Citations de J.-H. Rosny aîné
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La guerre du feu de
J.-H. Rosny aîné
C'était vers le tiers de la nuit .Une lune blanche comme la fleur du liseron sillait le long d'un nuage .Elle laissait couler son onde sur la rivière ,sur les rocs taciturnes,elle fondait une à une les ombres de l'abreuvoir .Les mammouths étaient repartis .....
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Par brigetoun, le 05/01/2012
La mort de la terre de
J.-H. Rosny aîné
Pourquoi nos ancêtres ont-ils vécu ? Une folie inconcevable les a fait résister, pendant des millénaires, au décret de la nature. Ils ont voulu se perpétuer dans un monde qui n’était plus le leur. Ils ont accepté une existence abjecte…, uniquement pour ne pas disparaître. Comment est-il possible que nous ayons suivi leur pitoyable exemple ?… Il est si doux de mourir !
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La mort de la terre de
J.-H. Rosny aîné
Même, elle [la population humaine] se flattait de vivre prochainement de produits organiques élaborés par les chimistes. Plusieurs fois, ce vieux rêve parut réalisé : chaque fois, d’étranges maladies ou des dégénérescences rapides décimèrent les groupes soumis aux expériences. Il fallut s’en tenir aux aliments qui nourrissaient l’homme depuis les premiers ancêtres. À la vérité, ces aliments subissaient de subtiles métamorphoses, tant du fait de l’élevage et de l’agriculture que du fait des manipulations savantes. Des rations réduites suffisaient à l’entretien d’un homme ; et les organes digestifs avaient accusé, en moins de cent siècles, une diminution notable, tandis que l’appareil respiratoire s’accroissait en raison directe de la raréfaction de l’atmosphère.
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La guerre du feu de
J.-H. Rosny aîné
La vie du Feu avait toujours fasciné Naoh. Comme aux bêtes, il lui faut une proie : il se nourrit de branches, d'herbes sèches, de graisse ; il s'accroît ; chaque Feu naît d'autres Feux ; chaque Feu peut mourir.[...] C'est une bête et ce n'est pas une bête. Il n'a pas de pattes ni de corps rampant, et il devance les antilopes ; pas d'ailes, et il vole dans les nuages ; pas de gueule, et il souffle, il gronde, il rugit ; pas de mains ni de griffes, et il s'empare de toute l'étendue... Naoh l'aimait, le détestait et le redoutait.
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Par brigetoun, le 05/01/2012
La mort de la terre de
J.-H. Rosny aîné
Là, il s’arrêta, hypnotisé : sur un champ où, jadis, croissaient des céréales ; il venait d’apercevoir ces ferromagnétaux de grande taille qu’il avait découverts dans la solitude, près des Hautes-Sources. Son cœur serra. Un souffle froid lui passa sur la nuque.
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Par brigetoun, le 05/01/2012
La mort de la terre de
J.-H. Rosny aîné
Targ se transfigura ; il fut presque dieu ; les âmes, pareilles aux âmes anciennes, élevaient vers lui un enthousiasme mystique ; des faces déferlaient, des yeux mornes s’emplissaient de feu, une espérance démesurée rompait le long atavisme de la résignation.
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Par brigetoun, le 05/01/2012
La mort de la terre de
J.-H. Rosny aîné
Le long atavisme de résignation retombait sur elles ; leur passivité parut même s’accroître, à la manière dont s’aggravent, après un répit, des maladies chroniques. Toute foi, même légère, les abandonna. Déjà la mort tenait ces mornes existences.
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Par brigetoun, le 05/01/2012
La mort de la terre de
J.-H. Rosny aîné
Non, Hélé, répondit le quadragénaire ; ce n’est pas de la sottise, c’est de la vie. Tant que les hommes auront la force de s’inquiéter, leurs jours auront encore quelque douceur. Après, ils seront morts dès l’heure de leur naissance..
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Par brigetoun, le 05/01/2012
La mort de la terre de
J.-H. Rosny aîné
Après la catastrophe, l’échange devenait impossible. Les Hautes-Sources recevraient des exilés, mais en les condamnant au célibat. La loi était inexorable ; Targ l’acceptait comme une nécessité supérieure…