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Par shelbylee, le 02/04/2012
Lydia Cassatt lisant le journal du matin de
Harriet Scott Chessman
May qui me connaît bien sait qu'au sein de la Nation Cassatt, mon petit domaine personnel est riche de livres semés partout : au creux des troncs d'arbres, sous les buissons couverts de baies, sur les bancs au bord des ruisseaux. Ma maisonnette est constituée de livres : romans anglais et français, et recueils de poèmes à tranche dorée. Moi qui suis tellement sage, qui me dévoue entièrement à la vie familiale, je n'ai plus aucun de sens de la mesure sitôt que je me retrouve dans mon domaine. Je lis des heures durant, souhaitant de tout mon coeur que la muraille qui m'entoure me protège sans faille, qu'aucune main n'en pousse la porte d'entrée, que le loquet de celle-ci soit rongé par la rouille.
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Lydia Cassatt lisant le journal du matin de
Harriet Scott Chessman
« Je regarde la peinture, et je vois une femme, vêtue de rose et de blanc, le blanc (le col de ma robe) formant un nuage radieux autour de son cou ainsi qu’à son poignet, tandis qu’une débauche de couleurs (les jacinthes) entoure sa tête. Je me rapproche davantage du visage de la femme dont le menton est à moitié caché par les touches de peinture blanche, le front entouré de volutes de cheveux blonds vénitien, et dont les yeux bleus, figurés par de prestes coups de pinceau, regardent ailleurs, sa bouche esquissant un demi-sourire qui préserve son expression mystérieuse. » p 83
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Par shelbylee, le 02/04/2012
Lydia Cassatt lisant le journal du matin de
Harriet Scott Chessman
[Mère] avait l'habitude de la pousser à songer au mariage, à se mettre dans une situation telle que le mariage puisse devenir envisageable pour elle, et May lui répondait toujours avec désinvolture : "Je suis une artiste. Je suis indépendante. C'est le seul moyen pour une femme d'en être une."