Critiques de Günter Grass


Classer par:       Titrecroissant     Datecroissant     Les plus appréciéescroissant
    • Livres 0.00/5
    Par Woland, le 07/02/2012


    Le Tambour Le Tambour de Günter Grass

    Die Blechtrommel
    Traduction : Jean Amsler
    Présentation : Jean-Pierre Lefebvre

    Ceux qui sont en quête d'un tableau réaliste de l'Allemagne de l'Entre-deux-guerres, du IIIème Reich puis de l'immédiat Après-guerre seront certainement déçus et plus encore déroutés par la lecture de ce livre brillant, matois, chargé jusqu'à la gueule d'un humour étrange, tour à tour féroce et nostalgique, et par-dessus tout hanté par les fantasmes et un onirisme qui refuse éperdument de regarder la Vérité en face.

    Car "Le Tambour" raconte, sous forme d'une fable qui flirte ouvertement avec l'absurde et le non-sense, le refus d'une certaine Allemagne de regarder la Vérité en face alors que cet acte, si elle l'avait accompli, l'aurait peut-être sauvée. Mais, tout comme Oscar, le héros du livre, c'est volontairement que l'Allemagne a choisi l'incapacité et une forme de passivité sous le grand vent de l'Histoire qui devait lui coûter pendant de longues années la moitié de son territoire d'avant-guerre.

    Tel est, en tous cas (et à ce qu'il nous a semblé, bien sûr ), le propos de Günter Grass dans ce livre qui, en 1959, le "lança" définitivement sur la scène littéraire allemande mais aussi européenne et même mondiale.

    Raconter "Le Tambour" est chose impossible. Qui oserait se substituer à Oscar, bébé d'une précocité telle qu'il décide, à trois ans, de ne plus grandir et, pour expliquer aux adultes ce défaut de croissance, imagine une chute débaroulante dans l'escalier menant à la réserve de boîtes de conserve de son père officiel, l'épicier Matzerath ? IIIème Reich ou pas, guerre ou pas, défaite ou pas, Oscar ne renonce jamais à son statut de narrateur quasi omniscient. C'est son histoire à lui que prétend raconter contre vents et marées cet égocentrique, si dégoûté par tout ce qu'il contemple à l'extérieur (sauf sa mère, peut-être) qu'il préfère le plus souvent ne communiquer avec autrui que par les roulements de son éternel tambour en fer-blanc décoré de rouge.

    Que cette histoire mouvementée, qui évoque plus d'une fois un film mélangeant allègrement des vues expressionnistes à la Caligari à celles, outrées, provocantes, choquantes et géniales d'un Fellini, suive la voie empruntée en Allemagne par tous ceux qui fermèrent les yeux dans l'espoir qu'ils pourraient ainsi continuer à avancer dans la boue et le sang sans se salir le moindre brin d'âme et de mémoire, Oscar ne le reconnaîtra jamais. De temps à autre pourtant, il glisse une phrase ironique sur le bonheur qu'il éprouvait à aller fausser de ses notes tambourinantes les hymnes nationaux-socialistes, ou une allusion guindée, qui se refuse elle aussi à penser trop loin, au sort qui aurait été le sien si son père avait accepté, dans les jours apocalyptiques de la fin du conflit, de le confier aux autorités médicales nazies. Mais c'est tout.

    Spectateur indifférent et passif en apparence, Oscar est en fait un survivant avisé qui, au prix d'une vie marginalisée, tronquée même à dessein, a traversé sans trop de soucis un demi-siècle qui fut pour son pays un véritable enfer de misère, de doutes et d'horreur. Doit-on l'admirer pour le génie avec lequel il a su se maintenir "au-dessus de la mêlée" ? Ou n'a-t-il droit qu'à notre mépris pour sa lâcheté et sa fuite constante, acharnée devant les responsabilités ? Qu'il termine ses jours dans une institution psychiatrique ne signifie rien en soi puisqu'il y a été placé non pas en raison des bizarreries passées et présentes de son surprenant parcours mais parce qu'il a commis un meurtre et conservé de la chose un macabre trophée. Jugé irresponsable pour le meurtre qu'il a bel et bien commis, Oscar l'est-il pour tous ceux sur lesquels, par la force des choses et par la seule volonté de se préserver de l'extérieur, il a fermé les yeux ?

    Roman touffu mais jubilatoire, qui recèle, sous sa poésie, son ironie et l'absurdité de certaines situations imaginées par l'auteur, une réflexion authentique sur la lâcheté et sur le degré de déresponsabilisation volontaire qu'elle implique, "Le Tambour" est d'une lecture beaucoup moins facile qu'il n'y paraît. C'est cela qu'il faut garder à l'esprit quand on s'y enfonce pour la première fois et que, par conséquent, il réclame énormément de la part de son lecteur. ;o)

    Critique de qualité ? (9 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 21/01/2012


    Le Tambour Le Tambour de Günter Grass

    Interné en psychiatrie, Oscar décide de raconter et d'écrire son histoire extraordinaire, celle d'un enfant à la "croissance délibérément interrompue à l'âge de trois ans", celle de son tambour "battant neuf et vernis rouge et blanc en dents de scie" offert pour son troisième anniversaire qui a la capacité "d'établir la distance entre les adultes et lui", celle de son "cri vitricide", celle du "gnome" toléré car considéré comme anormal, celle de sa vie.
    Trois parties, trois pans de vie sur fond d'histoire dans une famille de boutiquiers allemands, avant guerre et montée du nazisme,deuxième guerre mondiale avec dictature et terreur,et après guerre.
    Un roman, le chef-d'oeuvre de Günter Grass(écrivain,essayiste,romancier,poète allemand du XX° siècle qui reçut le prix Nobel de littérature en 1999) qui fit scandale en son temps mais aussi la célébrité mondiale de son auteur.
    Pourquoi?
    Oscar, bien que petit, est un sacré loustic.
    Amateur impénitent des "jupes en cloche" de sa grand-mère Anna Bronski(sous lesquelles jadis fut conçue sa mère par Joseph Koljaiczek, un fugitif incendiaire vite rentré dans les rangs d'un métier plus honnête),voyeur des frasques de sa mère Agnes avec son cousin et amant Jan Bronski ( "son résumé père"), voleur qui pousse au vol, élève du désir exacerbé d'une nourrice surexcitée, d'une future belle-mère sainte nitouche et de moult maîtresses au potentiel hautement érotique,amoral, cet Oscar là ne pouvait que choquer les honnêtes gens.
    De plus derrière la tranquille façade bourgeoise familiale se cachent pas mal de vices et le père d'Oscar,Matzerath, qui a installé face au piano le portrait d'Hitler suit la vague, alors que résonnent de partout "Heil Hitler!" et les "fanfares des jeunesses hitlériennes"et s'engage dans les S A. Ce volet là montre une Allemagne qui a cru en un homme fort et s'est trompée de voie.
    Eminément fantaisiste et imaginatif, schizophrène entre le monologue d'Oscar au je et la mise à distance d'Oscar lui même, pervers, ce roman aborde les thèmes de l'amour,la mort,la vie,la différence, l'enfance,les rapports humains, l'espoir aussi car Oscar va grandir après l'abandon du tambour et se tourner vers l'art.
    Emaillé de divers souvenirs personnels serait-il psychanalytique?
    J'avoue, bien qu'enthousiaste au départ, vu l'originalité m'être lassée vers la fin d'un trop plein de tout.

    Critique de qualité ? (7 votes positifs)


    • Livres 1.00/5
    Par Couperine, le 21/04/2010


    Le Chat et la souris Le Chat et la souris de Günter Grass

    Il est rare que je ressente ceci, mais je ne sais pas que penser de ce livre. Je l'ai lu jusqu'au bout, preuve qu'il m'intéressait suffisamment pour que je ne l'abandonne pas dans un coin. En même temps, une fois fini, je me suis dit: "tout ça pour ça!"

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par fredlem2, le 16/04/2010


    Le Tambour Le Tambour de Günter Grass

    énorme comme le film

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Nanne, le 03/06/2009


    Mon siècle Mon siècle de Günter Grass

    Les lecteurs qui ont déjà lu un livre de Günter Grass savent que l'histoire de l'Allemagne a toujours peuplé ses romans. Avec "Mon Siècle", l'auteur nous donne une vision - très personnelle et plutôt réjouissante - de son 20ème Siècle.Dans ce drôle d'ouvrage, Günter Grass a choisi de mettre en scène la grande et la petite l'histoire en cent textes courts couvrant l'ensemble du siècle. Un texte par année pour évoquer - tour à tour - un événement déterminant, marquant ou dérisoire, raconté par différents narrateurs, connus ou inconnus, servis par la plume cynique de l'auteur. Grâce à "Mon Siècle", on apprend que l'Allemagne a vécu une histoire tout à la fois riche, intense, complexe et pas toujours douloureuse. Ce livre, Günter Grass l'a voulu comme une sorte de Comédie humaine, bouffonne et réaliste à la fois.


    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/06/le-20eme-siecle-selon-gunte...

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 2.00/5
    Par bibliophage, le 02/12/2008


    Le Tambour Le Tambour de Günter Grass

    Quelques titres de "chapitres" au début :
    La jupe en cloche (histoire de ses grand-parents)
    La lampe et la papillon
    L'album de photo
    Verre à vitres, vitre en miettes (découverte de la capacité de sa voix à briser le verre)
    L'horaire (1er, et dernier, jour d'école et apprentissage de le lecture)
    Chant à longue portée, exécuté dans la tour de Justice

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 28/01/2012


    L'Agfa box : Histoires de chambre noire L'Agfa box : Histoires de chambre noire de Günter Grass

    Sans doute pas le livre de lui que j'ai préféré ; mis un certain temps à réaliser que le côté artificiel (plus affirmé que d'habitude) de cet appareil qui capte les désirs, ou le passé, ou le futur, et l'évocation des photos et du passé de la famille et surtout du père à travers des regroupements des enfants (réels ou non) de Grass, enfants de plusieurs mères, qui ont grandi ensemble ou non et qui tous parlent le Grass, en des échanges qui retracent l'évolution de ce dernier, et plaident pour lui n'était pas si gênant, et j'ai pris alors plaisir à l'onirisme qui se tisse par la grâce de cet appareil et de la vieille Mariette aux événements historiques, à la vie quotidienne, au prosaïsme parfois déjanté de la vie familiale.
    Pas le livre de lui que j'ai préféré, peut être, mais livre qui m'a tout de même passablement tenue sous le charme.

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par patychat, le 15/01/2011


    Le Tambour Le Tambour de Günter Grass

    belle découverte

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Jemlyre, le 09/05/2010


    Anesthésie locale Anesthésie locale de Günter Grass

    C'est bien la première fois que je lis un livre de Gunter Grass. Un auteur dont j'avais déjà beaucoup entendu parler et j'avais lu beaucoup d'avis positifs sur son roman « Le tambour ».
    Le titre du livre en lui-même est intrigant « Anesthésie locale », sans oublier l'image de couverture qui montre des outils de médecine dentaire. Tout cela semble très technique et l'on s'attendrait plus à ce que ce soit la présentation d'un manuel médical plutôt que celle d'un roman.

    Les premières pages du livres sont susceptibles d'en rebuter plus d'un. Nous ne voyons pas à quoi l'auteur veut en venir. La réalité et le fantasme se confondent et il me semble que l'auteur maintient parfois presque sciemment cette confusion.
    Les chapitres ne sont pas numérotés et le texte est découpé en plusieurs paragraphes.
    Le style reste tout à fait accessible et certains passages sont empreints d'humour.
    La description des femmes en train de se gaver de sucreries et le parallèle avec le consumérisme m'a beaucoup fait rire mais c'est tellement juste.
    Quant aux personnages, je les ai tous trouvés très attachants.
    Va-t-on chez son dentiste comme on irait chez son psychiatre ? Que représente « l'arracheur de dents », correcteur d'imperfections mandibulaires ? Que représentent les dents , la bouche et les soins dentaires ?
    Il y a beaucoup de symboles dans ce roman déroutant et complexe même si Grass éclaircit parfois sa pensée avec quelques phrases clés très significatives.
    Connaître l'histoire Allemande de cet époque est un plus pour mieux comprendre ce livre et ce n'est malheureusement pas mon cas.

    Le héros, professeur, est un ex révolutionnaire assagi. Il porte beaucoup de choses dans son inconscient ( Une culpabilité liée aux développements politiques de son pays et au rôle qu'il a joué auparavant plus une déception amoureuse mal digérée).
    Les séances chez le dentiste sont de véritables psychothérapies en apparence.
    J'hésite sur le véritable rôle du dentiste. Confesseur "d'erreurs passées" ou correcteur de caractères, ou bien les deux ?
    Le prognathisme signe de rébellion est corrigé, la douleur qui pourrait pousser à l'agissement est calmée (Vive l'Arantil et l'anesthésie, sans oublier le rôle de la télévision). L'objectif de ces soins dentaires serait-il de contenir toute rébellion et d'inciter au conformisme ? D'où l'importance de la prévention préscolaire...
    Quel est la symbolique du tartre qui se dépose au fil des années ? Je n'avais jamais vu la bouche sous cet angle...
    Pourtant la bouche a un rôle très important dans notre vie, notamment pour manger, parler et respirer.
    La relation entre le professeur et son élève est également très intéressante. L'espoir que la jeunesse et la relève qu'elle peut représenter suscitent chez les plus âgés.
    L'épisode où l'élève veut protester d'une certaine manière contre l'utilisation du Napalm est très intéressant. Le dentiste prendra la chose en main en commençant de grands travaux dans l'orifice buccal du jeune homme.

    Ce livre est très puissant et devrait être lu plusieurs fois pour mieux en saisir le sens.
    Mon avis reflète le peu que j'ai pu comprendre de ce livre et je souhaiterais vivement en discuter avec une autre personne qui l'aura lu.


    Lien : http://partage-lecture.over-blog.com/

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par liliba, le 15/03/2010


    Le Tambour Le Tambour de Günter Grass

    Un livre extraordinaire ! Lu 2 fois, et que je relirai sûrement un jour !


    Lien : http://liliba.canalblog.com

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par haiter, le 14/12/2009


    Pelures d'oignon Pelures d'oignon de Günter Grass

    Gunther Grass, « Pelures d’oignon », Seuil, 2007

    C’est l’histoire d’un garçon brillant, précocement doué, avec une forte sensibilité romantique. Grass sait, dés le départ, choisir son destin. Bien qu'il soit d’ascendance mixte, allemande et polonaise, il admire les nazis pour leurs idées de grandeur, de discipline et leur esthétisme.
    Il collectionne les cartes de cigarettes représentant des chefs d'œuvres européens - rêvant un moment de porter un uniforme et d’accomplir son service militaire, loin de sa mère aimante et d’un père effacé, loin de leur deux-pièces exigu, de sa Dantzig natale.
    Après une période comme jeune conscrit, Grass se joint à une unité de Waffen SS, rassemblée à la hâte pour protéger l'écroulement du front de l'Est. Cette période de sa vie, caché depuis des décennies et d'abord révélée dans ce livre, a tout naturellement éclipsé le reste l'ouvrage.

    Grass passe les derniers mois de la guerre, souvent pris au piège, derrière les lignes russes. Il survit à plusieurs accidents (évités de justesse). À la fin du conflit, il se retrouve dans un camp de prisonniers de guerre américain, où il prend des leçons de gastronomie et discute de religion, de poésie et de métaphysique avec un jeune fervent catholique nommé Joseph (futur Benoit XVI) sic !

    Après avoir été libéré du camp, il passe plusieurs années d'errance à travers un pays en ruines. Au début, il travaille sous terre dans une mine de charbon, avant de se faire embauché comme tailleur de pierre. Un tremplin pour obtenir l'admission à l'école des beaux-arts. Devenu sculpteur, il voyagea à travers l’Europe et fit la rencontre de sa première épouse Anna, avec laquelle il s’installa à Paris dans les années 50, et où il commença à écrire le roman qui allait le rendre célèbre « le tambour ».

    Pelures d’Oignon c’est une métaphore, ça permet de faire ressurgir à la surface le passé enfoui, souvent douloureux. Il est très facile pour les lecteurs qui ont grandi à l'abri de l'endoctrinement politique et les impératifs du conflit de la seconde guerre de porter un jugement moral. La guerre est injuste, elle crée des victimes des deux côtés. Peut-on reprocher à un gamin de 16 ans de s’être enrôlé dans les « jeunesses hitlériennes » ?

    Ce qui est reproché à Grass – prix Nobel de littérature -, c’est d’avoir une sorte de mémoire sélective : une touche de victimisation avec des chicanes rhétoriques pour minimiser le passé sombre de l’histoire de l’Allemagne. C'est ainsi que chaque sentiment de culpabilité est équilibré par la comptabilité de sa propre terreur pendant les derniers mois de la guerre, la faim dans le camp de prisonniers, et son statut de refugié, déplacé et semi-orphelin.

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par Bunee, le 30/05/2008


    Pelures d'oignon Pelures d'oignon de Günter Grass

    Vous connaissez très certainement Günter Grass, Prix Nobel de littérature 1999, auteur allemand notamment du mondialement célèbre Tambour, dont vous pourrez lire une bonne critique ici.

    Et non moins certainement entendu quelques-un des échos de la polémique ayant fait suite à la grande révélation contenu dans "pelures d'oignon" -- un "scoop" sulfureux (non j'exagère) et retentissant contenu, pour les curieux, page 106 et suivantes (107 pour être très précis).

    Günter Grass, auteur phare de l'après guerre, symbole de la lutte contre le silence plein de culpabilité qui a longtemps pesé sur le peuple allemand comme une chape de plomb -- un non dit sociétal et transgénérationnel -- militant pour un repentir "constructif"... évoque de façon détaillée son entrée au sein des Waffen-SS, et les quelques jours où il a revêtu l'uniforme sans tirer un seul coup de fusil (sic)

    Bon, autant dire, si cet auteur ne vous dit rien, ce bouquin risque de ne pas beaucoup vous intéresser. Günter Grass se livre ici au difficile exercice de l'autobiographie non exhaustive -- par morceaux choisis.

    Son enfance à Dantzig, ses relations avec ses parents, avec la peur, l'amour et la mort, sa rencontre avec l'art et l'écriture ....

    (...)
    http://lelabo.blogspot.com/2008/01/gnter-grass-pelures-doignons.html

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 1.00/5
    Par LindaLapostolle, le 15/07/2011


    Le Tambour Le Tambour de Günter Grass

    Le sujet inusité de ce roman, un enfant qui refuse de vieillir, m'a attirée. La narration se fait à la première personne, c'est l'enfant qui raconte et qui décrit et décrit et décrit. Le temps s'écoule au compte goutte, les description se multiplient...et la lecture est longue, trop longue pour moi. Je n'ai pas terminé cette lecture...il faut parfois savoir le faire. Dommage.

    Critique de qualité ? (0 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par cicou45, le 10/06/2011


    Une rencontre en Westphalie Une rencontre en Westphalie de Günter Grass

    L'histoire se déroule en 1647 en Allemagne. Une Allemagne ravagée par la guerre qui continue sans cesse à faire des ravages et à laquelle les princes s'apprêtent à mettre fin. Cependant, rien n'est jamais aussi simple dans un monde qui n'est plus que chaos. Aussi, l'illustre poète Simon Dach a -t-il l'idée de réunir les grands hommes de lettres de l'époque afin de fixer une fois pour toutes une seule et honorable langue allemande mais également pour rédiger un manifeste pour la Paix.
    Durant les quatre jours que ces hommes passent ensemble, bien des histoires vont se dérouler et , malgré leurs divergences, ce qui les réunit tous est le fait de croire que l'on peut guérir tous les maux de la terre par des mots. Quelle belle utopie...Si seulement cela était réalisable...
    J'ai trouvé cet ouvrage un peu difficile d'accès en raison du langage que les poètes emploient entre eux pour critiquer ou louer leurs ouvrages respectifs. De plus, le frand nombre de personnages, tous qualifiés par leur nom de famille à connotation allemande, bien évidemment, fait que j'ai eu un peu de mal au début à me souvenir de qui est qui.
    Cependant, pour terminer sur une note plus que positive, le thème abordé ici est plus qu'original et perment à tous les gens passionnés de lecture de rêver un tant soit peu en se disant que les écrits possèdent une force extraordinaire !

    Critique de qualité ? (0 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par fran6h, le 06/04/2011


    Le Chat et la souris Le Chat et la souris de Günter Grass

    Gunter Grass nous livre ici un roman court mais pas si facile à lire.

    A Dantzig pendant la guerre, un groupe de jeunes lycéens duquel émerge Mahlke, enfant unique, orphelin de père, mûri plus vite que ses camarades et sur lesquels il exerce à son corps défendant une influence presque magique.
    Les adolescents se donnent rendez vous sur un dragueur de mines polonais échoué au large et véritable repère. L'héroïsme est au rendez vous.

    Le narrateur est à la fois attiré et fasciné par Mahlke mais va chercher à rejeter cette admiration, à s'affranchir de cette influence.

    Un drame psychologique sur fond de jeunesse que l'Allemagne nazie envoie sur le front.

    Critique de qualité ? (0 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 01/02/2011


    Anesthésie locale Anesthésie locale de Günter Grass

    J'ai aimé ce livre, comme j'aime presque toujours ceux de Grass, avec cette fois un bémol, le tressage des temporalités, des niveaux de réalité, des actions est un peu trop virtuose et brillant, jusqu'à troubler la lecture et gommer parfois le sens qu'il devrait dégager

    Critique de qualité ? (0 votes positifs)




Faire découvrir Günter Grass par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz