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Par Zebra, le 18/02/2013
Théodora : Impératrice d'Orient de
Guy Rachet
page 143
[...] Une main grasse se posa sur son bras et la fit frissonner. Elle se tourna vers Hypathius qui caressait ses bracelets.
- De bien beaux bijoux, remarqua-t-il.
- Des cadeaux de mes amants, expliqua-t-elle d'un air détaché tout en retirant son bras.
- Ils sont bien généreux.
- Sans cela ils ne peuvent espérer devenir mes amants. Mais ce n'est là que peu de chose, à peine une entrée en matière.
- Il est vrai qu'aucun ne peut se targuer d'être le futur maître de l'empire.
L'arrivée de Théodoros évita à la jeune femme de répondre ... [...]
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Par Zebra, le 29/08/2012
Jardin de la rose de
Guy Rachet
page 272
[...] Je ne pus brider mon impatience et ma passion et je lui dis ce sonnet que je venais de composer :
"O d'ardente vertu ornée et brûlante, âme noble pour qui je tourne tant de vers ; ô parfaite demeure d'honnêteté, tour fortement établie sur une insigne vertu
"O flammes, ô roses dispersées en doux flocons sur la neige vive dans laquelle je me mire et me purifie ; ô plaisir dont les ailes s'élèvent vers le beau visage dont la lumière surpasse l'éclat du soleil!
"De votre nom, si mes rimes avaient pu porter aussi loin, j'aurais rempli Thulé et Bactres, le Tanaïs et le Nil, l'Olympe et Calpé.
"Puisque je ne puis le porter par toutes les quatre parties du monde, on l'ouïra dans le beau pays que traverse l'Apennin et qu'encerclent la mer et les Alpes."
NB: il s'agit d'une traduction du sonnet CXLVI qui débute ainsi : "O d'ardente vertute ornata e calda ..."
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Par thejoz, le 27/07/2008
Les Douze Travaux d'Hercule de
Guy Rachet
-Alcée, fils d'Amphitryon, Apollon Loxias est venu me visiter pour t'informer de la volonté du maître des dieux et des hommes, le Zeus tonnant. Tu ne peux t'y soustraire, même le voudrais-tu. Tu te rendras dans l'opulente Mycènes riche en or où règne ton cousin Eurysthée. Tu devras lui faire soumission et il t'imposera douze travaux qu'aucun mortel n'est capable de réaliser. Ainsi, en croyant t'abaisser il t'assurera la gloire et l'immortalité. Et ces exploits tu les accompliras pour la gloire d'Héra aux yeux de génisse. C'est pourquoi, désormais, tu abandonneras ton nom d'Alcée pour prendre celui d'Héraclès, gloire d'Héra.
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Par poppy64, le 02/12/2011
Guillaume le Conquérant de
Guy Rachet
Par ce chaud jour de printemps finissant, va de par une forêt silencieuse en ce midi, une troupe de cavaliers. A leur tête chevauche Robert, le fils puîné du défunt duc de Normandie. A la mort du noble duc, l'aîné de la maison a été élu par les barons duc et protecteur de Normandie et Robert a reçu en apanage l'Hiémois, aux vertes collines. Or Robert chevauche vers Falaise avec toute sa mesnie car son jeune coeur est gonflé de colère. Depuis longtemps déjà il avait ouï dire à la cour de son père que des bourgeois de Falaise, qui tous sont de la corporation des pelletiers, braconnent dans les domaines ducaux, sans prendre souci du droit seigneurial; ainsi dépeuplent-ils les forêts de leurs bêtes à fourrure afin d'alimenter leur commerce. Maintenant qu'il tient en fief ces forêts, il a hâte de se rendre à Falaise afin de châtier ces marchands dont l'audace et l'impudence sont si longtemps demeurées impunies de par négligence et grande débonnaireté du défunt duc.
Cependant vaste est la forêt et dense est la plante des arbres. Robert qui tient sur son poing son gerfaut au regard aigu, suivi de ses chiens à la course rapide, a couru un grand cerf sans parvenir à le forcer, et voici qu'il s'est égaré avec quelques-uns de ses valets. En vain recherche-t-il le chemin dont il s'est imprudemment éloigné lorsqu'en une clairière il voit un homme au plus fort de son âge qui cependant va seul et à pied, tenant en sa main le bourdon du pèlerin.
- Vavasseur, fait sire Robert en retenant son palefroi, êtes-vous de ce pays et en quel lieu vous rendez-vous, l'escarcelle au côté ?
Le voyageur s'est arrêté : il lève son regard vers le jeune comte :
- Beau sire, dit-il, si vous voulez savoir quelle route je veux suivre, sachez que c'est celle de Compostelle, car je désire y prier mon seigneur saint Jacques, afin que mon âme soit sauvée du feu de l'enfer, car j'ai failli.
- En quoi, sire, avez-vous failli, car je crois voir sur votre front une belle sérénité que pourraient envier bien de saints prud'hommes.
- Cette sérénité est pour moi chose nouvelle, fait le pèlerin. Je ne veux vous celer la raison pour laquelle je me rends outre-Pyrénées car il convient que tous ceux qui m'oient sachent comment le Seigneur Christ, qui pour nous périt sur la croix, a porté sa lumière en mon âme.
- Je veux bien vous entendre, sire, mais je vous prie d'être bref, car j'ai hâte d'être à Falaise dont j'ai perdu la route, en forçant quelque cerf.
- Vous la retrouverez sans mal si vous empruntez cette sente. Elle conduit à une grande trouée par laquelle vous atteindrez un large chemin qui vous mènera droit à Falaise. Et maintenant, beau sire, sachez que j'avais un frère qui était mon aîné de deux années. Il possédait de grands biens dont partie provenait de l'héritage paternel. Moi-même j'avais eu ma part des richesses laissées par notre père, mais j'avais eu tôt fait de tout dilapider dans les tavernes et les bourdeaux, au milieu des plus méchantes gens que l'enfer ait vomies, gente folle et faillie de toute vertu. Or il advint que mon frère eut débat avec la mon et celle-ci lui répliqua si vivement qu'en fin de compte elle l'emporta. Mon frère laissait une veuve et deux enfants en bas âge, et moi je fus chargé de la tutelle des deux varlets. J'avais dissipé mon héritage et le démon me souffla à l'oreille de saisir pareille occasion pour regarnir mon logis. C'est ainsi que j'ai réussi à gruger ceux que j'aurais dû protéger et je les abandonnai au seuil de la misère tandis que j'allais par les rues de notre ville en riche équipage. Mais si je fus suffisamment habile pour que les hommes m'en tinssent quitte, il n'en fut pas pareillement pour ma conscience et dès lors j'ai vécu l'âme partagée entre l'inquiétude de perdre ces biens indignement acquis et le remords d'avoir trahi la foi qu'en moi a placée mon défunt père. Alors que j'aurais dû prendre de l'embonpoint et aller le front haut dans le respect que portent les nommes à ceux qui ont su prendre dans leurs rets dame fortune, je ne cessais de perdre du poids et je penchais mon front lourd de soucis, l'âme rongée de la crainte du châtiment de Dieu que je savais ne pas être de mon côté. Cependant, je restais à demeure à ce carrefour des vices et des vertus sans oser m'engager décidément sur la voie gauche ni cependant prendre audacieusement la voie droite. Je n'osais me rendre au moutier afin d'y confesser mes méfaits autant par grand orgueil que par crainte de me voir mis en demeure de rendre les biens que je m'étais injustement appropriés; mais je redoutais à tout instant de trépasser et de devoir comparaître devant Celui qui trônera dans la lumière au jour du grand jugement, l'âme toute noircie de si mortel péché.
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Par akhesa, le 01/06/2012
Les vergers d'Osiris de
Guy Rachet
lorsqu'est passee l'ardeur du combat et que l'ame n'est plus sous l'exaltation de la bataille,qui est comme l'ivresse que procure le vin,il n'est pas de spectacle plus attristant pour les yeux que celui d'un champ de bataille ou les blesses achevent de mourir loin de la consolation de ceux qu'ils aiment,et sachant que leurs corps seront la proie des hyenes et des vautours
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Par tgranduc, le 10/10/2012
le roman des pyramides tome 1 Khéops et la pyramide du Soleil de
Guy Rachet
Il marchait d'un pas large et assuré, malgré la densité de la végétation qui semblait former devant lui un rideau de verdure toujours renouvelé. Son corps musclé, râblé, malgré sa haute taille, était nu, excepté une ceinture nouée sous le nombril, dont les larges pans tombaient entre ses cuisses. Avec sa chevelure sombre, courte et bouclée, sa peau bronzée par le soleil, on aurait pu le confondre avec les bouviers, ces hommes préposés à la garde du bétail, qui vivaient entièrement nus, dormaient dans des huttes de payrus, allaient pêcher sur le lac ou ls marais dans des nacelles de papyrus tressé et chassaient les oiseaux à l'aide d'un bâton courbe.
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Par akhesa, le 01/06/2012
Les vergers d'Osiris de
Guy Rachet
je cherchais des paroles pour consoler kashta,mais je savais qu'il n'est nul baume aux blessures de l'amour et que les paroles parfumees comme l'encens et douces comme le miel sont,pour l'amoureux delaisse,ameres comme du fiel
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Par akhesa, le 08/07/2012
Les vergers d'Osiris de
Guy Rachet
lorsqu'une femme veut prendre du plaisir avec un homme,elle doit soit le desirer,soit l'aimer.lorsqu'elle a decide de l'epouser,si elle n'y est pas contrainte par ses parents,ce ne peut etre que par amour ou par ambition
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Par tgranduc, le 10/10/2012
Le roman des pyramides, tome 3 : Khéphren et Didoufri, la pyramide inachevée de
Guy Rachet
Etrange furent les cérémonies qui suivirent l'entrée de Khéops dans son éternité. Nul ne put dire s'il avait été réellement momifié. En tout cas, ce n'est en aucune manière une momie entourée de ses bandelettes qui fut conduite en procession vers la pyramide de l'Horizon de Khoufou. On aurait plutôt pensé à un nouveau couronnement. La dépouille royale avait été revêtue d'un manteau blanc, sa tête coiffée du pschent, la double couronne formée par la haute mitre blanche insérée dans le mortier rouge, et il serrait, dans ses mains croisées sur sa poitrine, le crochet et le fouet.
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Par tgranduc, le 10/10/2012
Les Vergers d'Osiris. le Prêtre d'Amon, tome 2 de
Guy Rachet
Ces mois s'écoulèrent dans le bonheur et dans l'inquiétude. Dans le bonheur, car je ne quittais plus Myrina, pour qui mon amour ne faisait que s'accroître. Nous nous exercions ensemble, nous allions très souvent chasser, tous les deux seuls comme lors de la chasse au sanglier, nous dormions sur la même couche, dans sa chambre ou sur la terre dure. Dans l'inquiétude, car, bien que j'ensemençasse son champs sans jamais me lasser, il restait stérile. Et je me dis que sa déesse me punissait d'avoir violé le secret des mystères de Dionysos.
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