Critiques de Jean-Claude Izzo


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    • Livres 4.00/5
    Par lonesloane, le 04/08/2011


    Total Khéops Total Khéops de Jean-Claude Izzo

    « Où l’on côtoie l’infiniment petit de la saloperie du monde » Total Kheops chapitre 12.

    Marseille… Les riches, les pauvres, les cigales, les bons, les truands, les gangsters, la misère, le vieux port, les braquages, la cuisine à l’huile d’olive, la chaleur, la mer, les quartiers nord, l’amour, la drogue, le marché aux poissons… la mort…

    Total Kheops, c’est une plongée à cœur ouvert dans la ville de Marseille, en tournant les pages on a l’impression de discerner les odeurs, d’entrevoir un paysage, une rue, un quartier, d’entendre le brouhaha de la foule sur le vieux port, de souffrir de la chaleur… En tournant les pages on se noie dans cette gigantesque cité, elle nous attrape de toutes ses forces.

    Fabio Montale a dans les 45 ans, c’est un « putain » de flic depuis trop longtemps, les quartiers nord, il connait comme sa poche, les rouages de la délinquance, de la filouterie. Comme personne il sait quand et comment intervenir, et surtout pourquoi. Fabio Montale, il a grandit à Marseille, avant, on imaginait tout sauf le voir un jour chez les poulets. Quelque part c’est ce virage qui lui aura fait perdre ses seuls amis, ses meilleurs amis à l’époque. Ugo et Manu ont continué à donner dans les braquages, à grimper dans l’échelle sociale de la pègre marseillaise. Lole ne savait plus ou pas qui aimer dans ce trio, elle a préféré ne choisir personne.

    Mais le passé a souvent tendance à ressurgir, pas forcément pour le meilleur. Manu est retrouvé mort un matin, assassiné, Ugo en cherchant à le venger tombera sous les balles de la police, Lole préfèrera l’exile, la fuite vers un ailleurs qu’elle n’est même pas certaine de connaître. Fabio, même vingt ans après n’arrive pas à s’y résoudre. En rester là ? Impossible, ce n’est pas de la vengeance, non, c’est comme ça. La justice, une justice, quelque chose. Pour le meilleur, comme pour le pire.

    On referme « Total Kheops » dans un drôle d’état, Fabio Montale et son univers, eh bien on s’y attache vraiment. Du coup, c’est avec fébrilité qu’on file chez son libraire pour se procurer « Chourmo » les deuxième volet de « La trilogie Fabio Montale ».


    Lien : http://testivore.com/total-kheops/

    Critique de qualité ? (12 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par kedrik, le 08/09/2011


    La trilogie Fabio Montale : Total Khéops ; Chourmo ; Solea La trilogie Fabio Montale : Total Khéops ; Chourmo ; Solea de Jean-Claude Izzo

    J'ai des aprioris plus gros que l'Everest.
    Pour moi, le genre policier à la française, c'est comme la bouillabaisse moscovite : ça craint.
    Le roman policier, c'est nord-américain par essence. Vouloir y coller un décor franchouillard, c'est comme vouloir tourner un épisode de Rambo dans le Poitou.

    La trilogie Fabio Montale avait un deuxième défaut de taille : pour moi, elle était indissociable d'Alain Delon. Pas le Alain Delon façon Borsalino ou Rocco et ses frères, mais l'acteur finissant qui parodie sa marionette des Guignols de l'info.

    D'où des attentes très faibles concernant les trois romans de Jean-Claude Izzo.

    Une fois n'est pas coutume, j'avais tort.
    Fabio Montale est un personnage très intéressant, Marseille fait un décor très sordide pour du bon polar et Izzo démontre à chaque page que sa ville est digne d'Isola ou de Los Angeles niveau crasse et saloperies.
    Le Front national, la mafia, les milieux interlopes algériens... tout ce merdier marseillais explose à la gueule du lecteur à mesure que Jean-Claude Izzo lève le voile sur Marseille. Il est sans concession dans sa mise en scène : le réalisme social de ses bouquins est à l'image de son engagement politique (c'est un ancien militant communiste). Adieu Fanny, Marius et Panisse, place aux fils d'imigrés qui manquent d'espoir, aux politiciens qui fricottent avec le Milieu et à cette Marseille façon Babel.
    C'est d'autant plus noir que le soleil de Marseille tente de nous éblouir pour faire oublier la misère. Ça parait cliché par moment, mais la réalité est encore pire que ce qu'Izzo décrit.
    Et Fabien Montale, simple commissaire de police qui n'est pas taillé pour ce travail, a les mains dans ce cambouis.
    Et puis merde, un auteur de polar qui cite IAM, Massilia Sound System ou les Fabulous Trobadors dans ses bouquins, il me touche forcément.
    J'ai retrouvé le même plaisir qu'en regardant le film Comme un aimant d'Akhenaton et Kamel Saleh.

    J'ai réellement été scotché par ces livres, les dévorants tous les trois en moins d'une semaine. Le polar français est viable, je l'ai lu. Et quelque part, je comprends désormais mieux le quotidien de mon beau-frère qui est lui-même commissaire à Marseille.

    Richard Boringher a également repris le rôle de Fabio Montale en 2002. En voilà une bonne idée, lui au moins à la gueule et la personnalité pour ce personnage.

    Jean-Claude Izzo est mort en 2000. C'est très con de sa part.


    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2008/06/la-trilogie-fabio-montale.html

    Critique de qualité ? (8 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par myrtille67, le 08/09/2011


    Total Khéops Total Khéops de Jean-Claude Izzo

    Ah, le Marseille de J.C. IZZO ! Là, tout de suite, je n'ai qu'une envie : aller y faire un tour , y découvrir le Vieux Port, et la faune de ses rues, déguster des farcis à la terrasse d'un café, avec peut-être un lagavulin !
    Bon trève de rèveries, ce roman, sous couvert de roman policier, est une critique sans pitié de la société marseillaise multi-culturelle, multi-ethnique et multi- raciale, ainsi que de l'errance de sa jeunesse prise en étau entre la mafia locale, et le poids de ses origines.
    C'est aussi une ode d'une très grande force à Marseille.

    Critique de qualité ? (7 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Trolly44, le 24/10/2011


    Total Khéops Total Khéops de Jean-Claude Izzo

    Ex-malfrat devenu flic « social », grand buveur et fin gourmet, Fabio Montale est rattrapé par sa jeunesse suite à la mort de ses deux copains d’enfance : Ugo et Manu. Tous trois, fils d’immigrants, ont grandi ensemble et ont commencé à truander plus soudés que jamais. Au milieu : Lole, une Gitane, celle dont tout le monde est épris. Manu est mort le premier, Ugo a suivi en voulant le venger, laissant Lole seule. Fabio veut alors comprendre et venger à son tour ses amis. Lole est loin, mais reste dans le cœur de Fabio. Au même moment, Fabio Montale apprend le viol et la mort d’une jeune femme qu’il aimait en secret : Leila, une étudiante maghrébine. Quel rapport avec les assassinats de Manu et Ugo ? Quel rapport avec Marie-Lou, la prostituée que Fabio a pris sous son aile. Autant de questions qui donnent du fil à retordre à ce policier hors pair, homme sensible qui ne sait aimer. Détour au sein de la pègre et la mafia marseillaise... Total Khéops ou autrement dit « Bordel immense » !

    Voyagez au cœur de Marseille sans vous déplacer. Vous découvrirez ses traditions, le charme de ses quartiers, de ses bars, sa cuisine et son histoire. L’auteur, marseillais (qui pourrait en douter ?), décrit avec précision sa terre natale. Il l’a dépeint ainsi comme un lieu regroupant toutes les cultures, mais où la mort n’est qu’un détail et l’argent, une obsession. À travers les ruelles de Marseille, Jean-Claude Izzo entraîne ses lecteurs dans une histoire sombre et bien ficelée. Le suspens est conservé jusqu’à la fin du roman. Même lorsque nous pensons avoir compris, un détail surgit et remet en question notre interprétation. Pourtant l’intrigue semble passer au second plan, après les émotions des personnages. De Fabio Montale, on ne sait pas grand chose, hormis quelques épisodes de son enfance, ses goûts pour la cuisine, la poésie et le whisky. En revanche, l’auteur s’attache à ce qu’il ressent, à ses amours perdus et ses amours enfouis, à son désir de vengeance et celui d’aider ceux qui l’entourent. Jean-Claude Izzo écrit avec ses mots, avec les mots des quartiers marseillais. Son langage peut paraître grossier ou choquant, mais l’auteur le maîtrise et va même jusqu’à se permettre de reprendre des passages de la poésie ou du rap français.
    Le complot et la corruption mènent Jean-Claude Izzo à nous livrer un remarquable récit noir dont nous ne pouvons décrocher avant la fin. Des répliques cinglantes et des personnages mystérieux, voilà l’ambiance marseillaise chez vous !

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par lonesloane, le 09/08/2011


    Chourmo Chourmo de Jean-Claude Izzo

    « L’essentiel [du chourmo], c’était que les gens se rencontrent. Se ‘mêlent’, comme on dit à Marseille. Des affaires des autres, et vice versa. Il y avait un esprit chourmo. On n’était plus d’un quartier, d’une cité. On était chourmo. Dans la même galère, à ramer ! Pour s’en sortir. Ensemble. »

    Quelques années on passé, Fabio n’est plus dans la police maintenant, il a jeté l’éponge, n’en pouvant plus de la saloperie du monde, de l’odeur de la mort et de cette haine à laquelle il était si souvent confronté. Il partage paisiblement sa vie entre son petit deux pièces en front de mer et son bateau amarré juste en dessous. Prendre le temps de faire le point, sur sa vie, ses échecs amoureux. Essayer de donner un sens à tout cela, de rattraper le temps qu’on imagine avoir perdu, reconstruire, même si il semble impossible de recoller les morceaux parfois…

    Mais toutes les bonnes choses ont une fin, Gelou, la cousine, va resurgir dans la vie de Fabio, et pas forcément pour le meilleur. Son fils, Guitou, a disparu depuis deux jours, et c’est anormal, le retrouver est une priorité. Un prétexte comme un autre pour entrainer une nouvelle fois le lecteur au coeur de la cité phocéenne, dans tout ce qu’elle a de plus sordide, mais aussi de plus magique, riche et coloré.

    Des meurtres à tour de bras, sur fond d’islamisation des banlieues, de front national rampant, de police corrompue et de mafia marseillaise. Une galerie de personnages hauts en couleur et attachants. Un lecteur englué dans un Marseille foisonnant et décadent à la fois. C’est une intrigue qui fait bien son boulot, comme dans le précédant opus, il est particulièrement compliqué de se détacher du roman un fois la première page tournée. Certain parleront d’un roman noir classique, comme il en existe déjà des milliers, moi je trouve qu’il a ce petit quelque chose en plus qui me fait le classer tout en haut de la pile de mes polars favoris.

    « Chourmo » est le deuxième volet de « La trilogie Fabio Montale ».


    Lien : http://testivore.com/chourmo/

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par fleurdusoleil, le 01/09/2011


    Le soleil des mourants Le soleil des mourants de Jean-Claude Izzo

    Pourquoi ce livre ? Un challenge organisé par Calypso. Un mot est choisi et les participants sélectionnent et lisent un roman ou autre avec ce mot dans le titre. Pour cette session, le Soleil était à l'honneur. Après une petite recherche à la médiathèque, ce livre m'interpelle : Le soleil des mourants. Je ne connais pas son auteur mais qu'à cela ne tienne, je pars à la découverte...

    Petit roman de 250 pages, il se lit très rapidement. On s'imprègne des premiers mots et nous voilà embarqués dans la vie ratée, gâchée de Rico. Cet homme avait tout pour être heureux mais un jour sa vie bascule. Sa femme le quitte et lui commence à boire. C'est l'inévitable descente aux enfers. Il perd son travail, ses amis et se retrouve vite à la rue. Il rejoint les nombreuses âmes errantes des rues de Paris.
    La galère et la misère sont son lot quotidien. Les pauvres hères qu'il côtoie sont aujourd'hui tout ce qui lui reste. Jusqu'au jour où Titi, son meilleur pote de galère meurt dans le métro dans l'indifférence la plus totale.
    Rico se raccroche donc au souvenir le plus heureux qu'il ait, son amour de jeunesse. Marseille et la belle Léa qui a fait battre son cœur. Il se dit, comme dans la chanson d'Aznavour, que la misère serait moins pénible au soleil. Il se trompe, la misère est la même où que l'on aille.
    L'histoire de Rico nous est raconté par un jeune galérien rencontré à Marseille qui se prend d'affection pour cet homme qui n'est plus que l'ombre de lui-même.
    Jean-Claude Izzo parle dans ce roman de la vie difficile et cruelle des SDF qui vivent dans la rue. Il explique par le biais des différents personnages, comment l'indifférence et le mépris des gens dits "normaux" sont pesants. Cette misère leur fait peur car personne n'est à l'abri. On peut tout perdre du jour au lendemain. Il est difficile, voir impossible, de remonter à la surface. Personne ne va venir à votre secours. De plus, la vie dans la rue est une roulette russe. C'est chacun pour soi. La misère ne se partage pas. Les dangers sont nombreux et la lutte est violente. La dignité est le dernier crampon qui les retient. Une fois perdue, la fin est inévitable.
    Ces hommes et ces femmes, vous les croisez tous les jours dans les rues. Votre regard, votre main tendue sont le seul espoir qu'ils leur restent. Ne les jugez pas trop facilement, vous pourriez être à leur place un jour.
    Le texte est écrit dans un style très simple, beaucoup de dialogues, et une écriture très parlée. Pas de grands discours sur la misère du monde, ni coup de gueule, et encore moins d'appel à l'injustice mais juste l'histoire d'un homme qui glisse, glisse, glisse pour un jour se noyer. Et le soleil ne sera pas la bouée de sauvetage qu'il espérait...

    J'ai donc fait une très belle découverte avec ce roman. L'écriture est très agréable, le sujet est traité avec beaucoup d'intelligence et les personnages sont tous très attachants.


    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2011/09/le-soleil-des-mourants-jean-claud...

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par lonesloane, le 10/08/2011


    Solea Solea de Jean-Claude Izzo

    Troisième et dernier tome de « La trilogie marseillaise », ou les tribulations d’un Fabio Montale désabusé, dans un Marseille toujours aussi attirant, envoûtant, où chaque passage, chaque ruelle vous dévoileront leurs mystères, leurs secrets les plus inavouables.

    Babette, la journaliste qu’on a pu découvrir dans « Total Kheops », termine une longue enquête concernant les liens de la mafia avec la finance internationale, elle a constitué un énorme dossier qui, si il est dévoilé, causera de nombreux remous jusque dans les plus hautes sphères de la politique. Mais on ne touche pas ce genre de chose sans risquer de se brûler les doigts… La jeune femme l’apprendra à ses dépens. Traquée comme un animal par des tueurs professionnels, elle n’aura d’autre solution que de se lancer dans une fuite éperdue et sans espoir qui la mènera de Rome jusque dans les Cévènes et, bien évidemment Marseille. Vers qui se tourner ? En qui avoir confiance ? Si ce n’est notre bon Fabio Montale, toujours si pragmatique quant à l’appréciation de la décrépitude du monde qui nous entoure, toujours si romantique lorsqu’il s’agit d’aimer la bonne vieille cité phocéenne, toujours si humain tout simplement.

    Solea, c’est une nouvelle plongée vers l’innommable, vers la fange de la société, un troisième volet encore plus sombre et torturé que les précédents, mais oh combien jouissif à la lecture, comme pour finir en beauté son oeuvre, Jean-Claude Izzo tiendra en haleine le lecteur jusqu’à la dernière ligne, le dernier mot. Bien évidemment, c’est sans issue, on referme le livre avec un petit pincement au coeur, par ce que voilà, tout est terminé, le monde continue de tourner, Marseille vit et vivra toujours au rythme du soleil et du mistral… avec peut-être parfois un brin de haine.


    Lien : http://testivore.com/solea/

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par SoHo, le 12/08/2010


    La trilogie Fabio Montale : Total Khéops ; Chourmo ; Solea La trilogie Fabio Montale : Total Khéops ; Chourmo ; Solea de Jean-Claude Izzo

    Excellente trilogie. Les trois histoires sont indépendantes, mais le personnage principal et narrateur est le même.
    C'est à la fois du polar, du roman engagé, du journalisme presque parfois.
    Fabio Montale est sans doute, dans le polar français, l'un des personnages les plus vrais et les plus attachants.
    Une somme à dévorer. Impossible de fermer chaque roman avant de l'avoir terminé !
    (Ne vous fiez pas à la série télé si vous l'avez vue et supportée : non seulement le vieux Delon est un très mauvais acteur, mais en plus il n'a rien compris au personnage qu'il incarne et qui est l'opposé de celui qu'il incarne si laborieusement et si caricaturalement... En revanche, Richard Bohringer joue le personnage à la perfection dans le film d'Alain Bévérini adaptant le premier volet de la trilogie, Total Khéops.)

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par mgeffroy, le 05/01/2008


    Vivre fatigue Vivre fatigue de Jean-Claude Izzo

    Recueil de nouvelles, poignantes et sombres. Dépressifs s'abstenir !

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Madimado, le 18/05/2011


    Vivre fatigue Vivre fatigue de Jean-Claude Izzo

    Des nouvelles de bonne qualité. A découvrir.


    Lien : http://madimado.com/2011/05/16/jean-claude-izzo-vivre-fatigue/

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 21/05/2011


    Le soleil des mourants Le soleil des mourants de Jean-Claude Izzo

    Un divorce, un fils qui ne veut plus le voir et Rico a sombré. Alcoolisme, perte du travail,perte du logement...Rico s'est retrouvé SDF. Chaque jour qui passe le laisse un peu plus au bord du désespoir.Après que son meilleur ami Titi,SDF comme lui, ait succombé au froid sur le quai du métro,Rico part pour Marseille à la recherche de Léa,heureux souvenir de jeunesse.Sur la route il croise d'autres écorchés de la vie -Mirjana, Abdoul -accablés eux-aussi par le poids des chagrins et des souffrances.

    J.C. Izzo colle au plus près du réel dans ce roman-reportage émouvant, inspiré en grande partie d'articles de journaux et d'ouvrages sur les sans-abri. A travers l'histoire de Rico, Félix, Mirjana ou Abdoul, l'auteur tente de faire entendre les voix de tous ceux - clochards, prostitués ou clandestins - pour qui la vie est devenue un long chemin de croix et montre combien il est facile de sombrer dans la misère sociale et morale.Un sujet qui reste hélas ! encore bien trop d'actualité.

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Laetirature, le 23/05/2011


    Le soleil des mourants Le soleil des mourants de Jean-Claude Izzo

    C'est au soleil que j'ai choisi de mourir
    Paumé face au Mistral et fauché face au froid

    Au bout de ce chemin avec Titi Galère
    Pleurant sur le bonheur, le dernier à mourir

    Avachi sur un banc, matelas de misère
    Là, je l'ai croisée, elle, saloperie humaine

    Un emballage vide, être de nulle part
    Sans domicile fixe, une nuit, l'Eternité

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par HerveSard, le 03/02/2011


    Le soleil des mourants Le soleil des mourants de Jean-Claude Izzo

    Le soleil des mourants, c'est la (très triste) histoire d'un homme qui a tout pour être heureux et dont la vie va basculer presque du jour au lendemain : Ricco est devenu un clodo parmi tant d'autres. Izzo nous plonge dans le quotidien des SDF : souffrance, violence, détresse, alcool... bien mieux que n'importe quel documentaire sur le sujet. Les personnages, même s'ils sont tous pathétiques et au bout du rouleau, arrivent pourtant à faire sourire. Le récit, très bien construit, est poignant du début à la fin : lecture déconseillée en période de cafard...
    En résumé : un excellent livre.

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par velda, le 06/01/2011


    La trilogie Fabio Montale : Total Khéops ; Chourmo ; Solea La trilogie Fabio Montale : Total Khéops ; Chourmo ; Solea de Jean-Claude Izzo

    Le Marseille d'Izzo

    Les amateurs de polar connaissent Paris comme leur poche. De Léo Malet à Didier Daeninckx, les auteurs ont arpenté les rues et les quartiers de la capitale, approché ses mystères et ses côtés les plus glauques. Rien de tout cela chez Jean-Claude Izzo. Dans ses livres, des polars vigoureux, politiques, nostalgiques, c’est Marseille et la Méditerranée qui se taillent la part du lion. Attention, pas le Marseille de Pagnol : on n’y entendra pas beaucoup de cigales... Jean-Claude Izzo s’en est allé en janvier 2000, quelques mois après la publication de son dernier roman, Le Soleil des mourants.

    Le Marseille d’Izzo, c’est celui d’aujourd’hui, ouvert sur la mer et qui parle avec tous les accents du sud de l’Europe et du nord de l’Afrique. C’est celui des rappers, de IAM et du Massilia Sound System, où le Front National fait des dégâts. Mais c’est aussi celui des calanques, lieu où le héros de la trilogie la plus connue de Jean-Claude Izzo, l’ancien flic Fabio Montale, s’est installé dans son cabanon, auprès de Fonfon et Honorine, deux vieux Marseillais formidables, sortes de parents adoptifs toujours prêts à aimer, à accueillir et à réconforter. Au bord de la mer bien sûr, près de la barque de pêcheur.



    Total Kheops
    Dans ce livre, Fabio Montale est encore flic dans les quartiers nord de Marseille... pas pour longtemps. Le retour (bref !) d’un ancien de la "bande" du temps où il était adolescent, et de l’autre côté de la barrière, va réveiller les loups qui dorment et le plonger dans un tumulte infernal de vengeance et de souvenirs qui font mal, un enfer où même les innocents trinquent, comme Leïla, cette jeune fille d’immigrés étudiante à Aix qui va trouver une mort abominable et improbable, dont notre héros se sentira douloureusement coupable. Le dernier chapitre s’intitule "Où il est préférable d’être en vie en enfer que mort au paradis". En regardant Montale s’éloigner sur sa barque avec sa compagne, le lecteur n’en est pas si sûr. Jusqu’aux dernières lignes : "Marseille se découvrait ainsi. Par la mer. Comme dut l’apercevoir le Phocéen, un matin, il y a bien des siècles. Avec le même émerveillement. Port of Massilia. Je lui connais des amants heureux, aurait pu écrire un Homère marseillais, évoquant Gyptis et Protis (...) La ville pouvait s’embraser. Blanche d’abord, puis ocre et rose. Une ville selon nos coeurs."

    Solea
    "La vie puait la mort". On ne saurait dire mieux. Montale n’est plus flic. On le retrouve dans le bar d’Hassan, un bar où se brassent tous les milieux, où le pastis se boit entre amis : "Celui qui venait boire son pastis, on pouvait en être sûr, il ne votait pas Front National". On y écoute Léo Ferré, chez Hassan. C’est le calme avant la tempête. Car dans Solea, Jean-Claude Izzo n’y va pas de main morte : c’est carrément la Mafia qui mène le jeu. Avec une journaliste qui en sait beaucoup trop et qui ne se cachera jamais assez loin, une disquette qui porte malheur... et l’irruption d’Internet au pays du polar, puisque notre héros ne se gêne pas pour publier sur le web les informations explosives détenues par Babette la journaliste. Dans Solea, il y a des coups, du whisky, du sang, de la peur. Mais à la fin : "Le bateau filait vers le large. Ça allait, maintenant. Le whisky me dégoulinait sur le menton, dans mon cou. Je ne sentais plus rien de moi. Ni dans mon corps, ni dans ma tête. J’en avais fini avec la douleur. Toutes les douleurs. Et mes peurs. La peur."

    Chourmo
    Chourmo démarre sur un meurtre par erreur, celui d’un jeune homme de bonne famille qui se trouve là où il ne fallait pas, en compagnie de son amie "beur" Naïma. Mais ce jeune homme, c’est le fils d’une cousine de Fabio Montale. Respectable cousine, qui ressemble à Claudia Cardinale, sent le Chanel n°5, roule en Saab et possède un magasin de vêtements à Gap. Alors bien sûr, Montale va enquêter. Et tomber sur un beau panier de crabes en pleine pourriture... L’ennemi, dans Chourmo, c’est le Front National et ses militants à l’air très "normal", tellement normal que pour un peu, on les épouserait... Montale cherche, et trouve. Désillusion, dégoût... à la fin : "J’enfilai ma vieille casquette de pêcheur et je descendis vers mon bateau. Mon ami fidèle.

    Je vis mon ombre dans l’eau. L’ombre d’un être usé. Je sortis à la rame, pour ne pas faire de bruit (...) Je me mis alors à chialer. Putain, c’était vachement bon."

    AMBIANCE

    Chez Jean-Claude Izzo, on lit (Joseph Conrad, Saint-John Perse, toujours la mer), on boit (du vin, du pastis, du café ou du whisky Lagavulin), on mange (des farcis, de l’aïoli, des rougets grillés, de la cuisine italienne). Et surtout on écoute de la musique.

    A préparer près de votre platine CD avant d’ouvrir les livres de Jean-Claude Izzo

    Total Khéops

    Paco de Lucia, Entre dos aguas - Santa Lucia, chanson italienne - Ray Charles, What’d say, I got a woman - Miles Davis, Rouge - Thelonious Monk - Calvin Russel Rockin’ the republicans, Baby I love you - De la musique arabe (un solo d’oud) - BB King - IAM - Massilia Sound System - Lightnin’ Hopkins, Last night blues - Bob Marley, Stir it up - Ruben Blades - Paolo Conte - Khaled - Michel Petrucciani, Estate - Astor Piazzola et Jerry Mulligan, Buenos Aires, twenty years after - Léo Ferré - Buddy Guy avec Jeff Beck, Eric Clapton et Mark Knopfler, He’s got the blues - The Doors. The End - Dizzy Gillespie, Manteca.

    Solea

    Léo Ferré - Mongo Santamaria, Mambo terrifico - John Coltrane, Out of this world - Ray Barretto, Benedicion -Tito Puente - Arturo Sandoval - Juan Luis Guerra - Irakere - Pinetop Perkins, Blues after hours - Lightnin’Hopkins, Darling, do you remember me ? - John Coltrane et Duke Ellington, In a Sentimental mood, Angelica - Abdullah Ibrahim, Echoes from Africa - Maruzzella, chanson italienne - Nat King Cole, The Lonesome Road - Gian Maria Testa, Extra-Muros

    Chourmo

    Bob Dylan, Girl from the North Country - MC Solaar, Prose combat - John Coltrane - Miles Davis - Bob Marley, So much trouble in the world - Bob Marley, Slave Driver - Los Chunguitos, Apasionadamente - Art Pepper, More for Less - Léo Ferré, Ô Marseille - Sonny Rollins, Without a Song - BB King, Rock My Baby - Lightnin’ Hopkins, Your own fault, baby - Renato Carosone, Chella lla - Edmundo Riveiro, Garuffa - Carlos Gardel, Volver - ZZ Top, Long distance boogie, Thunderbird

    BIBLIOGRAPHIE

    Total Kheops, Solea et Chourmo sont disponibles en Série Noire (Gallimard). Ils ont également été réédités en un seul volume chez Folio policier

    Les marins perdus (Flammarion), roman inspiré d’un fait divers, raconte l’histoire de trois marins qui survivent à bord de l’Aldébaran, en espérant la reprise de leur cargo par un nouvel armateur.

    Le Soleil des mourants (Flammarion - J’ai Lu), où Izzo raconte avec émotion et sobriété la vie et l’errance d’un SDF au passé douloureux, d’un marginal malgré lui, d’un de ceux que la vie laisse au bord de la route, comme on dit. La vie oui, mais quelle vie ?

    Guide "Autrement" Marseille, dirigé par Jean-Claude Izzo. Une somme d’informations pour mieux aborder la ville, en pénétrer les secrets... et en tomber amoureux.

    Vivre fatigue, six nouvelles dans la collection Librio (les livres à 10 F)

    Loin de tous regards, poèmes de Jean-Claude Izzo illustrés par Jacques Fernandez, éditions du Ricochet, 1998.

    Jean-Claude Izzo a aussi écrit des textes, notamment pour le chanteur Gian Maria Testa, son ami du Piémont.

    A visiter, le site que son fils Sébastien lui a consacré : http://www.jeanclaude-izzo.com



    Lien : http://rompol.canalblog.com/archives/2010/12/08/19821723.html

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Anadeis, le 23/11/2010


    Total Khéops Total Khéops de Jean-Claude Izzo

    A la croisée du polar noir et du roman social, Total Kheops n'est pas un roman policier traditionnel : inutile d'y chercher un suspense insoutenable ou un dénouement extraordinaire. L'intérêt de cet ouvrage réside plutôt dans la volonté de l'auteur à nous décrire la réalité.

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par litolff, le 08/11/2010


    Le soleil des mourants Le soleil des mourants de Jean-Claude Izzo

    Road-Movie de la misère et de la désespérance, avec le Le soleil des mourants on plonge brutalement dans le monde des sans-abris, de la peur, du froid et du manque d'alcool...
    Une réflexion déchirante mais sans pathos sur la lente déchéance d'un monsieur-tout-le-monde qui, de galère en galère, rejoint le monde des laissés-pour-compte.
    Bouleversant.

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    • Livres 4.00/5
    Par delcyfaro, le 16/08/2010


    Les Marins perdus Les Marins perdus de Jean-Claude Izzo

    Jean Claude Izzo nous emporte toujours dans des histoires magnifiques et intenses.

    Ces trois marins qui survivent et esperent dans le port de Marseille ont chacun un parcours et un bagage emotionnel differents. Tous les trois sont à la recherche de quelque chose de particulier qui leur permettra de retrouver leur équilibre..
    L'atmosphere de ce bateau échoué, de ce quai où l'espoir s'amenuise à chaque intant, et le destin qui mettra un coup fatal à l'avenir des personnages font de ce roman une lecture terriblement prenante..

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par blog, le 10/01/2009


    Le soleil des mourants Le soleil des mourants de Jean-Claude Izzo

    Lorsque Titi meurt dans le métro parisien, Rico perd son seul vrai copain de galère et de misère. Il décide de partir pour Marseille, retrouver son premier amour, et puis, parce que, tant qu'à mourir, autant mourir au soleil. (...)

    Profondément humaniste, Izzo réussit à aborder le thème délicat de l'indigence dans nos sociétés modernes sans tomber dans des clichés faciles : le ton sonne juste et parvient à nous toucher. (...)

    Pour plus d'infos, rendez vous sur enlivrez-vous !


    Lien : http://enlivrezvous.typepad.fr/enlivrezvous/2009/01/le-soleil-des-mourants-de...

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par mountainair, le 16/04/2011


    La trilogie Fabio Montale : Total Khéops ; Chourmo ; Solea La trilogie Fabio Montale : Total Khéops ; Chourmo ; Solea de Jean-Claude Izzo

    Une trilogie à dévorer! surtout lorsque l'on connaît Marseille. Le suspens est haletant. Les descriptions si précises (sans trainer longueur) font que l'on a l'impression d'y être. je l'ai lu il ya quelques années de ça et je me souviens d'une description d'une scène de crime d'une demi-page si réaliste qu'on en a la nausée.

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    • Livres 3.00/5
    Par Alcapone, le 16/03/2011


    Solea Solea de Jean-Claude Izzo

    Avec ce troisième et dernier volet de sa trilogie marseillaise, Izzo nous livre ici un dénouement tragique et attendu. On le savait, on le sentait, Montale est de ces personnages entiers dont on ne doute pas du destin. D’emblée, on sait que sa fin est présagée par une véritable hécatombe.
    Alors qu’il avait décidé de tout lâcher, Fabio Montale est sollicité par Babette, une journaliste qui enquête sur les affaires impliquant magnats de la finance et mafia. Alors qu’il voit mourir ses proches les uns après les autres, Montale ne peut échapper à son passé et décide de régler ses comptes... Fidèle aux deux tomes précédents par la description d’une Marseille si proche et lointaine de nous à la fois, Solea conclue avec brio la saga de Fabio Montale. Je n’ai pas été déçue, d’autant que c’est le tome que j’ai préféré...


    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/03/solea-jean-claude-izz...

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