-
Par Eric75019, le 19/05/2012
La valse des gueules cassées de
Guillaume Prévost
François le suivit à travers les immenses combles vitrés qui abritaient le laboratoire et où cohabitaient diverses spécialités dans un désordre étudié. Si l'espace réservé à l'anthropométrie, avec ses fonds de mesures et ses tableaux d'oreilles ou de nez, était désormais délaissé, la zone consacrée à la photographie regorgeait de trépieds et d'appareils, le coin dévolu à l'étude des empreintes concentrait quatre tables où l'on s'occupait aussi de l'analyse graphologique et des faux en écriture, tandis qu'une zone plus à l'écart était réservée à la balistique, avec plusieurs microscopes pour l'étude des projectiles et une partie sécurisée où l'on procédait aux tirs d'essai dans d'épaisses couches de bourre. Une cloison séparait ce premier ensemble du laboratoire de toxicologie et de chimie, où des experts en blouse blanche mélangeaient des réactifs mystérieux destinés à faire parler les poisons, les échantillons de fluides humains et autres drogues en tout genre. Un étrange cabinet de curiosités, au total, où s'élaboraient pourtant les techniques les plus modernes de la science criminelle.
> lire la suite
-
Par Sly, le 11/04/2012
Les sept crimes de Rome de
Guillaume Prévost
Durant tout ce moment où je perdis la notion de moi-même, j'appris que l'on pouvait se chercher sans vouloir se trouver, et que l'on pouvait s'abandonner sans vouloir se perdre.
J'appris que le corps des femmes est plus subtil que le nôtre, que leurs émotions sont plus riches et plus exigeantes. Qu'il faut du tact et de l’ingéniosité. De l'amour aussi.
J'appris enfin, les yeux perdus dans le feuillage, un peu de mystère des vertus florentines.
-
Par Dadafolie, le 20/02/2011
Le livre du temps, Tome 1 : La pierre sculptée de
Guillaume Prévost
Sans trop y croire, il plaça la pièce au centre du soleil: elle s'y ajusta parfaitement, comme aimantée par une force invisible.
C'est alors qu'il perçut le bourdonnement. Il colla son oreille contre la pierre sculptée: elle émettait ue sorte de vibration, très régulière et très lointaine...Mieux, il lui semblait qu'elle n'était plus tout à fait froide. Son imagination, sans doute. Pourtant...Oui, quelque chose s'en dégageait. Une chaleur...
Une chaleur et un sorte de magnétisme.
Il eut même l'impression que le sol autour de lui se mettait à vibrer et qu'il suffirait de poser les doigts sur l'ovale tiède de la pierre pou ressentir son étrange palpitation. Il avança la main...
La dernière chose dont il eut conscience fut une brûlure atroce qui lui remontait le long du bras et lui embrasait le corps.
> lire la suite
-
Le livre du temps, Tome 1 : La pierre sculptée de
Guillaume Prévost
Qu’est-ce qui lui était arrivé ? Et ses vêtements ? Où ETAIENT SES VETEMENTS ? Son jean, son tee-shirt ? Il n’avait plus sur lui qu’une espèce de chemise de nuit grossière, trempée de sueur, qui lui couvrait les bras et les jambes. Et qui le grattait, au passage. Et ses brûlures ? Il sentait encore la morsure du feu qui l’avait consumé lorsqu’il avait touché la pierre. Une torche humaine, pas moins… Et pourtant, sa peau était miraculeusement intacte, aussi rose que celle d’un bébé. Comme si tout cela n’avait été qu’un rêve.
-
L'Assassin et le Prophète de
Guillaume Prévost
Après s’être lavé soigneusement dans la première piscine, Philon descendit les marches qui menaient à l’intérieur du bain rituel. […] C’était en effet le privilège des riches que d’avoir leur propre miqveh, la plupart des habitants de Jérusalem se contentant des bains que l’on ouvrait au public à coté du Temple.
-
Par Lilibook, le 02/08/2009
Les sept crimes de Rome de
Guillaume Prévost
Je levai la tête à mon tour, persuadé de ce que j'allais voir : la longue spirale de pierre grise retraçant les victoires de Marc Aurèle contre les Germains, et, au sommet, à quatre-vingt-dix pieds de là, la statue du conquérant à cheval.
Mais à ma grande stupéfaction, l'empereur n'était plus seul sur sa monture : quelqu'un se trouvait derrière lui en croupe, les deux bras passés autour de son cou. Quelqu'un, ou, devrais-je dire, ce qu'il restait de quelqu'un : un corps dénudé, rougi de sang, horriblement décapité. Une épée courte était plantée dans son dos, comme une flèche au milieu d'une cible. A cette distance, on ne pouvait distinguer si le corps appartenait à un homme ou à une femme.
> lire la suite
-
L'Assassin et le Prophète de
Guillaume Prévost
Citons l’épigraphe : “Sors enfin du discours, de peur que, passionné par la beauté des mots, tu ne deviennes étranger à la beauté des choses que ces mots signifient !” Philon d’Alexandrie in De migratione Abrahami
-
Le bal de l'Equarrisseur de
Guillaume Prévost
Le corps était à peine dissimulé au milieu des alignements de carcasses. Il suffisait de lever les yeux dans la bonne direction - la deuxième rangée au fond - et la forme humaine se détachait aussitôt dans sa terrible singularité, jurant parmi la lugubre procession ds cochons éventrés. Une femme, tête en bas, les mollets ficelés à une traverse de bois, accrochée elle-même à une cheville de boucher. Elle était suspendue de face, complètement nue, sa chevelure grise et ses mains potelées effleurant le carrelage, ses chairs abondantes bleuies par le froid.
-
L'Assassin et le Prophète de
Guillaume Prévost
“Jérusalem, Jérusalem tout entière est un miracle ! Plus il la découvrait, plus Philon réalisait ce que la Cité du Très-Haut avait d’unique. Loin des mers et des cours d’eau, perdue au milieu de terres isolées, juchées sur des collines mal accessibles, à l’écart des routes et du commerce, jamais Jérusalem n’aurait dû voir le jour. Et pourtant, quelle puissance, quelle vie !”
-
Par athena1, le 11/07/2011
La valse des gueules cassées de
Guillaume Prévost
- Simon ... Vous savez ce que signifie le terme polis en grec ? C'est le nom pour désigner la cité. En Français il est à l'origine à la fois du mot "police" et du mot "politique". Vous apprendrez vite que les deux ne sont jamais très loin.