Biographie et informations
Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 10 juillet 1928
Biographie :
Ecrivain français, il s'est fait connaître comme auteur de roman policier avant de se lancer également dans le roman historique.
Né à Paris dans une famille de magistrats, Hubert Monteilhet est un ancien élève des jésuites. Après des études supérieures à la Sorbonne, il devient professeur d'histoire au lycée Carnot de Tunis, où il enseigne pendant une dizaine d'années.
Il commence sa carrière d'écrivain en composant des romans policiers. Son premier ouvrage, Les Mantes religieuses, qui séduit aussitôt par l’originalité de l’intrigue[1][2], la liberté du ton et l’amoralité des personnages, est couronné par le Grand prix de la littérature policière. Avec ses romans suivants (Le Retour des cendres, Les Pavés du diable…), Monteilhet s’impose comme un maître du suspense[2] à la technique très personnelle[3], d’une grande imagination[1] dans le choix de ses thèmes comme dans celui de ses rebondissements. Il publie presque un ouvrage par an dans les années 1960 et 1970, fidèle au même éditeur (Denoël) et à la même collection (« Sueurs froides »).
Après une incursion remarquée dans le domaine de la science-fiction (Les Queues de Kallinaos, 1981, à la fois conte philosophique à la Pierre Boulle et tragédie de l’amour paternel poussé jusqu’à la folie), Monteilhet se consacre principalement, à partir des années 1980, au roman historique, dans lequel il s'était déjà essayé en 1976 (Sophie ou les Galanteries exemplaires). Différentes époques sont le théâtre de ses intrigues : l’Inquisition au XVIIIe siècle (Les Derniers Feux, 1982), la Rome de Néron (Néropolis, 1984, qui le consacre[4]), Jeanne d'Arc (La Pucelle, 1988), le temps des mousquetaires (De plume et d'épée, 1999, qui aura deux suites), la fin de l'Ancien Régime, la Révolution et l'Empire (Eudoxie, Les Bouffons, Au vent du boulet).
Dans les années 1990, il renoue avec le roman policier, cette fois chez Bernard de Fallois. Il reçoit, en 2009, le Prix Arsène Lupin du meilleur roman policier pour Choc en retour.
Hubert Monteilhet fut longtemps chroniqueur gastronomique du journal Sud Ouest Dimanche[2]. Il exploite d’ailleurs la veine gourmande dans des romans qui règlent leur compte à certaines tricheries : le cognac est suivi de près dans La Part des Anges, le bordeaux dans Œdipe en Médoc, le vieillissement accéléré des jambons crus dans Étoiles filantes[5] et le trafic de viande dans Le Taureau par les Cornes...
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