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Par NastasiaBuergo, le 25/06/2012
Sous le soleil de Satan
de
Georges Bernanos
Peut-être suis-je passée totalement à côté de cette œuvre, peut-être mon avis ne vaut-il que tripette, aussi me bornerai-je à ne livrer que mes impressions de lecture, pour lesquelles, je puis tout de même formuler quelques certitudes. Je me suis littéralement engluée dans cette lecture pro-religieuse, pas motivante, pas transcendante, pas aussi subtile à mon goût que certains avis me l'avait laissé espérer.
Voici une brève description de la structure du roman avec ses trois parties très distinctes :
1) un assez long prologue, étrange mais plutôt tonique, qui retrace l'histoire houleuse d'une jeune fille de seize ans, Germaine Malhorty, surnommée Mouchette. Mouchette, fille d'une famille de notables du nord de la France en fin de XIXè ou au tout début du XXème siècle, découche et s'attire des ennuis auprès des siens. Son impulsivité et son non-conformisme qui confine parfois à la folie lui font commettre de nombreux impairs.
2) une "première" partie, contemporaine du prologue, où l'on fait connaissance avec le personnage principal du roman, l'abbé Donissan, présenté comme une force de la nature mais excessivement gauche, timide et de faible intelligence. Les quatre chapitres de cette partie m'ont parus interminables. L'auteur force le trait à n'en plus finir sur le caractère soumis (vis-à-vis de sa hiérarchie cléricale), obtus, borné, ultra spartiate de l'abbé et ses incalculables auto-flagellations (au propre comme au figuré). Bref, c'est du lourd et pour la finesse, je la cherche encore et que dire de cette rencontre avec Satan lui-même, passage d'un pathétique à donner envie de refermer le livre pour ne plus jamais le rouvrir. Donc, notre brave pâte d'abbé a vu Satan dans le blanc des yeux et arrive même maintenant à lire dans le fond des âmes comme dans son bréviaire afin de les délivrer de leur multiples péchés et tentations du mal. C'est ainsi que sa route croise celle de Mouchette, à laquelle il va faire toucher du doigt tout le côté obscur de sa conduite et la plonger dans le repentir, chose qui n'était pas son fort auparavant. Je vous laisse le bonheur de découvrir les détails si le courage vous prend de vous engager dans cette lecture.
3) enfin, une dernière partie faite de quinze très minces chapitres, situés environ quarante ans plus tard, avec l'abbé Donissan au crépuscule de sa vie, avec un épais passé d'exorciste et de saint local, désormais en proie au doute vis-à-vis du salut en général et du sien en particulier, très affaibli, et toujours aiguillonné par l'odieux Satan. Pour faire court, le ministre du mal arrivera-t-il à faire ployer le saint homme? C'est ce que vous saurez si vous lisez le livre, mais très sincèrement, si vous ne le savez pas, peut-être n'est-ce pas si grave que cela, car ce n'est vraiment pas une lecture que je conseille, sauf à titre de curiosité, pour les esprits un peu torturés comme le mien, ou mieux, pour les vrais insomniaques qui ont besoin de meubler leurs nuits sans sommeil avec toutes sortes de lectures. Que penser encore de l'intercession aussi inutile qu'inintéressante du personnage d'Antoine Saint-Marin, écrivain renommé, lui aussi au soir de sa vie, une vie faite quant à elle de jouissance et d'égoïsme, venu en « pèlerinage » dans la petite église de l'abbé Donissan à titre de curiosité et qui y trouvera finalement « la grâce »...
Je ne peux pas non plus m'extasier sur le style, pas désagréable dans l'ensemble mais pas franchement non plus à tomber à la renverse et qui se complique parfois d'une fâcheuse tendance à l'intrication, voire à l'obscur, quand il ne fait pas purement et simplement dans l'abscons. Impressions de lecture, comme vous l'aurez deviné, sans appel, mais je le rappelle encore une fois, tout ceci n'est que mon tout petit avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Par Luniver, le 07/10/2012
Sous le soleil de Satan
de
Georges Bernanos
« J'ai pas compris » me suis-je piteusement dit une fois tournée la dernière page de ce roman. Ni le message de l'auteur, ni le fil conducteur de l'histoire, ni la psychologie des personnages. Pas terrible comme bilan.
L'expérience avait pourtant bien démarré avec l'histoire de Mouchette. Âgée de dix-sept, elle est séduite par le marquis du coin qui lui fait un enfant. Alors qu'elle s'attendait à vivre une aventure qui scandaliserait tout le village, elle trouve son marquis vite soumis au qu'en-dira-t-on et qui redevient soudainement raisonnable, attitude qui ne plaira pas du tout à Mouchette.
Les choses se compliquent quand entre en scène le personnage principal, l'abbé Donissan. Ayant péniblement terminé sa formation, il est bien plus à l'aise dans les travaux manuels que dans les sermons, véritable calvaire pour lui et pour l'assistance, malgré toute sa bonne volonté. Son supérieur voit en ce personnage lourdaud et un peu simplet un saint, déclaration qui impressionnera l'abbé et le plongera dans une spirale de mortification corporelle et mentale. Donissan entamera un combat avec Satan tout au long de sa vie, qui le feront passer de l'exaltation au désespoir à n'en plus finir.
Je suis passé totalement à côté de la psychologie des personnages, qui m'a semblé tortueuse au possible. Elle colle vraisemblablement à la vision catholique du bien, du mal, de la grâce, … N'étant pas du tout instruit dans ce domaine, mon incompréhension doit venir de là. J'ai par contre apprécié l'écriture, qui seule m'a donné le courage d'aller au bout de cette histoire.
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Par patrick75, le 09/05/2013
Journal d'un curé de campagne
de
Georges Bernanos
Nous découvrons les états-d'âmes d'un jeune prêtre envoyé dans un village du nord de la France. Les passages les plus marquant du récit sont les dialogues entre le prêtre et certaines personnes qu'il rencontre. Des réflexions philosophico-religieuses sur lesquelles , je l'avoue , je ne me suis pas trop attardé. Peut être l'ai-je mal lu, un peu trop rapidement.
En tous les cas , un livre de convictions. Intéressant pour découvrir ce que pouvait être la vie d'un prêtre de province au début du dernier siècle. Un livre de "terroirs".
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Par chartel, le 29/04/2009
Sous le soleil de Satan
de
Georges Bernanos
Quel étonnant parallèle entre cette lecture de "Sous le soleil de Satan" et celle des deux volumes d’"Humain, trop humain" de Nietzsche qui l’a encadrée. Alors que le philosophe allemand annonce la mort de Dieu et tente par son œuvre de lui porter le coup fatal, Georges Bernanos, écrivain hanté par l’idée de la mort, exprime, dans son premier roman, le désespoir d’un curé de la région picarde doutant de sa foi qui, pour éprouver cette existence divine, mettra Dieu au défi, afin de se libérer de cet étouffant fardeau (je préviens qu’il s’agit de ma propre interprétation de l’œuvre). Le succès de ce livre doit beaucoup à sa merveilleuse et profonde poésie. Y figure essentiellement une description de la vie intérieure des personnages magnifiquement traduite par Bernanos, même si ce dernier nous précise les difficultés d’une telle entreprise : « Les comparaisons sont peu de chose, quand il faut les emprunter à la vie commune pour donner quelque idée des événements de la vie intérieure et de leur majesté. »
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Par jsgandalf, le 07/09/2012
Sous le soleil de Satan
de
Georges Bernanos
Je ne savais pas que ce bon vieux Satan pouvait être aussi ennuyeux. Hé bien si ! Pourtant avec un prêtre qui voit le mal partout, Bernanos avait de quoi nous délivrer une œuvre forte que l'on soit croyant ou non. Toutes ces longues tergiversations, ce curé neuneu, sont d'un ennuyant. Pourtant cela commençait bien !!!
Pour moi, malgré les explications que j'ai lu après, ce livre est à fuir au même titre que l'abbé Donissan.
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Par akhesa, le 02/04/2013
Journal d'un curé de campagne
de
Georges Bernanos
Un jeune pretreprend ses fonctions dans une paroisse de campagne;il peine a faire sa marque au sein d'une communaute qui se moque de son autorite et de sa faible constitution.Il redige un journal,qui va l'aider a garder son esprit sur sa mission et il y consigne tout(discussion avec son superieur,avec ses ouailles,et ses impressions concernant les paroissiens).
C'est un livre sur le doute.Neanmoins certains passages sont vraiment profonds et bien ecrits.J'ai trouve interessant les passages concernant les discussions avec ses superieurs hierarchiques concernant le role des pretyres dans les paroisses.
A lire meme si le sujet n'est plus d'actualite
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Par zenzibar, le 21/02/2013
Les grands cimetières sous la lune
de
Georges Bernanos
Objectivement, le XXème siècle débute en 1914, de même la seconde guerre mondiale n'a pas commencé à Dantzig en 1939 mais en Espagne au cours de l'été 1936.
Cette oeuvre est par conséquent bien plus qu'un simple livre fut-il écrit par une grande plume. Il s'agit d'un témoignage direct sur cette épouvantable tragédie. Il ne s'agit pas d'une retranscription des événements politiques et militaires ou d'un récit de combattant mais de réflexions appelées par le vécu des événements.
Par un concours de circonstances Georges Bernanos se trouvait en résidence en Espagne au moment des évènements. L'auteur était un homme de droite, proche même de l'ultra droite particulièrement active et violente en ces années là en France. Dans ce livre, Bernanos se livre à une sorte d'examen de conscience et s'adresse à sa famille politique pour lui dire qu'elle fait fausse route. Les croisés présumés défendre la civilsation contre les hordes communistes commettent aussi d'abominables forfaits et ne sauraient servir de modèles à importer en France. Il ne voit aucune supériorité spirituelle dans ces massacres.
Le moins que l'on puisse dire est qu'il ne fut pas entendu en France.
Une oeuvre courageuse et poignante qui prend toute sa place aux côtés des récits de Malraux (L'espoir) et d'Hemingway (Pour qui sonne le glas)
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Par chartel, le 11/09/2009
Journal d'un curé de campagne
de
Georges Bernanos
Un jeune prêtre fait ses premières classes à Ambricourt, petite paroisse rurale. A travers son journal, nous suivons le parcours mystique et désespéré d’un homme de foi confronté aux contradictions de son Eglise, mais aussi aux incompréhensions d’une société qui a du mal à tolérer les individus qui sortent du rang, non pas pour se démarquer par simple volonté, mais parce qu’irrésistiblement poussés par leurs inébranlables convictions.
L’une des plus belles œuvres de Bernanos, intense, spirituelle et exigeante .
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Par annie, le 05/07/2009
Journal d'un curé de campagne
de
Georges Bernanos
décrit l’existence discrète d’un jeune prêtre catholique dans la petite paroisse flamande Ambricourt dans le nord de la France. Il est marqué par un cancer de l’estomac et son désespoir devant le manque de foi dans la population du village.
Le journal est divisé en trois parties.
Dans la première partie le jeune prêtre décrit son arrivée dans sa paroisse du nord de la France et ses premières expériences avec la population pauvre.
Dans la deuxième partie, il s’agit de la vie quotidienne dans la paroisse. Le curé décrit ses rencontres avec différentes personnes et les résultats de son travail. Il échoue à remplir son devoir, et c'est seulement pendant une crise dans le château du village qu'il réussit à convaincre la comtesse de l’existence de Dieu. Elle se trouve dans une situation fatale et elle meurt un jour plus tard.
La dernière partie traite du séjour et de la mort du curé à Lille après un examen médical.
Grand Prix du roman de l'Académie française. Le livre a été adapté au cinéma en 1950 par Robert Bresson pour le film éponyme Journal d'un curé de campagne. - wikipédia
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Par brigittelascombe, le 23/04/2012
La joie
de
Georges Bernanos
Entre lumière et ténèbres, Georges Bernanos dans La joie, mystique torturé, jette le lecteur avec force dans le spectacle dantesque, celui de la pure, "trop sage" Chantal de Clergerie, emplie de La joie de Dieu, qui, par "simple ignorance de sa vie intérieure" plonge dans "le regard ténébreux" semblable à celui "des bêtes corrompues"du Colonel Fiodor, chauffeur russe de son père, qui la devine.
L'enfer de Bernanos, brûlerait-il semblable à celui de Sartre dans Huis-clos (dont les mots d'Ines sont un exemple: "Vous m'avez volé jusqu'à mon visage, vous le connaissez et je ne le connais pas.")?
Mais se connait-on vraiment soi-même et qui peut vraiment prétendre nous connaître?
Seule la mort, la folie ou l'oubli délivrent du paradoxe.
Une oeuvre classique magistrale!
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Par ivredelivres, le 31/05/2011
Un crime
de
Georges Bernanos
Il y a quelques mois j’ai lu un roman de Georges Bernanos, je dois avouer que c’était le premier, je n’avais rien lu de cet auteur même au moment de la sortie du film et de la polémique autour du " Soleil de Satan" de Maurice Pialat.
Je n’ai pas encore fait mon billet car si j’ai aimé et admiré l’écriture, le livre est très difficile à résumer. Quand je suis tombée sur celui là, surprise ! Bernanos écrivant un polar ! Georges Bernanos a des projets d’écriture plus importants mais il faut bien vivre et du coup il écrit ce récit qui est considéré dans son oeuvre comme un roman mineur.
Mazette beaucoup d’auteurs devraient être heureux de publier des romans alimentaires de cette qualité ! Direction la montagne dans les environs de Grenoble, un village perdu, un presbytère....
Le village de Mégère attend son nouveau curé, il n’était pas au rendez vous de la patache qui montait de la vallée, le maire et ses adjoints l’ont attendu pour rien, et le voilà qui débarque au petit matin, c’est Mademoiselle Céleste qui est étonnée, mais tout de suite elle sait qu’elle va être heureuse de le servir celui-là, elle ne se fait pas de souci à le voir « si grâcieux, si doux, si honnête » tout le village va lui faire bon accueil.
Quand dans la nuit le curé est réveillé par des cris, des coups de feu, des appels, Céleste est tout d’abord sceptique, un mauvais rêve peut-être, bien vite le maire, le garde-champêtre sont alertés, et il faut se rendre à l’évidence il y a eu crime, un homme gît dans un fossé près du château et Mme Beauchamp la châtelaine est retrouvée morte dans sa chambre, sa gouvernante une ancienne religieuse n’est pas d’un grand secours pour raconter les évènements.
Une enquête longue et difficile commence. Le juge d’instruction et son greffier, le procureur, la gouvernante, Céleste, tout le monde est stupéfait quand le curé de Mégère laisse entendre qu’il est détenteur d’un secret ce que confirme son visage "au masque tragique, au regard pénétrant, au sourire funèbre." et ce secret est la clé du mystère.
Vous avez compris, j’ai aimé ce roman d’un auteur qui d’un bout à l’autre nous manipule nous fait prendre des chemins sans issue, nous trompe, nous perd dans un récit d’une construction extrêmement habile toute en ambiguïté et d’une intelligence que je qualifierai de diabolique (pardonnez-moi Mr Bernanos)
Dans la postface Michel Bernier explique le peu de succès du roman, jugé comme appartenant à un genre mineur dans l’oeuvre de Bernanos, alors que le récit contient tous les thèmes chers à l’écrivain " Si l’on admet que l’art du roman policier est pour une part un art du leurre, Bernanos a réussi dans Un crime un coup de maître "
Régalez-vous de ce crime c'est tout le mal que je vous souhaite.
Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2011/04/23/un-crime-georges-b...
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Par letendard, le 19/02/2011
Les grands cimetières sous la lune
de
Georges Bernanos
"On gagne toujours à reprendre Bernanos. Ce grand homme de foi et tout aussi grand homme de passion, pamphlétaire redoutable et « plus grand romancier de son temps » selon Malraux (qui préfaça en 1974 le Journal d’un curé de campagne), avait la vocation...
Lien : http://www.denecessitevertu.fr/2011/02/19/bernanos-le-grand-imprecateur-2/
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Par nadejda, le 23/11/2010
La France contre les robots
de
Georges Bernanos
Un livre que l'on croirait écrit aujourd'hui alors qu'il date de 1944. Visionnaire.
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Par JAsensio, le 11/09/2011
Les enfants humiliés
de
Georges Bernanos
Quelle est cette voix douce, puissante, infatigable, que l'on dirait venue de quelque recoin oublié de notre conscience et qui, chargée d'un savoir interdit au jour, ne cesse de murmurer les mots de la nuit qui fut celle où elle combattit, dans la boue et la puanteur, le ciel déchiré par les éclairs des obus, celle ou la paix indigne fut signée par des mains de cadavres, celle où la guerre infâme se déchaîna comme une suite logique à cette paix tronquée, celle enfin qui est la nôtre, alors que nous lisons ces mots qui coulent dans notre mémoire, depuis elle, et savons que la nuit à venir sera peut-être encore plus profonde, et plus noire, et qu'elle ne trouvera peut-être pas le jour, la lumière que cette voix douce, puissante, la voix infatigable de Georges Bernanos, a tirée des ténèbres où elle avait sa demeure ?
Lien : http://stalker.hautetfort.com/archive/2011/06/10/les-enfants-humilies-de-geor...
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Par chartel, le 31/07/2009
Les grands cimetières sous la lune
de
Georges Bernanos
Ma lecture récente de "Sous le soleil de Satan" m’a amené à m’interroger sur les nombreuses contradictions soulevées par Bernanos en ce qui concerne la lucidité et la clairvoyance d’une pensée telle que la sienne d’une part et son attachement à l’église catholique et à ses textes canoniques d’autre part. En effet, comment pouvait-on être aussi historiquement avisé sur la construction des dogmes religieux et en même temps se cramponner à une vérité donnée, présentée comme indiscutable et souveraine ?
Une partie du paradoxe se dévoile dans "Sous le soleil de Satan", à travers les doutes sur la foi du jeune prêtre, personnage central de ce roman. Le mystère s’éclaircit encore plus à la lecture de "Les grands cimetières sous la lune", essai composé à Majorque sous les feux de la guerre civile espagnole en 1938. Bernanos n’y traite pas seulement de l’énigme de la Foi, mais surtout de son absence de plus en plus criante et dramatique. Si le soleil est peut-être la marque de la divinité, qu’elle soit bienfaisante ou, comme dans le célèbre roman de Bernanos, malfaisante, la lune serait alors la marque des êtres humains, inconstants et versatiles. Cette lune couvre de ses rayons étouffés les carnages et la folie des hommes, massacrant à tout va au nom de Dieu. Sous la forme de l’interpellation, Bernanos fustige les ecclésiastiques, les hommes de Dieu, les professionnels de la religion chrétienne, les moralistes, mais aussi les bourreaux droitistes, les assoiffés de sang qui n’hésitent pas à se couvrir du blanc-seing de l’Eglise pour justifier leur désir de mort. Cet écrivain conservateur et monarchiste s’oppose alors ouvertement à Franco, aux fascistes et à leurs fervents défenseurs en France, annonçant, avec intuition, le chaos vers lequel l’Europe se jette insensément et rageusement. Pour Bernanos, la fin de Dieu, annoncée par Nietzsche, se double d’une abdication et d’un dévoiement de ses représentants sur Terre. L’Eglise catholique a affirmé et confirmé par son soutien à Franco que Dieu n’existait plus pour les hommes.
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Par letendard, le 19/02/2011
Sous le soleil de Satan
de
Georges Bernanos
"On gagne toujours à reprendre Bernanos. Ce grand homme de foi et tout aussi grand homme de passion, pamphlétaire redoutable et « plus grand romancier de son temps » selon Malraux (qui préfaça en 1974 le Journal d’un curé de campagne), avait la vocation...
Lien : http://www.denecessitevertu.fr/2011/02/19/bernanos-le-grand-imprecateur-2/
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Par letendard, le 19/02/2011
Journal d'un curé de campagne
de
Georges Bernanos
"On gagne toujours à reprendre Bernanos. Ce grand homme de foi et tout aussi grand homme de passion, pamphlétaire redoutable et « plus grand romancier de son temps » selon Malraux (qui préfaça en 1974 le Journal d’un curé de campagne), avait la vocation...
http://www.denecessitevertu.fr/
Lien : http://www.denecessitevertu.fr/2011/02/19/bernanos-le-grand-imprecateur-2/
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Par brigittelascombe, le 22/04/2012
La joie
de
Georges Bernanos
"Méfiez-vous de ce qui trouble" lui avait conseillé l'Abbé Chevance.
Chantal de Clergerie, (entre un père veuf académicien égoïste qui rêve de la voir "entrer en religion" et une grand-mère sénile "méchante femme"), pure,bonne,trop claire,trop confiante; se voit un jour troublée par l'insolent Colonel Fiodor, le chauffeur russe "habillé comme un prince" "au regard d'une fixité ténébreuse".
Il est "l'ennemi", "l'homme à craindre". Et cette jeune fille qui "donne sa joie", "parle à Dieu", devenant lucide va ressentir douloureusement sa propre solitude, son vide, ses imperfections.
Cacherait-elle un secret? Le piège se refermera-t-il sur elle?
La joie (prix Fémina 1929) de Georges Bernanos (écrivain français académicien du XX° siècle déchiré et mystique) exulte de ferveur catholique, campe un portrait fort de Chantal de Clergerie, incarnant le bien confrontée au mal et à ses propres doutes et critique l'éducation trop stricte des jeunes filles élevées au couvent , (proies faciles, qui ne savent rien de la vie).
Un peu trop alambiqué à mon goût!
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Par cicou45, le 20/06/2011
Les grands cimetières sous la lune
de
Georges Bernanos
Magnifique pamphlet dans lequel Georges Bernanos dénonce, sans mâcher ses mots et assez violemment, les répressions franquistes de la Guerre d'Espagne. D'abord partisan franquiste, il sera très vite indigné par la violence avec lesquelles les anti-républicains se révoltent.
Ouvrage qui paraît un peu difficile d'accès au début mais dans lequel le lecteur se laisse facilement envoûter grâce au génie et à la prodigieuse écriture de Bernanos.
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Par annie, le 05/07/2009
Sous le soleil de Satan
de
Georges Bernanos
Autour du personnage central de l'abbé Donissan, jeune prêtre tourmenté par la chair et par l'impiété de sa paroisse, une galerie de personnages brûlés par la souffrance et le mal.
Mouchette, jeune fille broyée par le mal et devenue, après une rencontre de l'abbé Donissan avec le diable une nuit sur un chemin creux des monts d'Artois, la sœur que Dieu lui donne, est une des figures les plus troublantes de l'œuvre romanesque de Bernanos.
La scène de son suicide est absolument bouleversante.
Pour en savoir plus, lire : http://www.etudes-litteraires.com/sous-le-soleil-de-satan.php