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Par boudicca, le 06/02/2012
Le Dernier Rayon du Soleil de
Guy Gavriel Kay
Ainsi se joua-t-il cette nuit-là sous les arbres une pénible vérité quant au courage humain. Une vérité à laquelle nous résistons pour ce qu'elle nous suggère de notre existence. Parfois, les actes les plus vaillants, ceux qui réclament toute la force de la volonté, et le recours à une bravoure qui dépasse l'entendement ou la description... ces actes n'ont aucune conséquence qui vaille. Ils ne dessinent aucun cercle à la surface des événements, ne causent rien, ne gagnent rien. Ils sont triviaux, marginaux. Ce peut être difficile à accepter. La fille d'Aëldred avait agi avec une bravoure presque indicible en se rendant seule la nuit dans les ténèbres de la forêt (…) et, dans le cours de cette nuit, cela ne signifiait rien.
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Par boudicca, le 05/02/2012
Le Dernier Rayon du Soleil de
Guy Gavriel Kay
Il mourait debout, néanmoins, au combat, comme il le devait. Les dieux aimaient leurs guerriers, leur sang, les vaisseaux-dragons, les épées rougies: corbeaux et aigles vous invitaient à entrer dans les salles où l'hydromel coulait en abondance, pour toujours. Le soleil s'était levé, mais soudain il ne pouvait plus le voir. Il y eut une longue vague blanche. Il murmura le nom d'Ingavin et de Thünir, et s'en alla les rejoindre
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Par boudicca, le 30/01/2012
Les lions d'Al-Rassan de
Guy Gavriel Kay
Sachez, vous qui lisez ces lignes, que cet homme, dans son goût pour l'honneur, dans sa fidélité, dans son amour pour son pays, dans son courage, était l'un des miracles du Seigneur.
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Par boudicca, le 30/01/2012
Les lions d'Al-Rassan de
Guy Gavriel Kay
Un énorme rugissement s'éleva des armées. L'homme qui se tenait encore debout dans la plaine se tourna vers la colline où se trouvaient les femmes. Il laissa retomber son épée dans l'herbe sombre et piétinée puis se retourna vers l'homme qui gisait à terre et s'avança à genoux près de lui tandis que le soleil disparaissait. Bientôt les nuages commencèrent à arriver de l'ouest en tourbillonnant, oblitérant le ciel. Plus de soleil ni de lune ni d'étoiles au-dessus de l'Al-Rassan.
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Par boudicca, le 09/01/2012
Tigane de
Guy Gavriel Kay
Tigane, que le souvenir que j'ai de toi soit comme une épée dans mon âme
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Par nanet, le 29/09/2011
La Tapisserie de Fionavar, Tome 1 : L'Arbre de l'été de
Guy Gavriel Kay
- Aucun homme d'aucune tribu n'aurait pu ouvrir une bréche, je pense. Quoi qu'il arrive à présent, tu nous as sauvé la vie à ce moment là.
- J'ai balancé la hache, c'est tout, marmonna Dave.
A ces mots, Torc, à sa grande surprise, éclata de rire. un instant, les arbres qui écoutaient furent réduits au silence. Aucun mortel n'avait ri dans la forêt de Pendarame depuis mille ans.
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Par boudicca, le 05/11/2011
Tigane de
Guy Gavriel Kay
Je ne vais pas te dire que je regrette ce que j'ai fait, avait déclaré Alessan au magicien alors que le soleil se couchait, mais sache que j'ai de la peine. » Et cette nuit là, en écoutant le prince de Tigane jouer de sa flûte, Devin comprit la différence entre les deux (…) Son propre chagrin monta au son de la flûte des bergers. Il versa des larmes pour Alessan et pour Erlein, terrassé. Il en versa pour Baerd et ses marches nocturnes et hantées. Pour Sandre et ses dix doigts, et pour son fils défunt. Pour Catriana et lui-même, pour tous ceux de leur génération, sans racines, sans passé et sans pays. Il versa des larmes pour ce que tous, hommes et femmes, avaient subi, et pour ce qu'il leur restait à accomplir avant de pouvoir relever la tête.
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Par boudicca, le 09/01/2012
La mosaïque de Sarance, Tome 1 : Le chemin de Sarance de
Guy Gavriel Kay
Il continuait de regarder l'aurochs en face, l'acte le plus courageux qu'il eut jamais accompli de sa vie. Et ce qu'il vit dans ces yeux, sans erreur possible, ce n'était ni de la colère ni une menace, mais le deuil. A cet instant, Linon parla enfin. Il ne veut pas cette fille, dit l'oiseau dans son esprit, doucement, presque avec tendresse. Il est venu pour moi. Pose-moi par terre, Crispin. (…) C'est écrit depuis longtemps, semble-t-il. Tu n'es pas le premier en Occident à tenter d'arracher une victime à Ludan
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Par Lefso, le 06/04/2011
La Tapisserie de Fionavar, tome 3 : La Voie obscure de
Guy Gavriel Kay
Matt se détourna. Lorèn lâcha la main de Kim.
- Je n'ai pas le choix ! s'écria-t-elle - dans son cœur , et non à voix haute. Elle savait pourquoi la pierre fulgurait. Cette créature du lac possédait une puissance immense et son éclat même l'enrôlait dans l'armée de la Lumière. On était en guerre contre les Ténèbres, contre les innombrables légions de Rakoth. Kim portait l'anneau pour une raison, et c'était cette raison-là.
Elle fit un pas en avant vers les eaux encore houleuses du Calor Diman. En levant les yeux, elle vit le regard clair du Dragon fixé sur elle en une acceptation dénuée de crainte, mais d'une infinie tristesse. Cette créature, dont le pouvoir avait des racines plus profondes que tout en Fionavar, reconnaissait en Kim une puissance qui l'enchaînerait et la transformerait à jamais.
La pulsation du Baëlrath était maintenant si féroce que toute la prairie et les pics montagneux aux alentours en étaient illuminés. Kim leva la main. Elle songea à Macha et à Nemain, les déesses de la guerre. Elle songea à Ruana et aux paraïko, en se rappelant le kanior, le dernier kanior.Par sa faute. Elle songea à Arthur, et à Matt Sören, qui se tenait non loin de là et ne la regardait pas, de peur d'essayer de la fléchir.
Elle songea au mal que les hommes vertueux commettent au nom de la Lumière, se rappela Jennifer à Starkadh. La guerre était sur eux, les environnait, menaçant les vivants de la terrible domination des Ténèbres, et tous ceux qui vivraient après eux.
"Non, dit Kimberly Ford à voix basse, d'un ton absolument définitif. J'en suis arrivée là, j'ai fait tout ce que j'ai fait jusqu'à présent. Je n'irai pas plus loin dans cette voie. Il est un point où la quête de la Lumière commence à servir les Ténèbres."
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Par Lefso, le 28/01/2011
La Tapisserie de Fionavar, Tome 1 : L'Arbre de l'été de
Guy Gavriel Kay
Au milieu de la ronde qui tournait sur l'herbe, la fille au bandeau leva le bras et chanta pour la dernière fois :
Lorsque le feu vagabond
Frappe la pierre au cœur
Le suivras-tu ?
Quitteras-tu ta demeure ?
Quitteras-tu ta vie ?
Prendras-tu ... la Route la plus longue ?
La ronde s'arrêta.
Le cœur battant inexplicablement à tout rompre, Jennifer vit que le doigt mince désignait sans erreur le garçon qui avait attaché le bandeau. Relevant le tête comme s'il entendait quelque lointaine musique, le garçon s'avanca. La fille retira son bandeau. Ils se regardèrent un long moment puis le garçon se détourna et, touchant les autres élus au passage comme pour une bénédiction, il s'éloigna seul de la place.
Jaëlle, qui regardait, avait pour la première fois l'air troublé. En jetant un coup d'œil à son visage pour une fois sans masque, Jennifer prit conscience avec un sursaut de son extrême jeunesse. Prête à parler, elle fut interrompue par un bruit de pleurs et, tournant la tête, elle vit une femme à la porte d'une boutique, dans l'allée derrière elles. Les larmes ruisselaient sur son visage.
Jaëlle avait suivi le regard de Jennifer . "Sa mère", dit la prêtresse à mi-voix.
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