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Par poilabois, le 16/02/2009
Corto Maltese, Tome 2 : La ballade de la mer salée de
Hugo Pratt
- Eh! comme tu es belle! Tu me fais penser à une valse que j'ai écoutée dans un cabaret de Buenos-Aires.
- Il y avait peut-être quelqu'un qui me ressemblait?
- Non, c'est justement parce que tu ne ressembles à personne que j'aurais voulu te rencontrer toujours... n'importe où...
[échange de regards]
- Je ne viendrai pas avec vous Corto Maltese
- Je sais.... Adieu Pandora!
- Au revoir, Corto Maltese!
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Par ageffroy, le 07/02/2008
Cortomaltese : La Lagune des mystères de
Hugo Pratt
toujours la même malchance...tu peut parier...le jour ou il pleuvra de la soupe...c'est une fourchette que j'aurai en main
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Par mgeffroy, le 07/03/2008
Cortomaltese : La Lagune des mystères de
Hugo Pratt
- Jolie maison n'est-ce pas ? ... On l'appelle la Maison de l'ange à la fenêtre d'Orient... Mais on dit aussi qu'il y avait une jeune fille paralytique qui a abattu 4 ou 5 avions autrichiens... Il paraît qu'un capitaine des carabiniers jouait un double jeu... Une histoire très étrange...
- Eh oui... Elle est très étrange... Une jeune fille paralytique qui abat 5 ou 6 avions autrichiens avec une fronde !
- Un moment ! Moi, j'ai dit 4 ou 5 et pas avec une fronde. Ne commençons pas à ironiser...
- Je ne me permettrais jamais d'ironiser... Mais voyez-vous, à moi, on m'avait dit avec une grande fronde, spéciale type suisse, placée sur le toit de la maison... Eh... Ne partez pas... Un moment... Eh... Vilain !!!
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Par mgeffroy, le 07/03/2008
Cortomaltese : La Lagune des mystères de
Hugo Pratt
- Il n'a pas pris de médicaments... Pourquoi ne m'as-tu pas fait appeler ?
- Ecoute... Cet homme était heureux. Il regardait la Lagune des beaux songes et il voyait les choses comme il avait envie de les voir... Pourquoi le tirer de ce rêve afin de le faire revenir dans la réalité où il n'y a ni soleil ni joie... Mais seulement nuit, chagrin et maladies... ?
- Si tu m'avais appelé, cet homme ne serait pas mort !
- Toi et moi, nous n'avons pas le droit de changer l'ordre des choses... Si cet homme est mort, c'est que cela devait se passer ainsi.
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Par Yantchik, le 25/04/2011
Le Désir d'être inutile de
Hugo Pratt
A cette école primaire, quand j’avais sept ans, il m’est arrivé un incident étrange. A la suite d’une insolation, j’ai perdu la mémoire. Je suis resté pendant six mois en état de choc, ne me souvenant plus que d’une grande lumière, puis je suis brusquement redevenu normal. Pendant toute cette période, on m’avait mis dans une section spéciale de mon école, réservée aux élèves déficients mentaux. Nous étions huit, et devions porter un uniforme noir, alors que les élèves normaux étaient habillés en blanc. Quand je me suis comme réveillé, on m’a redonné l’uniforme blanc, et les élèves considérés comme débiles m’ont demandé : « Mais qu’est-ce que tu fais là, habillé en blanc comme tous ces cons? » J’ai finalement préféré rester avec ces sept élèves, j’avais plus d’amitié pour eux que pour les autres. Je me demande si certains ne faisaient pas semblant d’être déficients mentaux, car on était moins exigeants pour les élèves de cette section.
Ce qui m’intrigue aussi, c’est que ces sept élèves s’en sont bien tirés plus tard. L’un d’eux vend des souvenirs aux touristes, place Saint-Marc, à Venise. A chaque fois qu'il me voit, il s’exclame : « Hugo, tu te rappelles quand nous étions dans notre école de débiles ? » Quand je me promène avec, par exemple, un éditeur, c’est une phrase qui fait sensation.
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Par MonsieurO, le 12/11/2010
Le Désir d'être inutile de
Hugo Pratt
Vous avez rapporté que les paroles d ‘adieu de votre père, alors qu ‘il vous donnait L ‘Ile au Trésor de Stevenson, ont été : « Toi aussi, un jour, tu trouveras to île au trésor. » Pour conclure ces entretiens, j ‘aimerais vous demander si vous l ‘avez effectivement trouvée. Il me semble que oui ?
Mon père avait raison, j ‘ai trouvé mon île au trésor. Je l ‘ai trouvée dans mon monde intérieur, dans mes rencontres, dans mon travail. Passer ma vie ave un monde imaginaire a été mon île au trésor. Bien sûr, c ‘est vrai que les mondes que je visite au hasard de mes recherches peuvent parfois être jugés puérils ou inutiles, tant ils sont éloignés des préoccupations quotidiennes, mais quand aujourd ‘hui je repense à ceux qui m ‘accusaient d ‘être inutile, et à ce qu ‘ils croyaient être utile, alors, vis-à -vis d ‘eux, je n ‘ai pas seulement le plaisir d ‘être inutile, mais aussi le désir d ‘être inutile.
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Par mgeffroy, le 07/03/2008
Cortomaltese : La Lagune des mystères de
Hugo Pratt
... El Dorado... C'est peut-être une fable peinte sur une peau humaine, la peau d'un moine franciscain que les indiens Jivaro ont arrachée et qui se trouve cachée dans une île de Venise... Saint-François du désert. Je n'en sais rien Lévi... C'est une jolie fable, et aujourd'hui une jolie journée sans mouches...
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Corto Maltese : Fable de Venise de
Hugo Pratt
Il y a à Venise trois lieux magiques et secrets : l'un dans la "rue de l'amour des amis", le deuxième près du "pont des merveilles" et le troisième dans la "calle dei marrani", près de San Geremia, dans le vieux ghetto. Quand les Vénitiens - parfois ce sont les Maltais - sont fatigués des autorités, ils vont dans ces lieux secrets et, ouvrant les portes au fond de ces cours, ils s'en vont pour toujours vers des pays merveilleux et vers d'autres histoires...
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Par lunch, le 05/12/2010
Corto Maltese, Tome 2 : La ballade de la mer salée de
Hugo Pratt
_ En deux mots tu me conseilles de fuir !?! Goujat ! ... Cette île est à moi ! Le moine meurt mais ne s'enfuit pas !
_ D'accord, alors, meurs !
_ Le moine fuit mais ne meurt pas !
_ Dame, il y aurait bien une solution... meurs à moitié. Et rends-toi à moitié...
_ Ah, Corto, Corto, Corto... ce que j'aime le plus en toi, c'est cette capacité que tu as de ne jamais perdre de vue le côté amusant des choses !
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Par lunch, le 05/12/2010
Corto Maltese, Tome 2 : La ballade de la mer salée de
Hugo Pratt
_ Ce que vous avez de mieux à faire, toi et Caïn, c'est de rester près de moi. Je porte bonheur.
_ Et vous pensez que vous allez toujours continuer à avoir de la chance aussi effrontément ?
_ Bien sûr ma chère... Quand j'étais petit, je me suis aperçu que je n'avais pas de ligne de chance, alors avec le rasoir de mon père... Zac, je m'en suis fait une comme je voulais.