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Henri Barbusse

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Goncourt - général - 1916
  • 10 livres
  • 12 critiques

Note moyenne : 4.12/5 (sur 41 notes) Henri Barbusse

Biographie et informations

Nationalité : France
Né(e) à : Asnières , le 17/05/1973
Mort(e) à : Moscou , le 30/08/1935

Biographie :

Henri Barbusse est né le 17 mai 1873 à Asnières, mort à Moscou le 30 août 1935.
Il part à la guerre en croyant qu’elle est juste. Lorqu’il en revient en 1916, c’est pour - avec Le Feu, prix Goncourt 1916 - transformer un mythe glorieux et fatal en un événement horrible et stupide…
Le futur écrivain eut de bons maîtres : son père, pasteur et critique théâtral, Mallarmé, son professeur d’anglais et Bergson, son professeur de philosophie. Des prix récompensent bientôt ses poèmes et ses contes.
Catulle Mendès, son futur beau-père et grand ami, le repère, publie son premier recueil Les Pleureuses et lui ouvre les portes du monde. Barbusse collabore à de nombreux journaux et prend en main Fémina et Je sais tout.
En 1910, les droits d’auteur de L’Enfer, roman triste et noir paru en 1908, lui permettent d’acquérir une maison champêtre à Aumont-en-Halatte qu’il avait repérée au cours d’une convalescence chez un ami à Senlis. Il la baptise Villa Sylvie, en souvenir de Gérard de Nerval qui fut proche voisin. C’est par le tambour du garde-champêtre d’Aumont que Barbusse apprend la mobilisation générale en août 1914. À quarante et un an, réformé, il se porte pourtant volontaire. Affecté à Albi, il demande à être muté sur le front. Sur le front, entre deux batailles, il rêve d’Aumont. Atteint de dysentrie, il est évacué et commence à écrire Le Feu à l’hôpital, avant d’être définitivement réformé en juin 1917.
Le "Zola des tranchées", la gloire littéraire du parti communiste à partir de son adhésion en 1923 - et avant Louis Aragon - consacre les années qui suivent la guerre, jusqu’à sa mort en 1935 (frappé par une pneumonie lors d’un voyage à Moscou), au militantisme et à la défense de la paix. Il accumule les créations de mouvements, de revues, de congrès internationaux contre le fascisme : le mouvement et la revue Clarté en 1919, l'hebdomadaire Monde en 1928, l’Association des Ecrivains et Artistes Révolutionnaires (AEAR) en 1932, le Congrès d’Amsterdam la même année (qui fusionne en 1933 avec le Congrès de Pleyel pour constituer le Comité mondial contre la guerre et le fascisme, dit "Amsterdam-Pleyel"
Bien que pas assez communiste aux yeux des soviétiques (qui le condamnent lors du congrès de Kharkov en 1930), Barbusse continue son chemin. Il participe au congrès de juin 1935 à la Mutualité à Paris.Le 16 juillet, il part en URSS assister au 7e congrès de l’Internationale communiste. Atteint d’une pneumonie, il décède à Moscou le 30 août. I
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Henri Barbusse : Lettres à sa femme 1914 1917
A la Cité Internationale Universitaire de Paris, Olivier BARROT reçoit Xavier HOUSSIN sur le livre d'Henri BARBUSSE "Lettres à sa femme 1914-1917". Il s'agit de la correspondance de guerre de 1914 à 1917 d'H. BARBUSSE pour sa femme, où l'auteur relate son quotidien au front.
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Citations de Henri Barbusse

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  • Par gill, le 27/04/2012

    Nous autres... I. fatalité.-iila folie d'aimer.-III-pitié de Henri Barbusse

    Ils avaient, à eux deux, un siècle et demi. Leur âge à chacun ? Ils ne le savaient plus ni l'un ni l'autre : depuis trop longtemps ils ne faisaient pas ce partage dans leurs années, et avaient pris l'habitude si naturelle, si juste, de vieillir ensembles de deux ans, à chaque St Sylvestre.
    Il y avait tant de jours, tant de saisons, tant d'époques qu'ils vivaient côte à côte dans la ferme basse au toit débordant comme une aile !... On les aurait étonnés sur le moment, en leur disant qu'ils n'avaient pas toujours été mariés. Ils portaient chacun comme deux vagues mémoires, et se ressemblaient mieux qu'un frère et une sœur.
    Les gens du village en les voyant déambuler, si faibles, et si fortement attachés, ne pouvaient s'empêcher de penser que l'un d'eux mourrait bientôt, sans doute, et qu'alors l'autre ne saurait pas rester seul.
    L'hiver fut méchant pour les deux vieillards...
    (extrait de "Les derniers pas" issu de la deuxième partie du recueil "La folie d'aimer")
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  • Par benjetpascal, le 18/11/2011

    Le Feu : journal d'une escouade ; Carnets de Guerre de Henri Barbusse

    Ce ne sont pas des soldats, ce sont des hommes. Ce ne sont pas des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine - bouchers ou bétail. Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu'on reconnaît dans leurs uniformes. Ce sont des civils déracinés. Ils sont prêts. Ils attendent le signal de la mort et du meurtre ; mais on voit, en contemplant leurs figures entre les rayons verticaux des baïonnettes, que ce sont simplement des hommes.

    Chacun sait qu'il va apporter sa tête, sa poitrine, son ventre, son corps tout entier, tout nu, aux fusils braqués d'avance, aux obus, aux grenades accumulées et prêtes, et surtout à la méthodique et presque infaillible mitrailleuse - à tout ce qui attend et se tait effroyablement là-bas - avant de trouver les autres soldats qu'il faudra tuer. Ils ne sont pas insouciants de leur vie comme des bandits, aveuglés de colère comme des sauvages. Malgré la propagande dont on les travaille, ils ne sont pas excités. Ils sont au-dessus de tout emportement instinctif. Ils ne sont pas ivres, ni matériellement ni moralement. C'est en pleine conscience, comme en plein forme et en pleine santé, qu'ils ne massent là, pour se jeter une fois de plus dans cet espèce de rôle de fou imposé à tout homme par la folie du genre humain.
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  • Par brigetoun, le 02/01/2012

    Le couteau entre les dents de Henri Barbusse

    Il faut vouloir la révolution puisque c’est un bien, et que d’ailleurs le régime social actuel n’est plus viable. Elle se préparera par la diffusion des idées justes, par la vulgarisation des faits réels, par l’explication, par la vérité. Elle naîtra dans les choses comme sa nécessité est déjà née dans les pensées claires. Elle s’imposera pour toujours, non pas quand nous le voudrons, mais quand nous l’aurons voulu. Mais, latente ou réalisée, elle n’a été et ne sera jamais que le cri et que la puissance de la pensée.

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  • Par paulinel, le 17/11/2010

    Le Feu : journal d'une escouade ; Carnets de Guerre de Henri Barbusse

    On rentre dans la clarté du jour comme dans un cauchemar… Dans l’immensité, semés çà et là comme des immondices, les corps anéantis qui y respirent ou s’y décomposent… C’est çà la guerre

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  • Par brigetoun, le 02/01/2012

    Le couteau entre les dents de Henri Barbusse

    Faire de la politique, c’est passer du rêve aux choses, de l’abstrait au concret. La politique c’est le travail effectif de la pensée sociale, la politique, c’est la vie. Admettre une solution de continuité entre la théorie et la pratique, laisser à leurs seuls efforts, même avec une aimable neutralité, les réalisateurs, et dire «nous ne connaissons pas ces hommes-là», c’est abandonner la cause humaine.

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  • Par gill, le 06/04/2012

    Henri Barbusse. Clarté de Henri Barbusse

    Tous les jours de la semaine se ressemblent, du commencement à la fin.
    Le soir, on entend sonner sept heures, doucement, et aussitôt, tumultueusement, la cloche. Je ferme le registre, j'essuie et je pose ma plume. Je prends mon cache-nez et mon chapeau, après un coup d’œil à la glace qui me montre l'ovale régulier de mon visage, mes cheveux lustrés et ma fine moustache (on voit que je suis plus qu'un ouvrier).
    J'éteins la lampe, je descends de mon petit bureau vitré. Je traverse la salle des chaudières, pris dans l'épaisse cohue toute retentissante encore du coup de cloche qui l'a délivrée. Quelques voix, parmi cette sombre foule pressée qui se propage dans les corridors et roule dans les escaliers comme un nuage, me crient en passant : "Bonsoir, monsieur Simon", ou, moins familières : "Bonsoir, monsieur Paulin." Je réponds çà et là, je me laisse emporter par tout le monde....
    (extrait du chapitre I "Moi")
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  • Par brigetoun, le 02/01/2012

    Le couteau entre les dents de Henri Barbusse

    À mesure que le perfectionnement de la vie collective entraînait la division du travail et la multiplication de l’échange, l’argent a perdu ses attaches avec l’effort créateur. Il est devenu une sorte de talisman, une force autonome qui s’augmente par elle-même, règne par elle-même, par suite d’opérations artificielles indépendantes de la production et qui, non seulement sont en marge de l’intérêt collectif d’où l’argent tirait sa seule raison d’être mais qui lui sont le plus souvent contraires, car l’argent-spéculation diminue la valeur de l’argent-travail et écrase la force productrice.

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  • Par Paris75, le 05/04/2012

    L'enfer de Henri Barbusse

    Il y a dans la terre beaucoup plus de morts qu’il n’y a de vivants à sa surface ; et nous, nous avons beaucoup plus de mort que de vie.

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  • Par brigetoun, le 02/01/2012

    Le couteau entre les dents de Henri Barbusse

    La vraie doctrine révolutionnaire est celle qui supprime vraiment le privilège, ce pouvoir fantôme, si étrangement appuyé sur lui-même et sur d’autres fantômes, et qui pourtant meurtrit la vie immense dans le temps et l’espace. C’est celle qui remet le pouvoir à sa place normale, c’est-à-dire dans chaque être vivant.

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  • Par brigetoun, le 02/01/2012

    Le couteau entre les dents de Henri Barbusse

    Pourtant, la Révolution française n’a pas été, elle non plus, jusqu’aux causes et, pour cela, elle a avorté. Elle n’a fait que rendre plus vagues des antagonismes fondamentaux ; elle a effacé plus de mots que de choses.

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