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Par Cath36, le 05/02/2012
Portes Ouvertes de
Ian Rankin
Glenn Burns travaillait pour Chib Calloway depuis maintenant quatre ans et demi, et s'il y avait deux choses de sûres, pour lui, c'était que, primo, son boss était dans le pétrin, et que, deuxio, vu les circonstances et tout bien pesé, lui, il aurait fait nettement mieux. Avec tout le respect qui lui était dû, Chib n'avait pas la moindre vision à long terme, il était nul en relations humaines et passait son temps à résoudre des problèmes en cascade, ballotté entre les crises successives. Et sur ce chapitre, Glenn en connaissait un rayon : il avait potassé des traités de management, à ses heures perdues. Une de ses leçons préférées, c'était justement "ne pas hésiter à coucher avec l'ennemi." Non pas qu'il se soit jamais retrouvé au pieu avec Ransome, évidemment, mais il lui avait bel et bien susurré à l’oreille quelques menues douceurs, histoire d'accélérer la chute de Chib -tout en la rendant indolore pour lui-même, s'entend.
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Rebus et le Loup-Garou de Londres de
Ian Rankin
Rebus se fit la réflexion que ce n’était pas la vue de l’autopsie qui faisait pâlir les visages. C’était le bruit qui allait avec. La chair qu’on arrachait comme un boucher qui débite une carcasse. Les gargouillis, le raclement des outils. S’il avait pu se boucher les oreilles, peut-être que ça aurait été supportable. Alors que c’était tout le contraire : dans cette salle, son ouïe lui semblait d’une acuité inhabituelle. La prochaine fois, il apporterait du coton. La prochaine fois…
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Par Bartaben, le 11/09/2009
Double détente de
Ian Rankin
Leurs yeux restaient rivés sur le dallage perfide des trottoirs de Londres. Si on ne se faisait pas avoir par une dalle cassée, on se faisait avoir par une merde de chien. En outre, ils ne pouvaient pas regarder droit devant eux ; cela serait revenu à susciter le regard d'un inconnu, la rencontre indésirable de deux paires d'yeux.
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Par MJCMMD, le 13/11/2010
Double détente de
Ian Rankin
Quelque chose, dans ma voix, l'amena à se tourner vers moi.
- Je t'en prie, ne fais pas ça.
- Les mots magiques, dit Leo Hoffer.
Puis il sortit de la salle de bains.
- Leo ! Leo !
Mais il était parti. J'en fus convaincu.
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Rebus et le Loup-Garou de Londres de
Ian Rankin
Sans prendre la peine de demander la permission, Rebus s’empara du combiné comme d’une arme et composa un numéro.
— Passez-moi George Flight.
— Un instant, je vous prie.
Le bruit du transfert.
— Salle des homicides. Sergent Walsh à l’appareil.
— Je suis l’inspecteur Rebus.
— Ah oui ?
Le ton devint tranchant comme un burin.
— J’ai besoin de toucher un mot à Flight. C’est urgent.
— Il est en réunion.
— Allez le chercher ! Je vous dis que c’est urgent !
— Si vous souhaitez que je prenne un message…
La voix du sergent était chargée de doute et de cynisme. Tout le monde savait bien que quand l’Écossais parlait d’urgence, c’était du vent.
— Ne me faites pas chier, Walsh ! Soit vous me le trouvez, soit vous me passez quelqu’un qui fait autre chose de sa cervelle que de s’asseoir dessus !
Clic. Bip, bip, bip…
Un refus clair et net.
La secrétaire le dévisageait d’un air horrifié. Sans doute que les psychologues ne se mettaient jamais en colère. Il voulut afficher un sourire rassurant mais cela ne donna qu’un rictus figé de clown ivre. Il esquissa une révérence, pivota sur ses talons et se dirigea vers l’escalier, sous le regard de la pauvre femme terrorisée jusqu’au tréfonds de son âme.
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L'Etrangleur d'Edimbourg de
Ian Rankin
Mais Anderson n’admettrait jamais que sa chère police était aux prises avec un véritable sac de nœuds. Pourtant il devait bien y avoir des indices, forcément. Rebus but son café et fut pris d’un vertige. Il se faisait l’effet du flic dans un mauvais thriller, et aurait volontiers lu tout de suite la dernière page pour mettre un terme à sa confusion, cette folie meurtrière, ce tournoiement dans ses oreilles.
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Le fond de l'enfer de
Ian Rankin
Le sergent de permanence était en train de boire du thé dans un gobelet en polystyrène. Rebus le lui prit des mains et avala goulûment le breuvage tiédasse.
— Ca t’arrive de mettre du thé dans ton sucre, Jack ? dit-il en faisant la grimace.
— Si j’avais su que tu passais prendre le thé, John, je l’aurais préparé à ton goût.
Le sergent avant le sens de la repartie et Rebus n’arrivait jamais à avoir le dernier mot avec lui. Il lui rendit le gobelet et s’éloigna, sentant l’odeur écœurante du sucre.
Je ne touche plus à une goutte d’alcool, se promit-il en démarrant. Juré craché. Juste un petit verre de vin de temps en temps. J’ai bien droit à ça. Mais plus d’excès, et plus de mélanges. D’accord ? Dieu, tu voudrais pas me lâcher un peu ? La gueule de bois, ça va cinq minutes. En plus, je n’ai bu qu’un cognac, deux verres de rouge à tout casser et un de chablis. Plus le gin-tonic, c’est vrai. Pas franchement la grande beuverie, ça ne mérite pas la cure de désintoxication.
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Par MJCMMD, le 13/11/2010
Double détente de
Ian Rankin
Et ce fut à ce moment qu'il agit.
Je sentis l'extrémité glacée d'un canon sur ma nuque. Tout mon corps se figea.
- Jette ton arme.
J'obéis, puis on me fouilla.
- Va dans la salle de séjour.
J'y allai. Je reconnus la voix. Je compris qui était derrière moi.
- Maintenant retourne-toi.
Je pivotai sur moi-même et me trouvai face à Leo Hoffer.
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Par kathel, le 23/04/2010
Fleshmarket close : Une enquête de l'inspecteur Rebus de
Ian Rankin
Des portes s’ouvrirent ; d’autres furent enfoncées à coups d’épaule. Dévoilèrent…
Des scènes de la vie quotidienne : familles à table, prenant le petit déjeuner.
Des séjours où des gens dormaient dans des sacs de couchage ou sous des couvertures. Sept ou huit par pièce et même parfois dans le couloir.
Des enfants hurlèrent de terreur, les yeux dilatés. Des mères les prirent dans leurs bras. De jeunes hommes enfilèrent leurs vêtements,ou, effrayés, serrèrent le bord de leur sac de couchage.
Des hommes d’âge mûr protestèrent dans un mélange de langues, agitant les mains comme des mimes. Des vieillards, insensibles à cette nouvelle humiliation, à demi aveugles sans leurs lunettes, restèrent déterminés à se montrer aussi dignes que possible compte tenu de la situation.
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Par kathel, le 23/04/2010
Fleshmarket close : Une enquête de l'inspecteur Rebus de
Ian Rankin
Il y avait, à Knoxland, quatre tours de huit étages, situées aux quatre coins d’un carré et dominant une aire de jeux centrale à l’abandon. Il y avait un couloir extérieur à chaque niveau et tous les appartements avaient un balcon donnant sur l’autoroute.
- Des tas de paraboles, constata Siobhan.
Rebus acquiesça. Il s’était interrogé sur ces antennes paraboliques, sur les versions du monde qu’elles transmettaient dans les salons et les vies. Pendant la journée, des publicités consacrées aux assurances en cas d’accident ; le soir, à l’alcool. Une génération convaincue qu’il est possible de contrôler l’existence grâce à une télécommande.
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