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Citations de Jean-François Parot (73)


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  • Par Cath36, le 05/02/2011

    L'honneur de Sartine de Jean-François Parot

    Une idée soudaine le poigna : ceux que nous avons aimés et qui sont disparus demeurent présents par des attitudes qui se transmettent de génération en génération. Leur mémoire demeure dans les gestes des vivants.

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  • Par Cath36, le 05/02/2011

    L'honneur de Sartine de Jean-François Parot

    Le sage est éclairé sur ce qu'il doit faire, le prudent sur ce qu'il doit éviter.

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  • Par Cath36, le 05/02/2011

    L'honneur de Sartine de Jean-François Parot

    ...Ce peuple pouvait être, selon sa réputation, le plus aimable de l’univers ou le plus redoutable... En pénétrer l'esprit était malaisé et le préjugé gâchait la tentative. Certains le méprisaient, lui supposant de l’imbécillité, d'autres fondaient d'utopiques espoirs sur sa transformation et lui réputaient, peut-être, un peu trop de finesse. Il lui paraissait que la vérité était dans l'entre-deux et que retentissait en chaque homme le débat de tout un peuple.

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  • Par wictoria, le 27/09/2008

    L'Affaire Nicolas Le Floch de Jean-François Parot

    Je me perdais dans les étoiles du plafond alors que la gloire m'environnait. Vous avez raison de persifler. Je suis impardonnable, Monsieur le maréchal, et mériterais un coup de bâton fleurdelisé.

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  • Par Cath36, le 05/02/2011

    L'honneur de Sartine de Jean-François Parot

    Le pouvoir et la puissance ne le fascinaient que dans la mesure où ils fondaient les fidélités à une action inscrite dans la durée et à laquelle chaque génération apportait son ardeur. Même si une partie de lui-même pouvait souhaiter que le temps devînt immobile, il connaissait la vanité de cette tentation.

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  • Par Cath36, le 08/02/2011

    L'honneur de Sartine de Jean-François Parot

    Était-ce encore un signe parmi d'autres qu'il abordait une nouvelle étape de sa vie ?... Il y avait sans doute un moment où l'esprit et le coeur étaient soudain moins pleins des seules considérations personnelles. Les yeux s'ouvraient alors plus perspicaces sur ceux qui vous entouraient et entrevoyaient des situations qui, auparavant, fussent demeurées insoupçonnées. Alors l'ambition satisfaite faisait céder un égoïsme jusqu'alors sourd et aveugle et favorisait une bienveillance naturelle disposée sans aucun calcul à se déployer.

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  • Par Cath36, le 05/02/2011

    L'honneur de Sartine de Jean-François Parot

    -Ton maître , Tu as un maître, toi ?
    -Jean-Jacques. Il prétendait que l'art d'interroger n'est pas si facile qu'on pense. Il faut d'abord déjà avoir beaucoup appris pour savoir demander ce qu'on ne sait pas.

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  • Par athena1, le 27/01/2011

    Le noyé du Grand Canal de Jean-François Parot

    - La foule ?
    - Comment, mon cher, ignorez-vous donc la coutume ? L'accouchement de nos reines est toujours public pour que nul un jour n'en vienne à contester la légitimité du nouveau-né.

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  • Par missmolko1, le 02/03/2011

    L'Affaire Nicolas Le Floch de Jean-François Parot

    Casimir et Julia, les deux serviteurs des Iles, servaient des sirops, du chocolat, accompagnés de macarons, et un breuvage délicieux,que Nicolas appréciait en d'autres occasions plus intimes, mélange savant de sirop de sucre et de rhum blanc auquel la servante ajoutait des zestes de bergamote et quelques gouttes d'une potion mystérieuse dont elle refusait toujours de divulguer le secret dans un grand rire éclatant.

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  • Par Cath36, le 07/02/2011

    L'honneur de Sartine de Jean-François Parot

    Quoi de plus beau en effet qu'un jardin à la française ? Ses lignes droites ou doucement courbées, cette régularité, cette écriture géométrique de verdure et de fleurs, cette symétrie qui flatte l'oeil et l'entendement, cette nature dominée prête à entendre des vers et des cantates. Nos jardins, monsieur, sont des alexandrins en musique !

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  • Par Netherfield, le 22/01/2012

    L'enquête russe de Jean-François Parot

    On avait mis les gens au guet,
    Qui, voyant sur les eaux de loin certain objet,
    Ne purent s'empêcher de dire
    Que c'était un puissant navire.
    Quelques moments après, l'objet devint brûlot,
    Et puis nacelle, et puis ballot,
    Enfin bâtons flottants sur l'onde.
    J'en sais beaucoup, de par le monde,
    A qui ceci conviendrait bien.
    De loin, c'est quelque chose, et de près, ce n'est rien.

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  • Par StephaneA, le 07/02/2012

    L'honneur de Sartine de Jean-François Parot

    J'admire, dit Naganda, la science des français et le temps qu'ils dépensent pour le nourrir. Et cela deux fois, par le manger et le parler !

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  • Par StephaneA, le 28/01/2012

    L'honneur de Sartine de Jean-François Parot

    Au-dessous, dans le passage derrière les stalles des écrivains, on décelait encore la fresque de la vieille danse macabre du XV° siècle où les morts serraient les vivants, n'épargnant ni les puissants, ni les misérables. Une vieille sentence le rappelait : Telz comme vous un temps nous fumes, tels serés-vous comme nous sommes.

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  • Par dominique.perrotin, le 23/11/2011

    L'énigme des Blancs-Manteaux de Jean-François Parot

    Pour le coup, Nicolas devint écarlate. - Hé, hé, fit le vieillard, à ce point-là ? Serviteur, monsieur. Mais je n'en veux rien savoir. Le malheur planait sur cette maison. Ne me demandez pas pourquoi, mais je le sentais s'approcher. Je voyais Lardin promis à de tristes aboutissements, débauche secrète ou passion à laquelle on sacrifie tout. La convoitise de la chair ou de l'or, cette « sangsue » dont parle Salomon, c'est l'esprit du siècle. On veut jouir sans restriction. S'il était possible de percer les murailles et de pénétrer dans les demeures les plus secrètes, on découvrirait ce qui s'y passe de plus infâme. Moi, vieux sceptique, épicurien s'il en fut, je contemple mon temps et j'en stigmatise les mœurs après en avoir puni les crimes.

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  • Par dominique.perrotin, le 21/11/2011

    L'énigme des Blancs-Manteaux de Jean-François Parot

    Il aperçut un ragoût d'un légume étrange - une racine que Catherine avait découverte lors de ses campagnes en Italie et en Allemagne et dont elle cultivait un carré dans le jardin derrière la maison. Ces « pommes de terre 1) » en civet Embaumaient l'office. Il s'attabla, se versa à boire et emplit son assiette. L'eau lui venait à la bouche à la vue des légumes noyés dans une sauce brillante que rehaussaient les pelures de persil et de ciboulette. Catherine (lui avait donné la recette de ce plat succulent. Il fallait choisir des pommes de terre de bonne taille, puis procéder avec une extrême lenteur, laisser le temps transformer les divers éléments et surtout ne manifester aucune Impatience si on voulait aboutir aux résultats espérés.


    1)1. Mentionné la première fois en Europe en 1533, ce tubercule fut introduit en Espagne en 1570 ; plus tard en Italie, en Allemagne et en Irlande. Présente en France dès 1616, la pomme de terre déclenche des polémiques. On l'accuse de donner la lèpre. C'est Parmentier (1737 -1813) qui vulgarisera ce légume sous le règne de Louis XVI. Le monarque, dit-on, en mangeait à tous ses repas.

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  • Par dominique.perrotin, le 19/11/2011

    L'énigme des Blancs-Manteaux de Jean-François Parot

    Le dîner laissa à Nicolas des souvenirs confus. La splendeur de la table avec ses cristaux, son argenterie, le damas éclatant de la nappe, lui procura un sentiment de bien-être. La chaleur de la pièce aux boiseries grises rechampies d'or et les ombres portées par la lueur des chandelles créaient une atmosphère ouatée qui, s'ajoutant à son état de faiblesse, alanguit Nicolas à qui le premier verre de vin monta à la tête. Le commissaire n'était pas là et seules sa femme et sa fille l'entouraient. Elles paraissaient avoir presque le même âge et il comprit assez vite que Louise Lardin n'était pas la mère de Marie, mais sa belle-mère, et que les deux femmes n'éprouvaient guère d'affection l'une pour l'autre. Autant la première paraissait soucieuse de manifester une autorité un peu coquette, autant l'autre demeurait réservée, observant leur invité sous ses cils baissés. L'une était grande et blonde, l'autre menue et brune.

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  • Par dominique.perrotin, le 19/11/2011

    L'énigme des Blancs-Manteaux de Jean-François Parot

    L'enthousiasme de Nicolas n'avait plus de bornes et cela se voyait. En écoutant Catherine, l'eau lui était venue à la bouche et sa faim s'en était trouvée augmentée. Ce fut ainsi qu'il fit la conquête de Catherine Gauss, native de Colmar, ancienne cantinière à la bataille de Fontenoy, veuve d'un garde-française et cuisinière du commissaire Lardin. La redoutable servante avait définitivement adopté Nicolas. Il avait déjà un allié dans la place et il se sentait rassuré par son pouvoir de séduction.

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  • Par Cath36, le 08/02/2011

    L'honneur de Sartine de Jean-François Parot

    Enfin l'honneur ne servait qu'une fois, et, perdu, il n' y avait plus de recours.

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  • Par wictoria, le 27/09/2008

    Le sang des farines de Jean-François Parot

    Le fou rire qui les réunit alors fut interrompu par l'arrivée glorieuse des oeufs et des laitances disposées sur des roties de pain grillé à la braise et nappés d'une sauce fumante et odorante. Ils s'y consacrèrent avec gourmandise. L'hôte leur expliqua que, souhaitant éviter de faire éclater les poches, surtout pour les oeufs, il les baignait dans un beurre abondant et à chaleur calculée. Tout résidait dans la rapidité souple du savoir-faire sans saisir, ni cuire à l'insensible. On jetait des échalotes émincées pour leur faire prendre couleur et parfum. Ensuite, il importait de délayer dans une jatte une cuillère de bonne moutarde, une pincée de cassonade et une giclée de vin blanc sec. de cet ensemble bien mêlé, il restait à inonder la poêle en un tour de main, en ne pleurant pas à la fin, le poivre et le persil.

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  • Par Cath36, le 10/02/2012

    L'enquête russe de Jean-François Parot

    J'ai toujours pensé qu'il y avait dans le phénomène des pressentiments quelque chose de surnaturel qui, même, mieux observé, fournirait la preuve de l'immatérialité de l'âme.

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