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Par mgeffroy, le 07/01/2008
La nuit blanche de
Hervé Bellec
Gwenn, pilleuse d'épaves, allait à la marée glaner sur le sable jaune des vieux morceaux de bois blanchis et rongés par le sel, mille fois poncés par le ressac, en ramassait un, examinait sa forme à la lumière hivernale. On se foutait d'elle, qui vidait ses poches pleines de cailloux bizarres et de débris de verre tintinnabulant dans ses mains. Elle encombrait la table de la cuisine de pieuvres de bois mort alors qu'on prenait l'apéro au retour de la plage. Imaginez le tableau, des os de goélands, c'était cradingue, elle nous les mettait sous le nez, et les plumes avec, ça schlinguait la marée et c'était Bysance
Oh, petite fille de la mer, ma sirène aux cheveux d'or, aux yeux trempés dans le ciel défiant le Grand Astre, obstinée, espiègle, ma sœur des après-midi d'été, quand je te vois arpenter la grève blanche à marée basse, penchée sur le sable, ma complice des tapages nocturnes et des danses barbares, je viens te dire adieu.
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Nuit Blanche de
Hervé Bellec
Kerascoet, deux kilomètres cinq, j’ai les jambes en coton. J’essuie m es mains moites à mon pantalon. Dès qu’on s’approche du village, les champs deviennent des jardins, les fermes des pavillons. Les géraniums dégoulinent des fenêtres du premier étage. Ici les bourgs embellissent au fur et à mesure qu’ils crèvent
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Yann et le petit menhir qui voulait devenir phare de
Hervé Bellec
Yann ne boudait pas non plus n'importe où.
Il ya des lieux pour jouer,d'autres pour travailler,il y a des pièces pour manger,pour dormir,il y a des cachettes pour rêver et Yann avait un endroit pour bouder.
Un endroit secret ,naturellement.
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Si c'est ma femme, je suis pas là de
Hervé Bellec
« Mon amour, ma fiancée, ma petite salope, mon double, ma sœur, mon amour, mon ange, mon trésor, ma petite pute, ma sale pute, mon doudou, ma coloquinte, ma déesse, mon amour, ma poule, ma pouliche, ma biche, ma lionne... »