-
Par AliceW, le 30/01/2012
Anka de
Guillaume Guéraud
Par curiosité, peut-être, histoire de voir, ou juste l'envie de mettre les pieds là où il ne fallait pas, avec mon esprit tordu qui me poussait toujours à gueuler quand le silence s'imposait ou à toucher les clôtures électriques pour vérifier si elles étaient branchées, ou alors c'est la simple idée de faire une connerie qui m'a attiré.
-
Par Tristram, le 18/12/2010
Je mourrai pas gibier de
Guillaume Guéraud
Des raisons, on peut toujours en trouver. Des bonnes ou des mauvaises en pagaille. Mais c'est pas mon boulot. Il y a des spécialistes pour ça.
-
Par canel, le 07/12/2011
Sans la télé de
Guillaume Guéraud
On me considère comme plus que bizarre. Au mieux comme une énigme. Au pire comme une putain d'anomalie.
"Il était une fois dans l'ouest" me fournit enfin des arguments imparables pour me défendre :
- La télévision transforme les déserts en bacs à sable et la vapeur des locomotives en fumée de cigarette !
- On a quand même vu "Il était une fois dans l'Ouest" avant toi grâce à la télé ! se vantent les plus malins.
- Vous avez même pas vu "Il était une fois dans l'Ouest" ! je leur balance. Ce que vous avez vu, ça s'appelle "Il était une fois dans mon salon" et, sur votre télé, l'homme à l'harmonica n'était pas plus grand que vos petites b!tes. (p. 71)
> lire la suite
-
Dernier western de
Guillaume Guéraud
[ Incipit ]
Une affiche publicitaire plantée au bord de la voie ferrée montrait un cow-boy crasseux et un vieil Indien en train de boire un Coca-Cola comme deux vieux frères ennemis enfin réconciliés.
Il a brusquement écarté son visage de la vitre.
Un film de sueur lui recouvrait le front.
Il a tendu les mâchoires et il a vomi sur le sol et un hoquet lui a fait arroser de bile les accoudoirs de son fauteuil.
Ses jambes tremblaient. Ses mains tremblaient. Son corps tout entier tremblait.
Il s’est essuyé le visage avec un mouchoir en papier et il a changé de place.
Le wagon était presque vide.
[ Les 10 premières pages en PDF via le site de l'éditeur :
http://www.lerouergue.com/PDF_LIVRES/dernier_western.pdf ]
> lire la suite
-
Par Marsup, le 17/05/2010
Je mourrai pas gibier de
Guillaume Guéraud
« A Mortagne, on n'a pas vraiment les moyens de réfléchir, en fait. On a bien un cerveau, mais rien d'autre à mettre dedans que du raisin, des planches, de la sueur et du plomb. C'est comme ça »
-
Par canel, le 07/12/2011
Sans la télé de
Guillaume Guéraud
Mon grand-père m'a toujours dit de ne jamais accepter les bonbons que me tendrait un inconnu, sinon je pourrais me faire kidnapper, il a vu ça dans une émission à la télé. Tu parles, la seule personne qui m'ait tendu des bonbons, c'est sa vieille voisine. Mais, à entendre mon grand-père, on croirait que des pervers sanguinaires rôdent à tous les coins de rue.
- Nom de Dieu ! râle-t-il. Et notre con de président a aboli la peine de mort ! (p.65)
-
Par Gregor, le 05/01/2012
Je mourrai pas gibier de
Guillaume Guéraud
J'ai voulu chercher un téléphone pour prévenir les urgences. Un téléphone pour avertir la gendarmerie. Un téléphone pour entendre quelque chose. Sauf que Terence est un pleu-pleu. Alors Terence n'a pas de téléphone. J'ai ouvert le jet de la douche. J'ai plongé une serviette sous l'eau fraîche et j'ai passé cette compresse sur son visage et son ventre. ça l'a calmé. Le rythme de sa respiration a ralenti. (...) Et je suis resté là. Sans le lâcher.
-
Par beroune, le 21/10/2010
Sans la télé de
Guillaume Guéraud
J'ai l'impression d'avoir gagné la bataille parce que, deux jours après, ma mère me fait une surprise :
_ J'ai un cadeau pour toi !
Je suis persuadé que c'est une télévision mais je ne vois rien qu'un tout petit paquet-cadeau sur la table. J'arrache le papier, pour découvrir ce qu'il y a dedans et, merde, c'est un livre. Je trouvais que le paquet avait une taille minuscule pour une télé, mais pour un livre, il est franchement énorme.
-
Par canel, le 07/12/2011
Sans la télé de
Guillaume Guéraud
J'ai huit ans quand je vois Mon oncle d'Amérique. Mais les yeux rouges de ce rat blanc seront encore sous mon crâne quand j'aurai dix, douze, quinze, vingt, trente-sept, cinquante, soixante-quinze ans.
Je reverrai ce rat trembler chaque fois qu'on me fera du mal. Et chaque foisque j'en ferai.
Et je ne remercierai jamais assez ma mère de m'avoir emmené voir ce film incompréhensible pour le petit garçon que j'étais. (p. 23)
-
Sans la télé de
Guillaume Guéraud
Entre la gauche et la droite, en politique, la différence est simple comme entre bonjour et au revoir. A droite il y a les riches qui ne veulent pas partager leur pognon, c'est-à-dire tous les riches, plus un tas de pauvres crétins qui rêvent de faire fortune. A gauche, il y a les pauvres de notre espèce, ceux qui croient à la légende de Robin des Bois, que prendre l'argent des riches pour le distribuer c'est possible.