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Par Philou, le 04/03/2012
Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja de
Jean-Louis Maunoury
Nasr Eddin se rend dans le bois avec son âne pour faire du fagot. Il place la charge sur le dos de l'animal mais elle est si lourde que le pauvre n'arrive pas à suivre son maître.
Un paysan, voyant la scène de son champ, lui dit :
- Par Allah ! Je n'ai jamais vu un âne aussi paresseux. Il y a pourtant un moyen radical de lui faire accélérer le train.
- Tu veux parler de la carotte, j'imagine ?
- Non, du piment rouge. Tiens, prends celui-ci, ouvre-le et frotte-lui-en le cul. Tu m'en diras des nouvelles !
Nasr Eddin prend le piment rouge et il fait comme l'homme le lui a conseillé. Aussitôt l'âne, le derrière en feu, démarre au grand galop, et Nasr Eddin se met à courir derrière lui pour l'attraper. Mais rien à faire. L'âne est emballé.
Alors Nasr Eddin ne fait ni une ni deux, il lève son djubbé et se frotte les fesses avec le piment. L'effet est immédiat, tellement puissant que notre homme dépasse bientôt l'âne et qu'il entre le premier dans la cour de sa maison, où il commence à tourner sans plus pouvoir s'arrêter.
Sa femme apparaît bien vite sur le pas de la porte pour observer ce prodige. Nasr Eddin lui crie, hors d'haleine :
- Attrape-moi, attrape-moi vite, ô fille de l'oncle, au lieu de me regarder. Je n'arrive plus à m'arrêter !
- Mais comment donc pourrais-je t'attraper ? Tu fonces comme un taureau en chaleur !
- Va chercher un piment et frotte-t'en le cul !
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Par jboy, le 02/11/2011
Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja de
Jean-Louis Maunoury
Nasr Eddin rend un jour visite à l'un de ses voisins qu'il trouve prostré, en proie à une grande inquiétude.
- (...) J'ai une dette très importante envers Omar, l'usurier (...) Voilà huit jours que je n'en dors pas.
A ces mots, le Hodja se lève et s'en va (...) il revient peu de temps après, la mine réjouie:
- Ca y est (...) Désormais, tu peux dormir sur tes deux oreilles.
- Comment cela ? (...) Tu n'as tout de même pas remboursé à ma place ?
- Surtout pas ! J'ai dis tout simplement à ton créancier que tu ne le paierais jamais. A lui maintenant de connaitre l'insomnie !
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Par Philou, le 02/03/2012
Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja de
Jean-Louis Maunoury
Une fois, quelques chenapans décident de tourner Nasr Eddin en ridicule, en lui jouant un bon tour au hammam. Ils commencent par se munir discrètement d'un oeuf chacun et, tandis que le Hodja se lave dans son coin à grands coups de bassines d'eau chaude, l'un des jeunes propose un jeu :
- Nous allons jouer à celui qui pondra. Le gage, si on n'y arrive pas, sera de se mettre tout nu devant tout le monde.
Les compères entreprennent alors de tortiller du croupion en gloussant comme des poules, et chacun pond son oeuf.
Aussitôt, Nasr Eddin, laissant tomber son pagne, et poussé par un désir sans équivoque, se lance à la poursuite des garçons. Ceux-ci, à la fois effrayés et scandalisés, poussent les hauts cris :
- Nasr Eddin, as-tu perdu la tête ? Ô Protecteur de la Vertu, assiste-nous !
- Allons, mes cocottes, calmons-nous ! s'exclame alors le Hodja. Comment pourrez-vous pondre encore une fois si vous ne laissez pas le coq vous monter ?
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