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Par Colonel, le 31/10/2010
Vivre et penser comme des porcs de
Gilles Châtelet
Qu'importe si la bagnole tue, pollue et rend souvent parfaitement con, sa prolifération détruit tout espace urbain digne de ce nom, puisque l'enjeu est d'assurer la domestication de gigantesques masses humaines, de forger des milliards de psychologies d'homes moyens à roulettes - de "mentalités autoroutes" - singeant partout, jour et nuit pour en faire un paysage, les fluidités et les compétitions du Grand Marché.
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Par Colonel, le 31/10/2010
Vivre et penser comme des porcs de
Gilles Châtelet
Une connaissance même sommaire de pays comme l'Allemagne, l'Angleterre ou la France montre pourtant que les périodes les plus brillantes de laur histoire ont toujours résulté d'une capacité à aménager des espaces à l'abri des pressions de la demande sociale immédiate, des hiérarchies en place, et donc apres à accueillir de nouveaux talents sans distinction de classe, bref à abriter une aristocratie culturelle qui ne soit pas cooptée par la naissance ou l'argent.
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Par Colonel, le 31/10/2010
Vivre et penser comme des porcs de
Gilles Châtelet
Nous pouvons apprécier toute la force de la séduction crétinisante du "chaotisant" et de "l'auto-organisationnel, force massive comme celle des miracles et propre à exciter les convoitises des économistes, des esthètes post-modernes, bref de tous les chercheurs socio-politologues, et de tout ce qui se nourrit du déclin de la pensée du politique.
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Par Colonel, le 31/10/2010
Vivre et penser comme des porcs de
Gilles Châtelet
Il est grand temps de sursauter et refuser un destin de bétail cognitif en faisant plus de vagues et moins de vogue.
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Par Colonel, le 31/10/2010
Vivre et penser comme des porcs de
Gilles Châtelet
Etre passé de la chair à cannon à la chair à consensus est certes un "progrès". Mais ces chairs se gâtent vite : la matière première consensuelle est essentiellement putrescible et se transforme en une unanimité populiste des majorités silencieuses, qui n'est jamais innocente.
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Par Colonel, le 31/10/2010
Vivre et penser comme des porcs de
Gilles Châtelet
L'Homme moyen apparaît bien comme le produit d'une puissante ingénierie socio-politique ayant réussi à transformer ce que Marx appelait le "paysan libre d'Angleterre" en citoyen-panéliste, atome producteur-consommateur de biens et services socio-politiques.
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Par Colonel, le 31/10/2010
Vivre et penser comme des porcs de
Gilles Châtelet
Les individus au sein du modèle libéraliste cahotique "ne sont que des grains de sable, des unités de convoitise, des boules de billard pathétiques se faisant la guerre, que chaque effort pour se différencier enlise encore plus dans une grande équivalence."
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Par Colonel, le 31/10/2010
Vivre et penser comme des porcs de
Gilles Châtelet
Synthèse :
Le grand marché, par l'articulation des "trois entités redoutables :
¤ le nombre ventriloque de l'opinion,
¤ le nombre clignotant des "grands équilibres socio-économiques"
¤ et enfin le Nombre-chiffre de la statistique mathématique"
est devenu la pièce maitresse de la crétinisation impliquée par l'équation : Marché = Démocratie = Majorité d'hommes moyens.
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Par Colonel, le 31/10/2010
Vivre et penser comme des porcs de
Gilles Châtelet
L'automobiliste s'approprie pour un usage personnel un espace public qu'il occupe, investit et aménage, dont il prend soin et qu'il époussette, qu'il nettoie, où il niche et qui le protège de l'extérieur, un espace public qu'il privatise et dont il fait son intérieur.
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Par Colonel, le 31/10/2010
Vivre et penser comme des porcs de
Gilles Châtelet
Ce terminus de l'histoire ne serait-il, après tout, que la découverte d'une forme optimale de termitière, ou plutôt de yaourtière à classe moyenne - dont Singapour fournit le sinistre modèle réduit - gérant les fermentations mentales et affectives minimales des protozoaires sociaux.