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Citations de Gustave Flaubert (847)

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  • Par mathilde08, le 29/04/2012

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Ils s'en revinrent à Yonville en suivant le bord de l'eau. Dans la saison chaude, la berge plus élargie découvrait jusqu'à leur base les murs des jardins, qui avaient un escalier de quelques marches descendant à la rivière. Elle coulait sans bruit, rapide et froide à l’œil ; de grandes herbes minces s'y courbaient ensemble, selon le courant qui les poussaient, et comme des chevelures vertes abandonnées s’étalaient dans sa limpidité. Quelquefois, à la pointe des joncs ou sur la feuille des nénuphars, un insecte à pattes fines marchait ou se posait. Le soleil traversait d'un rayon les petits globules bleus des ondes qui se succédaient en se crevant ; les vieux saules ébranchés miraient dans l'eau leur écorce grise ; au-delà, tout alentour, la prairie semblait vide. C'était l'heure du dîner dans les fermes, et la jeune femme et son compagnon n'entendaient en marchant que la cadence de leurs pas sur la terre du sentier, les paroles qu'ils se disaient, et le frôlement de la robe d'Emma qui bruissait tout autour d'elle.
    Les murs des jardins, garnis à leur chaperon de morceaux de bouteilles, étaient chauds comme le vitrage d'une serre. Dans les briques, des ravenelles avaient poussé ; et, du bord de son ombrelles déployée, Mme Bovary, tout en passant, faisait s'égrener en poussière jaune un peu de leurs fleurs flétries, ou bien quelque branche des chèvrefeuilles et des clématites qui pendaient en dehors traînait un moment sur la soie, en s'accrochant aux effilés.

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  • Par Kittiwake, le 24/04/2012

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Et Emma cherchait à savoir ce que l'on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d'ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres

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  • Par MonsieurChat, le 17/02/2012

    Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert

    Sa bouche entr’ouverte laissait passer un souffle aussi pur qu’un petit vent qui aurait traversé un rosier.

    Champfleury.

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  • Par rudyard, le 04/02/2012

    Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert

    CADEAU: Ce nest pas la valeur qui en fait le prix, ou bien ce n'est pas le prix qui en fait la valeur. Le cadeau n'est rien, c'est l'intention qui compte.

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  • Par Seiren, le 30/01/2012

    Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert

    Achille : Ajoutez "aux pieds légers" ; cela donne à croire qu'on a lu Homère.

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  • Par Seiren, le 01/12/2011

    Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert

    Poète : Synonyme de rêveur et nigaud.

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  • Par Elvira, le 10/08/2011

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    La lune, toute ronde et couleur de pourpre, se levait à ras de terre, au fond de la prairie. Elle montait vite entre les branches des peupliers, qui la cachaient de place en place, comme un rideau noir, troué. Puis elle parut, éclatante de blancheur, dans le ciel vide qu’elle éclairait ; et alors, se ralentissant, elle laissa tomber sur la rivière une grande tache, qui faisait une infinité d’étoiles, et cette lueur d’argent semblait s’y tordre jusqu’au fond à la manière d’un serpent sans tête couvert d’écailles lumineuses. Cela ressemblait aussi à quelque monstrueux candélabre, d’où ruisselaient, tout du long, des gouttes de diamant en fusion. La nuit douce s’étalait autour d’eux ; des nappes d’ombre emplissaient les feuillages.

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  • Par irondhell, le 13/02/2011

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Ce roman est intéressant à analyser, mais à lire, il est plutôt laborieux car ennuyeux. Je me suis sentie très seule en le lisant, ne sachant que penser de ce livre: est-il prodigieusement bien mené ou parfaitement insipide ?
    C'est lorsque j'ai appris que Flaubert avait voulu écrire un roman qui ne tenait que par "la force du style" que j'ai compris tout l'intérêt de l'oeuvre. Je conseille donc de le lire avec un profil d'oeuvre, afin de mieux cibler le but de ce roman.

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  • Par brigetoun, le 07/02/2011

    Bouvard et Pécuchet de Gustave Flaubert

    Il n'y a de vrai que les phénomènes. Ils copièrent… tout ce qui leur tomba sous la main, … longue énumération… les notes des auteurs précédemment lus, – vieux papiers achetés au poids à la manufacture de papiers voisine.
    Mais ils éprouvent le besoin de faire un classement… alors ils recopient sur un grand registre de commerce. Plaisir qu'il y a dans l'acte matériel de recopier.
    Spécimens de tous les styles. agricole, médical, théologique, classique, romantique, périphrases.

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  • Par DrJackal, le 17/01/2011

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

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  • Par sophie9206, le 05/01/2011

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Nous avions l'habitude, en entrant en classe, de jeter nos casquettes par terre, afin d'avoir ensuite nos mains plus libres ; il fallait, dès le seuil de la porte, les lancer sous le banc, de façon à frapper contre la muraille en faisant beaucoup de poussière ; c'était là le genre.

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  • Par grisette, le 25/08/2010

    Correspondance de Gustave Flaubert

    Rien ne m'a plus donné un absolu mépris du succès que de considérer à quel prix on l'obtient.

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  • Par latrace, le 28/05/2010

    Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert

    Calvitie: Toujours précoce et causée par des excès de jeunesse, ou la conception de grandes pensées.

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  • Par TheBee, le 27/05/2010

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    A la ville, avec le bruit des rues, le bourdonnement des théâtres et les clartés du bal, elles avaient des existences où le coeur se dilate, où les sens s'épanouissent. Mais elle, sa vie était froide comme un grenier dont la lucarne est au nord, et l'ennui, araignée silencieuse, filait sa toie dans l'ombre à tous les coins de son coeur.

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  • Par Elisanne, le 12/05/2010

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Comment vais-je signer, maintenant ? se dit-il.
    Votre tout dévoué… Non. Votre ami ?…Oui, c’est cela.

    Il relut la lettre. Elle lui parut bonne.

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  • Par Reka, le 24/03/2010

    Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert

    ÉPINARDS
    Sont le balai de l’estomac. Ne jamais rater la phrase célèbre de
    Prudhomme: «Je ne les aime pas, j’en suis bien aise, car si je les
    aimais, j’en mangerais, et je ne puis pas les souffrir.» (Il y en a qui
    trouveront cela parfaitement logique et qui ne riront pas.)

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  • Par Orphea, le 13/11/2009

    L'Education sentimentale de Gustave Flaubert

    Cependant, un souffle intérieur l'enlevait comme hors de lui ; c'était une envie de se sacrifier, un besoin de dévouement immédiat, et d'autant plus fort qu'il ne pouvait l'assouvir.

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  • Par chartel, le 01/11/2009

    Trois contes : Un coeur simple - La légende de Saint Julien l'Hospitalier - Hérodias de Gustave Flaubert

    ANTOINE
    N’importe, il faut qu’il y ait un paradis pour le bien, comme un enfer pour le mal !

    LE DIABLE
    L’exigence de ta raison fait-elle la loi des choses ? Sans doute le mal est indifférent à Dieu puisque la terre en est couverte !
    Est-ce par impuissance qu’il le supporte, ou par cruauté qu’il le conserve ?

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  • Par dede, le 12/11/2008

    Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert

    Exception: Dites qu'elle confirme la règle. Ne vous risquez pas à expliquer comment.

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  • Par kathel, le 30/01/2008

    Lettres à Louise Colet de Gustave Flaubert

    Samedi soir.
    (...) Si je n’ai pas répondu plus tôt à ta lettre dolente et découragée, c’est que j’ai été dans un grand accès de travail. Avant-hier, je me suis couché à 5 heures du matin et hier à 3 heures. Depuis lundi dernier j’ai laissé de côté toute autre chose, et j’ai exclusivement toute la semaine pioché ma Bovary, ennuyé de ne pas avancer. Je suis maintenant arrivé à mon bal que je commence lundi. J’espère que ça ira mieux. J’ai fait, depuis que tu ne m’as vu, 25 pages net (25 pages en six semaines). Elles ont été dures à rouler. Je les lirai demain à Bouilhet. Quant à moi, je les ai tellement travaillées, recopiées, changées, maniées, que pour le moment je n’y vois que du feu. Je crois pourtant qu’elles se tiennent debout.
    Tu me parles de tes découragements : si tu pouvais voir les miens ! Je ne sais pas comment quelquefois les bras ne me tombent pas du corps, de fatigue, et comment ma tête ne s’en va pas en bouillie. Je mène une vie âpre, déserte de toute joie extérieure et où je n’ai rien pour me soutenir qu’une espèce de rage permanente, qui pleure quelquefois d’impuissance, mais qui est continuelle. J’aime mon travail d’un amour frénétique et perverti, comme un ascète le cilice qui lui gratte le ventre. Quelquefois, quand je me trouve vide, quand l’expression se refuse, quand, après avoir griffonné de longues pages, je découvre n’avoir pas fait une phrase, je tombe sur mon divan et j’y reste hébété dans un marais intérieur d’ennui. Je me hais et je m’accuse de cette démence d’orgueil qui me fait haleter après la chimère. Un quart d’heure après, tout est changé, le coeur me bat de joie.
    Mercredi dernier, j’ai été obligé de me lever pour aller chercher mon mouchoir de poche ; les larmes me coulaient sur la figure. Je m’étais attendri moi-même en écrivant, je jouissais délicieusement, et de l’émotion de mon idée, et de la phrase qui la rendait, et de la satisfaction de l’avoir trouvée. Du moins je crois qu’il y avait de tout cela

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