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Par TINUSIA, le 05/07/2010
Prenez soin du chien de
J. M. Erre
La caractéristique la plus remarquable du suspense, ce n'est pas le plaisir qu'il est susceptible de procurer, mais bien son potentiel de frustration. Il n'y a rien de plus désagréable pour un lecteur de roman qui a cherché sa voie dans le mystère que de devoir se satisfaire, lors du dénouement, d'une explication bancale qui tombe à plat.
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Le mystère Sherlock de
J. M. Erre
Comment entrer dans une pièce où vous attend peut-être un tueur ? Trop peu de parents intègrent cette question essentielle dans l’éducation de leurs enfants, et c’est bien dommage. A cause de cette attitude irresponsable, on dit bonjour à la dame, on ne parle pas la bouche pleine, mais quand on se retrouve devant la porte d’un meurtrier, on a l’air finaud. Chacun fit donc sa proposition, le postulat de base étant que personne ne voulait entrer le premier. Oscar proposa d’enfumer la pièce pour obliger l’assassin à sortir, Perchois de condamner la porte pour l’en empêcher, Dolorès d’envoyer Eva en éclaireur, Eva de se servir de Dolorès comme appât. Difficile de faire un tri… McGonaghan était peut-être encore envie, j’ai donc fait au plus simple : j’ai ouvert la porte.
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Par Eric75019, le 07/05/2012
Le mystère Sherlock de
J. M. Erre
Le premier [point commun des manuscrits apocryphes] est de mettre en lumière une facette inconnue de Sherlock Holmes : son côté jet-set. N'ayons pas peur de l'affirmer, Sherlock Holmes est très people. La liste des célébrités qu'il côtoie dans les différents manuscrits qui nous sont parvenus est impressionnante : Karl Marx, Albert Einstein, Sigmund Freud, Sarah Bernhardt, Harry Houdini, Arsène Lupin, Mata Hari, Benito Mussolini, le fantôme de l'Opéra, le comte Dracula, le docteur Fu Manchu, le capitaine Dreyfus, Dr Jekyll et Mr Hyde, Jack l’Éventreur, Arthur Rimbaud, Tarzan, Lautréamont, Bram Stoker, Paul Préboist, Oscar Wilde et bien d'autres. (Petit jeu : il y a un intrus dans la liste.)
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Série Z de
J. M. Erre
- Il a pourtant l'air inoffensif.
- C'est ce qui le rend suspect. Comme je dis toujours : "plus, il ne paye pas de mine, moins il n'est pas innocent."
- Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris...
- C'est le théorème de Columbo.Faut être spécialiste
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Le mystère Sherlock de
J. M. Erre
H comme Holmésien : Mammifère bibliophile vouant une passion à Sherlock Holmes. Les spécialistes - à l'université et à l'hôpital - distinguent plusieurs catégories d'holmésiens. Les niveaux 1 à 3 désignent les amateurs du détective anglais créé par Arthur Conan Doyle en 1887. Ils aiment à lire et à relire les quatre romans et cinquante-six nouvelles qui forment le "Canon" holmésien, scrutent la sortie en librairie des innombrables pastiches consacrés à Holmes, et ne rechignent pas à s'aventurer dans les enquêtes des concurrents, Hercule Poirot ou Harry Dickson. Pour résumer, mis à part une tendance un peu pénible à s'exclamer à tout propos "Élémentaire mon cher Watson", ils sont inoffensifs.
Les niveaux 4 à 6 correspondent à des holmésiens initiés. Pour ces adulateurs du Canon, la frontière en la fiction et la réalité se trouble par moments. On se met à privilégier le texte original en anglais, on se lance dans des analyses textuelles, on adhère à une "société holmésienne", on suit des colloques. Bref, on commence à fatiguer ses proches.
Enfin les holmésiens de niveaux 7 à 10 forment une caste à part. Pour eux, les choses sont claires : Sherlock Holmes à bel et bien existé et Conan Doyle n'était que l'agent littéraire du docteur Watson, biographe du détective londonien. A ce stade, la fiction n'existe plus, les écrits de Watson sont parole d’Évangile, l'étude des textes sacrés devient le centre de toutes les préoccupations, on s'attaque à énigmes métaphysiques fondamentales comme la date de naissance de Holmes ou le nombre de mariage de Watson.
Et, dans le meilleur des cas, on essaie de prendre ses pilules tous les matins.
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Prenez soin du chien de
J. M. Erre
Ce qui frappe chez lui, c'est son enthousiasme. Il a commencé par me réclamer une dictée, parce que "c'est trop super l'ortograve" (c'est pas lui qui corrige !).
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Par TINUSIA, le 05/07/2010
Prenez soin du chien de
J. M. Erre
Nous sommes tous d'une crédulité confondante. Pourquoi ? Parce que l'essentiel pour nous, ce n'est pas ce que dit notre interlocuteur mais le coefficient de crédibilité que nous lui affectons inconsciemment. Le résultat ? Le conditionnement de nos pensées. A partir du moment où untel atteint un coefficient de crédibilité confortable, je le croirai en toutes circonstances, sans éprouver le besoin de vérifier ses dires.
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Prenez soin du chien de
J. M. Erre
Chaque phrase prononcée faisait de moi le suspect idéal. Le pire, c'est que je m'en rendais compte. Si j'avais dû me juger, je me serais condamné.
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Par Heureuse, le 31/01/2012
Série Z de
J. M. Erre
La première fois que ta mère a lu un de tes scénarios, elle t'a demandé pardon de t'avoir fait tomber de la table à langer quand tu avais un an.
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Par Bernie, le 03/04/2012
Le mystère Sherlock de
J. M. Erre
En ce joli mois de mai, la neige était tombée dru, juste pour énerver le réchauffement climatique. Dans la vallée suisse de Meiringen, Dame Nature avait revêtu son blanc manteau. Sur le voile immaculé, saupoudré çà et là de fleurettes hardies, des marmottons pelucheux batifolaient gaiement. Des mésanges nonnettes enrobaient la scène de pépiements sucrés, de violons et de hautbois. Le temps était suspendu, bien sûr. Il ne manquait plus que le Père Noël accompagné de sa tripotée de lutins, et c'était l'extase cosmique. Tous les clichés étaient convoqués pour faire de cette scène un moment inoubliable de beauté, de pureté et de Walt Disney. Mais heureusement pour l'amateur de polar, friand de sang chaud et de frissons d'échine, tout ça ne durera pas...
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