-
Par gill, le 06/03/2012
Critique de la science fiction de
Jacques Goimard
Voici donc l'heure de faire retour sur le passé, sur mon passé. Le premier jalon est "Flash Gordon", une bande dessinée d'Alex Raymond parue dans "Robinson", sous le titre francisé de "Guy l’Éclair, de 1936 à 1940.[...] Il n'était pas difficile d'interpréter l’œuvre d'Alex Raymond en termes de roman familial.
Une planète errante est sur le point de percuter la terre. Le professeur Zarkov invente un astronef qui, en la heurtant, va dévier sa course et éviter la collision (sic). A la suite d'un concours de circonstances, il embarque avec lui un jeune homme, Flash Gordon, et une jeune fille, Dale Arden. Le choc se produit, mais les passagers échappent à la mort (sic) et vivent sur la planète Mongo de longues années d'aventures...
(extrait du chapitre "génération science-fiction)
> lire la suite
-
Par LSH, le 18/01/2009
Histoires d'aberrations de
Jacques Goimard
Extrait de « Auto-Escamotage » de Richard Matheson :
Je ne sais pas quoi faire. J'ai passé la journée assis à la fenêtre observer la rue. Je guettais le moindre visage connu. Mais il n'y avait rien que des étrangers.
Je n'ose pas quitter la maison. Elle est tout ce qui me reste. Avec nos meubles et nos vêtements.
Je veux dire mes vêtements. Son placard à elle est vide. Je l'ai ouvert ce matin à mon réveil et il n'y avait pas un mouchoir. C'est comme un tour de prestidigitation, un escamotage – comme...
Je me suis contenté de rire. Je dois être....
J'ai appelé le magasin de meubles. Il est ouvert le dimanche après-midi. On m'a dit qu'il n'y avait aucune commande de lit à mon nom. Si je voulais venir vérifier ?
Je suis revenu à la fenêtre.
J'ai pensé à appeler ma tante de Detroit. Mais je suis incapable de me rappeler le numéro. Et il n'est plus dans le répertoire. Le répertoire entier est vide. Il ne reste plus que mon nom en lettre d'or sur la couverture.
Mon nom. Rien que mon nom. Que dire ? Que faire ? Facile. Rien à faire.
J'ai feuilleté l'album de photos. Presque toutes les photos ont changé. Elles ne représentent plus personne.
Mary n'y est plus, ni nos parents, ni nos amis.
De quoi rire.
Sur la photo de mariage je suis assis, tout seul, à une immense table couverte de mets. Mon bras gauche est étendu et courbé pour enlacer une mariée fantôme. Et, autour de la table, il y a des verres qui flottent dans le vide.
Qui me portent un toast.
> lire la suite
-
Par LSH, le 18/01/2009
Histoires d'aberrations de
Jacques Goimard
Extrait de « La Ruelle ténébreuse » de Jean Ray :
Trois petites portes jaunes dans le mur blanc...
Au-delà du coude de la ruelle, les viornes continuaient à mettre du vert et du noir parmi les pavés, puis les trois petites portes parurent, se coudoyant presque et donnant, à ce qui aurait dû être singulier et terrible, l'aspect puéril d'une rue de béguinage flamand.
Mes pas sonnaient très clairs dans le silence.
Je frappai à la première des portes; seule la vie vaine de l'écho s'éveilla derrière elle.
La ruelle s'allongeait de cinquante pas vers un nouveau coude.
L'inconnu ne se découvrait qu'avec parcimonie, et ma part de découverte d'aujourd'hui n'était que deux murs pauvrement blanchis au lait de chaux et ces trois portes. Mais toute porte close n'est-elle pas en elle-même un mystère puissant ?
Je frappai, de coups plus forts, le triple huis. Les échos partaient à grand bruit et bouleversaient, le confuses rumeurs, les silences tapis au fond de prodigieux corridors. Parfois, ils semblaient imiter des pas très légers, mais ce furent les seules réponses du monde enfermé.
Il y avait des serrures comme à toutes les portes que j'ai l'habitude de voir. Le soir de l'avant-veille, j'avais passé une heure à ouvrir celle de mon appartement avec un fil de fer tordu, et c'était aisé comme un jeu.
J'avais un peu de sueur sur les tempes, un peu de honte au coeur. Je sortis de ma poche le même crochet et le glissait dans la serrure de la première petite porte.
Et, comme celle de ma chambre, très simplement, elle s'ouvrit.
> lire la suite
-
La grande anthologie du fantastique t1 de
Jacques Goimard
Nous sommes deux races sur la terre. Ceux qui ont besoin des autres, que les autres détruisent, occupent, reposent, et que la solitude harasse, épuise, anéantit comme l'ascension d'un terrible glacier ou la traversée du désert, et ceux que les autres, au contraire, lassent, ennuient, gênent, courbaturent, tandis que l'isolement les clame, les baigne de repos dans l'indépendance et la fantaisie de leur pensée. (Guy de Maupassant)
-
Nouvelles des siècles : 44 histoires du XIXe siècle de
Jacques Goimard
Me souvenir du temps heureux ou j'étais fou, moi aussi... si je pouvais !
Les chemins vers hier sont des sentiers tordus, escarpés au possible, semés de pièges en tout genre; on glisse évidemment sur ces passages-trapes à ses risques et périls.