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Critiques de Jean-Marc Parisis


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    • Livres 3.00/5
    Par tynn, le 09/12/2014


    Les inoubliables Les inoubliables de Jean-Marc Parisis

    Quelques mots d'un grand père évoquant les allemands...
    Les ruines brulées d'un château...
    Une stèle commémorative au détour d'une rue, pour un sinistre jour de mars 1944.

    Parce que La Bachellerie fut le village d'enfance de ses étés campagnards, Jean-Marc Parisis suit la piste des indices et des témoignages sur la déportation des juifs réfugiés dans Le Périgord.
    Tentant d'échapper au traçage administratif des faits et des individus, c'est par les photos et les souvenirs des survivants qu'il cherche "ce qui lie les hommes, les âmes, les lieux dans le temps".

    Avant que la mémoire ne s'occulte, il retrace le parcours de ces déplacés d'Alsace de la défaite de 40 (mécréants, catholiques, protestants et juifs), arrivés par familles entières, démunis de tout: installations chaotiques et sommaires pour des citadins dans la rusticité rurale, solutions financières improvisées pour survivre, petits métiers, débrouillardises, intégrations plus ou moins réussies dans le tissu social paysan.
    Cette migration alsacienne en déplacement de population dont l'ampleur a dopé pour un temps l'économie locale de la Dordogne.
    "Saucisses et choucroute rivalisant avec les rillons et le confit d'oie".

    C'est ensuite la chronologie tristement connue de la France de Vichy, de son antisémitisme et des lois anti juives.

    Un récit vivant et documenté, à l'écriture très littéraire, aux élégantes formulations. Un récit, en hommage de mémoire, fourmillant de détails du quotidien et complété de photographies, donnant ainsi vie à des petits disparus et mettant en parallèle les propres parfums d'enfance heureuse de l'auteur dans les mêmes lieux.

    Un quotidien si bien revisité en joie de vivre enfantine, que l'effroi de la déportation n'en est que plus grand, et que la chronologie finale, nous projetant au plus près des événements, crée une sensation d'étouffement et de panique.

    Critique de qualité ? (33 l'ont appréciée)


    • Livres 1.00/5
    Par zabeth55, le 22/11/2014


    Avant, pendant, après Avant, pendant, après de Jean-Marc Parisis

    François, parolier de chanteurs célèbre, vit une histoire d’amour avec Gail, rencontrée à une réception.
    Et voilà de quoi faire un roman que j’ai trouvé de peu d’intérêt
    Un auteur que je ne connaissais pas, sans avoir rien perdu
    Une histoire contemporaine sans intrigue particulière
    Une société futile et superficielle.
    Le seul mérite de l’auteur est d’avoir tenté des considérations philosophiques sur le mécanisme de l’amour, mais j’y ai été peu sensible.
    Heureusement que le livre était court.

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 12/02/2012


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Un homme raconte son histoire avec une femme Ava disparue et qui rend le narrateur inconsolable. C'est l'histoire d'un amour et de sa perte. Roman encensé par la critique, et auquel malheureusement, je suis resté hermétique. Peut-être est -ce du à sa durée (108 pages) ? Déception donc, lu peut-être pas au bon moment ?

    Critique de qualité ? (12 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 15/03/2013


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Ava n’était peut-être pas exceptionnelle, mais elle le fut pour le narrateur du roman de Jean-Marc Parisis, Les aimants. Et elle le demeurera pour une raison fort simple : elle était la femme de sa vie.

    De leur rencontre à l’université au décès d’Ava, c’est un quart de siècle qui est ici relaté avec beaucoup de tendresse et de pudeur. Parce que tout ne tenait toujours qu’à un fil avec Ava. Parce que rien n’était jamais certain. Que faire autrement ne l’était pas plus. Depuis ce premier jour où la vie les avait choisis, désignés l’un à l’autre et fait d’eux des êtres jamais vraiment unis au sens premier du terme, mais pourtant indissociables l’un de l’autre, attirés l’un vers l’autre comme le sont des aimants.

    En une centaine de pages, Jean-Marc Parisis nous raconte le Paris des années 80, celui des dix premières années de complicité entre Ava et lui, ces lieux où ils se retrouvaient, les salles de cinéma et les cafés qu’ils fréquentaient, les poètes qu’ils aimaient. Sans chercher à expliquer le pourquoi du comment. Ava était Ava. Ce qui les a unis ne périra jamais. Toute sa vie, désormais, sera amputée du meilleur de lui-même.

    Le résultat est un livre émouvant et sensible. Un livre dont l’atmosphère, je crois, aurait plu à François Truffaut qui aurait sûrement conservé nombre de phrases s’il en avait fait un film.

    Est-ce parce qu’il me semble avoir croisé une Ava il y a bien des années que j’ai été si touchée par Les aimants? C’est possible, mais je ne peux l’affirmer. À moins que je n’aie rêvé d’en être une pour quelqu’un?


    Lien : http://lalitoutsimplement.com/les-aimants/

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par scaalaire68, le 18/03/2014


    Reiser Reiser de Jean-Marc Parisis

    Le dessinateur et humoriste Reiser nous a quittés il y a 30 ans !
    A l'époque en lisant ses albums on aurait pu dire « âmes chastes et sensibles s'abstenir » mais la réalité du quotidien a hélas, semble-t-il, dépassé la fiction de ses BD... Écologie, mœurs, société... Sur quels sujets aurait-il écrit et dessiné aujourd'hui ?
    Ce livre grand format est une biographie assortie d'une anthologie du dessinateur « bête et méchant » qui s'est révélé parfois visionnaire sur le monde que nous vivons.

    Critique de qualité ? (9 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par aleatoire, le 21/08/2013


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Pour en avoir apprécié deux belles citations, j'ai lu ce petit opuscule mais le magnétisme narcissique et prétentieux de ces "aimants" n'aura guère exercé sa force d'attraction ; logique puisque demeuré de marbre.

    Critique de qualité ? (9 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par Petitebijou, le 07/09/2012


    La recherche de la couleur La recherche de la couleur de Jean-Marc Parisis

    Critique réalisée dans le cadre du Challenge de la rentrée littéraire 2012

    La lecture de ce roman d’un auteur inconnu pour moi m’a laissée circonspecte.
    Ma première impression a été plutôt favorable devant un style visiblement travaillé, original, inattendu, surprenant, qui laissait augurer de grands moments de plaisir.
    Pourtant, au fil des pages, mon enthousiasme s’est émoussé. Toujours charmée par des formules percutantes, une écriture ironique et féroce, j’ai ressenti un malaise occasionné par ce qui m’est apparu très vite comme un défaut qui allait ternir ma lecture : au fil des pages, l’écrivain prend toute la place, je veux dire en cela que l’histoire qu’il raconte n’a pas l’épaisseur suffisante pour nous embarquer.
    Par ailleurs, lisant rarement ce que l’on pourrait appeler un peu hâtivement « les auteurs français en vogue », j’ai été frappée de retrouver le même contexte géographique et social que dans le livre « Les désaxés » de C. Angot que j’ai lu en suivant. Les personnages sont des « créatifs » bobos, vivant à Saint-Germain-des-Prés, faussement dans le besoin, côtoyant une faune de parasites du monde médiatico-journalistique, et, ce qui m’agace encore davantage, j’ai retrouvé nombre de petites remarques condescendantes à l’égard de ce que les parisiens appellent « la province ». (On peut me rétorquer que c’est le personnage qui s’exprime, mais, pardon pour cette digression, il se trouve qu’à la faveur d’un zapping sur Le Grand Journal de la chaîne « branchée » Canal +, j’ai retrouvé ce même ton condescendant, et qu’il me semble tout à fait représentatif de ce qu’on appelle la fracture sociale… fin de la digression).
    Les personnages que décrit Jean-Marc Parisis ne manquent pas de pittoresque, il a réellement le sens de la formule qui fait mouche et qui fait rire, mais l’histoire ne décolle pas. J’ai eu le sentiment de scènes accolées les unes aux autres un peu artificiellement, bien écrites, mais au détriment de tout ressort dramatique et avancée de l’action, ce qui me paraît tout de même dommageable en fin de compte. L’auteur insère également de longs paragraphes de commentaires culturels (David Bowie, Marylin Monroe…) tout à fait intéressants mais qui n’apportent rien et pourraient être bien mieux mis en valeur dans un autre livre. Ici, ils ne sont pas à leur place, même indéniablement pertinents et originaux.
    Pour dire les choses un peu durement, j’ai eu le sentiment que l’auteur se regardait écrire, et que ce manque d’humilité tue les personnages, que l’on oublie très vite. Qu’ai-je retenu de l’intrigue ? Un quinquagénaire journaliste culturel en crise après la mort de la seule femme qu’il ait aimée, sa « renaissance » dans les bras d’une jeune femme de vingt ans. Peu d’épaisseur psychologique, on a l’impression que l’auteur n’avait aucune motivation à développer les manifestations de la vie concrète pour privilégier une joute verbale avec lui-même, intelligente, brillante, mais au bout du compte un peu stérile. Je suis peut-être réactionnaire, mais j’aime que l’on me raconte des histoires, visualiser les personnages, vibrer avec eux. Pour les conversations brillantes, j’ai des amis qui me donnent entière satisfaction.

    Critique de qualité ? (9 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par tiben, le 11/01/2015


    Les inoubliables Les inoubliables de Jean-Marc Parisis

    Les inoubliables de Jean Marc Parisis est un très bel ouvrage. Mais c'est aussi un ouvrage difficile sur un thème difficile... Je l'ai commencé avant les épouvantes actualités de la semaine et je dois dire que toutes mes pensées sont allées autant aux inoubliables du livre qu'aux disparus de la semaine. Il m'a par ailleurs fallu plus de temps que prévu du coup pour lire les quelques 225 pages du livre.

    C'est un récit (et non un roman attention l'auteur y tient) dynamique et très documenté. On voit que l'auteur a beaucoup travaillé.

    L'écriture est belle, plus littéraire comme le dit la précédente critique que romanesque. Elle n'est donc pas si facile que cela à lire. Mais elle reste agréable (vous trouverez de très jolies phrases aussi agréables à lire qu'à écouter).
    Autre "difficulté" pour moi: la multitude de personnages. Pas toujours évident de s'y retrouver dans les noms... J'ajouterais aussi quelques longueurs dans certains passages.

    Par contre, l'auteur a agrémenté le récit de photos des enfants et des différents personnages à qui il rend hommage. C'est une excellente idée qui donne encore plus vie au récit et nous permet surtout de ne pas oublier que tout cela est malheureusement une histoire vraie...

    Autant l'auteur connait le village pour y avoir passé de bons moments (son enfance, d'ou l'envie des recherches et du récit), autant les personnages dont ils racontent la vie y ont passé des moments troubles voire pires... Certains y ont été fusillés, d'autres ont pu se sauver et ont pu revenir plus tard dans ce village de Dordogne nommé la Bachellerie.

    La fin est particulièrement émouvante, oppressante et par moment dérangeante. L'horreur dont sont capables les hommes...

    Non on n'oubliera jamais cette période noire et ses horreurs.
    Le récit de JM Parisis est pour moi une réussite.
    3/5

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par motspourmots, le 05/04/2015


    Les inoubliables Les inoubliables de Jean-Marc Parisis

    C'est un livre conçu à partir d'un silence. Pour remplir ce silence, Jean-Marc Parisis aurait pu choisir l'option du roman ; il a préféré la réalité de faits établis, notifiés noir sur blanc dans des dossiers épais, bien rangés sur les rayonnages des Archives. Une façon de rendre justice à ceux dont on ne parle plus et avec lesquels il partage une même unité de lieu : le village de La Bachellerie, niché au fin fond de la Dordogne, que l'on aurait pu croire, à tort, à l'abri des tourmentes de l'histoire.

    Lorsqu'il était enfant, dans les années 60-70, qu'il passait tous ses étés dans la maison de ses grands-parents dans ce petit coin de paradis, il n'a jamais entendu parler de la façon dont La Bachellerie avait traversé les années de guerre. Un silence plutôt répandu dans les familles à cette époque. C'est par hasard, en faisant des recherches sur un autre événement que Jean-Marc Parisis tombe sur la photo qui orne à présent la couverture de son livre : cinq enfants d'une même famille juive, victimes de la rafle du 30 mars 1944 à La Bachellerie. Il prend alors conscience de tout ce qu'il a partagé avec ces enfants, lui dont la propre enfance s'est déroulée au contact des mêmes pierres, des mêmes champs baignés de soleil, des mêmes chemins où cueillir des mûres. Il part à leur recherche à travers les nombreux écrits et témoignages disponibles, rencontre l'un des rares survivants ayant échappé à la rafle, Benjamin, âgé de 14 ans à l'époque des faits.

    Sous sa plume, surgit alors la réalité d'une époque. Celle d'un village qui, jusqu'en 1940 ignorait ce qu'était un juif. Une région qui voit soudain affluer les populations de l'Est de la France, contraintes à l'exil au moment de l'armistice. Parmi elles, de nombreuses familles juives qui vont trouver asile et travail dans la campagne, auprès d'une population accueillante et solidaire où le bon sens paysan semble prévaloir. On s'entraide, chacun à son niveau, les fermiers en offrant du travail, les gendarmes en trafiquant des rapports, aidés en cela par la bienveillance du préfet. La vie s'organise, certes précaire. Mais la gangrène gagne, sous la forme de la milice qui s'infiltre jusqu'aux endroits les plus reculés. Et les habitants qui pensaient qu'un coin aussi perdu passerait peut-être entre les mailles du filet vont être vite détrompés lorsque la division Brehmer qui remonte vers Paris avec pour mission de nettoyer les maquis sur son chemin fait étape à La Bachellerie.

    C'est un véritable objet littéraire que nous offre Jean-Marc Parisis, bien au-delà du simple récit. A travers le parallèle entre les enfances vécues à différentes époques, il met à jour des correspondances entre des individus qui ne se sont jamais connus et qui pourtant sont liés pour toujours. Et l'on se dit que les murs ne devraient pas être les seuls à se souvenir.

    Très émouvant le moment où il s'aperçoit face aux quelques survivants des camps que sa quête ne peut aller au-delà des faits vécus au village car ensuite, cela dépasse son propre entendement et cela n'est plus son propos : "Si les mots ont manqué à ceux qui ont vécu l'enfer, il n'y a rien à ajouter".

    Tout simplement magnifique. Belle ambition, belle réalisation. Indispensable.


    Lien : http://www.motspourmots.fr/2015/04/les-inoubliables-jean-marc-parisis.html

    Critique de qualité ? (5 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par Bibliobs, le 29/10/2014


    Les inoubliables Les inoubliables de Jean-Marc Parisis

    Coulé dans un style éclatant qui ne se voit jamais, porté par une colère sourde, «les Inoubliables» n'est pas un livre d'histoire, c'est un récit engagé, écrit à la première personne, où l'adulte Parisis semble sans cesse s'effacer derrière l'enfant Jean-Marc.


    Lien : http://rss.nouvelobs.com/c/32262/f/547962/s/3fe68cad/sc/19/l/0Lbibliobs0Bnouv...

    Critique de qualité ? (5 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par Settadelangelo, le 04/05/2011


    Avant, pendant, après Avant, pendant, après de Jean-Marc Parisis

    Cher Jean Marc,

    J’ai lu un livre que je relirai ou du moins que je feuilletterai encore et encore et j’en ai la certitude, toujours avec le même plaisir invariable de la première lecture parce que ce livre est un roman d’époque : la mienne. « Avant, pendant, après » est un court roman de 114 pages qui m’a scotché de bout en bout, trois heures de lectures non stop, une histoire moderne dans une époque furieuse et contemporaine, des personnages touchant parce que fondamentalement tristes, seuls et désemparés. Jean marc, je me suis laissé prendre quand tu m’as embarqué dans la vie amoureuse et échevelé de ce quarantenaire, parolier prolifique pour un chanteur de variété célèbre dans le Paris des années deux milles, ce Paris sûr de lui-même, exubérant, souriant, incandescent, ce Paris que j’empresse d’aimer comme tes personnages. Dans une prose soignée, ciselée, caustique et parfois minimaliste : « …Seul comptait le bonheur des mots, on ne l’entendrait jamais, je beurrais de volupté ce monde de merde, je mariais les mots, et je les envoyais se faire foutre à la musique dans la fraicheur climatisée des studios …», tu dépeins un milieu, que sans doute tu dois bien connaitre même si parfois tu sombre ( heureusement pas trop) dans des clichés trop souvent entendu - celui du show business - dans un cynisme et une lucidité effrayante. Ton huitième roman parle d’amour, le vrai, celui qui fait mal, celui qui nous saigne le cœur avec douceur et excite notre curiosité de lecteur de bon roman léger. Jean Marc, tu scrutes, tu cisailles, tu dépouilles, tu arranges avec une précision d’horloger helvète les modalités exquises de la rencontre, les rituels bien sentis de la séduction, l’évidente impossibilité d’une vraie vie à deux, la brutalité de toute forme de séparation. Le roman est bien construit, rien n’est forcé, tout s’écoule dans une limpide fluidité, les articulations de l’intrigue sont d’une grande justesse, tu maitrises avec brio des thèmes à la mode chez la nouvelle génération d’écrivains contemporains comme la sournoise solitude, la certitude fragile, le désarroi subtile, la désillusion lancinante, l’effet des sentiments vertigineux, la folie amoureuse, les affres perfides de l’ennui, cette façon absurde chez certains de voir des destins nichés dans chaque rencontre bref la condition effroyable de l’homo sapiens moderne. Enfin et non des moindre tu nous sers des aphorismes bourrés de grâces avec beaucoup de générosités, ca doit sûrement être une des raisons pour laquelle j’ai aimé ton roman, les aphorismes c’est un peu comme le visage frappant d’une ravissante jeune fille que l’on essaye de chercher dans un grand casting pour top-modèles en herbe où on a l’impression qu’il n’y a que de jolies visages évidents, tu sais cette sensation inouï quand on trouve ce retrouver nez à nez face à ce visage frappant, on s’y attarde presque béatement, on la photographie mentalement, on ne veut plus la quitter des yeux, je crois que tes aphorismes produisent le même effet. Voici quelque unes de ces pépites que j’ai égrené au passage et qui m’on un arraché un sourire de délectation: « j’écrivais trois cent mots qu’un autre écrivait en trois minutes », « la première que je l’ai vue, je ne l’ai pas vue, je l’ai aimée de dos », « les blondes, on dirait toujours qu’elles pleurent des cheveux. Avec les brunes c’est plus grave, plus tragique, on est au vif du sujet, dans le noir évident de la sexualité ». Mon ami, je crois que tu as écrit un livre touchant, lucide, réfléchi, trempé dans l’argile de la grâce. Je sais pourquoi j’aime vraiment ce roman, c’est parce que j’aurai aimé l’écrire.

    Ton ami.

    Critique de qualité ? (5 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 02/02/2012


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Il est souvent plaisant d'écouter un écrivain évoquer la femme aimée au sein d'un couple imaginaire ou non. Il en parle différemment selon sa propre sensibilité. Philippe Roth dans La bête qui meurt souligne l'érotisme torride de Consuelo, Philippe Grimbert dans La petite robe de Paul soulève la lourde chappe du traumatisme occulté, Ivan Bunin dans L'amour de Mitia dépeint une relation étouffante, Eric Reinhart dans le système Victoria laisse libre cours aux fantasmes de son personnage principal face à une femme de pouvoir.
    Qu'en est-il lorsque la mort sépare, vide, peine, désespère?
    "La femme de sa vie" le reste-t-elle après ce coup du sort qui tronque sa moitié?
    Jean-Louis Fournier, dans Veuf, parcourt le long chemin du deuil. André Benchetrit, dans Le livre de Sabine, revit les joies même dans l'intimité qui ont nimbé les derniers instants.
    Jean-Marc Parisis, lui, confie la symbiose qui unissait son personnage principal à Ava, "un bonheur limpide","un amour pur, dégagé de tout désir physique", d'où l'originalité de son roman Les aimants qui démontre que, même si l'absence de relations sexuelles pose problème au fil du temps, malgré la "séparation de corps", le lien perdure.
    Remontée du passé jusqu'aux bancs de la Sorbonne d'un futur pigiste-journaliste-écrivain égoïste,sans le sou, pompant aux examens, mais romantique, érudit et fasciné avec une future diplomée de Lettres-collaboratrice au journal-écrivaine "petit ouragan" plus bourgeoise,solitaire mais complice, belle,intense et unique.
    L'amour des mots, la complicité des lectures et de chaque instant partagé au quotidien, les retrouvailles tendres malgré l'indépendance ou l'éloignement font que les corps à jamais "aimantés" se complètent et s'aiment plus sur un plan astral que terre à terre.
    Beaucoup de réflexions sur le couple,la vie, l'amour,la mort,la perte. Un"Rapport fraternel" né d'une reprise de liberté sans jalousie. Mais ne serait-on pas dans un registre d'amitié plus qu'amour?
    Jean-Marc Parisis parle vrai, si vrai qu'on dirait du vécu très riche émotionnellement.
    Romancier contemporain,il a déjà publié quelques romans dont Avant,pendant,après (prix Roger-Nimier 2007). Les aimants(paru chez Stock en 2009) vient de paraître en poche début 2012 chez J'ai Lu.

    Critique de qualité ? (4 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par Lexpress, le 06/11/2014


    Les inoubliables Les inoubliables de Jean-Marc Parisis

    A la fois factuel et incarné, le beau livre de Parisis parle de douleur et de mémoire. Il fait revivre des hommes et des femmes pris dans la tourmente, dans la peur. Certains ne sont jamais revenus. D'autres n'ont jamais oublié


    Lien : http://rss.feedsportal.com/c/568/f/480493/s/402ed19a/sc/22/l/0L0Slexpress0Bfr...

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par Bazart, le 08/11/2012


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Vu que le roman d'amour français doit certainement être le genre littéraire que j'ai le plus lu au cours des 15 dernières années, les récents romans que j'ai lu dessus me semblent plus forcément être très originaux. C'est notamment le cas de ce très court roman, encensé par la critique presse lors de sa sortie, mais qui en dépit d'une incontestable belle plume m'a semblé trop bref et trop anecdotique pour sortir du lot.
    La relation amoureuse entre le narrateur et cette Ava a beau être condamnée d'avance et romanesque, on reste un peu extérieur à cette histoire, à cause du ton un peu détaché et un peu supérieur de l'auteur, et surtout à cause de la trop grande brievété de l'ensemble qui empeche un vrai attachement pour les personnages...dommage!!!

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par virginie-musarde, le 14/01/2015


    Les inoubliables Les inoubliables de Jean-Marc Parisis

    Alors que je ne gardais aucun souvenir du précédent roman de Jean-Marc PARISIS ("Les aimants", cent pages dont je crois n'être pas venue à bout !), j'ai eu envie de lire ce récit qui retrace le destin de cinq enfants juifs, réfugiés en Dordogne et qui finiront comme tant d'autres, gazés au ZyklonB à Auschwitz.
    Jean-Marc PARISIS déroule la chronologie de ce coin de France, retrouve des témoignages que le temps a parfois flouté, rencontre un survivant de la rafle, enquête minutieusement.
    Le tout est extrêmement bien documenté, à la manière d'un archiviste méticuleux, sans jugements sur les comportements des uns ou des autres et pourtant le récit, pudique, est riche en émotion et rend hommage à ces enfants oubliés. L'auteur réussit à mettre en parallèle son enfance dans ce village et celle des Alsaciens qui y ont vécus, pas tout à fait cachés, dans une relative tranquillité jusqu'au 31 mars 1944, jour de Pessa'h...Ils prendront le même convoi 71 que trente-quatre enfants de la colonie d'Izieu raflés sur ordre de Klaus Barbie...
    J'ai apprécié de ne pas deviner entre les lignes d'apitoiement ou de culpabilité latente qu'on trouve parfois dans certains ouvrages traitant du sujet, j'ai au contraire aimé que l'auteur glisse en filigrane les souvenirs heureux de sa propre enfance se demandant si les enfants Schenkel avaient emporté avec eux un peu de ces paysages où ils avaient eux-aussi vécu.
    Un beau récit qui, au-delà de la peur et de l'horreur, par sa douceur redonne vie à ces cinq enfants.

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par MxlleAnaB, le 19/04/2012


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    J'ai vraiment aimé ce petit livre ! Le narrateur raconte son histoire avec Ava, la femme qu'il a toujours aimé. Le style d'écriture est agréable et l'auteur sait nous transmettre toute l'émotion et la sensibilité du narrateur. Ava et cet homme vivent une histoire d'amour peu commune, bercée par la poésie et des valeurs d'un autre temps. Quand Ava et lui se séparent, on a du mal à s'imaginer comment cet homme vivre après ça. De plus, la vie les éloignent encore plus lorsque la mort décide d'emmener Ava avec elle. Toutefois, il subsiste un espoir à la fin du roman car le narrateur croit qu'ils pourront être réunis dans l'au-delà.

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par lailasamburu, le 03/08/2010


    Avant, pendant, après Avant, pendant, après de Jean-Marc Parisis

    Un livre plein de sensibilite, un vrai plaisir de lecture...a recommander...

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par Marsup, le 17/04/2010


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    A travers cette femme qu'il aime et qu'il admire, l'auteur s'attache à décrire la singularité de ce personnage et ce lien si particulier qui les uni.
    C'est un roman très apprécié par la critique et qualifié d'extrêmement sensible. Bien que l'idée de départ m'ait semblée attrayante, je n'ai pas été touchée par cette histoire. Mis à part ça, l'écriture est fluide et sans mievreries.

    Un avs mitigé !

    Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par isanne, le 01/06/2015


    Les inoubliables Les inoubliables de Jean-Marc Parisis

    "Je les regarde.
    Mais ils me regardent aussi."

    J'ai découvert Jean -Marc Parisis lors de la présentations de son livre "Les inoubliables" lors de l'émission "La Grande Librairie" : j'avais été conquise par la fougue de cet écrivain à nous expliquer le pourquoi de sa quête et l'aboutissement de celle-ci. Il vivait son sujet...

    Je viens juste d'avoir la possibilité de lire le livre et j'en suis habitée : ces enfants - ceux de la photo point de départ à la recherche et tous les autres évoqués - ne quitteront pas mes pensées de sitôt.

    Quel Beau livre sous forme de récit - et c'est ,à mes yeux, ce qui fait sa force - que ce cheminement auprès de ces personnes déplacées. et de leur vie dans ce petit village.

    Jean-Marc Parisis établit un parallèle entre son enfance heureuse à La Bachellerie et celle de ces enfants réfugiés : comment un même lieu peut-il générer tant d'émotions et de sentiments opposés?


    A lire absolument.


    Critique de qualité ? (1 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par bluemaybelle, le 26/10/2014


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Les aimants. Un titre, deux interprétations: des aimants qui s’attirent les uns les autres et attirent à eux toutes sortes de matériaux mais aussi les a(i)mants comme personnes capables d’aimer – ceux qui aiment, ceux qui s’aiment.

    La lecture de ce très court roman nous conforte dans l’une et l’autre des interprétations. Ava et l’homme du récit, le narrateur, font de leur vie une vie à deux. Qu’ils soient ensemble physiquement, qu’ils soient amants ou frère et soeur, ils sont toujours deux. Depuis leur rencontre sur les bancs de la Sorbonne et pendant les trente années qui suivront, ils resteront ensemble, liés, reliés par l’essentiel.
    Ces deux-là sont pourtant très différents. Mais ils se complètent parfaitement. Ils se retrouvent dans l’amour des livres, de la poésie et surtout, dans l’amour de la vie. Ava est entière, exclusive. Elle vit entièrement ou pas du tout. Elle aime passionnément ou pas du tout. Le narrateur, quant à lui, est plus nuancé mais son amour et son admiration pour Ava le transcende.
    Ces deux-là savent se retrouver. Les silences, les mois sans se voir ne sont pas un obstacle à leur amour.

    Ce petit livre est une déclaration d’amour en même temps qu’il se fait le récit d’une vie à deux. Le narrateur ne peut vivre bien sans Ava. Ils sont deux ou bien ils ne sont plus.

    C’est un roman que j’ai dévoré. La poésie qui se dégage des mots de l’auteur, l’esquisse faite d’Ava et de sa philosophie, de son tempérament et de sa singularité font toute la délicatesse et la violence de ce récit. A l’image de la femme adorée, l’écriture n’accepte aucun compromis. Les mots sont ciselés, souvent beaux et parfois durs.

    C’est l’histoire d’une passion, d’un amour qui commande tout et qui absorbe jusqu’à la lumière du jour, jusqu’au monde.
    Il ne s’agit en rien d’une histoire à l’eau de rose. Celle-ci est entière et belle.

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