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Citations de Gustave Flaubert (715)

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  • Par crapette, le 04/11/2012

    Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert

    GRENOUILLE : la femelle du crapaud.

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  • Par Aethys, le 17/07/2012

    L'Education sentimentale de Gustave Flaubert

    [...] Bientôt ces mensonges le divertirent ; il répétait à l'une le serment qu'il venait de faire à l'autre, leur envoyait deux bouquets semblables, leur écrivait en même temps, puis établissait entre elles des comparaisons ; - il y en avait une troisième toujours présente à sa pensée. L'impossibilité de l'avoir justifiait de ses perfidies, qui avivaient le plaisir, en y mettant de l'alternance ; et plus il avait trompé n'importe laquelle des deux, plus elle l'aimait, comme si leurs amours se fussent échauffées réciproquement et que, dans une sorte d'émulation, chacune eût voulu lui faire oublier l'autre.[...]

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  • Par camille.devignes, le 04/05/2012

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Il se trouvait dans une de ces crises où l'âme entière montre indistinctement ce qu'elle enferme, comme l'Océan, qui, dans les tempêtes, s’entrouvre depuis les fucus de son rivage jusqu'au sable de ses abîmes.

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  • Par Kittiwake, le 24/04/2012

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Mais c'était surtout aux heures des repas qu'elle n'en pouvait plus, dans cette petite salle au rez-de-chaussée, avec le poêle qui fumait, la porte qui criait, les murs qui suintaient, les pavés humides : toute l'amertume de l'existence lui semblait servie dans son assiette

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  • Par Jcequejelis, le 08/04/2012

    La première Education sentimentale / Correspondance 1841-1845 de Gustave Flaubert

    A Alfred Le Poittevin, août 1845

    J’ai lu hier soir, dans mon lit, le premier volume de Le rouge et le noir, de Stendhal ; il me semble que c’est d’un esprit distingué et d’une grande délicatesse. Le style est français ; mais est-ce là le style, le vrai style, ce vieux style qu’on ne connaît plus maintenant ?

    [p. 454]

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  • Par cathcor, le 28/02/2012

    Correspondance de Gustave Flaubert

    C'est par là que nous valons quelque chose, l'aspiration. Une âme se mesure à la dimensions de ses désirs, comme l'on juge d'avance des cathédrales à la hauteur de leurs cloches.

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  • Par Nouar, le 31/10/2011

    Le dictionnaire des idées reçues : Et le catalogue des idées chic de Gustave Flaubert

    Ecriture : Une belle écriture mène à tout.
    Indéchiffrable : signe de science. Ex. : les ordonnances des médecins.

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  • Par Elvira, le 10/08/2011

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    On ne songe à rien, continua-t-il, les heures passent. On se promène immobile dans des pays que l’on croit voir, et votre pensée, s’enlaçant à la fiction, se joue dans les détails ou poursuit le contour des aventures. Elle se mêle aux personnages ; il semble que c’est vous qui palpitez sous leurs costumes.

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  • Par Elvira, le 10/08/2011

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Une fois, par un temps de dégel, l’écorce des arbres suintait dans la cour, la neige sur les couvertures des bâtiments se fondait. Elle était sur le seuil ; elle alla chercher son ombrelle ; elle l’ouvrit. L’ombrelle, de soie gorge-de-pigeon, que traversait le soleil, éclairait des reflets mobiles la peau blanche de sa figure. Elle souriait là-dessous à la chaleur tiède ; et on entendait les gouttes d’eau, une à une, tomber sur la moire tendue.

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  • Par ivredelivres, le 25/06/2011

    Correspondance Flaubert-Maupassant, 1872-1880 de Gustave Flaubert

    Gustave Flaubert à Guy de Maupassant
    Mais il me tarde de vous dire que je considère Boule de Suif comme un Chef d’oeuvre ! Oui jeune homme ! Ni plus, ni moins, cela est d’un maître. C’est bien original de conception, entièrement bien compris et d’un excellent style. Le paysage, les personnages se voient et la psychologie est forte. Bref je suis ravi.

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  • Par ivredelivres, le 18/05/2011

    Correspondance de Gustave Flaubert

    Flaubert à George Sand
    Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols, et j’ai entendu de jolis mots à la prud’homme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d’ordre.
    C’est la haine que l’on porte au bédouin, à l’hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète, et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. Il est vrai que beaucoup de choses m’exaspèrent. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.


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  • Par ivredelivres, le 18/05/2011

    Correspondance de Gustave Flaubert

    Flaubert à George Sand

    Non, chère maître, vous n’êtes pas près de votre fin. Tant pis pour vous, peut-être. Mais vous vivrez vieille et très vieille, comme vivent les géants, puisque vous êtes de cette race-là ; seulement, il faut se reposer. Une chose m’étonne, c’est que vous ne soyez pas morte vingt fois, ayant tant pensé, tant écrit, et tant souffert. Allez donc un peu, comme vous en aviez tant envie, au bord de la Méditerranée. L’azur détend et retrempe. Il y a des pays de jouvence, comme la baie de Naples. En de certains moments, ils rendent peut-être plus triste ? Je n’en sais rien.
    La vie n’est pas facile ! Quelle affaire compliquée et dispendieuse !

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  • Par mandarine43, le 26/03/2011

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    [Incipit.]

    À Louis Bouilhet
    Première partie

    Nous étions à l'Étude, quand le Proviseur entra, suivi d'un nouveau habillé en bourgeois et d'un garçon de classe qui portait un grand pupitre. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail.
    Le Proviseur nous fit signe de nous rasseoir ; puis, se tournant vers le maître d'études :
    - Monsieur Roger, lui dit-il à demi-voix, voici un élève que je vous recommande, il entre en cinquième. Si son travail et sa conduite sont méritoires, il passera dans les grands, où l'appelle son âge.
    Resté dans l'angle, derrière la porte, si bien qu'on l'apercevait à peine, le nouveau était un gars de la campagne, d'une quinzaine d'années environ, et plus haut de taille qu'aucun de nous tous. Il avait les cheveux coupés droit sur le front, comme un chantre de village, l'air raisonnable et fort embarrassé. Quoiqu'il ne fût pas large des épaules, son habit-veste de drap vert à boutons noirs devait le gêner aux entournures et laissait voir, par la fente des parements, des poignets rouges habitués à être nus. Ses jambes, en bas bleus, sortaient d'un pantalon jaunâtre très tiré par les bretelles. Il était chaussé de souliers forts, mal cirés, garnis de clous.
    On commença la récitation des leçons. Il les écouta de toutes ses oreilles, attentif comme au sermon, n'osant même croiser les cuisses, ni s'appuyer sur le coude, et, à deux heures, quand la cloche sonna, le maître d'études fut obligé de l'avertir, pour qu'il se mît avec nous dans les rangs.

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  • Par sophie9206, le 17/03/2011

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Elle s'esquiva brusquement, se débarrassa de son costume, dit à Léon qu'il lui fallait s'en retourner, et enfin resta seule à l'hôtel de Boulogne. Tout et elle-même lui étaient insupportables. Elle aurait voulu, s'échappant comme un oiseau, aller se rajeunir quelque part, bien loin, dans les espaces immaculés. Elle sortit, elle traversa le boulevard, la place Cauchoise et le faubourg, jusqu'à une rue découverte qui dominait les jardins. Elle marchait vite, le grand air la calmait : et peu à peu les figures de la foule, les masques, les quadrilles, les lustres, le souper, ces femmes, tout disparaissait comme des brumes emportées. Puis, revenue à la Croix-Rouge, elle se jeta sur son lit, dans la petite chambre du second, où il y avait des images de la Tour de Nesle. A quatre heures du soir, Hivert la réveilla.

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  • Par Emma20, le 27/02/2011

    Notes pour les livres à venir précédées de Cahier des vingt ans de Gustave Flaubert

    J’aime mieux l’inspiration que la réflexion, le sentiment que la raison, la clémence que la justice, la religion que la philosophie, le beau que l’utile, la poésie avant tout. L’art est plus utile que l’industrie, le beau est plus utile que le bon. S’il en était autrement, pourquoi les premiers peuples, les premiers gouvernements ne seraient-ils pas industrieux, commerçants ? Ils sont artistes, poètes, ils bâtissent des choses inutiles comme des pyramides, des cathédrales ; ils font des poèmes avant de faire du drap. L’esprit est plus gourmand que l’estomac.

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  • Par Miss-Sneeze, le 10/12/2010

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    ... et Charles suffoquait comme un adolescent sous les vagues effluves amoureux qui gonflaient son coeur chagrin...

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  • Par brigetoun, le 03/07/2010

    Mémoires d'un fou de Gustave Flaubert

    Alors je me croisais les bras, me regardant comme un homme mort, je n'étais plus qu'une momie embaumée dans ma douleur ; la fatalité, qui m'avait courbé dès ma jeunesse, s'étendait pour moi sur le monde entier, je la regardais se manifester dans toutes les actions des hommes aussi universellement que le soleil sur la surface de la terre, elle me devint une atroce divinité, que j'adorais comme les Indiens adorent le colosse ambulant qui leur passe sur le ventre ; je me complaisais dans mon chagrin, je ne faisais plus d'effort pour en sortir, je le savourais même, avec la joie désespérée du malade qui gratte sa plaie et se met à rire quand il a du sang aux ongles

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  • Par courgette, le 19/05/2010

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Il prit l'habitude du cabaret, avec la passion des dominos. S'enfermer chaque soir dans un sale appartement public, pour y taper sur des tables de marbre de petits os de mouton marqués de points noirs, lui semblait un acte précieux de sa liberté, qui le rehaussait d'estime vis-à-vis de lui-même.

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  • Par melusine1701, le 28/01/2010

    Salammbô de Gustave Flaubert

    Enfin, on entendit un craquement; une pierre énorme, en ricochant sur les arcs inférieurs, roula jusqu'en bas - et tout à coup, une cataracte, un fleuve entier tomba du ciel sur la plaine. L'aqueduc, coupé par le milieu, se déversait. C'était la mort pour Carthage, et la victoire pour les barbares.

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  • Par chartel, le 01/11/2009

    La Tentation de Saint Antoine de Gustave Flaubert

    Comme l’existence provient de la corruption, la corruption du désir, le désir de la sensation, la sensation du contact, j’ai fui toute action, tout contact ; et – sans plus bouger que la stèle d’un tombeau, exhalant mon haleine par mes deux narines, fixant mon regard sur mon nez, et considérant l’éther dans mon esprit, le monde dans mes membres, la lune dans mon cœur, - je songeais à l’essence de la grande Âme d’où s’échappent continuellement, comme des étincelles de feu, les principes de la vie.

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