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Par mariech, le 29/12/2011
Lire est le propre de l'homme de
Jean Delas
C'est là , à portée de main , ça ne tombe jamais en panne , ça tient au creux de la paume , c'est un miroir , une machine à remonter le temps , une porte ouverte sur l'autre , c'est un livre .
Agnès Desarthe .
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Par mila0707, le 12/12/2011
Lire est le propre de l'homme de
Jean Delas
Si, enfant, j'avais été livré à la télévision, aux console de jeux et à Internet, mais quasiment privé de lecture, comme il est de plus en plus fréquent chez les enfants, je serais une autre personne, sèche et creuse assurément; la seule idée est effrayante.
Mesdames, Messieurs, qui désirez nous gouverner, je ne peux imaginer que vous trouviez avantage à régner sur un peuple décérébré. Car le livre n'est pas un luxe, ni une fantaisie d'intellectuel, ni l'expression d'un snobisme. Ceux qui voudraient nous le faire croire sont de clinquants imbéciles, ou, plus grave encore, des esprits malins espérant exploiter l'ignorance.
Battons-nous.
Jean-François Chabas
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Par mila0707, le 21/12/2011
Lire est le propre de l'homme de
Jean Delas
Je rêve de salles de classe où des enfants auraient la tête penchée sur un livre, arrachés au boucan de leur cité, de leur famille, de la télé, de leurs jeux, de la pression des prédateurs de toutes sortes, ceux qui font de l'argent la seule valeur et peuvent rendre fous ceux qui n'en ont pas. Je rêve qu'il soit donné à tous les enfants le bonheur de lire, de découvrir en tenant encore un livre à la main.
Il faut donner des livres aux enfants pour leur faire prendre conscience de tout ce qui les contraint, pour alléger leurs souffrances, pour les faire rire, pour les faire rêver, pour les aider à penser, pour les rendre libres.
Leur donner des livres comme il m'en a été donné. Pour les délivrer.
Brigitte Smadja
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Par mila0707, le 12/12/2011
Lire est le propre de l'homme de
Jean Delas
Et un jour, j'ai rencontré Geneviève Brisac. Dans un livre, puis pour de vrai, comme disent les enfants. J'ai lu les romans qu'elle écrivait, et ceux qu'elle publiait. Je me souviens avoir pensé, émerveillée : on peut donc écrire ainsi. Pour les adultes, et pour les enfants. On peut, dans les deux cas, s'adresser à l'intelligence, à la sensibilité et à l'humour du lecteur. On peut le prendre par la main, lui chuchoter des mots de douceur à l'oreille, le faire rire, l'étonner, l'emmener là où il ne s'attendait pas à aller, là où soi-même on ignorait que l'on irait, et puis le lâcher parce qu'une fois le livre fini, il peut se débrouiller tout seul pour vivre, et trouver d'autres livres.
Valérie Zenatti
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Par mila0707, le 12/12/2011
Lire est le propre de l'homme de
Jean Delas
Mais supposons un instant que je me sois trompée, que le monde dans lequel nous vivons ne soit ni dur, ni violent, et que l'espèce humaine et la civilisation ne soient pas si menacées que cela, finalement. Que reste-t-il de nous? Nous, les super-héros défenseurs de la littérature? Restent nos index timides pointés vers la liberté, vers un plaisir quasiment gratuit.
C'est là, à portée de main, ça ne tombe jamais en panne, ça tient au creux de la paume, c'est un miroir, une machine à remonter le temps, une porte ouverte sur l'autre, c'est un livre.
Agnès Desarthe
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Par mila0707, le 19/12/2011
Lire est le propre de l'homme de
Jean Delas
S'approcher de cette insoupçonnable intelligence, sensibilité, celle des petits humains qui se mettent à penser, c'est soudain quitter l'état de géant. Et s'incliner.
Un bébé lecteur, ce n'est pas un sagouin érudit qui ânonne l'alphabet avant l'heure.
C'est un humain. Un petit mais un vrai, qui met en mouvement sa petite pensée. Qui découvre une formidable source d'esprit, de capacité à quitter l'ici et maintenant pour prendre de la hauteur.
Pour maîtriser, de lecture en lecture, le destin de ce minuscule canard d'abord [celui qui évolue dans son livre], et bientôt le sien.
Jeanne Ashbé
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Par mila0707, le 22/12/2011
Lire est le propre de l'homme de
Jean Delas
- Les histoires, c'est l'espoir, me dit-il. Ce serait vraiment bien que vous reveniez nous voir.
Puis, malgré les remontrances de sa maîtresse qui lui reprochait maintenant de retarder le groupe, il rejoignit sans se presser le troupeau triste de tous ceux qui se laissaient faire.
Audren
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Par mila0707, le 12/12/2011
Lire est le propre de l'homme de
Jean Delas
Je devais avoir cinq ans et je lisais tout ce que je trouvais. Je me souviens de l'odeur des livres quand je les ouvrais. J'étais fascinée par les dessins, les couleurs et les expressions des personnages. Ne sachant pas encore lire, j'inventais, au fil des pages, des histoires autour des images que je découvrais. Quelques temps plus tard, je compris que les lettres collées les unes aux autres formaient des mots, les mots des phrases, et que tout cela avait un sens : je lisais!
Stephanie Blake
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Par mila0707, le 13/12/2011
Lire est le propre de l'homme de
Jean Delas
Aujourd'hui, ne parlons-nous pas toujours de Salomon ou de Lao Tseu? Et n'en tirons-nous pas de la sagesse pour notre propre vie? De l'esprit de décision? Ne lisons-nous pas les fables d'Oesope réécrites par La Fontaine, et passées par des versions persanes, arabes ou turques pour nous venir d'Inde? N'en tirons-nous pas, depuis des milliers d'années, de quoi comprendre, choisir et agir par notre pensée personnelle, individuellement commune et culturelle, mais libre?
Claude Ponti
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Par mila0707, le 18/12/2011
Lire est le propre de l'homme de
Jean Delas
Car les petits lecteurs ne "lisent" pas encore comme nous. Ils se tortillent, se lèvent, s'assoient sur leur livre préféré, le feuillettent à l'envers ou n'ont d'yeux que pour un minuscule canard sur le rebord d'une baignoire...
Ils font des petits sens, avec leur petite pensée.
A nous de les respecter, de les encourager. Car ils ont raison : lire, ce n'est pas de faire du son, c'est faire du sens.
Jeanne Ashbé