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Citations de H.G. Wells (32)


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  • Par Opaline, le 05/04/2010

    La guerre des mondes de H.G. Wells

    Personne n'aurait cru, dans les dernières années du XIXè siècle, que les choses humaines fussent observées, de la façon la plus pénétrante et la plus attentive, par des intelligences supérieures aux intelligences humaines et cependant mortelles comme elles ; que, tandis que les hommes s'absorbaient dans leurs occupations, ils étaient examinés et étudiés d'aussi près peut-être qu'un savant peut étudier avec un microscope les créatures transitoires qui pullulent et se multiplient dans une goutte d'eau. Avec une suffisance infinie, les hommes allaient de-ci de-là par le monde, vaquant à leurs petites affaires, dans la sereine sécurité de leur empire sur la matière. Il est possible que, sous le microscope, les infusoires fassent de même. Personne ne donnait une pensée aux mondes plus anciens de l'espace comme sources de danger pour l'existence terrestre, ni ne songeait seulement à eux pour écarter l'idée de vie à leur surface comme impossible ou improbable. Il est curieux de se rappeler maintenant les habitudes mentales de ces jours lointains. Tout au plus les habitants de la Terre s'imaginaient-ils qu'il pouvait y avoir sur la planète Mars des êtres probablement inférieurs à eux, et disposés à faire bon accueil à une expédition missionnaire. Cependant, par-delà le gouffre de l'espace, des esprits qui sont à nos esprits ce que les nôtres sont à ceux des bêtes qui périssent, des intellects vastes, calmes et impitoyables, considéraient cette Terre avec des yeux envieux, dressaient lentement et sûrement leurs plans pour la conquête de notre monde. Et dans les premières années du XXè siècle vint la grande désillusion.

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  • Par NathalieYoko, le 14/01/2009

    La guerre des mondes de H.G. Wells

    C'est comme les hommes avec les fourmis. A un endroit, les fourmis installent leurs cités et leurs galeries ; elles y vivent, elles font des guerres et des révolutions, jusqu'au moment où les hommes les trouvent sur leur chemin, et ils en débarrassent le passage. C'est ce qui se produit maintenant - nous ne sommes que des fourmis. Seulement...
    - Eh bien ?
    - Eh bien, nous sommes des fourmis comestibles.

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  • Par NathalieYoko, le 14/01/2009

    La guerre des mondes de H.G. Wells

    Il y a des tas de gens, gras et stupides, qui prendront les choses comme elles sont, et des tas d'autres aussi se tourmenteront à l'idée que le monde ne va plus et qu'il faudrait y faire quelque chose. Or, chaque fois que les choses sont telles qu'un tas de gens éprouvent le besoin de s'en mêler, les faibles, et ceux qui le deviennent à force de trop réfléchir, aboutissent toujours à une religion du Rien-Faire, très pieuse et très élevée, et finissent par se soumettre à la persécution et à la volonté du Seigneur.

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  • Par NathalieYoko, le 14/01/2009

    La guerre des mondes de H.G. Wells

    Ainsi quelque respectable dodo de l'île Maurice aurait pu, de son nid, envisager de cette façon les circonstances et, commentant l'arrivée d'un navire en quête de nourriture animale, aurait dit : nous les mettrons à mort à coups de bec, demain, ma chère !

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  • Par GeckoLogique, le 23/04/2011

    L'Île du docteur Moreau de H.G. Wells

    Les créatures que j'avais vues n'étaient pas des hommes, n'avaient jamais été des hommes. C'étaient des animaux - animaux humanisés - triomphe de la vivisection.

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  • Par chartel, le 15/04/2011

    L'Île du docteur Moreau de H.G. Wells

    Les possibilités de la vivisection ne s’arrêtent pas à une simple métamorphose physique. Un cochon peut recevoir une éducation.

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  • Par line70, le 29/03/2011

    Au temps de la comète de H.G. Wells

    A travers toutes les manifestations belles et divergentes de la vie nouvelle, nous comprîmes avec plus d'évidence encore que, pour chacun d'entre nous, telles personnes, mystérieusement et inexprimablement accordées au même rythme que nous-mêmes, nous offraient une joie par leur présence, exigeaient notre tendresse par leur existence même; et, servie par les circonstances, leur idiosyncrasie, en s'unissant à celle de leurs amants prédestinés, devait former une harmonie complète et prédominante. Ces personnes étaient l'essentiel de la vie; sans leur appoint, le beau spectacle du monde rajeuni ressemblait à quelque destrier caparaçonné mais sans cavalier, à un vase qui ne contiendrait pas une fleur, à un théâtre où il n'y aurait pas de représentation...

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  • Par Aela, le 14/02/2011

    La Machine à explorer le temps de H.G. Wells

    Des triomphes sociaux avaient aussi été produits. Il n'y avait aucun signe de lutte, ni sociale, ni économique. Les magasins, les publicités, le trafic routier, toutes ces activités qui constituent le corps de notre monde avaient disparu. Paradis social. Le problème de la croissance démographique avait été résolu, présumais-je, et la population avait cessé d'augmenter.
    Social triumphs, too, had been effected... There were no signs of struggle, neither social nor economic struggle. The shop, the advertisement, traffic, all that commerce which constitutes the body of our world, was gone.. A social paradise. The difficulty of increasing population had been met, I guessed, and population had ceased to increase.

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  • Par gill, le 07/02/2012

    Une histoire des temps à venir : récits de l'âge de pierre de H.G. Wells

    Ces récits sont d'un âge au delà de la mémoire de l'homme, avant le commencement de l'histoire, alors qu'on aurait pu se rendre à pied sec de France en Angleterre (ainsi que nous appelons maintenant ces pays), où une large et indolente Tamise allait à travers des marécages retrouver le Rhin qui se déroulait dans une contrée vaste et plate, de nos jours sous les eaux et que nous connaissons sous le nom de Mer du Nord.
    En ces âges lointains, la vallée qui court au pied des Downs n'existait pas et la partie méridionale du Surrey était une chaine de montagnes couvertes de sapins jusqu'à mi-pente et coiffées de neige pendant la plus grande partie de l'année.
    Sur les pentes basses, au dessous des plateaux herbeux où paissaient les chevaux sauvages, se trouvaient des forêts d'ifs, de châtaigniers et d'ormes, dont les fourrés épais et sombres cachaient l'ours gris et l’hyène, pendant que dans les branches sautaient des singes grisâtres.
    C'est plus bas encore, dans la contrée boisée, dans les marécages et les prairies qui bordaient la Wey que se passa en entier le petit drame qui va être narré.
    Il y a cinquante mille ans de cela - cinquante mille années, si les estimations des géologues sont exactes....
    (extrait du premier chapitre de "Récits de l'âge de pierre" - intitulé "Youh-Lomi et Ouyah")

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  • Par gill, le 10/02/2012

    Douze histoires et un rêve de H.G. Wells

    L'homme au visage blême entra dans le compartiment à Rugby, il avançait lentement, en dépit des instances du porteur de bagages, et, dès son apparition sur le quai, j'avais remarqué combien il avait l'air malade.
    Avec un soupir, il se laissa tomber dans un coin vis-à-vis de moi, fit une tentative incomplète pour arranger sa couverture de voyage et resta absolument immobile, les yeux fixes et vides.
    Bientôt, conscient d'être observé, il me lança un regard indolent, étendit une main lasse vers son journal et de nouveau lorgna de mon coté.
    Je fis semblant de lire, craignant de l'avoir involontairement embarrassé, mais au même instant je fus fort surpris de l'entendre parler....
    (extrait de "un rêve d'Armageddon)

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  • Par gill, le 10/02/2012

    H. G. Wells. Les Amis passionnés. Traduit de l'anglais par Raymond J. Guasco. 2e édition de H.G. Wells

    - Vous désirez trouver quelque chose vous permettant d'être rapidement riche. Aïe ! Ce n'est pas une mauvaise idée ...Mail il y en a d'autres, qui ont essayé ce petit jeu avant vous.
    "Vous ne voulez pas des richesses pour elles-mêmes, mais pour une fin que vous vous proposez. C'est la dépense qui vous attire. Vous ne voudriez pas me faire croire que vous êtes avare. Je le vois facilement.
    Eh bien, continua-t-il, on peut faire une des trois choses suivantes, voyez-vous - prospecter, accaparer et enfin voler. La plus respectable est la prospection. Je suppose que c'est cela que vous préférez ? ...Je le savais. Alors, voyons quelles sont vos chances.
    Et il commença l'examen de mes connaissances pratiques. J'avais l'air d'un homme malade passant une inspection médicale.
    Est-ce que je connaissais quelque chose à l'huile, au caoutchouc, au sucre, aux produits commerciaux en général ? Avais-je étudié la minéralogie ou la géologie ?
    Avais-je une idée quelconque sur les procédés industriels, sur la chimie technique, sur les minéraux rares, les problèmes du travail et l'emploi des ouvriers étrangers ? Avais-je la moindre idée de l'administration d'un chemin de fer ou du campement dans les pays arides et peu habités ? Savais-je l'espagnol, l'italien ou le russe ?.......
    (extrait du paragraphe IV du chapitre IV "le mariage de Lady Mary Christian")

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  • Par gill, le 09/02/2012

    Kipps. de H.G. Wells

    Kipps endura la splendeur du grand Hôtel pendant trois jours et trois nuits, puis il se retira en désordre.Le grand Hôtel l'accabla, triompha de lui, le mit en déroute, non pas intentionnellement, mais simplement par sa grandeur royale, grandeur jointe à un excès d'organisation et de confort.
    A son retour, il se trouva aux prises avec une difficulté. Il avait perdu le rond de carton qui portait le numéro de sa chambre ; il erra par la salle d'attente et les corridors dans un état de grande perplexité ; il en vint même à penser que tous les portiers et le personnel aux casquettes galonnées d'or l'observaient et échangeaient des plaisanteries à ses dépens.
    En fin de compte, dans un coin tranquille, sous l'escalier, près de la boutique du coiffeur, il trouva un personnage à l'air avenant, vêtu tout de vert bouteille, auquel il s'ouvrit de son embarras.
    - Dites-moi, fit-il, avec un sourire agréable, je ne peux pas trouver où ce qu'est ma chambre .
    Le personnage en vert bouteille, au lieu de rire d'une façon déplaisante, comme il aurait eu bien droit de le faire, lui procura sa clef, et le conduisit par l’ascenseur et un corridor jusqu'à sa chambre. Kipps lui donna une demi-couronne de pourboire...
    (extrait du paragraphe VI du chapitre VII "Londres")

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  • Par gill, le 09/02/2012

    Dolores de H.G. Wells

    Quand Marie lui apporta son café le lendemain matin, elle la trouva étendue en travers du lit. Elle avait rejeté ses draps et semblait dormir paisiblement.
    Marie posa son café et la secoua pour la réveiller. Mais il n'y eut pas de réveil pour Dolorès.
    C'est alors que Marie aperçut le petit tube de Semondyl, allongé à côté du plateau qu'elle venait de glisser sur la table de nuit. Il était vide, et il y avait un gobelet, vide aussi, contre la bouillotte et la lampe électrique.
    Marie semble avoir enregistré tous ces détails d'une façon très exacte avant de se laisser aller à ses émotions. Ensuite, elle se décida à crier et à faire une scène....
    (extrait du paragraphe II du chapitre V "Chant funèbre")

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  • Par gill, le 09/02/2012

    Place aux geants de H.G. Wells

    Or, tandis que les huit aventuriers livraient bataille aux rats de la ferme expérimentale, - à neuf milles de là, dans le village de Cheasing Eyebright, une vieille femme au nez excessif luttait contre de grandes difficultés à la lueur vacillante d'une chandelle. Elle tenait dans une main noueuse un couteau à ouvrir les boîtes à sardines, et dans l'autre une boîte d'Hérakléophorbia qu'elle était résolue à éventrer à tout prix. Elle s'y reprenait infatigablement, grognant à chaque effort nouveau, tandis qu'à travers la légère cloison on entendait gémir le petit Caddles.
    - Pauv'petit mignon ! - disait Mme Skinner ; puis, avec sa dent solitaire mordant sa lèvre, dans une extase de détermination : - ouvre-toi donc, satané boîte !
    Crac ! et bientôt une nouvelle provision de l'aliment des dieux allait être versée sur le monde....
    (paragraphe VIII du chapitre III "les rats géants")

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  • Par gill, le 09/02/2012

    Le Trésor dans la forêt. Traduction d'Albert Savine et Michel Georges-Michel. Préface d'Albert Savine de H.G. Wells

    - Idéals ! dit mon oncle, oui, certes, des idéals.
    Naturellement il en faut des idéals. Sans quoi la vie serait du matérialisme tout pur. Le fait tout nu, la nécessité, telle quelle, est un roc pelé, sur lequel une âme ne peut prendre racine.
    La vie est, en réalité, une maison dépourvue de meubles, un verre vide dans un endroit où l'on a soif. C'est bon, c'est indispensable en tant que point de départ, mais c'est insuffisant pour donner n'importe quel agrément, si nous n'avons des idéals !
    Oui, les idéals sont la chair qui recouvre le squelette de la réalité : sans eux la vie est impossible.
    ...Il me semble, reprit mon oncle, que la comparaison des idéals avec des meubles est parfaitement juste. Ce sont les draperies de l'esprit, ils cachent les nudités du vrai.
    Votre foyer est chose laide ; les étagères et les sièges réduits au pur nécessaire ne sont que des planches, des choses brutes.....
    (extrait de "l'utilité des idéals" inclus dans " conversations avec un oncle maintenant défunt")

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  • Par gill, le 07/02/2012

    La merveilleuse visite de H.G. Wells

    Rien ne bougeait, et il allait craindre que ses yeux ne l'eussent trompé, lorsqu'il atteignit la fougeraie dans laquelle il pénétra la poitrine haute et bruissante. Aussitôt, il vit s'élever, à moins de vingt mètres en avant de lui, un être vêtu de couleur mouvante et battant l'air. En un instant, cet être s'envola au dessus des fougères et déploya toutes larges ses ailes.
    Le vicaire vit ce que c'était, son coeur était dans sa bouche, et il tira par pure surprise et habitude.
    Il y eut un cri de surhumaine agonie, deux fois les ailes battirent l'air, et la victime, tombant d'une chute oblique et rapide, vint frapper le sol, amas frémissant d'un corps tordu, l'aile brisé, les plumes ensanglantées et voltigeantes, - sur la pente herbeuse, derrière le chasseur.
    Le vicaire se dressa livide, son fusil fumant dans les mains.....
    (extrait du chapitre V)

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  • Par gill, le 06/02/2012

    H. G. Wells. Abrégé de l'histoire du monde eA Short history of the worlde. Traduit de l'anglais par Amy Borgeaud de H.G. Wells

    A la fin du XVIIème siècle, nous trouvons partout une importante littérature politique et sociale. Parmi les pionniers du mouvement, citons John Locke, fils d'un républicain anglais, savant d'Oxford qui dirigea tout d'abord son attention sur la chimie et la médecine. Ses traités sur le gouvernement, la tolérance et l'éducation témoignent d'un esprit largement ouvert aux possibilités d'une reconstruction sociale. Peu après John Locke en Angleterre, c'est en France Montesquieu (1689-1755) qui soumit les institutions sociales, politiques et religieuses à une méthode d'analyse et de recherche rigoureuse. Il dépouilla de son prestige magique la monarchie absolue en France. C'est à lui comme à Locke que le monde doit d'avoir été débarrassé des idées fausses qui avaient empêché jusque-là tout essai de reconstruction d'une société humaine....
    (extrait du chapitre LIX Le développement des idées politiques et sociales des temps modernes)

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  • Par gill, le 06/02/2012

    M. Barnstaple Chez Les Hommes-Dieux de H.G. Wells

    Cristal dit encore :
    - En Utopie comme sur la terre, l'introduction de la monnaie constitua une grande découverte, une méthode de liberté. Antérieurement, tout service d'homme à homme s'était fait par esclavage ou par échange. La vie était serve, étroitement limitée dans ses choix.
    Par la création de la monnaie, on avait permis au travailleur de choisir librement sa rémunération.
    Il fallut trois mille ans et davantage pour que l'Utopie conçût cette possibilité. L'idée de monnaie était dangereuse et sujette à se corrompre ; l'Utopie avant d'arriver à la lucidité économique, traversa de longs siècles de crédits et de dettes, de monnaies fallacieuses et avilies, d'usures insensées, d'abus spéculatifs de tout ordre.
    En matière de monnaie plus qu'en toute autre affaire, la fourbe humaine a le plus vilement et traîtreusement rançonné la nécessité humaine. Comme aujourd'hui la terre, l'Utopie portait encore à cette époque un faix d'âmes parasites, d'agioteurs, d'accapareurs, de Shylocks sans entrailles, extorquant aux faiblesses du système monétaire tous les avantages imaginables....
    (extrait du chapitre II - un flâneur dans un monde vivant)

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  • Par gill, le 06/02/2012

    H. G. Wells. Les Enfants dans la forêt, roman traduit de l'anglais par Gabriel Boucé de H.G. Wells

    C'est à ce tournant précis des choses que l'aveugle cruauté qui coule sous les événements de ce monde décréta que l'oncle Robert devait mourir. Sa mort fut une surprise bouleversante pour tous, y compris lui-même.
    Il manqua le bord du trottoir, trébucha et fut immédiatement renversé et écrasé par un camion. Les circonstances exactes de l'accident s'effacèrent complètement de sa mémoire, et il ne reprit la conscience vague de lui-même que sous la forme d'une douleur diffuse et d'une rigidité de bois ; il avait sous les yeux sa propre chambre et le visage d'un ami intime, le Dr Hallerton. Il le regarda fixement pendant quelques instants.
    - Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-il.
    - Ce diable d'obscurcissement, dit le docteur.
    - Idiotie, dit l'oncle Robert. Suis-je dans un état grave ?
    Hallerton s'assit près du lit. Il connaissait son homme.
    - Oui, dit-il assez grave.
    - Nous ne cherchons que cela, Hallerton. Ces brassards, cette idée d'un ruban blanc à la coiffure, ces boutons lumineux. Toutes ces sornettes à propos du noir et du blanc....
    (extrait du chapitre II "la mort surprend l'oncle Robert" - "le lit de mort")

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  • Par gill, le 05/02/2012

    Les freres rouge et blanc de H.G. Wells

    Leur ressemblance n'avait certainement pas été exagérée. Ratzel pénétra dans la pièce avec, sur son visage, une expression de résistance résolue qui se changea en un véritable ahurissement dès qu'il eut aperçu Bolaris.
    Il portait une chemise rouge, à col ouvert, qui ne différait de celle de son ennemi que par la couleur.
    Il avait les cheveux plus longs, il était sans armes et avait les mains liées. Il fut le premier à parler :
    - Je veux être damné !...s'écria-t-il.
    - Mais vous serez fusillé avant, dit Bolaris. Qu'est-ce qui vous prend de ressembler ainsi à moi ?
    - Je pourrais poser la même question.
    - C'est à moi de poser des questions, ici.
    - Pure coïncidence, je suppose. Croyez-vous qu'il y ait quelque chance que nous soyons parents ?
    - J'ai dit que c'était à moi de poser des questions. Comment vous appelez-vous ?
    - Robert Ratzel
    - Age ?
    - Trente quatre ans.
    - Lieu de naissance ?
    - Hulkingtown, Missouri.
    Boris marqua un silence.
    - Nous sommes parents ! s'exclama Ratzel.
    - Non ! Ne parlez que lorsqu'on vous adressera la parole.....

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