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Chat sauvage de
Jacques Poulin
Ses yeux rougis d'alcoolique étaient perdus dans l'immensité brumeuse. En parlant, il faisait de grands gestes qui embrassaient l'horizon, et c'est le Québec tout entier que je voyais se détacher de la rive et gagner la haute mer pour «mêler sa voix au concert des nations», comme on disait autrefois dans les manuels d'histoire.
Allongé à ses côtés, les yeux mi-clos, je me laissai envahir par les images d'un Québec voguant librement dans les eaux internationales. (p 191)
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Par pyrouette, le 30/04/2012
La Tournée d'automne de
Jacques Poulin
Plus on vieillit, moins on a de certitudes.
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Par Malice, le 04/08/2010
Chat sauvage de
Jacques Poulin
J'étais atterré. Comme des millions d'amateurs de sport en Amérique, je savais très bien que le nombre de prises au baseball était limité à trois. Je refermai le roman, éteignis la veilleuse et me remis à la fenêtre. Le regard perdu dans la nuit je me mis à penser aux nombreux traducteurs qui vivaient en France, de l'autre côté de l'Atlantique, et qui traduisaient des romans américains. Ils avaient toute ma sympathie, car je savais à quel point leur métier était difficile, et l'envie me vint de leur écrire une lettre. Je voulais leur dire qu'il y avait au Québec, depuis peut-être un siècle, un grand nombre de gens qui pratiquaient le baseball et le football américain et qu'ils le faisaient en français
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Le vieux chagrin de
Jacques Poulin
Quand vous commencez à écrire une histoire, vous êtes comme un voyageur qui a vu de très loin un château. Dans l'espoir de l'atteindre, vous suivez un petit chemin qui descend au flanc d'une colline vers une vallée couverte de forêt. Le chemin se rétrécit et devient un sentier qui s'efface par endroits, et vous ne savez plus très bien où vous êtes rendus; vous avez l'impression de tourner en rond.
De temps en temps, vous traversez une clairière inondée de soleil, ou vous franchissez une rivière à la nage. Au sortir de la forêt, vous escaladez une petite montagne. Parvenu au sommet, vous apercevez le château, mais c'est sur la colline suivante qu'il se trouve, et il est moins beau que vous ne l'aviez cru: il fait penser à manoir ou à une grande villa.
Sans perdre courage, vous descendez encore une fois dans une vallée, vous traversez une forêt obscure en suivant un sentier presque invisible, puis vous grimpez au sommet de la colline et, à bout de force, vous arrivez enfin devant le château.
En réalité ce n'est pas un château, ni un manoir, ni même une villa: c'est plutôt une vieille maison délabrée et, curieusement, elle ressemble beaucoup à celle où vous avez passé votre enfance.
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Par zazy, le 22/11/2011
Volkswagen Blues de
Jacques Poulin
il ne faut pas juger les livres un par un. Je veux dire : il ne faut pas les voir comme des choses indépendantes. Un livre n’est jamais complet en lui-même ; si on veut le comprendre, il faut le mettre en rapport avec d’autres livres, non seulement avec des livres du même auteur, mais aussi avec les des livres écrits par d’autres personnes.
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Par kathy, le 11/04/2010
Volkswagen Blues de
Jacques Poulin
-C'est vrai, dit-elle. En plus, je me suis rappelé une phrase d'un autre cher indien. Le grand chef Joseph. Il disait : "Mes jeunes gens ne travailleront jamais, les hommes qui travaillent ne peuvent rêver, et la sagesse nous vient des rêves.
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Par Lucie16, le 28/11/2011
Les Yeux bleus de Mistassini de
Jacques Poulin
Les romanciers ne sont pas des créateurs! Ils s’inspirent de la réalité, ils la transforment, ils ajoutent des choses vécues, des choses imaginées et même des choses empruntées ou volées : c’est plutôt du bricolage!
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Par Lucie16, le 28/11/2011
Les Yeux bleus de Mistassini de
Jacques Poulin
Les Dix commandements de l’écrivain
1. Tu mettras ton premier roman au panier.
2. Tu voleras les idées de tes collègues.
3. Tu ne répondras pas aux critiques.
4. Tu ne déjeuneras pas avec ton éditeur.
5. Tu refuseras les prix littéraires s’ils ne sont pas accompagnés d’une somme d’argent.
6. Tu ne vérifieras pas si ton nouveau livre se trouve en librairie.
7. Tu diras du mal de tes collègues mais seulement dans leur dos.
8. Tu n’écriras pas tes mémoires.
9. Tu tâcheras de mourir jeune.
10. Tu ne passeras pas à la télé.
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Par Lucie16, le 28/11/2011
Les Yeux bleus de Mistassini de
Jacques Poulin
je commençais à prendre conscience qu'entre les mots et moi se nouaient des liens qui risquaient de durer longtemps et peut-être même d'occuper une place trop grande dans ma vie.
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Par kathy, le 11/04/2010
Volkswagen Blues de
Jacques Poulin
-J'ai eu quarante ans la semaine dernière et... Il secoua la tête.
-Mais non, c'est pas une question d'âge... Il y a des jours, où vous avez l'impression que tout s'écroule... en vous et autour de vous, dit-il en cherchant ses mots. Alors vous vous demandez à quoi vous allez pouvoir vous raccrocher... J'ai pensé à mon frère. C'était mon plus grand chum autrefois.