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Le diner de
Herman Koch
Cette fois, la sobriété des portions était à mon avantage, mon assiette était essentiellement vide, même si elle ne l'était pas autant que celle de Claire : j'aurais pu manger les trois feuilles en une seule bouchée - ou ne pas y toucher, ce qui au fond revenait au même.
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Par Spilett, le 27/06/2012
Le diner de
Herman Koch
On n'a pas besoin de tout savoir les uns des autres. Les secrets ne sont pas un obstacle au bonheur.
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Par Kittiwake, le 29/03/2013
Le diner de
Herman Koch
Cela arrive plus souvent qu'on ne le souhaite, dans ces restaurants prétendument haut de gamme, on perd le fil de la conversation à force d'être confronté à ces innombrables interruptions comme les explications bien trop détaillées sur le moindre pignon de pin dans son assiette, le débouchage interminable des bouteilles de vin et le remplissage opportun ou non de nos verres sans que personne n'ait rien demandé
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Par Zazette97, le 29/01/2012
Le diner de
Herman Koch
Si je devais donner une définition du bonheur, ce serait celle-ci : le bonheur se satisfait de lui-même, il n'a pas besoin de témoin. " Toutes les familles heureuses se ressemblent, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon", dit la première phrase d'Anna Karénine, de Tolstoï.
Je me contenterai tout au plus d'y ajouter que les familles malheureuses - et au sein de ces familles en premier lieu les couples malheureux - n'y parviennent jamais seules.
Plus il y a de témoins, mieux cela vaut. Le malheur est toujours en quête de compagnie.
Le malheur ne peut supporter le silence - et encore moins les silences gênés qui s'installent lorsqu'il se retrouve seul.
Aussi nous sommes-nous souri, Claire et moi, dans le café quand on nous a servi nos bières, sachant que bientôt nous allions passer toute une soirée en compagnie des Lohman : nous vivions le plus beau moment de la soirée, tout n'irait par la suite que de mal en pis. p.14
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Par MISTY75, le 14/12/2011
Le diner de
Herman Koch
Le dîner est de ces romans qui prêtent à réfléchir longtemps après que l’on ait tourné la dernière page. Deux frères et leurs épouses se retrouvent à dîner dans un grand restaurant proche d’Amsterdam. Paul, le narrateur, est un professeur d’histoire mis en disponibilité. Il pense avoir réussi sa vie et semble heureux. Son frère, Simon, un homme politique célèbre, est en passe d'être élu Premier ministre du Pays. Tout les oppose : leur mode de vie, leurs idées politiques, leurs fréquentations. Pourtant ils vont devoir faire face à une réalité commune : la violence inouïe de leurs enfants qui ont commis un terrible crime.
La construction du scénario est très habile. Herman Koch rythme ce dîner par des flash-back nous permettant de découvrir peu à peu les personnages et leur histoire respective.
Entre l’apéritif et le dessert la tension monte, les rivalités s’exacerbent, les personnalités se dévoilent. On glisse en pente douce d’une critique satirique de la société néerlandaises à une vision franchement nauséabonde. Koch nous entraîne dans un monde glaçant où les enfants sont rois et où la morale n’a plus sa place.
Racisme, éducation, intégration, justice, autant de thèmes qui sont abordés au long des 300 pages de ce livre dont je suis sortie assez retournée. J’ai d’abord essayé de comprendre les réactions de ces parents laxistes et lâches, puis j’ai basculé dans un certain malaise face à leur absence de responsabilité et de moralité, jusqu’à atteindre l’incrédulité lorsque la fin est dévoilée. Bref, si le dîner provoque quelques lourdeurs à l’estomac, c’est pour mieux nous interroger : Comment réagir face à l’inconcevable ? Comment les mineurs doivent-ils être jugés ? A quel âge est-on responsable ?...Il n’est pas facile d’avoir une réponse à ces questions.
Sur fond d’humour et de causticité, ce dîner est à consommer sans modération !
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Par luocine, le 04/12/2011
Le diner de
Herman Koch
Dans ces restaurants prétendument haut de gamme, on perd totalement le fil de la conversation à force d’être confronté à ces innombrables interruptions comme les explications bien trop détaillées sur le moindre pignon de pin dans son assiette, le débouchage interminables des bouteilles de vin et le remplissage opportun ou non de nos verres sans que personne n’ait rien demandé.
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Par Spilett, le 11/07/2012
Le diner de
Herman Koch
... ils se disputaient depuis dix-huit ans déjà, tout bien considéré ils n'étaient absolument pas faits l'un pour l'autre, mais on voit souvent ce genre de cas, des couples pour qui de continuelles frictions sont le moteur de leur mariage, pour qui chaque dispute est un prélude au moment où ils pourront se réconcilier de nouveau dans leur lit.
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Par Biname, le 07/11/2011
Le diner de
Herman Koch
Nous avons partagé quelque chose ensemble. Quelque chose qui auparavant ne s'était pas produit. Nous n'avons certes pas partagés tous les trois la même chose, mais peut-être n'est-ce pas nécessaire. On n'a pas besoin de tout savoir sur les uns des autres. Les secrets ne sont pas un obstacle au bonheur.
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Le diner de
Herman Koch
Dans une assemblée de cent personnes, combien y a-t-il de salopards ? Combien de pères qui rabrouent leurs enfants ? Combien de couillons qui puent de la gueule, mais qui refusent d’y remédier ? Combien de bons à rien qui se plaignent tout au long de leur vie à propos d’une injustice imaginaire qu’on leur aurait faite ? Regardez autour de vous, leur ai-je dit. Combien de camarades de classe auriez-vous envie de ne plus voir revenir demain sur les bancs de l’école ? Pensez à un membre de votre propre famille, l’oncle ennuyeux qui raconte ses histoires creuses à la con pendant les anniversaires, ce cousin hideux qui maltraite son propre chat… Pensez à quel point vous seriez soulagés – et pas seulement vous, mais presque toute la famille – si cet oncle ou ce cousin marchait sur mine ou était touché par une bombe lancée du haut d’un avion. Si ce membre de la famille disparaissait de la surface de la Terre. Et pensez maintenant aux millions de victimes de toutes les guerres qui ont eu lieu jusqu’à présent – je n’ai pas parlé spécifiquement de la Seconde Guerre mondiale, je l’ai souvent citée en exemple uniquement parce que c’est la guerre qui leur parle le plus -, et pensez aux milliers, peut-être même aux dizaines de milliers de morts dont nous pouvons nous passer comme d’une rage de dents. Ne serait-ce que statistiquement, il est impossible que toutes ces victimes aient été des gens biens, quels que soient les gens qu’on puisse se représenter par là. L’injustice réside bien plus dans le fait que les salauds aussi se sont retrouvés sur la liste des victimes innocentes. Que leurs noms soient aussi mentionnés sur les monuments aux morts.
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Par Angeliky, le 23/04/2013
Le diner de
Herman Koch
Nous n'allions rien entreprendre pour séparer les belligérants. Au contraire, nous allions tout faire pour laisser le conflit s'envenimer. Car tel était notre bon plaisir.