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Critiques de Grazia Deledda


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    • Livres 1.00/5
    Par isabellelemest, le 30/04/2013


    Le pays sous le vent Le pays sous le vent de Grazia Deledda

    Un court texte romancé dont l'auteur, Grazia Deledda (1871-1936), fut prix Nobel de littérature en 1926, soit dix ans avant Pirandello, dont elle était exactement contemporaine.
    Mais quelle différence entre les deux écrivains, à lire ce texte fleuri et sentimental, souvent mièvre et qui évoque les émois amoureux d'une jeune provinciale sarde devant le beau ténébreux Gabriele, qu'on lui destine en mariage, et qu'elle va retrouver, miné par la tuberculose et près de mourir, au cours de sa lune de miel avec son jeune mari, nouveau maire de la petite localité de bord de mer où ils ont élu résidence. Bref une oie blanche qui prend pour de la passion des rêveries de jeune fille romantique, et se satisfait pour finir de son nouveau statut d'épouse d'un officiel.
    Le style a beaucoup vieilli et cette introspection sentimentale et romanesque aussi.
    En voici un exemple : "Les bords des fossés sont jonchés de petites fleurs de toutes les couleurs, des fleurs fraîches et sauvages comme mon enfance et mon adolescence. J'ai envie d'en cueillir un bouquet et de le ramener à la maison, mais je n'ose pas couper les tiges, de peur de faire souffrir les fleurs." C'est presque insoutenable de mièvrerie. Même le sens de la nature est propice à des clichés fades. L'auteur, soit taxée de vérisme, soit considérée comme décadente, est tombée dans un oubli mérité, où il vaut mieux la laisser, à moins que d'autres œuvres n'en révèlent des qualités insoupçonnées ?

    Critique de qualité ? (6 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par miriam, le 18/09/2014


    Dans l'ombre, la mère Dans l'ombre, la mère de Grazia Deledda

    Maria- Maddalena, jeune veuve, servante, est fière de la réussite de son fils Paulo, curé du village d’Aar, les villageois l’ont acclamé. Pourtant dans l’ombre, elle attend son retour. Son instinct lui prédit le drame. Peur du scandale, ou du péché, elle extorque de son fils la promesse qu’il ne rejoindra plus Agnese.
    Tragédie, deux nuits, trois jours et demie dans la vie du prêtre et tout semble s’accélérer. Cèdera-t-il à la tentation, ou tiendra-t-il parole ?
    Nuits d’angoisse, d’hésitations, de remords, de retours…journées bien remplie dans le village.
    On lui demande d’exorciser une petite fille possédée. Et on voit comme un miracle la fillette se calmer. Tout le village fait un triomphe au prêtre qui est rempli de doutes. Antioco, l’enfant de chœur le porte aux nues. Lui aussi sera prêtre Paulo. Maria Maddalena le raisonne :
    « - Les prêtres ne peuvent pas se marier. Et toi, si tu voulais te marier ?
    - Je ne le veux pas parce que Dieu ne le veut pas
    - Dieu ? c’est le Pape qui ne le veut pas, dit la Mère quelque peu agacée… »
    La question du célibat des curés ne me concerne nullement mais la réaction de la mère qui a interdit à son fils de fréquenter Agnese est troublante.
    Evocation pittoresque des derniers instants d’un berger, chasseur solitaire, le Roi Nicodème, qui vit avec son chien et un aigle apprivoisé, personnage intéressant que celui du garde champêtre. Pendant que Paulo donne l’extrême onction, pendant la messe, il est obsédé par sa passion mauvaise.
    Extrême tension dramatique dans ce court roman que j’ai dévoré malgré le thème.


    Lien : http://miriampanigel.blog.lemonde.fr

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par miriam, le 17/09/2014


    Elias Portolu Elias Portolu de Grazia Deledda

    A Nuoro, la famille de Zio Portulu est enfin réunie :
    « tu les vois maintenant mes fils ? Trois colombes ! Et forts, hein, et sains, et jolis ! »
    Pietro, l’agriculteur est fiancé, le mariage se fera après les récoltes, Mattia, un peu simplet est berger. Une famille unie, prospère qui fête le retour d’Elias sorti de prison.
    Les réjouissances se poursuivent à la neuvaine de San Francesco qui se déroule dans la montagne, toute la famille partage la cumbissia avec d’autres, on allume des feux de lentisque, on prie, certes mais aussi on chante, on boit ; le petit abbé Porcheddu égaie ses paroissiens. Grazia Deledda excelle quand elle évoque ces fêtes villageoises. J’avais beaucoup aimé ses descriptions dans Les roseaux sous le vent. Maddalena, la fiancée de Pietro est de la fête, elle ne prête que peu d’attention à son futur et couve Elias du regard.
    « Non ! Ne crains rien mon frère !disait-il mentalement à Pietro. Alors qu’elle viendrait dans mes bras, je la repousserais. Je ne veux pas d’elle. Elle est à toi. »
    Amours interdites qui vont empoisonner la vie d’Elias.
    Il cherche le calme parmi les brebis de la bergerie de son père, prend pour confident un vieux berger qui devine son tourment et lui conseille de se déclarer et d’empêcher le mariage tant qu’il est encore temps. Mais Elias est faible, il se laisse emporter par la passion, tout en étant incapable d’affronter sa famille.
    Puisqu’il ne peut épouser Maddalena, il se fera prêtre. Prêtre sans vocation. Faible toujours, obsédé par son amour, se débattant contre le péché…
    Alors que j’avais adoré les Roseaux sous le vent j’ai eu du mal à m’intéresser à cette thématique religieuse qui est bien loin de mes préoccupations.


    Lien : http://miriampanigel.blog.lemonde.fr

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par miriam, le 21/08/2014


    Roseaux au vent Roseaux au vent de Grazia Deledda


    Grazia DELEDDA –roseaux au vent
    Rose Grazia Deledda – Prix Nobel 1926 –est une gloire de la région d’Orosei.
    Galtelli où se situe le roman Roseaux au vent l’a célébrée en offrant un parcours – un parc littéraire- où des citations sont placardées sur des plaques émaillées à la manière du nom des rues. Nous avons visité Galtelli trop tôt. Je n’avais pas encore lu le livre et je n’en ai reconnu qu’une seule :
    « Voici là-haut, assis sur une banquette de pierre adossée à la maison grise du Milese, un gros homme vêtu de velours dont la teinte marron fait mieux ressortir le rouge du visage et le noir de la barbe »
    Si j’avais lu le livre plus tôt j’aurais vu les rues vides se peupler des silhouettes d’Efix – le narrateur – j’aurais cherché les figuiers de barbarie entourant la cour de Kallina, l’usurière. J’aurais imaginé la maison des nobles Pintor, les patronnes d’Efix. Pour moi, celle-ci est la maison transformée en Musée ethnographique – la seule maison que j’aie visitée au village.
    Le livre m’aurait servi de guide pour nos promenades. Nous nous serions arrêtées à Oliena où Giacinto est allé chercher le vin de Don Pedru. Nous aurions cherché les chapelles où se déroulaient les fêtes et pèlerinages. Nous aurions mis des noms sur les sommets. Aurions prêté plus d’attention à la route de Nuoro, aux roseaux du Cedroni que nous avons traversé sur l’étroit pont de pierre d’Orosei ou sur le pont de fer d’Onifai.
    A propos de l’arrivée à Galtelli : château de Pontes
    « Voici d’un coup, la vallée s’ouvre sur le sommet d’une colline semblable à un énorme amas de décombres, apparaissent les ruines du château, d’une muraille noire, une fenêtre bleue vide comme l’œil même du passé regarde le panorama rose mélancolique du soleil naissant, la plaine tachetée de gris des sables et du jaune pâle des joncs qui ondulent, l’eau verdâtre du fleuve, les petits villages blancs avec leur clocher au milieu comme le pistil dans la fleur, les petits monts au dessus des villages et au fond le nuage mauve et or des montagnes du Nuorese. »
    C’est une très jolie histoire, très bien racontée que celle d’Efix, le serviteur des dames Pintor qui cultive le petit domaine de ses patronnes nobles mais trop pauvres pour le payer. Trop nobles pour travailler sauf en cachette, ou se marier sans déchoir. Trois vieilles filles – elles étaient quatre sœurs mais l’une d’elles s’est enfuie. Et justement, le fils de la fugitive, Giacinto paraît au village. Ce jeune homme sera-t-il capable de redonner son lustre au domaine ? Tandis que les sœurs sont méfiantes, Efix donnera toute son affection au jeune homme. Même quand cela tournera très mal et que l’usurière lui permettra de ruiner ses tantes…
    aux au Vent


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    Critique de qualité ? (1 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par janemar, le 09/11/2011


    Le pays sous le vent Le pays sous le vent de Grazia Deledda

    DELEDDA Grazia : « Le pays sous le vent »

    Amour caché d’une jeune sarde, amoureuse d’un jeune homme voisin, mais riche, qu’elle connaît mais voit rarement, rencontre d’un soir marquante… Des années passent, l’homme s’en va… Et notre héroïne se marie avec un homme plus âgé qu’elle. Description du voyage de noces assez rocambolesque, car déjà dans le train qui les mène à leur future propriété, elle doit supporter la présence masculine nombreuse de militaires. Première attitude séparatiste du couple.
    Quelques années plus tard, toujours mariée, elle revoit (mais on saura plus tard que la rencontre est le fait du mari) l’amour de sa jeunesse, mais il est au bord de la mort, malade, décrépi, elle le prend en pitié, et tombe dans ses filets, mais le mari veille et tout redeviendra normal …

    Critique de qualité ? (1 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par CATHY69, le 08/05/2014


    Dans l'ombre, la mère Dans l'ombre, la mère de Grazia Deledda

    L'ambiance de la sardaigne non pas touristique mais authentique, un petit village, un portrait d'une mère et de sa relation avec son fils... un auteur à découvrir dont j'ai lu tous les livres tous plus beaux les uns que les autres même si cet auteur est peu connu.

    Critique de qualité ? (0 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par BibliothequeMobile, le 27/03/2013


    La giustizia La giustizia de Grazia Deledda

    L'auteur révèle dans La justice deux constantes de son travail en tant que romancier, la conscience de la futilité et de la brièveté de la vie et la relation intense entre les états d’âme et le paysage.

    Critique de qualité ? (0 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par mireille.lefustec, le 13/04/2012


    Marianna sirca. Marianna sirca. de Grazia Deledda

    " La passion qui surgit subitement entre Marianna et Simone est la rencontre de deux libertés récemment acquises,de diverse façon. Mais le court moment dans lequel leur amour se consume,avant même de s'être vraiment réalisé,témoigne de la difficulté d'être vraiment libres en surmontant les obstacles entreposés par les lois de la réalité sociale.
    Le roman se révèle donc comme l'histoire d'un amour impossible,depuis le début jusqu'à la fin dramatique."
    Vittorio Spinazzola

    Critique de qualité ? (0 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par mireille.lefustec, le 13/04/2012


    Marianna sirca. Marianna sirca. de Grazia Deledda

    En contemplant leurs images au fond d'un puits,Marianna et Simone découvrent d'être "ensemble dans un lieu lointain,hors du monde ".
    Et c'est justement dans " ce lieu lointain "où tout s'épure et pâlit et où les actes les plus passionnés et les plus cruels prennent figure de rêve et d'arabesques que semblent se dérouler les moments les plus intenses du roman.
    4è de couverture

    Critique de qualité ? (0 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par mireille.lefustec, le 12/04/2012


    Cosima Cosima de Grazia Deledda

    Cosima est le compte-rendu optimiste d'une lutte victorieuse:pour cette raison,il se différencie profondément des autres livres dans lesquels prévaut le tragique des conflits existentiels, dans une suite de faute châtiment rédemption.
    Vittorio Spinazzola ( traduit de....)

    Critique de qualité ? (0 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par mireille.lefustec, le 12/04/2012


    Cosima Cosima de Grazia Deledda

    Terminé peu de mois avant sa mort ,Cosima occupe une place particulière dans la production de Grazia Deledda.
    Sous une forme romancée,il s'agit d'un compte rendu autobiographique qui,depuis l'enfance,aboutit aux premières affirmations littéraires et se conclue avec la sortie de Nuoro; le voyage à Cagliari,est le prélude à l'abandon imminent de l'île et le transfert à Rome.
    Vittorio Spinazzola

    Critique de qualité ? (0 l'ont appréciée)




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