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L'Article 330 de
Georges Courteline
Malheureusement, il est, pour l'homme, deux difficultés insolubles : savoir au juste l'heure qu'il est, et obliger son prochain. Dans ces conditions, écœuré d'avoir tout fait au monde pour être un bon garçon et d'avoir réussi à n'être qu'une poire, dupé, trompé, estampé, acculé, finalement, à cette conviction que le raisonnement de l'humanité tient tout entier dans cette bassesse : « Si je ne te crains pas, je me fous de toi » , j'ai résolu de réfugier désormais mon égoïsme bien acquis sous l'abri du toit à cochons qui s'appelle la Légalité.
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Par gaillard1, le 24/09/2010
Les pensées de
Georges Courteline
S'il fallait tolérer aux autres tout ce qu'on se permet à soi-même, la vie ne serait plus tenable.
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Par Capri, le 14/01/2010
Le commissaire est bon enfant - L'article 330 - Les balances - La paix chez soi de
Georges Courteline
La femme ne voit jamais ce que l'on fait pour elle, elle ne voit que ce qu'on ne fait pas
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Une canaille de
Georges Courteline
Vous comprenez, on a beau ne plus être un gamin et avoir passé l’âge où l’on tombe en extase devant les figures de cire des devantures de perruquiers, vous, moi, tous enfin, tant que nous sommes, nous n’en avons pas moins, comme dit le poète, le cochon qui nous dort dans l’âme et auquel il n’en faut pas lourd pour s’éveiller. Or, je ne sais rien de dangereux comme ces jeux de mains avec les femmes ; ça vous fiche dedans, avant même qu’on ait eu le temps d’y penser.
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Par gill, le 09/05/2012
Le commissaire est bon enfant - L'article 330 - Les balances - La paix chez soi de
Georges Courteline
La scène représente le cabinet d'un commissaire de police.
A droite, une fenêtre praticable.
A gauche, petite porte donnant sur un cabinet noir où sont les provisions de combustible pour l'hiver.
Au fond, une porte à deux battants.
Au fond aussi, mais un peu vers la gauche, une cheminée avec du feu.
Scène première
Le commissaire, un monsieur
Le commissaire, assis à son bureau
- N'insistez donc pas, sacrebleu ! Je n'ai pas que vous à entendre.
Le monsieur
- Vous pouvez bien m'autoriser à porter une arme sur moi !
Le commissaire
- Non
Le monsieur
- Qu'est-ce que ça vous fait ?
Le commissaire
- ça me fait que je ne le veux pas.
Le monsieur
- Le quartier n'est pas sûr. Il est infesté de souteneurs qui bataillent entre eux toute la nuit et attaquent les passants pour les dévaliser. Or, la profession que j'exerce m'oblige à rentrer tard chez moi....
(lever de rideau " Le commissaire est bon enfant" de l'édition de poche)
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Par gill, le 09/05/2012
Le commissaire est bon enfant - L'article 330 - Les balances - La paix chez soi de
Georges Courteline
Une salle d'audience au Palais de Justice.
- Au lever de rideau, mouvement de scène, brouhaha de conversations et, presque aussitôt, coup de sonnette.
Le calme se fait à l'instant même. Un garçon de bureau se précipite et va ouvrir à deux battants la porte de la chambre de conseil.
L'huissier
- Le tribunal ! Découvrez-vous, messieurs !
Les trois juges viennent prendre leurs places. Tout le monde s'assied.
Le président
- L'audience est reprise !...Appelez, l'huissier.
L'huissier
- Le ministère public contre La Brige. Outrage public à la pudeur. - La Brige !....
(lever de rideau "L'article 330" de l'édition de poche parue en 1974)
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Par gill, le 09/05/2012
Le commissaire est bon enfant - L'article 330 - Les balances - La paix chez soi de
Georges Courteline
La scène se passe chez Lonjumel. - Ameublement sobre et sombre de petit avocat de province.
Au lever du rideau, Lonjumel est en scène, assis à sa table de travail et consultant ses dossiers.
Un domestique, sur le seuil de la porte.
- M La Brige demande si monsieur est visible.
Lonjumel
- Faites entrer M La Brige. (Entre La Brige.) Ah ! Ah ! te voilà, malfaiteur ?
La Brige
- Comment va ?
Lonjumel
- Sais tu que je me demande si je dois te donner la main. Tu deviens très compromettant....
(lever de rideau "Les balances" de l'édition de poche parue en 1974)
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Par grisette, le 12/06/2011
Amers : La philosophie de Georges Courteline de
Georges Courteline
Il vaut mieux gâcher sa jeunesse que de n’en rien faire du tout.
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Une canaille de
Georges Courteline
- D’abord, si c’était vrai, répondit Laurianne, tu ne viendrais pas me le dire ; et puis ensuite, mon vieux, tu sais, le jour où Angèle me trompera, ce ne sera pas avec toi.
- Très bien ! dis-je ; voilà une pierre dans mon jardin que je suis ravi d’y recevoir : elle m’enlèverait mon dernier remords si j’en eusse conservé quelqu’un ! Rien de tel comme un coup de fer rouge sur l’amour-propre pour cicatriser les scrupules !
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Par gill, le 09/05/2012
Le commissaire est bon enfant - L'article 330 - Les balances - La paix chez soi de
Georges Courteline
Le cabinet d'un homme de lettres. Une porte au fond, une autre à droite. A gauche en pan coupé, une fenêtre praticable.
Tableaux, estampes, etc. Face au souffleur, une table chargée de papiers.
Au premier plan, adossé au mur de gauche, un de ces pupitres hauts sur pieds en usage chez les écrivains qui ont coutume de travailler debout.
Scène première
Trielle, seul, debout devant son pupitre et comptant du bout de sa plume le nombre des lignes qu'il vient de pondre.
- 274, 276, 278, 280, et 285 - Encore trente lignes sensationnelles, dont une vingtaine d'alinéas, une décoction de points suspensifs et une coupure à effet pour finir ; si, avec cela, le lecteur ne se déclare pas satisfait, il pourra s'aller coucher. Quel métier !
(il trempe sa plume dans l'encre, se dispose à écrire, soupire, s'étire, baille longuement).
ça t'ennuie, hein ?...Allons, vieux, du courage. Prends ton huile de foie de morue !....
(lever de rideau "La paix chez soi" de l'édition de poche parue en 1974)
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