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Par Zazette97, le 29/01/2012
Le diner de
Herman Koch
Si je devais donner une définition du bonheur, ce serait celle-ci : le bonheur se satisfait de lui-même, il n'a pas besoin de témoin. " Toutes les familles heureuses se ressemblent, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon", dit la première phrase d'Anna Karénine, de Tolstoï.
Je me contenterai tout au plus d'y ajouter que les familles malheureuses - et au sein de ces familles en premier lieu les couples malheureux - n'y parviennent jamais seules.
Plus il y a de témoins, mieux cela vaut. Le malheur est toujours en quête de compagnie.
Le malheur ne peut supporter le silence - et encore moins les silences gênés qui s'installent lorsqu'il se retrouve seul.
Aussi nous sommes-nous souri, Claire et moi, dans le café quand on nous a servi nos bières, sachant que bientôt nous allions passer toute une soirée en compagnie des Lohman : nous vivions le plus beau moment de la soirée, tout n'irait par la suite que de mal en pis. p.14
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Par MISTY75, le 14/12/2011
Le diner de
Herman Koch
Le dîner est de ces romans qui prêtent à réfléchir longtemps après que l’on ait tourné la dernière page. Deux frères et leurs épouses se retrouvent à dîner dans un grand restaurant proche d’Amsterdam. Paul, le narrateur, est un professeur d’histoire mis en disponibilité. Il pense avoir réussi sa vie et semble heureux. Son frère, Simon, un homme politique célèbre, est en passe d'être élu Premier ministre du Pays. Tout les oppose : leur mode de vie, leurs idées politiques, leurs fréquentations. Pourtant ils vont devoir faire face à une réalité commune : la violence inouïe de leurs enfants qui ont commis un terrible crime.
La construction du scénario est très habile. Herman Koch rythme ce dîner par des flash-back nous permettant de découvrir peu à peu les personnages et leur histoire respective.
Entre l’apéritif et le dessert la tension monte, les rivalités s’exacerbent, les personnalités se dévoilent. On glisse en pente douce d’une critique satirique de la société néerlandaises à une vision franchement nauséabonde. Koch nous entraîne dans un monde glaçant où les enfants sont rois et où la morale n’a plus sa place.
Racisme, éducation, intégration, justice, autant de thèmes qui sont abordés au long des 300 pages de ce livre dont je suis sortie assez retournée. J’ai d’abord essayé de comprendre les réactions de ces parents laxistes et lâches, puis j’ai basculé dans un certain malaise face à leur absence de responsabilité et de moralité, jusqu’à atteindre l’incrédulité lorsque la fin est dévoilée. Bref, si le dîner provoque quelques lourdeurs à l’estomac, c’est pour mieux nous interroger : Comment réagir face à l’inconcevable ? Comment les mineurs doivent-ils être jugés ? A quel âge est-on responsable ?...Il n’est pas facile d’avoir une réponse à ces questions.
Sur fond d’humour et de causticité, ce dîner est à consommer sans modération !
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Par Biname, le 07/11/2011
Le diner de
Herman Koch
Nous avons partagé quelque chose ensemble. Quelque chose qui auparavant ne s'était pas produit. Nous n'avons certes pas partagés tous les trois la même chose, mais peut-être n'est-ce pas nécessaire. On n'a pas besoin de tout savoir sur les uns des autres. Les secrets ne sont pas un obstacle au bonheur.
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Par luocine, le 04/12/2011
Le diner de
Herman Koch
C’était le genre de jet très imbue de lui-même, un jet qui cherche avant tout à témoigner d’une santé de fer et qui, autrefois déjà, à l’école primaire, appartenait sans doute à un garçon capable de pisser plus loin que tout le monde, jusque de l’autre côté du fossé.
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Par MISTY75, le 14/12/2011
Le diner de
Herman Koch
Le dîner est de ces romans qui prêtent à réfléchir longtemps après que l’on ait tourné la dernière page. Deux frères et leurs épouses se retrouvent à dîner dans un grand restaurant proche d’Amsterdam. Paul, le narrateur, est un professeur d’histoire mis en disponibilité. Il pense avoir réussi sa vie et semble heureux. Son frère, Simon, un homme politique célèbre, est en passe d'être élu Premier ministre du Pays. Tout les oppose : leur mode de vie, leurs idées politiques, leurs fréquentations. Pourtant ils vont devoir faire face à une réalité commune : la violence inouïe de leurs enfants qui ont commis un terrible crime.
La construction du scénario est très habile. Herman Koch rythme ce dîner par des flash-back nous permettant de découvrir peu à peu les personnages et leur histoire respective.
Entre l’apéritif et le dessert la tension monte, les rivalités s’exacerbent, les personnalités se dévoilent. On glisse en pente douce d’une critique satirique de la société néerlandaises à une vision franchement nauséabonde. Koch nous entraîne dans un monde glaçant où les enfants sont rois et où la morale n’a plus sa place.
Racisme, éducation, intégration, justice, autant de thèmes qui sont abordés au long des 300 pages de ce livre dont je suis sortie assez retournée. J’ai d’abord essayé de comprendre les réactions de ces parents laxistes et lâches, puis j’ai basculé dans un certain malaise face à leur absence de responsabilité et de moralité, jusqu’à atteindre l’incrédulité lorsque la fin est dévoilée. Bref, si le dîner provoque quelques lourdeurs à l’estomac, c’est pour mieux nous interroger : Comment réagir face à l’inconcevable ? Comment les mineurs doivent-ils être jugés ? A quel âge est-on responsable ?...Il n’est pas facile d’avoir une réponse à ces questions.
Sur fond d’humour et de causticité, ce dîner est à consommer sans modération !
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Par kathel, le 15/02/2012
Le diner de
Herman Koch
Je me demandais très sérieusement ce qui se passerait si je ne disais strictement rien. Si je me contentais de continuer à vivre, comme tout le monde. Je pensais au bonheur - aux couples heureux et aux yeux de mon fils.
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Par Carlly, le 19/06/2011
Le diner de
Herman Koch
"D'autant qu'il y avait cet auriculaire. Pourquoi se servait-on de son auriculaire pour montrer quoi que ce soit? Etait-ce chic? Le geste allait-il de pair avec le costume aux fines rayures bleues et la pochette bleu pâle? Ou l'homme avait-il tout simplement quelque chose à cacher? Il ne montrait d'ailleurs pas ses autres doigts, il les avait repliés dans la paume de sa main, à l'abri des regards - peut-être étaient-ils couverts d'eczéma squameux ou présentaient-ils les symptômes d'une maladie incurable?"
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Par luocine, le 04/12/2011
Le diner de
Herman Koch
Dans ces restaurants prétendument haut de gamme, on perd totalement le fil de la conversation à force d’être confronté à ces innombrables interruptions comme les explications bien trop détaillées sur le moindre pignon de pin dans son assiette, le débouchage interminables des bouteilles de vin et le remplissage opportun ou non de nos verres sans que personne n’ait rien demandé.
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Par Snedz, le 02/05/2012
Le diner de
Herman Koch
Serge avait pris l'air, en regardant ma femme, d'un auditeur intéressé, mais la façon dont il se tenait trahissait sa difficulté à écouter une femme qu'il ne parvenait pas à classer sur-le-champ dans des catégories clairement définies comme "nichons", "beau cul" ou "elle peut m'apporter le petit déjeuner quand elle veut". (page 93)
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Par oops, le 16/10/2011
Le diner de
Herman Koch
Je crois que nous devons aller au-devant de tout le monde, d'égal à égal. Tu parles de ce qui nous fait peur. Je suis d'accord avec toi sur ce point. Mais si nous commencions d'arrêter d'avoir peur, cela nous permettrait d'aller plus loin et d'instaurer une meilleure compréhension mutuelle.