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Une autre vie est possible de
Jean-Claude Guillebaud
Espérer, c'est refuser de s'en remettre à la fatalité
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Par zazy, le 07/12/2012
Une autre vie est possible de
Jean-Claude Guillebaud
L’acte unique, en effet, voulu par François Mitterrand, était une imprudence, pour ne pas dire une faute historique. On jetait ainsi les fondements d’une guerre économique entre les peuples d’Europe dont nous ne sommes jamais sortis. Comme introduction à la « paix éternelle » en Europe, cela commençait mal. On se trouvait piégé en outre dans une contradiction ubuesque : comment faire du « plus » en additionnant du « moins » ? Comment instaurer une souveraineté plus forte en juxtaposant des souverainetés nationales rendues plus faibles ? Loin de nous protéger contre une influence venue d’outre-Atlantique la construction européenne en devint le cheval de Troie et fit entrer ce « modèle » chez nos, en contrebande. Le centre de gravité de la Commission de Bruxelles favorisa la chose. Au final, le « projet » européen devenait agressivement néolibéral, mimétiquement américain, vidé de son sens et étranger à la culture historique du continent ». Là aussi, vous indiquez un chemin « Plus question de commence par l’économie ou de miser sur une avant-garde de « bâtisseurs » en reléguant les peuples au second plan ; plus question de parier sur l’effacement programmé des nations ou d’oublier l’approche européenne de l’économie de marché Bref, le chantier est à nouveau devant nous. On appelle ça une refondation.
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Par zazy, le 07/12/2012
Une autre vie est possible de
Jean-Claude Guillebaud
L’espérance est comme une flamme qui, constamment renaît. On peut dire aussi qu’elle est une énergie profonde qui respire et pulse à la manière de l’océan. La désespérance survient quand toutes ces choses –pulsation, ressac- s’arrêtent. C’est le cas aujourd’hui. Mais qui donc a étouffé la flamme ?
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Par Musikant, le 16/09/2009
Le Goût de l'avenir de
Jean-Claude Guillebaud
Les sociétés sans projet deviennent claustrophobes. Conjugué avec l'amnésie et l'inespoir, le" tout tout de suite" rallume la guerre des mots et la chamaillerie procédurale de tous contre tous.
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La tyrannie du plaisir de
Jean-Claude Guillebaud
Le nomadisme amoureux s'accélère et le temps d'usage (des corps) se raccourcit.
Nos sociétés si agressivement érotisées sont en réalité tenaillées par la hantise du non-désir.
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Par zazy, le 07/12/2012
Une autre vie est possible de
Jean-Claude Guillebaud
Quand on dit aujourd’hui que le patriotisme et le souci des autres sont passés de mode, c’est indirectement de cette gabegie initiale que l’on parle.
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Par zazy, le 07/12/2012
Une autre vie est possible de
Jean-Claude Guillebaud
Le cynisme me fait horreur, et la désillusions m’apparaîtrait comme une trahison. Mon optimisme n’a pas « survécu » aux famines éthiopiennes aux assassinats libanais ou aux hécatombes du Vietnam. Tout au contraire, il leur doit d’exister, il s’est nourri et fortifié de ce que j’ai vécu là-bas
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La tyrannie du plaisir de
Jean-Claude Guillebaud
Discrédité par l'opinion moderne, la sentimentalité de l'amour doit être assumée par le sujet amoureux comme une transgression forte qui laisse seul et exposé ; par un renversement de valeurs, c'est donc cette sentimentalité qui fait aujourd'hui l'obscène de l'amour.
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Par zazy, le 07/12/2012
Une autre vie est possible de
Jean-Claude Guillebaud
1914-1918 fut le « déclencheur ». Au terme symbolique du XXème siècle, toutes les « valeurs » dont se prévalait l’Europe se retrouvèrent corrompues, tordues, salies, déconsidérées.
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Par zazy, le 07/12/2012
Une autre vie est possible de
Jean-Claude Guillebaud
Un arbre qui tombe fait beaucoup de bruit, une forêt qui germe ne s’entend pas