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Par sultanne, le 10/01/2012
Le Vicomte pourfendu
de
Italo Calvino
Etonnante lecture qui tient du conte philosophique à la Voltaire.
Conte initiatique, ce récit traite, mine de rien et sous un mode particulièrement cynique, de nombreuses questions existentielles . La question du bien et du mal est omniprésente et démontre au lecteur médusé que la quête de l'absolu reste vaine, que son objet soit le bien ou le mal.
Différents modèles de société sont proposés, de la cellule familiale otarcique à la vie communautaire, en passant par le retour à la vie sauvage, Italo Calvino ne semble se satisfaire d'aucun modèle stéréotypé.
Le rapport à la sensualité est évoqué de façon très comique et l'initiation à la sexualité se fait de façon métaphorique et très amusante : en effet, tour à tour embarqué dans une scène d'orgie de lépreux, recueilli par une mère nourricière dépourvue de toute sexualité et débarqué au sein d'une histoire d'amour dévastatrice, le jeune homme que nous accompagnons finira par être le témoin d'un mariage pour le moins détonnant.
Le récit est court mais riche, il évoque, en filigranne la place de la femme dans une société menée par les hommes, le question de la "bonne" façon de gouverner, la science et le progré technique...
Une lecture qui peut également être proposée aux jeunes et aux adolescents parce qu'elle peut se faire à différents degrés. C'est d'ailleurs au collège que j'avais rencontré pour la première fois cet étrange vicomte pourfendu.
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Par ballad, le 13/10/2011
Si par une nuit d'hiver un voyageur
de
Italo Calvino
Si Italo Calvino a construit ce livre comme une suite de début de romans non aboutis, c’est d’abord par credo. « Le roman réaliste des histoires finies est », selon lui, « un objet vétuste qui subsiste par routine mais qui ne correspond plus à la nécessité profonde de ceux qui écrivent ».
Extrait : « Je voudrais pouvoir écrire un livre qui ne serait qu’un incipit, qui garderait, pendant toute sa durée les potentialités du début, une attente encore sans objet. Mais comment un pareil livre pourrait-il bien être construit ? Devrait-il s’interrompre après le premier alinéa ? Ou prolonger indéfiniment les préliminaires ? Ou encore emboîter un début de narration dans l’autre, comme font les Mille et Une Nuits ? ».
Ainsi, dans "Si par une nuit d'hiver un voyageur", dix débuts de romans s’enchaînent l’un après l’autre, plusieurs univers s’ouvrant sur l’infini. Les romans représentant des mondes en soi, Calvino n'en écrit que les premières pages pour les recommencer chaque fois de manière différente. Ce livre a une emprunte métaphysique, avec cette touche absurde que j’adore, il explore les cultures, les langues, les époques, les genres. Calvino en fait aussi un étonnant et généreux livre miroir où l’auteur se met souvent à nu, et nous fait participer en tant que lecteurs.
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Par BoulieBouffeTout, le 12/08/2010
Le Vicomte pourfendu
de
Italo Calvino
Tout à fait étonnant comme bouquin.
Je ne connaissais pas cet auteur et c'est une belle découverte.
Une double lecture possible sur tout le livre, c'est fort !
A découvrir.
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Par brouillard, le 08/11/2009
Si par une nuit d'hiver un voyageur
de
Italo Calvino
Très beau roman sur le plaisir de la lecture. Un lecteur et une lectrice cherchent à élucider le mystère d'un éditeur qui vend des morceaux de livres, ou plus exactement des livres dont les titres et les auterus ont été mélangés. Il est difficile de savoir qui a écrit quoi et surtout de se procurer la suite étant donné que derrière un même titre se cache deux récits distincts. C'est donc à une quête mené par le lecteur que nous assistons.
Mais outre cette intrigue, l'originalité de ce roman demeure dans sa réflexion intrinsèque sur la création littéraire. Quels sont les éléments qui forment une fiction, comment sont-ils liés pour créer le plaisir de lecture. Et que cherche un lecteur lorsqu'il s'empare d'un livre? Les réponses ou plutôt des réponses à ces questions figurent dans ce livre ou l'auteur s'adresse directement à nous lecteur et nous montre la trame littéraire qui se cache derrière chaque récit.
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Par Heureuse, le 24/09/2010
Le Baron perché
de
Italo Calvino
J'ai eu du mal à entrer dans ce roman. Le début est lent, un peu bizarre. Finalement on a envie de lire jusqu'au bout ce roman assez multiple.
On se demande jusqu'à la fin s'il va un jour descendre.
A la manière de Robinson Côme organise sa vie dans les arbres de manière assez réaliste.
Et on a de belles réflexions sur la société, sur le fait de vivre en société.
Je ne l'ai pas adoré, ne le relirai pas. Mais je suis contente de l'avoir lu.
Au sujet d'un abbé qui fut emprisonné car il avait eu la détestable idée d'écouter (et après apprécier) les philosophes de la fin du 18ème siècle.
"Il mourut sans jamais avoir compris, après une vie toute entière consacrée à la foi, en quoi au juste il pouvait croire - mais s'efforçant d'y croire fermement, jusqu'à la fin."
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Par monito, le 27/09/2009
Si par une nuit d'hiver un voyageur
de
Italo Calvino
« Dans cet air transparent léger, il me semble cueillir sur sa forme immobile les signes de ce mouvement invisible qu’est la lecture, le parcours du regard, le rythme de la respiration, et plus encore le glissement des mots à travers sa personne, leurs flux et leurs blocages, les élans, les retards, les pauses, l’attention qui se concentre ou se disperse, les retours en arrière, ce parcours qui semble uniforme et qui est en réalité toujours changeant, toujours accidenté. »
Ces quelques lignes qui décrivent si bien mon ressenti personnel, ma pratique de l’activité physique que constitue la lecture, sont un des nombreux exemples qui jalonnent cet ouvrage ou Italo Calvino me parle, ou plutôt, dit ce que le lecteur que je suis, pense, ressent ou vit, clairement ou imperceptiblement, quand il est plongé dans sa lecture.
Roman ou essai mis à mon niveau sur la lecture, l’écriture, le roman, tout cela mis sous une protéiformité des plus étonnantes parce qu’assez inattendue… je ne saurais dire.
Italo Calvino sait parfaitement conduire son affaire et les 10 romans qu’il commence sont dix occasions de vouloir les compléter et dix fois aussi l’occasion de se dire que les ressors sont finalement les mêmes… pour finir les histoires par l’amour ou par la mort… une telle certitude que le lecteur n’admet sans doute pas, à force de vouloir accumuler les lectures…
Et si finalement, « j’ai lu tous les livres… » pouvait vouloir dire qu’on a jamais vraiment fini de commencer.
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Par EmmanuelleT, le 23/01/2012
Les Villes invisibles
de
Italo Calvino
L’un des plus beaux textes de Calvino et l’un des plus beaux textes sur la ville. Des villes, à un Grand Kahn avide de visions du monde, Marco Polo, qui sait que la clé du récit comme celle de l’urbain est le désir, évoque une à une les architectures filigranes, la trame de chacune de ces villes imaginaires. Une ville, c’est d’abord un nom de femme, et puis sa beauté, sa cohérence, sa singularité, ce qui l’habite, ce vers quoi elle tend, ses objets de désir. Vient l’évocation d’une autre ville, puis d’une autre. Du tout subsiste, au sein d’un récit oriental court aux sonorités de mille et une nuits, l’évocation merveilleuse de villes fabuleuses et singulières, théorie de villes vraies à l’encontre radical de toute ville théorique, déclinée dans son infinité de possibles, et apparaît la trame mystérieuse et profonde de ce qui fait ville.
Lien : http://souslepommierleblogdelecritoire.wordpress.com/2011/08/31/237/
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Par Labyrinthiques, le 17/10/2011
Forêt, racine, labyrinthe
de
Italo Calvino
Il y a une forêt, il y a une ville. Une forêt si épaisse, si touffue, si labyrinthique qu’on n’en voit pas le bout du bout. Il y a une ville qui s’est asséchée de toute végétation : « toutes les plantes, à l’intérieur de la cité, avaient fané, perdu leurs feuilles, puis étaient mortes ».
Il y a un roi fatigué qui rentre de guerre et qui ne retrouve plus le chemin dans cette forêt où les racines maintenant semblent s’élancer vers le ciel et les branches s’enfoncer dans le sol. Il y a une Reine marâtre et un Premier ministre qui veulent profiter de l’absence du roi pour s’emparer du pouvoir. Avec leurs hommes de main ils veulent encercler ville pour lui tendre un guet-apens mais ils se perdent à leur tour dans la forêt. Il y a une Princesse qui se languit de ne pas voir son père rentrer et qui, happée par un vieux mûrier dans l’enceinte de la ville, se retrouve comme par enchantement au cœur de « la forêt libre qui l’attirait tant ». Il y a aussi un jeune homme, comme toujours, qui s’inquiète de la disparition de la belle jeune fille au balcon et qui, grimpant à la cime d’un arbre, se retrouve lui aussi en pleine forêt. Et il y a surtout un oiseau extraordinaire qui a « les plumes changeantes du faisan, les grandes ailes puissantes d’un corbeau, le long bec d’un pic, et l’aigrette de plumes blanches et noires d’une huppe. » C’est cet oiseau-là qui apparaît à chaque fois pour égarer ou guider les personnages…
Voici le décor : une forêt sans dessus dessous en lutte contre une cité forteresse qui la refuse. Voilà les personnages : quatre protagonistes avec quatre motivations différentes qui se perdent dans la forêt, mais chuuut ! Je ne vous raconte pas la fin.
Italo Calvino nous propose ici1 un conte pour enfant qui devient grand et pour grand qui redevient enfant. On peut y trouver plein de thèmes différents derrière ces oppositions systématiques d’éléments symboliques : nature/culture, vie sauvage/civilisation, langage/littérature, etc.
Voici un point de vue linguistique de Paul Braffort et une définition de la littérature de Calvino qui peuvent apporter un autre éclairage :
« Dans Forêt-racine-labyrinthe la forêt toute entière a été le théâtre d’une fantastique permutation des racines et des branches. L’auteur féru de linguistique qu’était Calvino n’ignorait pas que les arbres syntaxiques (Claude Berge les appelait “arborescences”) se représentent graphiquement à l’envers, comme dans le conte. »
Paul Braffort, Italo Calvino sur les sentiers du labyrinthe,
article paru dans le Magazine Littéraire n°398, mai 2002
« Nous avons dit que la littérature est, tout entière, dans le langage, qu’elle n’est que la permutation d’un ensemble fini d’éléments et de fonctions. Mais la tension de la littérature ne viserait-elle pas sans cesse à échapper à ce nombre infini ? Ne chercherait-elle pas à dire sans cesse quelque chose qu’elle ne sait pas dire, quelque chose qu’elle ne sait pas, quelque chose qu’on ne peut pas savoir ? Telle chose ne peut pas être sue tant que les mots et les concepts pour l’exprimer et la penser n’ont pas été employés dans cette position, n’ont pas été disposés dans cet ordre, dans ce sens. Le combat de la littérature est précisément un effort pour dépasser les frontières du langage ; c’est du bord extrême du dicible que la littérature se projette ; c’est l’attrait de ce qui est hors du vocabulaire qui meut la littérature. »
Italo Calvino, Cybernétique et fantasme, texte d’une conférence prononcée en 1967,
réédité dans La machine littérature (Seuil, 1993).
Citation extraite de l’article de Paul Braffort
On peut donc y lire une tentative de réconcilier des labyrinthes a priori incompatibles, celui de la forêt touffue, sens dessus dessous, du langage sauvage qui retourne à ses racines, du babil dirait Barthes, du barbare dirait le grec et celui de la ville rectiligne et policée, du langage plus élaboré, plus civilisé régi par la syntaxe, par la normalisation grammaticale. Entre ces deux deux labyrinthes qui s’opposent, un oiseau chimérique, un oiseau inventé et recomposé par permutation du langage, un oiseau poétique (dans le sens de la création) fait le lien, perd ou guide celui qui le suit… Cet oiseau n’est-ce pas ce qu’on nomme tout simplement la littérature ?
Extrait -
« Ce matin-là, la forêt n’était qu’un enchevêtrement de sentiers et de pensées perplexes. Le roi Clodovée se disait : “Ô ville inatteignable ! tu m’as appris à marcher dans tes rues rectilignes et lumineuses et me voilà condamner à cheminer dans des sentiers tortueux et embrouillés et me voilà perdus !” Curwald [ndlr : le félon], lui, se disait : “Plus le chemin est sinueux, plus il convient à notre plan. Tout ce qu’il faut, c’est trouver l’endroit où, à force de se courber et de se recourber, ce chemin rejoindra la route droite. L’ennui, c’est qu’avec tous les nœuds et tous les carrefours, je n’arrive pas à trouver le bon.” Verveine [ndlr : la princesse], elle, pensait : ” Fuir ! Fuir ! Mais pourquoi ? Plus j’avance dans la forêt, plus j’ai la sensation d’être prisonnière. J’avais cru que la ville de pierre de taille et la forêt-labyrinthe étaient ennemies et séparée, sans communication possible. Maintenant j’ai trouvé le passage, j’ai l’impression qu’elle se ressemblent de plus en plus… Je voudrais que la sève de la forêt pénètre la ville et ramène la vie entre les pierres. Je voudrais qu’au milieu de la forêt on puisse aller et venir, se rencontrer, être ensemble, comme à l’intérieur d’une ville…”» p.38 – 39
Lien : http://www.labyrinthiques.net/2009/04/17/foret-racine-labyrinthe-italo-calvino/
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Par arcandbenoit, le 14/05/2010
Marcovaldo
de
Italo Calvino
La littérature intellectuelle la plus amusante qui soit, ce recueil hyper-structuré d'Italo Calvino est un dédale d'idées qui s'emmêlent volontairement et qui ne laissent pas s'échapper si facilement le lecteur, qui perd et retrouve sans cesse son fil d'Ariane.
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Par Emma-saru, le 25/04/2010
Le Baron perché
de
Italo Calvino
Un incontournable de ma bibliothèque. Je me souviens de la première fois où je l'ai lu, sous l'impulsion de ma prof. de français au collège je crois et de mes parents. Et le souvenir de cette lecture m'a accompagnée au fil des ans jusqu'à ce que je le relise et le redécouvre avec bonheur il y a quelques temps de cela. Un grand livre et une leçon de liberté !
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Par liliba, le 26/03/2010
Le Baron perché
de
Italo Calvino
Un baron fou qui se perche sur le haut d'un arbre par révolte et esprit d'insoumission. Un livre totalement délirant avec un personnage déjanté, mais si attachant... Et une écriture superbe.
Lien : http://liliba.canalblog.com
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Par hupomnemata, le 02/03/2010
Les Villes invisibles
de
Italo Calvino
En ce qui concerne ce livre, mis à part quelque bonnes idées, Italo Calvino est un sous Borges. C'est à dire une version queque peut affadit de Borges, de sa complexité...
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Par annie, le 18/11/2008
Le Vicomte pourfendu
de
Italo Calvino
Au cours d'une bataille contre les Turcs, Médard de Terralba, chevalier génois, est coupé en deux par un boulet de canon.
Ses deux moitiés continuent de vivre séparément, fane faisant le bien, l'autre mutilant tout sur son passage.
Ce conte est pétri d'humour et de cynisme.
Le monde imaginaire de Calvino où des doigts coupés indiquent la route à suivre, où les lépreux vivent heureux a pourtant toutes les couleurs du réel
Et le Vicomte pourfendu prouve avec brio que la vertu comme la perversité absolues sont également inhumaines.
Calvino a toujours été attiré par la littérature populaire, l'univers de la fable, en particulier.
Dans Le Vicomte pourfendu, il exploite la veine fantastique : le cadre est celui de la fable tandis que la narration se fait sur deux niveaux : le plus immédiatement perceptible, le récit fabuleux, mais aussi le niveau allégorique et symbolique qui est très riche (il développe notamment les thèmes du contraste entre réalité et illusion, idéologie et éthique, etc.).
Mais la morale du roman est d’abord une invitation à la nuance, puisqu'il apparaît que la vérité absolue est une chimère.
Les deux autres romans de la trilogie Nos ancêtres obéissent au même principe de fonctionnement. Le héros du Baron perché est un alter ego de Calvino, désormais débarrassé de ses anciennes conceptions et qui ne voit plus la littérature comme porteuse d'un message politique.
Le Chevalier inexistant, dernier de la trilogie, est un roman plus sombre, en revanche.
À côté de cette production « fabuleuse », Calvino continue à traiter dans ses œuvres de la réalité quotidienne.
Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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Par ameliepimousse, le 06/09/2011
Le Vicomte pourfendu
de
Italo Calvino
Un livre que j'ai lu au collège, et que j'ai relu par la suite avec plaisir! Une histoire surprenante et plaisante pour l'historienne qui sommeille en moi ;)
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Par annie, le 12/09/2010
Le chevalier inexistant
de
Italo Calvino
Et bien voilà, je commence le challenge ABC 2010, organisé par Babelio,
par le livre d'Italo Calvino.
ma liste :
http://mazel-livres.blogspot.com/2010/09/ou-babelio-lance-le-challenge-abc.html
Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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Par 270778, le 05/05/2010
Si par une nuit d'hiver un voyageur
de
Italo Calvino
Quel est le point commun entre un polar belge, un roman polonais, un livre japonais, un roman sud-américain à la " Pedro Paramo " ? Ce roman. Où il est question d'un complot d'apocryphes, de vrais auteurs rêvant de l'anonymat des " ghost writer ", de faux traducteurs escrocs, d'éditeur débordé, de régimes pratiquant la censure, d'une machine à lire, etc… et surtout de toi, Lecteur et de toi, Lectrice auxquels l'auteur s'adresse à la deuxième personne. Un roman ludique sur l'activité du lecteur de roman et les passerelles multiples existant entre vie de fiction et vie réelle. Ma " sensibilité féministe " me fait cependant m'insurger contre le fait que la Lectrice (dont nous dit pourtant qu'elle a plus lu et plus retenu de ses lectures que son équivalent masculin) soit réduite au statut d'objet de fantasme à la fois du Lecteur, de l'Auteur et de l'Editeur. D'autre part, la fin est un peu décevante : dommage, très dommage; C'est ce qu'on appelle un livre "déceptif".
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Par roilyre, le 13/11/2011
Marcovaldo
de
Italo Calvino
J'ai adoré ce livre. Ce père de famille nombreuse, ouvrier vivant dans des conditions épouventables et ramant pour nourrir son petit monde, regorge d'inventivité incroyable pour donner un peu de couleurs et d'espoirs dans son quotidien plutôt noir.
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Par roilyre, le 13/11/2011
Palomar
de
Italo Calvino
Qu'elle douceur ce livre, qu'elle bonheur de poèsie . Que de délicatesse . Richesse dans les descriptions, l'auteur n'est pas avar de mots et c'est un vrai plaisir.
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Par sbrodj, le 20/06/2011
Si par une nuit d'hiver un voyageur
de
Italo Calvino
Calvino est devenu depuis quelques années un classique moderne. Ce roman brillant et oulipiste est un pur régal pour les amateurs de romans. Sa construction, son écriture sont jubilatoires.
Calvino est devnu depuis quelques années un classique moderne. Tiens, on dirait que c'est contagieux?... A bon entendeur...
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Par brigetoun, le 23/02/2011
Temps zéro
de
Italo Calvino
jubilatoire, avec en plus l'impression extrêmement gratifiante d'être intelligent en laissant son esprit suivre cette allègre démonstration d'intelligence. Défie la citation, chacune des longues phrases renfermant doctement un enchaînement de propositions apparemment absurdes qui ne prennent leur sens que dans la part prise au déroulement logique de l'ensemble.
L'unité, le passé, le temps, son fractionnement (avec un souvenir de la flèche de Zénon)