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Citations de Georges Feydeau (34)

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  • Par NastasiaBuergo, le 12/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    LUCIENNE : Mais enfin, monsieur, je ne vous connais pas.
    PONTAGNAC : Mais moi non plus, madame, et je le regrette tellement que je veux faire cesser cet état de choses...

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  • Par NastasiaBuergo, le 12/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    LUCIENNE : Marié ! vous êtes marié !...
    PONTAGNAC : Oui... un peu !...

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  • Par LydiaB, le 12/05/2013

    Chat en poche - Hortense a dit : Je m'en fous ! et Léonie est en avance ou le mal joli de Georges Feydeau

    Dufausset. — Et moi qui croyais être chez des fous…

    Pacarel. — Hein ?

    Dufausset. — Dame ! C’est vrai, on vous trouve là, tous, sur des chaises, sur la table ou dans le piano… On aurait cru que vous jouiez au chat perché… en musique.

    Landernau. — On vous faisait une entrée.

    Amandine. — Plaignez-vous donc…

    Dufausset. — Ah ! c’était pour… quelle drôle de façon de recevoir !

    Amandine. — Ce jeune homme m’a regardée.

    Dufausset. — Comment, vous êtes M. Pacarel… Enchanté ! Ah ! à propos, j’ai une lettre pour vous, elle est au fond de ma malle…

    Pacarel. — De Dufausset… Ah ! ce cher ami… Il va bien Dufausset ?

    Dufausset. — Admirablement ! Il va admirablement, mon père.

    Pacarel. — Pourquoi m’appelle-t-il son père ? Il a dû être élevé chez les Jésuites, (Remontant vers les siens.) Eh ! bien, comment le trouvez-vous, mon ténor ?

    Amandine. — Majestueux !…

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  • Par NastasiaBuergo, le 28/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    MAGGY : No ! pourquoi no ?
    VATELIN : Parce que !... parce que c'est impossible... Est-ce que je suis libre ! j'ai une femme, moi ! je suis marié, moi !
    MAGGY : Vous, vous êtes marié !
    VATELIN : Mais dame !
    MAGGY : Aoh ! à London, diséi vous étiez bœuf.
    VATELIN : Comment bœuf ? veuf !
    MAGGY : Aoh ! bœuf, veuf, c'est la même chose !
    VATELIN : Mais non, ce n'est pas la même chose ! Merci ! le veuf, il peut recommencer, tandis que le bœuf...

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  • Par NastasiaBuergo, le 14/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    VATELIN : Ah ! c'est que c'est un tel gaillard. Un tel pécheur devant l’Éternel ! Tu ne le connais pas ? Il ne peut pas voir une femme sans lui faire la cour ! il les lui faut toutes !
    LUCIENNE : Toutes ! Ah ! ça n'est pas flatteur pour chacune.

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  • Par NastasiaBuergo, le 26/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    RÉDILLON : Une femme qui trompe son mari n'a pas l'habitude de lui envoyer des cartes d'invitation. (...) Si elle le fait, c'est qu'elle a une raison ! celle d'exaspérer la jalousie de son mari. (...) Ne voyez-vous pas là la comédie d'une femme outragée qui se venge ! (...)
    VATELIN : Oui !
    RÉDILLON : Enfin, j'en sais quelque chose, puisque c'est à moi qu'elle est venue proposer le rôle... que j'ai refusé (À part) et pour cause !...
    VATELIN : Ah ! mon ami ! mon ami !
    RÉDILLON : Et vous avez donné dans le panneau... Ah ! vous n'êtes guère tacticien !
    VATELIN : Je suis avoué.
    RÉDILLON : Voilà !
    VATELIN : Ah ! que je suis content !... (Sanglotant) que je suis con... on... tent ! Ah ! là ! là !... Ah ! là ! là !
    RÉDILLON : La joie fait peur !

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  • Par NastasiaBuergo, le 24/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    VATELIN : (à part) Sapristi ! le bras de Maggy !... (haut) Vous avez vu ? C'est... c'est un bras.
    SOLDIGNAC : Aoh ! je voa ! Très joli, té, le coquinasse ! À qui ce bras ?
    VATELIN : Je ne sais pas ! C'est pas d'ici ! C'est un bras qui est là... alors, il est venu !... il est venu sans venir !... c'est le bras du voisin !...
    SOLDIGNAC : Blagueur !... C'est le bras de votre femme.
    VATELIN : Voilà vous l'avez dit, c'est le bras de votre femme... de ma femme... du voisin qui est ma femme !...

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  • Par NastasiaBuergo, le 27/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    Certainement, je suis très touché, mais, enfin, ce roman ébauché à Londres n'avait jamais dû être éternel. Quoi ! j'avais fait votre connaissance pendant la traversée, vous aviez le mal de mer, j'avais le mal de mer, nos cœurs étaient si troublés qu'ils étaient faits pour se comprendre, ils se comprirent. (...) Eh ! bien, contentons-nous de nous rappeler ce beau temps-là, sans essayer de le recommencer. Aussi bien, ici, je n'en ai pas le droit... là-bas, j'avais une excuse ! Il y a des choses qu'on peut faire d'un côté du détroit et qu'on ne peut pas faire de l'autre !...

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  • Par NastasiaBuergo, le 29/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    MAGGY : Quand je souis arrivée cet matin, j'ai tout de suite écrivé à vous... et pouis et pouis... j'ai pas envoyé la lettre... je mé souis disé il répondra peut-être pas à moâ... j'ai jeté mon lettre à la panier... et j'ai pris un hansom... comment vous dis... un sapin pour venir... Aoh ! comme il est difficult... la rue de vous trouvéi... Je sais pas, le cocher comprenait pas le francéi... il voulait pas mé conduire. (...) Je loui diséi " Cocher, allez roue Thremol. " Il répondéi : connais pas...
    VATELIN : Rue Thremol ! oui oui... Maintenant, croyez-vous que si vous lui aviez dit simplement, rue la Trémoille...
    MAGGY : Eh bien, je dis : " rue Thremol ".

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  • Par NastasiaBuergo, le 12/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    LUCIENNE : Vous regarderiez comme une indélicatesse d'écorner moindrement la fortune de votre femme, et quand il s'agit de cet autre bien qui lui appartient, qui lui est dû, qui fait partie du fonds social, la fidélité conjugale, ah ! vous en faites bon marché ! " Qui est-ce qui veut en détourner un morceau, allons là, la première venue ? Avancez ! il en restera toujours assez ! " Et vous gaspillez ! vous gaspillez ! Qu'est-ce que ça vous fait ! C'est votre femme qui paye ! Et vous trouvez ça honnête ? (...) Vous n'avez pas le droit de disposer d'un capital que vous avez aliéné.
    PONTAGNAC : Mais permettez, le capital, je n'y touche pas ! le voilà ! il est intact ! Vous me permettrez bien de toucher un peu aux rentes. Notez que, par contrat, j'ai la gestion des biens ! Eh bien ! pourvu que j'aie la plus grande partie en fonds d’État, vous ne pouvez pas trouver mauvais que je fasse quelques placements en valeurs étrangères.
    LUCIENNE : Quand on est marié, on ne doit faire que des placements de père de famille !

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  • Par NastasiaBuergo, le 25/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    VATELIN : Sans mon télégramme...
    MAGGY : Aoh ! yes ! je tombais dans le bec du loup !
    VATELIN : Mais absolument ! Seulement, on ne dit pas bec du loup, on dit gueule. Le loup n'a pas de bec, il a une gueule.
    MAGGY : Comment, tout à l'heure je dis " gueule ", tu me disé " bec ".
    VATELIN : Non, pardon, tu disais " gueule de gaz ". Eh bien ! pour gaz, on dit bec, mais pour les autres animaux, on dit gueule. Simple petite observation... en passant.

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  • Par NastasiaBuergo, le 22/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    MADAME PONTAGNAC : Tenez ! donnez-moi donc votre nom, votre adresse ?
    RÉDILLON : Rédillon, 17, rue Caumartin.
    MADAME PONTAGNAC : Rédillon, 17, rue Caumartin. Bon ! Eh ! bien, monsieur Rédillon, que je surprenne mon mari, j'accours et je vous dis : " Monsieur Rédillon, prenez-moi, je suis à vous ! "

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  • Par NastasiaBuergo, le 17/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    LUCIENNE : Enfin... voyons, qu'espériez-vous donc en me suivant avec cet acharnement ?
    PONTAGNAC : Mon Dieu ! Ce que tout homme espère de la femme qu'il suit et qu'il ne connaît pas.
    LUCIENNE : Vous êtes franc.
    PONTAGNAC : C'est que, si je venais vous dire que je vous suivais pour vous demander ce que vous pensez de Voltaire, il est probable que vous ne me croiriez pas.

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  • Par NastasiaBuergo, le 11/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    Ne craignez rien, madame, je ne vous veux aucun mal ! Si mes intentions ne sont pas pures, je vous jure qu'elles ne sont pas hostiles... bien au contraire.

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  • Par NastasiaBuergo, le 23/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    MADAME PONTAGNAC : Eh ! bien, vous avez contemplé la galerie ? Vous êtes satisfait ?
    PONTAGNAC : (...) Il y a là surtout quelques toiles... Ah !... des toiles ! de parents de grands maîtres...
    VATELIN : N'est-ce pas ?
    PONTAGNAC : Entre autres un Corot fils et un Rousseau cousin, vraiment, ce n'est pas la peine d'avoir des maîtres eux-mêmes.

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  • Par NastasiaBuergo, le 16/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    Oh ! bien ! vous savez ce que c'est !... un beau jour, on se rencontre chez le maire... on répond " oui " comme ça, parce qu'il y a du monde, puis, quand tout le monde est parti, on s'aperçoit qu'on est marié. C'est pour la vie.

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  • Par NastasiaBuergo, le 14/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    VATELIN : J'ai acheté un Corot, hier !
    PONTAGNAC : Oui ?
    VATELIN : Six cents francs !
    PONTAGNAC : C'est pas cher ! Il est signé ?
    VATELIN : Il est signé. Il est signé Poitevin, mais le marchand me garantit la fausseté de la signature.

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  • Par NastasiaBuergo, le 15/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    Dans ces choses-là, n'est-ce pas, ce qui m'embête — parce qu'enfin je suis sûr de ma femme —, c'est d'avoir l'air d'un imbécile. Un monsieur suit ma femme, je me dis : il peut savoir qui elle est ; il me rencontre, il pense : " Tiens, voilà le mari de la dame que j'ai suivie ", j'ai l'air d'un serin, mais vous, n'est-ce pas, vous savez que je sais ; je sais que vous savez que je sais ; nous savons que nous savons que nous savons ! alors, ça m'est bien égal, j'ai pas l'air d'un imbécile !

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  • Par NastasiaBuergo, le 19/03/2013

    Le Dindon de Georges Feydeau

    RÉDILLON : Oh ! d'ailleurs, je savais bien qu'il m'arriverait malheur aujourd'hui. J'avais rêvé que toutes mes dents tombaient... que j'en avais déjà perdu quarante-cinq et quand je rêve que mes dents tombent, ça ne manque jamais ! La dernière fois on me volait une petite chienne à laquelle je tenais beaucoup. Aujourd'hui on cherche à me voler ma maîtresse.

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  • Par moravia, le 26/02/2013

    Mais n'te promène donc pas toute nue! de Georges Feydeau

    oh ! je ne t'en veux pas ! ce n'est pas du vice , chez toi ; au contraire , c'est de l'ingénuité . N'empêche que , par deux chemins opposés,on arrive quelquefois au même résultat.

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