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Par caro64, le 02/07/2011
Les Coeurs déchiquetés de
Hervé Le Corre
D’habitude on patauge dans le sordide et le minable, mais là, je trouve ça triste, en plus.
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Par caro64, le 01/07/2011
Les Coeurs déchiquetés de
Hervé Le Corre
La sollicitude farfouilleuse et inquisitrice du médecin, cette chirurgie chargée de démonter le cadavre, finissait dans son horreur même par faire oublier la mort : ce corps sondé, morcelé par le bistouri jusque dans ses replis les plus secrets n’était plus une personne décédée mais un inventaire anatomique. Une terrifiante nomenclature. Vilar ne croyait à aucun au-delà ni entité surnaturelle, mais il lui semblait soudain que le mort n’était plus là, avait échappé à son cadavre mis en pièces, alors même que son martyre était décrit avec une épouvantable froideur clinique.
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Par caro64, le 01/07/2011
Les Coeurs déchiquetés de
Hervé Le Corre
Ils eurent tous les deux le geste de s’appuyer sur le capot pour reprendre leur souffle, s’ébrouant pour tâcher de secouer leur ébriété comme on chasse la poussière d’un tapis, toussant toutes les cigarettes fumées à la chaîne, en sueur dans ce soir d’été bruissant de terrasses pleines et de passants ralentis qui profitaient d’une illusoire fraîcheur alors que l’air tiède semblait aux deux flics poisseux et lourd et sordide avec au bout du trajet un cadavre et du sang, encore.
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Par caro64, le 01/07/2011
Les Coeurs déchiquetés de
Hervé Le Corre
Un crime parfait ? Ils s’en croient tous capables. Ils s’imaginent qu’en ne laissant aucune trace derrière soi on disparaît pour de bon, un peu comme un gosse qui se persuade qu’on ne le voit plus parce qu’il a caché sa figure dans ses mains.