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Par carre, le 03/07/2012
Une saison de machettes de
Jean Hatzfeld
Ce qui s’est passé à Nyamata, dans les églises, dans les marais et les collines, ce sont des agissements surnaturels de gens bien naturels.
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Par carre, le 14/10/2012
La stratégie des antilopes de
Jean Hatzfeld
Le génocide peut se photographier après...
Pour convaincre les esprits incrédules et contrecarrer les négationnistes.
Mais l'intimité du génocide appartient à ceux qui l'on vécu, à eux de devoir la dissimuler, elle ne se partage pas avec n'importe qui.
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Par carre, le 28/10/2012
La stratégie des antilopes de
Jean Hatzfeld
Dieu ne pouvait peut-être pas se bagarrer contre tous les fauteurs. Je crois toujours en lui, parce que sinon ce serait trop risquant. Mais il n'est plus toute nos chances et je ne compte plus du tout sur lui comme auparavant.
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Par carre, le 28/10/2012
La stratégie des antilopes de
Jean Hatzfeld
La mort n'est plus angoissante, je n'espère pas son arrivée, mais elle ne fait plus peur. La mort amène le repos aussi. Dans les marais, on voyait que les morts se trouvaient exemptés de menaces, de courses, surtout de coups de machette.
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Par chartel, le 26/03/2008
La stratégie des antilopes de
Jean Hatzfeld
On parle moins du passé. Ce n’est pas l’oubli, mais le temps, qui nous propose des améliorations. Toutefois quand la sécheresse se présente, quand l’argent se cache, quand la nourriture se fait rare, la peur se présente à la porte… Quand le visage se lasse, quand la terre ne donne rien sauf des problèmes, quand on ne trouve plus de parents sur qui s’épauler, tous les souvenirs du génocide se montrent de nouveau très préoccupants.
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Par Piling, le 08/08/2008
Première phrase du livre
Une saison de machettes de
Jean Hatzfeld
incipit :
En avril, les pluies nocturnes laissent souvent en partant des nuages noirs qui masquent les premières lueurs du soleil. Rose Kubwimana connaît le retard de l'aube en cette saison, sur les marais. Ce n'est pas cette luminosité grise qui l'intrigue.
Rose est accroupie près d'une mare brunâtre, pieds nus, son pagne relevé sur les cuisses, ses mains calleuses posées sur les genoux. Elle porte un chandail de laine. A côté sont couchés deux jerricans en plastique. Elle vient tous les matins puiser dans cette mare, parce que sa profondeur rend l'eau moins boueuse et que son bord, tapissé de palmes, est plutôt moins spongieux qu'ailleurs.
La mare est dissimulé par des branchages d'umunyeganyege, espèce de palmiers nains ; derrière s'étendent sur une immensité d'autres mares, flaques ou bourbiers entre des bosquets de papyrus. Rose respire l'odeur fétide et familière des marais, particulièrement humide ce matin. Elle reconnaît aussi le parfum des fleurs blanches des nénuphars. Depuis son arrivée, elle devine une bizarrerie dans l'air et comprend enfin que ce sont les bruits. Les marais ne bruissent pas normalement ce matin-là.
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Par chartel, le 23/11/2007
Une saison de machettes de
Jean Hatzfeld
Je me souviens de la première personne qui m'a regardé, au moment du coup sanglant. Ca c'était grand-chose. Les yeux de celui qu'on tue sont immortels, s'ils vous font face au moment fatal. Ils ont une couleur noire terrible. Ils font plus sensation que les dégoulinements de sang et les râles des victimes, même dans un grand brouhaha de mort. Les yeux du tué, pour le tueur, sont sa calamité s'il les regarde. Ils sont le blâme de celui qu'il tue.
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Par chartel, le 23/11/2007
Une saison de machettes de
Jean Hatzfeld
Quand une maman cachait un enfant sous elle, ils la soulevaient premièrement, ils coupaient l'enfant deuxièmement et sa maman finalement. Les nourrissons, ils ne prenaient pas la peine de les couper convenablement. Ils les tapaient sur les murs pour gagner du temps, ou les jetaient vivants loin devant sur les tas de morts.
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Par chartel, le 26/03/2008
La stratégie des antilopes de
Jean Hatzfeld
En Afrique, tu peux échapper à ta famille, à ton pays, à ta religion, mais tu ne peux échapper à ton ethnie. Un Africain, lorsqu’il entend gronder les menaces, lorsqu’il ressent la peur, il s’accroche à ses ancêtres, à sa colline, à ses habitudes et, au pire de la peur, à son ethnie.
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Par chartel, le 14/10/2007
Dans le nu de la vie de
Jean Hatzfeld
J'ai déjà pleuré, mais ils ont quand même tué mon papa, ma maman. J'ai pleuré mais je n'ai rien à manger, je n'ai pas de toit sur ma tête. J'ai pleuré mais je n'ai rien pour aller à l'école, maintenant je ne veux même plus pleurer, ni pour moi ni pour personne.