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Les Etoiles de Compostelle de
Henri Vincenot
Jehan lui dit encore une fois de toutes ses forces.
- Alors ? C'est pour voir ces cailloux que tu m'as fait faire six cent lieues ?
"Tu verras, tu verras !" Et qu'est-ce que je vois ? hein ? "Tu trouveras la Connaissance !" Et qu'est-ce que je trouve ? hein ? Qu'est-ce que je trouve ?
Le prophète transperça Jehan d'un regard qui semblait aller se perdre, à travers lui, puis d'une voix terrible :
- Mais, c'est toi que tu as trouvé, couillon ! Maintenant tu sais que tu peux tout vaincre, le froid, le chaud, la fatigue, l'ignorance et la méchanceté ! Tu n'as qu'à vouloir ! Le courage ! Ton seul courage : la voilà la Révélation ! Et ne compte jamais que sur tes doigts, couillon !
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Les Etoiles de Compostelle de
Henri Vincenot
Marche, marche ! tu verras...
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Par lecassin, le 02/01/2013
Du côté des Bordes de
Henri Vincenot
La Défaite, la Victoire, la Haine, la Bravoure, ce sont des choses qu’on lit dans les livres. Les pauvres petits qui se font tuer ne seront des héros que dans cent ans, sous la plume d’un grand écrivain.
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La vie quotidienne des paysans bourguignons au temps de Lamartine de
Henri Vincenot
la coiffure:
"C'est à partir de douze ans que la peau et les toisons féminines devaient être dérobées à la vue de tout un chacun, mais surtout des garçons, et cette interdiction était matérialisée le jour de la communion par le port du voile blanc qui cachait entièrement la chevelure.
Ces dispositions puritaines s'étaient installées d'elles-mêmes dès le début du siècle, en réaction sans doute contre les excès de la période révolutionnaire, où l'on avait vu des femmes débraillées et "en cheveux" dans la rue.
Aussitôt la communion faite, la chevelure des filles était considérée comme un élément de coquetterie, donc de désordre social.
Personne ne devait la voir dépeignée. Il fallait que ses cheveux fussent noués en chignon et, en dehors de sa maison, emprisonnés sous le bonnet, bonnet en batiste fine, blanche, à bords tuyautés, et noué sous le menton par deux bridons cachant les oreilles. La fille qui, volontairement ou non, laissait passer sous le bonnet quelques cheveux fous sur la nuque était très mal jugée, et, lorsque au cours d'un rigodon ou d'un travail plus animé, le bonnet se déplaçait et que, ô scandale, la chevelure se dénouait, la fille, morte de honte, s'éloignait vivement et dans un endroit discret, hors de la vue des mâles, se hâtait d'emprisonner sa chevelure dans la coiffe et de réajuster les brides. Elle hésitait longuement à reparaître aux yeux de ceux qui l'avaient vue décoiffée.
Seule pouvait être apparente la naissance des cheveux sur le front, à condition encore qu'ils fussent lisses et divisés en deux bandeaux bien "convenables", c'est-à-dire symétriques.
La plupart des enfants n'avaient jamais vu les cheveux de leur mère, ni ceux de leur grand-mère, et ils étaient tout étonnés, à l'occasion d'une maladie ou d'un accident, de voir flotter leur chevelure, souvent très belle.
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Par ccilec, le 03/04/2013
Le pape des escargots de
Henri Vincenot
Pour la voûte crevée, ils aggravèrent le trou jusqu'à ce qu'ils rencontrent de la maçonnerie saine. A vrai dire, ils n'allèrent pas bien profond, car le travail avait été bien fait, dans les siècles d'obscurantisme. C'était même un travail lumineux, si l'on peut dire et avant de parler à tort et à travers du Moyen Age, les gens d'aujourd'hui devraient d'abord essayer de démolir un mur de cette époque là.
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Par Azalais, le 11/02/2012
La Billebaude de
Henri Vincenot
Aujourd'hui, pourtant, parce que l'on se désagrège dans leur bouillon de fausse culture, que l'on se tape la tête contre les murs de leurs ineffables ensembles-modèles, que l'on se tortille sur leur uranium enrichi comme des vers de terre sur une tartine d'acide sulfurique fumant, que l'on crève de peur en équilibre instable sur le couvercle de leur marmite atomique, dans leur univers planifié, les grands esprits viennent gravement nous expliquer en pleurnichant que la science et sa fille bâtarde, l'industrie, sont en train d'empoisonner la planète, ce qu'un enfant de quinze ans, à peine sorti de ses forêts natales, avait compris un demi-siècle plus tôt.
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Par Rouska, le 26/11/2009
Les Etoiles de Compostelle de
Henri Vincenot
...parce que la connaissance, c'est aussi savoir que lorsqu'on est arrivé, il faut revenir et que la moitié seulement du travail est fait!
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Les Etoiles de Compostelle de
Henri Vincenot
Rien de bien ne se fait couché ou assis ! disait l'Oiselet-la-Fraternité. Seul l'homme debout fait du bon travail, et c'est quand il marche qu'il pense droit ! Si tu veux comprendre, débattre sainement, imaginer, organiser ta pensée, concevoir et décider : Marche ! , marche, tu verras !
"Jehan lui dit encore une fois de toutes ses forces :
- Alors ? C'est pour voir ces cailloux que tu m'as fait faire six cents lieues ? Tu verras, tu verras !" Et qu'est-ce que je vois ? hein ? "Tu trouveras la Connaissance! "Et qu'est-ce que je trouve ? hein ? qu'est-ce que je trouve ?
Le Prophète transperça Jehan d'un regard qui semblai se perdre, à travers lui, dans l'horizon atlantique. Longuement, il le fixa ainsi, puis d'une voix terrible :
- Mais, c'est toi que tu as trouvé, couillon !"
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Les Etoiles de Compostelle de
Henri Vincenot
Maître Le Gallo , après la soupe, le prit au passage:
-Viens, lapin, Laisse tes gamelles!
Et Jehan le suivit. D'abord, il n'osa rien lui dire car La Gallo était un colosse, carré et sonore comme une barrique.
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A rebrousse-poil de
Henri Vincenot
La classe commence comme tous les jours.
Mes cinquante-deux élèves( on en a encore admis deux qui sont installés sur le rebord de la fenêtre) font leurs petites installations quotidiennes en bavardant.