au juste ? As-tu fais ta liste ?" Bénie l'avait regardé, ahurie. C'était bien là un propos d'homme. Est-ce qu'une femme sait précisément ce qu'elle veut en entrant dans un magasin ? Elle avait tenté de lui expliquer que le plaisir qu'on prend dans un magasin n'a rien à voir avec le fait d'y acheter ce dont on a besoin mais qu'il consiste à musarder entre les tentations multiples qu'il offre, en y cédant ici ou là, à s'y laisser séduire au passage, à satisfaire des caprices souvent modestes, nés d'une forme ou d'une couleur. Cela n'a rien à voir avec la logique d'une liste étabvlie à l'avance et dont on raye au fur et à mesure les éléments. C'est un jeu de fantaisie propre à calmer les désarrois et les tristesses vagues qui sont les pires.
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Par Jenta3, le 27/03/2012
Le bal du dodo de
Geneviève Dormann
Pas demandé à vivre, vraiment ? Pourtant, tu as gagné Bénie. Tu as été la plus forte, la plus rapide, la plus vive, la plus habile, la plus féroce aussi. Tu n'as pas eu la moindre pitié pour tes concurrents. Avec ta tête en pépin de raisin pointée en avant, tu as foncé vers le nid, obsédée par ton désir de gagner, de vivre, et tant pis pour ceux et celles qui te barraient le chemin. D'un coup de ta petite queue vibrillonante, tu les balayais, tu les envoyais valdinguer, flac contre les rochers, flac dans les trous d'eau et maelströms. Mille fois tu as failli te noyer, te dissoudre, te fracasser, t'engluer, tégarer et mille fois tu es repartie, fonçant vers la vie avec une obstination que tu as conservée, je dois le dire. Alors pleeeeeeease, ne me dis plus jamais que tu n'as pas demandé à venir au monde ! Et ne dis jamais non plus que tu n'as pas de chance, puisque, cette fois-là, tu as gagné la course la plus extraordinaire, la plus périlleuse qui soit !
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Par Jenta3, le 27/03/2012
Le bal du dodo de
Geneviève Dormann
- Je ne me rappelle plus la fin mais c'était gratiné. J'avais du chagrin et, en même temps, je ne pouvais pas m'empêcher de rire, derrière la porte. C'est drôle comme on peut à la fois être très malheureux et avoir envie de rire. Est-ce que ça t'arrive, toi aussi ?
- Tout le temps, dit Bénie. Je ne peux jamais être ni complètement heureuse, ni complètement malheureuse. Dans le pire des chagrins, j'attrape des fous rires et quand il m'arrive une grande joie, j'ai toujours un peu envie de pleurer. Je me demande si les autres sont comme nous.
- Je ne crois pas, dit Vivian. Regarde les gens : quand ils rient, ils rient et quand ils pleurent, ils pleurent. On ne doit pas être très normaux.
- En tout cas, dit Bénie, ce qui est sûr, c'est que si on meurt à l'inverse de ce qu'on a vécu, toi et moi on crèvera en chantant des cantiques.
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Par mnoemie, le 12/12/2011
La Fanfaronne de
Geneviève Dormann
Il me semblait que je n'avais fait que celà depuis que j'étais au monde: attendre Thomas. Que je n'avais été qu'une porte ouvert pour quelque chose, quelqu'un qui devait venir depuis toujours et ne viendrait, maintenant, que dans dix jours, neuf, huit, et n'en finissait plus. Je n'avais pas vécu, j'avais usé le temps par toutes sortes de simulacres. [...] J'avais fait semblant d'aimer des gens, d'en haïr d'autres, mais du bout du coeur, sans y penser vraiment, en attendant Thomas. J'avais piétiné de mensonge en mensonge, durant vingt-cinq ans, en long, en large. Ce n'était pas une vie, mais une salle des pas perdus.
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Par crapette, le 30/11/2010
Amoureuse Colette de
Geneviève Dormann
Pour mieux lancer "Claudine", (Willy) en multiplie les images et les objets publicitaires. Il la fait transformer en glaces et en gâteaux par un grand pâtissier de la rue de la Boétie. Bientôt il y aura des cols Claudine...
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Par mnoemie, le 12/12/2011
La Fanfaronne de
Geneviève Dormann
Je dis, maintenant, que cette nuit-là, je commençai d'aimer Thomas, parce qu'il faut bien dater les événements pour s'y retrouver. Si j'avais pu prévoir qu'il me serait nécessaire de raconter toute cette histoire, j'aurais noté mes sentiments au jour le jour. Mais on ne peut pas faire deux choses à la fois: être heureux et le constater. Le bonheur, d'autre part, est toujours, d'un côté, à fonds perdus. On ne sait jamais très bien où il commence si on sait où il finit.
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Par mnoemie, le 12/12/2011
La Fanfaronne de
Geneviève Dormann
"J'aimais Thomas, c'était vrai mais celà n'avait presque aucun rapport avec mon détachement de Marc. C'était une coïncidence tout au plus. Il y avait sûrement longtemps que je n'aimais plus Marc et c'est grâce à Thomas que j'en avais pris conscience. Les vagues ne naissent pas au moment où elles déferlent sur la plage. Elles roulent longtemps à travers la mer avant de se casser sur un repli de sable."
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Par mnoemie, le 12/12/2011
La Fanfaronne de
Geneviève Dormann
Tu as tout pour être heureuse...ta gueule, maman! Tu as fait tout ce que tu as voulu... Oui, maman. Est-ce que tu peux me dire... Non, maman, je ne peux pas te dire... Tu as raison, j'ai fait tout ce que j'ai voulu.