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Par zorazur, le 21/11/2011
Lattitudes à la dérive de
Jamal Mahjoub
Coincés au fond de la mer d'Irlande, écoutant Scott Joplin. Il se souvenait de çà. Le silence alentour, une fois le disque fini, et l'aiguille grattant dans le vide, jusqu'à ce que le capitaire Usher tende la main pour la soulever. Il s'était senti vivant à ce moment-là comme jamais, comme s'il suffisait de vivre cette expérience pour savoir ce que vivre voulait dire. Un simple enfant-soldat, à peine quinze ans.
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Par zorazur, le 21/11/2011
Lattitudes à la dérive de
Jamal Mahjoub
Les cathédrales s'élèveraient à nouveau dans les décombres, étincelantes, modernes. Les rues seraient pavées de neuf et se remettraient à bourdonner d'agitation impatiente. Tout cela n'était qu'un instant dans le cours de l'histoire. Tour redeviendrait comme avant, et même mieux qu'avant.
Et lui, Ernst Frager, n'avait désormais plus de pays, plus de chez lui.
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Le telescope de rachid de
Jamal Mahjoub
Voici Alger et sa légende. Ses racines étranges et tenaces s’emmêlent dans l’imaginaire. C’est comme un corps mystérieux et inexploré que la main experte d’un amoureux dévoilerait peu à peu. Pour l’œil non averti, la ville est tout simplement posée comme une vieille selle de cavalier sur le dos noueux et tordu des monts de Kabylie. Le port, rempli de vaisseaux venus des quatre coins du monde, résonne de mille langues étrangères, dans un halètement et un bruissement ininterrompus d’hommes et de vagues. Une ville qui se nourrit de sang et d’eau salée, en équilibre précaire entre une ascension vertigineuse et la ruine totale. Une humanité qui se présente sous sa forme la plus crue, la plus désespérée, si bien que l’on ne peut s’empêcher d’être partagé entre le ravissement et la nausée.
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Par zorazur, le 21/11/2011
Lattitudes à la dérive de
Jamal Mahjoub
La mémoire est une chose étrange. Certains faits restent enterrés dans l'esprit comme des ombres fantomatiques. Après des années passées à avancer dans la vie, juste au moment où on croit en avoir fini avec eux, ils resurgissent avec acuité.
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Le telescope de rachid de
Jamal Mahjoub
Ce n'était plus l'époque des grands empires et des grands rois, mais plutôt celle des petits tyrans, des intermédiaires voraces et des bureaucrates pleins de suffisance.