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Par caro64, le 30/04/2010
Sur la plage de Chesil de
Ian McEwan
C'était encore l'époque où le fait d'être jeune représentait un handicap social, une preuve d'insignifiance, une maladie vaguement honteuse dont le mariage était le premier remède.
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Par patrick75, le 26/12/2012
Expiation de
Ian McEwan
Mon enfant bien-aimée, tu es jeune et charmante,
Mais naïve tu crois, car du monde ignorante,
Voir le monde à tes pieds,
Alors qu'il ne demande qu'à te piétiner.
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Par caro64, le 30/04/2010
Sur la plage de Chesil de
Ian McEwan
Voilà comment on peut radicalement changer le cours d’une vie : en ne faisant rien.
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Par patrick75, le 30/12/2012
Expiation de
Ian McEwan
Enfant, Turner avait essayé une fois de se persuader qu'éviter les joints du trottoir devant la cour de récréation de son école, pour empêcher sa mère de mourir subitement, était une bêtise. Mais il n'avait jamais marché dessus et elle n'était pas morte.
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Par patrick75, le 28/12/2012
Expiation de
Ian McEwan
Et bien qu'elle en fût horrifiée, ce fut une nouvelle découverte, un moment qui prenait vie, une autre première que d'inspirer de la haine à un adulte. Les enfants haïssaient en abondance, par caprice. Cela n'avait guère d'importance. Mais incarner l'objet d'une haine adulte constituait une initiation à un univers solennel, neuf. C'était une promotion.
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Par Ancolie, le 18/09/2012
Expiation de
Ian McEwan
On ne comprend presque jamais que ce que les enfants désirent avant tout, c'est qu'on les laisse tranquilles.
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Sur la plage de Chesil de
Ian McEwan
Ils étaient trop polis, trop coincés, trop timorés, ils se tournaient autour à pas de loup, murmurant, chuchotant, s’en remettant l’un à l’autre, s’approuvant mutuellement. Ils se connaissaient à peine, et ne pourraient jamais se connaître, à cause de ce manteau de silence complice, rarement interrompu, qui étouffait leurs différences et les aveuglait tout autant qu’il les unissait.
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Par Luniver, le 12/12/2012
Sous les draps et autres nouvelles de
Ian McEwan
Parfois, pour m’assurer une intimité totale, je m’enferme dans les toilettes et m’installe sur le siège avec mon bloc de papier posé sur les genoux. À part moi ne se trouvent là, éventuellement, qu’une ou deux araignées. Elles remontent le tuyau d’écoulement et restent tapies sur le blanc éclatant de l’émail. Elles doivent se demander où elles se trouvent. Au bout de quelques heures, elles font demi-tour, perplexes, ou peut-être déçues de ne pas en avoir appris davantage.
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Sur la plage de Chesil de
Ian McEwan
Voilà comment on peut radicalement changer le cours d'une vie : en ne faisant rien. Sur la plage de Chesil il aurait pu appeler Florence, s'élancer pour la rattraper. Il ne pouvait pas, ou ne voulait pas savoir qu'au moment ou elle s'enfuyait, sûre dans sa détresse qu'elle allait le perdre, jamais elle ne l'avait aimé plus fort, plus désespérément, et entendre le son de sa voix aurait été pour elle une délivrance, et elle serait revenue sur ses pas. Au lieu de quoi il était resté là, glacial et muet, sûr de son bon droit, dans ce crépuscule estival, à la regarder fuir le long de la grève, tandis que le bruit de sa course laborieuse se perdait dans celui du ressac, jusqu'à ce qu'il ne reste plus d'elle qu'un point flou, toujours plus petit, sur l'immense route de galets, droite et luisante dans la lumière blafarde.
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Par Luniver, le 12/12/2012
Sous les draps et autres nouvelles de
Ian McEwan
Pourquoi je ne me suis pas sauvé quand j’ai été en âge ? Vous pourriez croire que rien ne m’en empêchait. Mais je vais vous dire, l’idée ne m’a jamais traversé l’esprit. Je ne connaissais pas d’autre vie, je ne savais pas que j’étais différent des autres.