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Par MissG, le 13/01/2013
Seul dans Berlin de
Hans Fallada
Songe à tout ce qu'ils ont pu faire aux Juifs et à d'autres peuples sans en être punis ! ... Crois-tu vraiment que Dieu existe, mère ?
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Par Piling, le 24/09/2009
Seul dans Berlin de
Hans Fallada
Pendant cette promenade matinale, qui se prolongeait de dix heures à midi, le Dr Reichhardt chantait tout bas, et Quangel avait pris l'habitude de prêter l'oreille à ce qu'il fredonnait. Parfois, il se sentait devenir assez fort pour braver n'importe quelle épreuve, et Reichhardt disait alors : "Beethoven." Parfois, Quangel sentait une joie et une légèreté incompréhensibles et qu'il n'avait jamais connues auparavant, et Reichhardt disait : "Mozart." Puis les sons qui venaient de la bouche du musicien se faisaient graves et engendraient comme une douleur dans le cœur de Quangel; ou bien il se sentait reporté au temps de son enfance, quand il accompagnait sa mère à l'église : il avait encore toute la vie devant lui, et c'était pour accomplir une grande tâche : "Jean-Sébastien Bach", disait Reichhardt."
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Par Bibounde, le 01/03/2008
Seul dans Berlin de
Hans Fallada
Et que voulait-il faire ? Autant dire rien !... Quelque chose de dérisoire, d'insignifiant, tout à fait dans sa ligne ; quelque chose de calme, qui ne pourrait en rien troubler sa tranquilité. Il voulait écrire des cartes ! Des cartes postales, avec des appels contre le Führer et le Parti, contre la guerre, pour éclairer ses semblables. C'est tout... Et ces cartes, il ne comptait nullement les envoyer à des gens bien déterminés, ni les coller sur les murs comme des affiches. Non, il voulait simplement les déposer dans les escaliers des immeubles où il y avait beaucoup d'allées et venues, les abandonner là, sans savoir aucunement qui les ramasserait, ni si elles ne seraient pas aussitôt foulées aux pieds ou déchirées.
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Le Buveur de
Hans Fallada
Et alors que la dernière bouteille était encore à ma bouche, je pris conscience avec une certitude effroyable que j'étais perdu, qu'il n'y avait plus rien pour me sauver, que j'appartenais corps et âme à l'alcool. Il était désormais indifférent que j'arrive à maintenir encore pour quelques jours ou quelques semaines un semblant de respectabilité et de bienséance - c'en était fini.
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Le Buveur de
Hans Fallada
Quelqu'un qui venait tout juste de perdre une belle valise en vachette avec ses plus belles affaires dedans et toute son argenterie, quelqu'un qui venait juste d'être délesté de quatre mille marks sur cinq n'aurait jamais pu se faire ne serait-ce que la plus petite idée du bonheur que ressentait l'homme qui était assis, un quart d'heure plus tard, dans un wagon de deuxième classe [...] Dieu seul sait comment cela fonctionnait en moi, mais je m'imaginais vraiment que je m'étais tiré à bon compte des griffes du misérable Polawski, et que je ne pouvais pas remercier suffisamment le ciel d'avoir réussi en plus à sauver mille marks de ce désastre. Je ne dois bien évidemment pas oublier de mentionner que ce sentiment de bonheur était essentiellement dû au fait que j'avais retrouvé la bouteille de schnaps...
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Le Buveur de
Hans Fallada
Je dois dire ici qu'au moins pendant les premiers temps, et avec les détenus à peu près sociables, je m'en suis strictement tenu au vouvoiement. Tout en moi refusait de sombrer dans la marmite répugnante du nivellement. J'étais différent des autres malades,ma santé était parfaite, et j'avais tous les espoirs de retourner bientôt à la liberté - ce petit mot, "vous", était le dernier témoin de ma vie bougeoise à laquelle je voulais tant retourner. J'ai aussi observé que mes compagnons d'internement, même les plus obtus, réagissaient bien à ce vouvoiement. Cela leur rappelait le temps où ils étaient encore quelqu'un, des êtres humains à part entière, quand personne encore ne suivait le moindre de leurs pas, ne leur donnait la bécquée et ne les envoyait au lit t^t le soir comme des petits enfants.
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Par letitbe, le 23/05/2009
Seul dans Berlin de
Hans Fallada
Ces messieurs n'étaient pas si solidement en selle et leurs hurlements dissimulaient mal la peur de se voir un jour déchus.Quelles que fussent leur morgue et leur assurance, ils savaient bien au fond d'eux-mêmes qu'ils étaient des héros et des incapables.
Etre pendu n'est pas plus terrible qu'être déchiqueté par un obus ou que mourir d'une apendicite. tout ça n'a pas d'importance... Une seul chose est importante : combattre ce qui est avec Hitler...
Il n'ose pas aller plus avant dans ses pensées. Il a peur, réellement peur, qu'elles ne le poussent implacablement à changer sa vie, de fond en comble.
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Par Piling, le 16/09/2009
Seul dans Berlin de
Hans Fallada
Rue du Prince-Albert, il se fit annoncer aussitôt à son chef immédiat, le S.S. Obergruppenführer Prall. Il dut attendre pendant près d'une heure. Non que Herr Prall fût particulièrement occupé. Ou plutôt, si, il était précisément très occupé ! Escherich entendait le tintement des verres, le bruit des bouchons qui sautaient, des rires et des cris. Une des nombreuses réunions de hauts gradés. Réunions, beuveries, détente, délassement, après les grosses fatigues causées par les gens qu'il fallait torturer et envoyer à la potence.
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Hans Fallada
http://www.franceculture.fr/emission-une-vie-une-oeuvre-rudolf-ditzen-alias-hans-fallada-1893-1947-2013-01-26
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Par Piling, le 15/09/2009
Seul dans Berlin de
Hans Fallada
Il s'intéressait à ce cas; il se passionnait. Au fond, il lui était tout à fait égal de mettre ou non la main au collet d'un criminel. Escherich, on l'a déjà dit, était en chasse. Pas pour la proie, mais parce que la chasse est un plaisir. Il savait bien ce qui se passerait au moment où le gibier serait terrassé, où le coupable serait arrêté et où ses crimes lui seraient démontrés à suffisance : à ce moment précis, Escherich n'éprouverait plus aucun intérêt pour cette affaire. Le gibier terrassé, l'homme mis en détention préventive, la chasse serait terminée. Au suivant !
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