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Par boudicca, le 12/11/2012
Les élus de Changelin, Tome 1 : Les enfants du fleuve de
Greg Keyes
La Déesse de la Rivière je suis
Longue chevelure cascadant depuis les collines
Longs bras tendus en direction de la vallée
Gonflée, je coule à travers l'herbe rase
Où les chevaux sauvages s'abreuvent de moi
C'est là que je prends fin, je continue de m'écouler
Mais je ne suis plus la même, plus la jeune femme
Je suis le Vieil Homme, là-bas
Et tous ont peur de moi.
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Par boudicca, le 13/11/2012
Les élus du Changelin, Tome 2 : Le dieu noir de
Greg Keyes
Encore et toujours, je m'écoule
Mais plus la même à présent, d'année en année
Le Vieil Homme plus ne me dévore
Ne s'abreuve plus de ma douleur
Ces errements m'ont sauvée
L'amour de l'homme mortel m'a rachetée
Et encore et toujours je m'écoule
Plus de froid d'hivers pour me dévorer
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Par frankgth, le 27/08/2011
Les royaumes d'épines et d'os, Tome 1 : Le Roi de bruyère de
Greg Keyes
Sache, ô Fier Cœur d’Effroi, qu’en ces temps n’étaient ni rois ni reines, ni seigneurs ni vassaux. Durant les incalculables millénaires qui précédèrent Éveron, que l’on appelle aussi l’Ère de l’Homme, n’existaient que maîtres et esclaves. Les maîtres étaient ancestraux, aussi versés à torturer que les étoiles à briller. Ils étaient plus puissants que des dieux, et ils n’étaient pas humains.
Leurs esclaves étaient innombrables, mais toutes nos mères et tous nos pères se comptaient parmi eux. Les humains étaient leur bétail et leur jouet. Mais même des esclaves de mille générations peuvent naître avec des cœurs assez purs pour espérer et assez ténébreux pour faire ce qui doit être fait. Même un esclave peut se dresser dans la poussière, affûter son regard en une lame, et dire à son maître : «Je ne t’appartiendrai jamais.»
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Par frankgth, le 27/08/2011
Les royaumes d'épines et d'os, Tome 1 : Le Roi de bruyère de
Greg Keyes
Mère Cilth était déjà vieille quand Aspar était enfant. À présent, elle aurait tout aussi bien pu être un fantôme regardant depuis l’autre côté de l’abîme qu’était la mort. Elle était assise sur une pile de coussins, vêtue de noir, coiffée de noir. Seul son visage était visible, un masque d’ivoire veiné de saphir. Ses yeux, de l’or le plus pâle, observaient chacun de ses mouvements. Les yeux de Jesp avaient été de cette couleur. Et ceux de Qerla.
— Te voici, dit mère Cilth d’une voix rauque. Jesperedh avait dit que tu viendrais.
Aspar se retint de lui rappeler depuis combien de temps Jesp était morte. Cela eut été inutile. Il n’avait jamais réellement su s’il s’agissait d’un simulacre ou si les Sefry avaient fini par croire leurs propres mensonges, mais cela ne faisait aucune différence, parce que leur revendication continuelle d’une communication avec les morts n’était qu’un horripilant tas d’estroncs. Les morts étaient morts ; ils ne parlaient pas.
— Tu voulais me voir ? dit-il en s’efforçant d’atténuer quelque peu l’irritation dans sa voix, mais il n’était pas très bon à cela.
— Je te vois déjà. Je voulais te parler.
— Je suis là, Mère. Je t’écoute.
— Toujours déplaisant. Toujours impatient. Je pensais que ma sœur t’avait mieux élevé.
— Peut-être que ses leçons auraient eu plus de portée si elle avait reçu un tant soit peu d’aide de tous les autres, répondit Aspar, incapable de dissimuler l’amertume dans sa voix. Prends-moi comme je suis ou pas du tout. Ce n’est pas moi qui ai voulu te parler.
— Si, en fait.
En un sens c’était vrai, mais il n’était pas forcé de l’admettre. Il tourna les talons et s’apprêta à sortir.
— Le Roi de Bruyère s’éveille, murmura Cilth.
Aspar s’immobilisa, un frisson parcourant sa colonne vertébrale comme un mille-pattes. Il se retourna lentement pour faire de nouveau face à la vieille femme.
— Quoi ?
— Le Roi de Bruyère. Il s’éveille.
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Par Vingt100, le 12/04/2013
Star War, L'aurore de la victoire, tome 1 : Conquête de
Greg Keyes
Plus solide que du duracier, Luke Skywalker se dressait devant l'assemblée des Jedi, droit comme un i. Il respirait la confiance et le contrôle de soi. Mais Anakin Solo n'était pas dupe. Il savait qu'il s'agissait d'une façade. La colère et la peur faisaient sourdement vibrer la salle. Quelque chose, en Skywalker, craquait sous la pression accumulée. L'espoir brisé ? Anakin n'avait jamais rien éprouvé d'aussi pénible. En seize ans d'existence, il avait pourtant traversé tellement d'épreuves ! La sensation s'estompa. Rien n'était brisé, seulement tordu. La chose qu' Anakin avait perçue se redressa. Maître Skywalker redevint aussi fort et confiant qu'il le paraissait. Un autre qu' Anakin avait-il remarqué la faille ?
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Par frankgth, le 27/08/2011
Les royaumes d'épines et d'os, Tome 1 : Le Roi de bruyère de
Greg Keyes
Neil sentit une pluie de printemps mêlée à du bois pourri.
La chose aux yeux verts dépassa le jeune guerrier, brisant le lierre et l’arrachant de la pierre au passage, mais où qu’il posât le pied, de nouveaux plants jaillissaient. Neil le regarda, bouche bée, alors qu’il s’enfonçait dans les douves, dont les eaux les plus profondes ne lui arrivaient qu’à la taille.
Il n’avait jamais vu un monstre auparavant, et maintenant il en avait vu deux. Neil se demanda si le monde arrivait à sa fin.
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Par meygisan, le 08/04/2012
Les royaumes d'épines et d'os, Tome 2 : Le Prince charnel de
Greg Keyes
quand douze mois il se fut lamenté,
apparut le fantôme de son aimée.
que veux tu de moi, lui demanda t-elle,
à en troubler mon sommeil éternel?
mon amour, je ne désire qu'un baiser,
un seul baiser de tes lèvres adorées
puis je ne te troublerai plus jamais,
et te laisserai reposer en paix.
je porte en moi le froid de l'océan,
et si jamais tu embrassais céans
mes lèvres glaciales et salées,
tu ne verrais pas Soleil se lever.
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Par meygisan, le 08/04/2012
Les royaumes d'épines et d'os, Tome 3 : Le Chevalier de sang de
Greg Keyes
voici mon voeu;
un homme aux lèvres rouge sang,
à la peau blanc neige,
à la chevelure bleu noir
comme les ailes d'un corbeau.
c'est là mon voeu.
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Par meygisan, le 28/05/2012
Les élus de Changelin, Tome 1 : Les enfants du fleuve de
Greg Keyes
la montagne se fendit dans un bruit de tonnerre et, au travers de la faille, un cyclone de vapeur douée de vie jaillit en hurlant vers le ciel. Des éclairs violents et multicolores accompagaient le vent et l'eau, doigts tâtonnants d'un dieu en colère.
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Par meygisan, le 08/04/2012
Les royaumes d'épines et d'os, Tome 4 : La Dernière Reine de
Greg Keyes
pour prêter féauté, l'on doit d'abord savoir ce que c'est, seigneur. Lors, bien qu'un chien puisse être loyal de façon irréfléchie, il ne pourra jamais être ton féal; Tu es entouré de chiens, seigneur, et je n'en suis pas un.