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Par Madimado, le 06/10/2010
Le front russe de
Jean-Claude Lalumière
Il se tendit, se froissa, se crispa, passa par toutes sortes de manifestations physiques de l'énervement dont certaines m'étaient tout à fait inconnues, mais je venais de province et j'avais encore tant à découvrir.
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Par kathy, le 07/01/2013
Le front russe de
Jean-Claude Lalumière
La fin de notre amour était venue, aussi mystérieuse pour moi que son commencement. Au début de l'histoire, comme l'écrivait Mauriac, incontournable pour les lycéens bordelais, on voit l'amour d'une femme comme un mur derrière lequel on peut s'abriter. Et puis on se rend compte avec le temps que c'est un obstacle à franchir. Il faut être solidement planté sur ses deux jambes pour ce genre d'épreuves. De petits ratés en remarques anodines mais dont les conséquences nous échappent, on glisse vers le désamour, vers les reproches et le ressentiment. Tout coule. L'expérience de l'amour, c'est aussi l'expérience du néant.
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Par parmifil, le 19/12/2010
Le front russe de
Jean-Claude Lalumière
Rire avec modération à la blague du chef est un précepte à garder à l'esprit si l'on veut survivre en milieu administratif.
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Par pattypp7, le 27/04/2013
Jean-Claude Lalumière
D'instinct, dans les pots de départ, les invités s'alignent le long des murs. Ils discutent mollement, tentent parfois une blague vaseuse, regardent le plus souvent le fond de leur verre en plastique où stagnent quelques gouttes de champagne tiède et se demandent combien de temps il faut rester avant de quitter l'assistance sans passer pour un mal éduqué, afin de pouvoir sauter dans leur train de banlieue. Il n'y a pas de règle en la matière, sinon celle, tacite, selon laquelle on ne peut décemment partir avant la remise du cadeau accompagné de la petite carte humoristique sur laquelle tout le monde a signé et les petits discours de circonstance.
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Le front russe de
Jean-Claude Lalumière
« Pour mon départ, ma mère m’offrit un attaché-case en cuir noir des plus rigides, agrémenté d’une armature métallique dorée et doté d’un système de fermeture sécurisé à code chiffré. Sans doute avait-elle entendu parler de la valise diplomatique, et elle me rappelait la mallette du représentant de commerce, celle dont mon père était équipé, un objet parfait pour bloquer la porte des clients récalcitrants ou se prémunir des attaques surprises de chiens méchants, et je me demandais si j’allais pouvoir raisonnablement utiliser cet accessoire. » (p. 21)
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Par manoes, le 17/12/2010
Le front russe de
Jean-Claude Lalumière
Cette vision aurait dû me transporter, mais entendre Aline maugréer annihilait l'enchantement du panorama. C'était comme écouter des lieder de Schubert en mangeant des Krisprolls.
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Le front russe de
Jean-Claude Lalumière
Ce trait d'humour détendit un peu l'atmosphère, et tout le monde rit avec modération à la blague de notre chef. Rire avec modération à la blague du chef est un précepte à garder à l'esprit si l'on veut survivre en milieu administratif. Mais ce rire doit cependant être modéré si l'on ne veut pas passer pour un lèche-bottes auprès de ses collègues. C'est un dosage difficile, un équilibre malaisé lorsqu'on débute, mais bien vite on acquiert ces automatismes.
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Par monito, le 05/02/2011
Le front russe de
Jean-Claude Lalumière
Un moment jubilatoire que ce très court roman de la collection La Dilettante.
Notre jeune héros aimerait voyager, aime le rêve et se projette depuis sa plus tendre enfance dans une vie qui serait faite de voyages, de découvertes d’un monde sans doute très vaste pour ce jeune homme de bonne famille provinciale (bordelaise) dont la vie est tout… sauf excitante.
Fils d’un courtier en assurances, notre héros fait le choix d’embrasser la carrière diplomatique et, après le concours ad hoc, se voit nommé, plein d’espoir, attaché d’administration centrale au quai d’Orsay.
Dès lors, ce petit ouvrage est un petit bonheur, et il y avait bien longtemps que je n’avais pas éclaté de rire en pleine lecture.
Heurs et malheurs de notre jeune héros dont le meilleur moment reste sans doute l’évocation d’un pigeon sur une fenêtre qui restera un moment de délire absolu faisant l’objet d’un échange de mails savoureux entre deux fonctionnaires.
Au-delà de l’humour souvent féroce, ce roman renvoie une image franchement pessimiste de la vie qui, pour ma santé mentale, ne saurait se résumer à une somme d’échecs.
A part cela… un vrai moment de pure drôlerie cynique !
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Par Gast, le 13/12/2010
Le front russe de
Jean-Claude Lalumière
Le 1er septembre tombait un vendredi. J'allais donc commencer ma carrière par un départ en week-end. Je trouvais cela bizarre, antinomique. On ne devrait jamais convoquer un jeune fonctionnaire un vendredi. Cela lui donne l'impression de débuter par la fin, de s'engager à l'envers.
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Par manoes, le 17/12/2010
Le front russe de
Jean-Claude Lalumière
J'ai voulu tracer mon propre parcours, et je me suis retrouvé à mettre mes pas dans ceux de mon père. On croit se rendre dans des endroits nouveaux mais on réalise que c'est partout pareil. L'histoire d'une vie, c'est toujours l'histoire d'un échec.