-
Par Chrystaal, le 20/05/2012
Rebus et le Loup-Garou de Londres de
Ian Rankin
Une quantité affolante de bouquins ! Beaucoup plus qu'un homme ne pouvait en lire au cours d'une vie. Il s'efforça de déambuler parmi les rayonnages sans se laisser distraire. S'il se mettait à lire les titres, sa curiosité serait piquée et il en acheterait forcement.
Il avait déjà une cinquaine de livres chez lui,empilés à côté de son lit, en prévision de cette semaine de vacances qu'il n'arrivait jamais à prendre, une occasion de penser à autre chose qu'au boulot.
Collectionner les livres. C'était son seul passe temps Sans pour en faire autant une manie. Il ne s'interessait pasaux éditions originales, aux exemplaires dédicacés. En général, il se contentait des livres de poche. Et ses goûts étaient très eclectiques : n'importe quel sujet était susceptible de l'interesser.
> lire la suite
-
Par Chrystaal, le 20/05/2012
Rebus et le Loup-Garou de Londres de
Ian Rankin
( dans le métro)
Il eut même droit à la visite d'un clochard dans son wagon. A peine les portes refermées et la rame repartie, celui ci se mit à délirer, mais son auditoire, sourd-muet en plus d'être aveugle, ignora splendidement son existance, jusqu'à l'arrêt suivant où, découragé, il descendit d'unpas trainant sur le quai. (...)
Une prestation stupéfiante, pas de la part du clochard, mais des voyageurs. Il s'étaient tous renfermés, refusant de s'impliquer. Agiraient ils de même au cors d'une bagarre ? En voyant un type barraqué voler le portefeuille d'un touriste ? Oui, sans doute oui. Ici le bien et le mal n'existaient pas : c'était le vide moral
> lire la suite
-
Par Chrystaal, le 20/05/2012
Rebus et le Loup-Garou de Londres de
Ian Rankin
( dans le métro)
Aucune expression sur les visages autour de lui. Ces gens là se repliaient sur eux mêmes plutôt que d'être confronté à ce qui n'était jamais qu'un supplice monotone, propre à vous rendre claustophobe. Rébus se sentait déprimé. Et fatiqué. Mais en tant que touriste il se devait d'en profiter.
-
Par Cath36, le 05/02/2012
Portes Ouvertes de
Ian Rankin
Glenn Burns travaillait pour Chib Calloway depuis maintenant quatre ans et demi, et s'il y avait deux choses de sûres, pour lui, c'était que, primo, son boss était dans le pétrin, et que, deuxio, vu les circonstances et tout bien pesé, lui, il aurait fait nettement mieux. Avec tout le respect qui lui était dû, Chib n'avait pas la moindre vision à long terme, il était nul en relations humaines et passait son temps à résoudre des problèmes en cascade, ballotté entre les crises successives. Et sur ce chapitre, Glenn en connaissait un rayon : il avait potassé des traités de management, à ses heures perdues. Une de ses leçons préférées, c'était justement "ne pas hésiter à coucher avec l'ennemi." Non pas qu'il se soit jamais retrouvé au pieu avec Ransome, évidemment, mais il lui avait bel et bien susurré à l’oreille quelques menues douceurs, histoire d'accélérer la chute de Chib -tout en la rendant indolore pour lui-même, s'entend.
> lire la suite
-
Par Eric75019, le 29/04/2012
Une dernière chance pour Rebus de
Ian Rankin
Templer la regarda droit dans les yeux.
- Alors où est le problème ?
Siobhan balaya du regard le bureau tout entier. Fenêtre et classeurs à dossiers, plante en pot, deux photographies de famille. Elle le voulait, ce bureau. Elle voulait un jour se trouver assise à la place de Gill Templer.
Ce qui impliquait de ne pas révéler ses secrets.
Ce qui impliquait de présenter une image de force, ne pas faire de vagues ni risquer de secouer le navire.
- Il n'y en a pas, madame.
Elle pivota vers la porte, la main presque sur la poignée.
- Siobhan (la voix était plus humaine), je respecte votre loyauté envers l'inspecteur Rebus, mais cela ne signifie pas nécessairement que ce soit une bonne chose.
> lire la suite
-
Rebus et le Loup-Garou de Londres de
Ian Rankin
Rebus se fit la réflexion que ce n’était pas la vue de l’autopsie qui faisait pâlir les visages. C’était le bruit qui allait avec. La chair qu’on arrachait comme un boucher qui débite une carcasse. Les gargouillis, le raclement des outils. S’il avait pu se boucher les oreilles, peut-être que ça aurait été supportable. Alors que c’était tout le contraire : dans cette salle, son ouïe lui semblait d’une acuité inhabituelle. La prochaine fois, il apporterait du coton. La prochaine fois…
-
Par Bartaben, le 11/09/2009
Double détente de
Ian Rankin
Leurs yeux restaient rivés sur le dallage perfide des trottoirs de Londres. Si on ne se faisait pas avoir par une dalle cassée, on se faisait avoir par une merde de chien. En outre, ils ne pouvaient pas regarder droit devant eux ; cela serait revenu à susciter le regard d'un inconnu, la rencontre indésirable de deux paires d'yeux.
-
Par le_Bison, le 08/03/2012
Le Carnet noir de
Ian Rankin
Le vendredi, après le boulot, il décida d’aller se faire masser. Il avait promis à Patience d’être rentré à 20 heures, et il n’en était que 18. En plus, de se faire brutalement pétrir avait toujours semblé le mettre d’attaque pour le week-end.
Mais auparavant il s’aventura au Broadsword pour y boire une pinte de la bière locale. Et que pouvait-on faire de plus local que la brune Gibson, un breuvage épais brassé à moins de six cent mètres de là, à la brasserie Gibson ? Une brasserie, un pub et un salon de massage : Rebus estimait que si on y ajoutait un bon restaurant indien et une épicerie ouverte jusqu’à minuit, il aurait pu vivre heureux dans ce périmètre pour l’éternité plus un jour.
> lire la suite
-
Par MJCMMD, le 13/11/2010
Double détente de
Ian Rankin
Quelque chose, dans ma voix, l'amena à se tourner vers moi.
- Je t'en prie, ne fais pas ça.
- Les mots magiques, dit Leo Hoffer.
Puis il sortit de la salle de bains.
- Leo ! Leo !
Mais il était parti. J'en fus convaincu.
-
Rebus et le Loup-Garou de Londres de
Ian Rankin
Sans prendre la peine de demander la permission, Rebus s’empara du combiné comme d’une arme et composa un numéro.
— Passez-moi George Flight.
— Un instant, je vous prie.
Le bruit du transfert.
— Salle des homicides. Sergent Walsh à l’appareil.
— Je suis l’inspecteur Rebus.
— Ah oui ?
Le ton devint tranchant comme un burin.
— J’ai besoin de toucher un mot à Flight. C’est urgent.
— Il est en réunion.
— Allez le chercher ! Je vous dis que c’est urgent !
— Si vous souhaitez que je prenne un message…
La voix du sergent était chargée de doute et de cynisme. Tout le monde savait bien que quand l’Écossais parlait d’urgence, c’était du vent.
— Ne me faites pas chier, Walsh ! Soit vous me le trouvez, soit vous me passez quelqu’un qui fait autre chose de sa cervelle que de s’asseoir dessus !
Clic. Bip, bip, bip…
Un refus clair et net.
La secrétaire le dévisageait d’un air horrifié. Sans doute que les psychologues ne se mettaient jamais en colère. Il voulut afficher un sourire rassurant mais cela ne donna qu’un rictus figé de clown ivre. Il esquissa une révérence, pivota sur ses talons et se dirigea vers l’escalier, sous le regard de la pauvre femme terrorisée jusqu’au tréfonds de son âme.
> lire la suite