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La parade de
Jean-Louis Curtis
Et les jeunes vont et viennent sous les arcades, le menton en avant, le derrière arrogant, sans un regard pour les personnes plus âgées, comme s'il n'y avait qu'eux au monde. Et ça parle de tout, avec une assurance ! Et ça se déhanche, garçons et filles, d'une façon ! L'âme ? Vous les feriez rire aux éclats, si vous leur parliez de l'âme.
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Par lecassin, le 15/03/2013
La Chine m'inquiète de
Jean-Louis Curtis
Monsieur et ami,
Depuis le commencement de ces troubles politiques, sociaux, biologiques, je ne sais, qui élu pour siège le quartier de Paris où se dispense le Savoir, et n’ont même pas épargné le Collège de France, sanctuaire pourtant inviolé de la pensée la plus pure, la mieux protégée des commotions temporelles, M. Teste, ainsi que je vous l’ai dit dans ma dernière lettre, semblait être la proie d’un combat mental exacerbé. En vérité, je ne me souviens pas l’avoir jamais vu se débattre aussi farouchement contre son ange, ou son démon ?
(A la manière de Paul Valéry)
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Par lecassin, le 07/05/2012
Le monde comme il va de
Jean-Louis Curtis
Explorer le champ des possibles en histoire, c’est poser du même coup la plus sévère question philosophique – à vrai dire, la seule : celle de savoir si l’histoire des hommes a un sens.
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Les jeunes hommes de
Jean-Louis Curtis
Chaque fois qu'André faisait "ce qu'il ne faut pas", c'est-à-dire chaque fois qu'il déviait de la route idéale que lui traçait sa mère, s'écartait du code moral qu'elle aurait voulu lui imposer, Mme Comarieu ne grondait pas, ne punissait pas, ne privait pas de dessert... Non, c'était bien pire que tout cela. Mme Comarieu souffrait.
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Les forêts de la nuit de
Jean-Louis Curtis
- Tu n'es jamais tombé sur un bec ?
- J'ai failli, une fois. Je rentrais, c'était en octobre, vers neuf heures du soir. Il faisait nuit, heureusement : ils ne m'ont pas reconnu. Ils m'ont crié de m'arrêter. Je ne les avais pas vus, je marchais tranquillement. Ca m'a cloué sur place. Ils ont crié encore et j'ai entendu le déclic du levier d'armement. J'ai fait demi-tour et j'ai calté à toute allure. Ils ont tiré deux fois dans ma direction. La première balle m'a sifflé à l'oreille juste au moment où je sautais une haie. J'ai couru pendant 5 minutes. Ils n'avaient pas de chien, sans quoi j'étais refait. Je suis rentré par un autre chemin. J'étais encore dans la rue à 11 heures et demie, après le couvre-feu. J'ai raconté à mes parents que j'avais passé la soirée chez un copain et que nous avions oublié l'heure.
- Tu ne t'es jamais gourré dans tes histoires ?
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Par lecassin, le 07/05/2012
Le monde comme il va de
Jean-Louis Curtis
La première liberté, c’est celle que confère la maîtrise de la parole, et [que] la pire des aliénations, pire même que la pauvreté c’est de ne pas savoir parler et écrire d’une façon claire, correcte et précise.
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Par lecassin, le 15/03/2013
La Chine m'inquiète de
Jean-Louis Curtis
Le 3 mai1968, alors que le chef de l’Etat se trouvait en Roumanie en visite officielle, des incidents violents se déroulèrent au quartier Latin, à la suite d’une décision du recteur de la Sorbonne. Afin d’éviter une confrontation qui aurait pu, il est vrai, avoir des suites facheuses, entre un groupe d’étudiants d’extrême droite et les gauchistes de Nanterre, exilés, depuis la veille, de leur faculté, M. Roche fit appel à un contingent de la police pour évacuer la Sorbonne et en fermer les portes.
(A la manière de De Gaulle)
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Par lecassin, le 07/05/2012
Le monde comme il va de
Jean-Louis Curtis
Un tableau n’existe qu’à partir de l’instant où il est vu, une symphonie au moment où elle est entendue, un livre à partir du moment où il est lu.
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Par lecassin, le 07/05/2012
Le monde comme il va de
Jean-Louis Curtis
En art, ce n’est pas l’objet qui compte, mais la façon de faire voir l’objet.
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Par lecassin, le 07/05/2012
Le monde comme il va de
Jean-Louis Curtis
Chaque époque a eu ses tics de langage.