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Par Eska, le 30/06/2010
Papillon de
Henri Charrière
Un homme n'est jamais perdu. Malgrè tout ce qu'il a pu commettre, à un moment donné de sa vie il y a toujours une chance de le récupérer et d'en faire un homme bon et utile à la communauté.
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Par ricou, le 09/10/2012
Papillon de
Henri Charrière
Un homme n'est jamais perdu. Malgrè tout ce qu'il a pu commettre, à un moment donné de sa vie il y a toujours une chance de le récupérer et d'en faire un homme bon et utile à la communauté.
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Par gill, le 26/03/2012
Papillon de
Henri Charrière
La gifle a été si forte que je ne m'en suis relevé qu'au bout de treize ans. En effet, ce n'était pas une baffe ordinaire, et pour me la balancer, ils s'étaient mis à beaucoup.
Nous sommes le 26 octobre 1931. Depuis huit heures du matin on m'a sorti de la cellule que j'occupe à la Conciergerie depuis un an. Je suis rasé de frais, bien vêtu, un costume d'un grand faiseur me donne une allure élégante. Chemise blanche, nœud papillon bleu pâle, qui apporte la dernière touche à cette tenue.
J'ai vingt-cinq ans et en parais vingt. Les gendarmes, un peu freinés par mon allure de "gentleman", me traitent courtoisement. Il m'ont même enlevé les menottes. Nous sommes tous les six, cinq gendarmes et moi, assis sur deux bancs dans une salle nue...
(extrait du premier cahier "Le chemin de la pourriture - Les assises"
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Par gill, le 26/03/2012
Banco de
Henri Charrière
"Bonne chance, Francés ! Vous êtes libres dès ce moment. Adios !"
L'officier du bagne d'El Dorado nous tourne le dos après nous avoir fait un geste de la main.
Et ce n'est pas plus difficile que ça de quitter des chaînes que l'on traîne depuis treize ans. Avec Picolino à mon bras nous faisons quelques pas sur le raidillon qui, du bord du fleuve où nous a déposés l'officier, monte au village d'El Dorado.
Et dans ma vieille maison d'Espagne, en 1971, dans la nuit du 18 août exactement, je me revois avec une incroyable précision sur le chemin de galets, et non seulement la voix de l'officier résonne de la même façon grave et claire à mes oreilles, mais je fais le même geste qu'il y a vingt-sept ans : je tourne la tête...
(extrait du chapitre premier "Les premiers pas de la liberté")
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Banco de
Henri Charrière
Je n’oublierai jamais ce repas, le premier vraiment exceptionnel pour moi, dans un appartement somptueux à l’orée du bois de Boulogne. Dans toute ma vie, je n’avais connu que des milieux simples d’enseignants ou des restaurants de luxe. Mais un cadre et une ambiance aussi raffinés, je n’y avais jamais pénétré…
… Je ne peux pas très bien te décrire, lecteur, toute la beauté, la communion d’esprit, l’émouvant de ces moments.
Mais de toi-même tu peux imaginer l’intensité de ce que je ressens en découvrant un autre monde, une société tellement différente de ce que j’ai connu et, par surcroît, vivant un changement de ma vie aussi inattendu : je suis véritablement soûlé par le bonheur.
Dire à un homme qui a un passé comme le mien : « Tu vaux autant que n’importe quel homme, tu mérites les égards dus aux êtres hors du commun, tu es bien à ta place ici, au milieu de ma famille, dans ma maison, tu ne détonnes pas, je suis heureux de t’avoir chez moi. »
Tout cela sans le dire vraiment, en le faisant sentir, sans un seul de ces compliments faciles qui écoeurent plus qu’ils ne font plaisir, rien, absolument rien ne peut arriver au cœur de cet homme avec une telle intensité.
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Banco de
Henri Charrière
Cette vie d’aventure que j’adore, où on joue tout, où quand on perd on recommence, cette vie généreuse qui donne toujours quelque chose de nouveau à ceux qui aiment le risque, cette vie où intensément on vibre jusqu’au plus profond des fibres de son être, cette vie qui palpite en nous dès qu’on bouge, dès qu’on saute par la fenêtre pour entrer dans l’aventure, cette aventure qui est à la portée de tous, même sur son palier si on le désire intensément, cette vie où tu ne seras jamais vaincu puisqu’au moment même où tu viens de perdre un coup tu en prépares un autre avec l’espoir d’être gagnant cette fois-ci, cette soif de vivre que l’on ne doit jamais vouloir calmer, où à n’importe quel âge, dans n’importe quelle situation, on doit se sentir toujours jeune pour vire, vivre, vivre , en peine liberté, sans barrière d’aucune sorte qui puisse te parquer dans quelque surface ou quelque collectivité que ce soit.
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Papillon. récit présenté par jean-pierre castelnau, suivi de papillon ou la littérature orale par jean-françois revel de
Henri Charrière
On a dû lui mettre un bâillon car je n'entends plus rien. La porte s'est refermée. Cette scène a dû émouvoir le jeune garde car, au bout de quelques minutes, il s'arrête devant ma cellule et dit : « il doit être devenu fou »
- Vous croyez ? Pourtant tout ce qu'il dit est très équilibré.
Il est sidéré le gaffe, et il me jette en s'en allant : « eh bien, vous alors, vous me la copierez ! »
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Papillon de
Henri Charrière
Grâce à mes voyages dans les étoiles, il est très rare que j’aie de longues crises de désespoir. Assez vite je les surmonte et fabrique de toutes pièces un voyage réel ou imaginaire qui chasse les mauvaises idées. La mort de Célier m’aide beaucoup à être vainqueur de ces moments de crises aiguës. Je dis : Moi je vis, vis, je suis vivant et je dois vivre, vivre, vivre pour revivre libre un jour. Lui qui m’a empêché de m’évader, il est mort il ne sera jamais libre comme je le serai un jour, c’est sûr, c’est certain. De toute façon, si je sors à trente-huit ans, on n’est pas vieux et la prochaine cavale ce sera la bonne, j’en suis sûr.
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Papillon. récit présenté par jean-pierre castelnau, suivi de papillon ou la littérature orale par jean-françois revel de
Henri Charrière
En toute sincérité, je préfère être un forçat qu'un garde chiourne.