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Par guika, le 06/06/2010
La descente de Pegase de
James Lee Burke
Il avait une respiration sifflante qui empestait la nicotine et de son énorme carcasse en forme de pyramide gélatineuse, émanait une puanteur suante aux relents de bières qui parfois se transformait en une odeur plus abominable encore, évocatrice d'un dépôt mortuaire au Vietnam après une panne d'électricité.
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Prisonniers du ciel de
James Lee Burke
Encore enfant, si l'on m'avait demandé de décrire le monde dans lequel je vivais, je suis certain que ma réponse se serait traduite en images, des images qui me laissaient en général un sentiment de bien-être pour ma famille et moi-même. Parce que, même si ma mère était morte lorsque j'étais jeune, même si nous étions pauvres et qu'il arrivait à mon père ivre de se prendre de querelle dans un bar avant de finir sous les verrous, de la prison de la paroisse, lui, mon petit frère et moi-même avions un foyer -- un monde, en réalité -- sur le bayou, un refuge où nous étions toujours en sécurité, chaud l'hiver grâce au poêle à bois, frais l'été sous les ombrages des pacaniers,un lieu qui était le nôtre, qui appartenait à notre famille et à son mode de vie depuis l'arrivée des Acadiens en Louisiane en 1755.
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Par Chiwi, le 22/04/2011
Dans la brume électrique avec les morts confédérés de
James Lee Burke
A l'âge de dix neuf ans, je ne voulais pas accepter l'éventualité que le meurtre d'un homme pût être traité, dans la société qui était la mienne, avec la même indifférence qu'un accroc d'un ongle qu'on aurait coupé au doigt de quelqu'un.
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Par Ceinwin, le 03/01/2011
Une saison pour la peur de
James Lee Burke
Deux semaines plus tard, nous perdîmes notre virginité ensemble. Un homme se rappelle toujours plusieurs détails quant à cette expérience première, s'il la partage avec celle qu'il aime. Je me souviens de la tiédeur du soir, la couleur du lilas délavé du ciel, les gouttes de pluie qui dégoulinaient des cyprès sur l'étendue immobile du lac, les bancs de nuages écarlates à l'ouest qui luisaient comme des braises brûlantes au travers des fentes dans le mur du hangar à bateau. Mais l'image qui restera à jamais dans ma mémoire sera celle de son visage en cet instant ultime où le cœur se tord.
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La pluie de néon de
James Lee Burke
Je quittai la chambre (d'hopital) sans faire de bruit , plein de ce sentiment de culpabilité qui nous saisit lorsque nous sommes autorisés a quitter le chevet de quelqu'un qui nous rappelle notre condition de mortel.
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Par steppe, le 29/05/2011
Dans la brume électrique avec les morts confédérés de
James Lee Burke
Je voulais m'éveiller de mon rêve, me forcer même au fond de mon sommeil à prendre conscience qu'il ne s'agissait justement que de cela, un simple rêve, au lieu de quoi les images se mirent à défiler et j'entendis les claquements irréguliers d'armes au poing, je vis la lisière d'une forêt d'arbres à bois dur à l'automne, les feuilles peintes de feu, et un contingent de l'infanterie confédérée qui y battait en retraite.
Non. Je ne les vis pas simplement. J'étais au milieu de ces hommes, sous le même feu, ma gorge brûlait de la même soif, mes mains tremblaient tandis que je cherchais à recharger mon arme, ma peau agitée de spasmes comme si quelqu'un était sur le point de l'écorcher lambeau par lambeau.
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Par litolff, le 10/01/2011
Dans la brume électrique avec les morts confédérés de
James Lee Burke
À 6 heures le lendemain matin, je pris une tasse de café et le journal que j'emportai sous la galerie et m'installai sur les marches. L'air était frais, bleui par l'ombre sous les arbres et chargé des odeurs de belles-de-nuit en fleur et des coques de noix de pacane qui moisissaient dans la terre humide.
Tout en lisant le journal, m'arrivaient le bruit des bateaux qui quittaient mon ponton et les voix des pêcheurs sur l'eau. Puis j'entendis quelqu'un remonter la pente du jardin au milieu du feuillage, je baissai mon journal et aperçus Mickey Glodman qui se dirigeait à grands pas vers moi comme un homme en quête d'une dispute.
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Par litolff, le 21/12/2010
Dans la brume électrique avec les morts confédérés de
James Lee Burke
À 6 heures le lendemain matin, je pris une tasse de café et le journal que j'emportai sous la galerie et m'installai sur les marches. L'air était frais, bleui par l'ombre sous les arbres et chargé des odeurs de belles-de-nuit en fleur et des coques de noix de pacane qui moisissaient dans la terre humide.
Tout en lisant le journal, m'arrivaient le bruit des bateaux qui quittaient mon ponton et les voix des pêcheurs sur l'eau. Puis j'entendis quelqu'un remonter la pente du jardin au milieu du feuillage, je baissai mon journal et aperçus Mickey Glodman qui se dirigeait à grands pas vers moi comme un homme en quête d'une dispute.
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Par Katherine, le 11/01/2011
Dans la brume électrique avec les morts confédérés de
James Lee Burke
Quel jour sommes-nous ? - Le 21 avril 1865. [...] Je crois que cette conversation n'est pas réelle. Je crois que tout ceci aura disparu à la lumière du jour. (page 226).
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Par Katherine, le 11/01/2011
Dans la brume électrique avec les morts confédérés de
James Lee Burke
Qu'est-ce que je peux dire ? On vit une époque de malades. Tu veux mon opinion ? Ouvre donc quelques colonies pénitentiaires au pôle Nord, là où vivent les pingouins. Débarrasse-toi de tous ces salopards de merde et ramène-nous donc un peu de propreté avant que la ville tout entière ne se transforme en chiotte. (page 149)