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Critiques de Jean-Marc Parisis


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    • Livres 1.00/5
    Par zabeth55, le 22/11/2014


    Avant, pendant, après Avant, pendant, après de Jean-Marc Parisis

    François, parolier de chanteurs célèbre, vit une histoire d’amour avec Gail, rencontrée à une réception.
    Et voilà de quoi faire un roman que j’ai trouvé de peu d’intérêt
    Un auteur que je ne connaissais pas, sans avoir rien perdu
    Une histoire contemporaine sans intrigue particulière
    Une société futile et superficielle.
    Le seul mérite de l’auteur est d’avoir tenté des considérations philosophiques sur le mécanisme de l’amour, mais j’y ai été peu sensible.
    Heureusement que le livre était court.

    Critique de qualité ? (15 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 15/03/2013


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Ava n’était peut-être pas exceptionnelle, mais elle le fut pour le narrateur du roman de Jean-Marc Parisis, Les aimants. Et elle le demeurera pour une raison fort simple : elle était la femme de sa vie.

    De leur rencontre à l’université au décès d’Ava, c’est un quart de siècle qui est ici relaté avec beaucoup de tendresse et de pudeur. Parce que tout ne tenait toujours qu’à un fil avec Ava. Parce que rien n’était jamais certain. Que faire autrement ne l’était pas plus. Depuis ce premier jour où la vie les avait choisis, désignés l’un à l’autre et fait d’eux des êtres jamais vraiment unis au sens premier du terme, mais pourtant indissociables l’un de l’autre, attirés l’un vers l’autre comme le sont des aimants.

    En une centaine de pages, Jean-Marc Parisis nous raconte le Paris des années 80, celui des dix premières années de complicité entre Ava et lui, ces lieux où ils se retrouvaient, les salles de cinéma et les cafés qu’ils fréquentaient, les poètes qu’ils aimaient. Sans chercher à expliquer le pourquoi du comment. Ava était Ava. Ce qui les a unis ne périra jamais. Toute sa vie, désormais, sera amputée du meilleur de lui-même.

    Le résultat est un livre émouvant et sensible. Un livre dont l’atmosphère, je crois, aurait plu à François Truffaut qui aurait sûrement conservé nombre de phrases s’il en avait fait un film.

    Est-ce parce qu’il me semble avoir croisé une Ava il y a bien des années que j’ai été si touchée par Les aimants? C’est possible, mais je ne peux l’affirmer. À moins que je n’aie rêvé d’en être une pour quelqu’un?


    Lien : http://lalitoutsimplement.com/les-aimants/

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par scaalaire68, le 18/03/2014


    Reiser Reiser de Jean-Marc Parisis

    Le dessinateur et humoriste Reiser nous a quittés il y a 30 ans !
    A l'époque en lisant ses albums on aurait pu dire « âmes chastes et sensibles s'abstenir » mais la réalité du quotidien a hélas, semble-t-il, dépassé la fiction de ses BD... Écologie, mœurs, société... Sur quels sujets aurait-il écrit et dessiné aujourd'hui ?
    Ce livre grand format est une biographie assortie d'une anthologie du dessinateur « bête et méchant » qui s'est révélé parfois visionnaire sur le monde que nous vivons.

    Critique de qualité ? (9 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par Petitebijou, le 07/09/2012


    La recherche de la couleur La recherche de la couleur de Jean-Marc Parisis

    Critique réalisée dans le cadre du Challenge de la rentrée littéraire 2012

    La lecture de ce roman d’un auteur inconnu pour moi m’a laissée circonspecte.
    Ma première impression a été plutôt favorable devant un style visiblement travaillé, original, inattendu, surprenant, qui laissait augurer de grands moments de plaisir.
    Pourtant, au fil des pages, mon enthousiasme s’est émoussé. Toujours charmée par des formules percutantes, une écriture ironique et féroce, j’ai ressenti un malaise occasionné par ce qui m’est apparu très vite comme un défaut qui allait ternir ma lecture : au fil des pages, l’écrivain prend toute la place, je veux dire en cela que l’histoire qu’il raconte n’a pas l’épaisseur suffisante pour nous embarquer.
    Par ailleurs, lisant rarement ce que l’on pourrait appeler un peu hâtivement « les auteurs français en vogue », j’ai été frappée de retrouver le même contexte géographique et social que dans le livre « Les désaxés » de C. Angot que j’ai lu en suivant. Les personnages sont des « créatifs » bobos, vivant à Saint-Germain-des-Prés, faussement dans le besoin, côtoyant une faune de parasites du monde médiatico-journalistique, et, ce qui m’agace encore davantage, j’ai retrouvé nombre de petites remarques condescendantes à l’égard de ce que les parisiens appellent « la province ». (On peut me rétorquer que c’est le personnage qui s’exprime, mais, pardon pour cette digression, il se trouve qu’à la faveur d’un zapping sur Le Grand Journal de la chaîne « branchée » Canal +, j’ai retrouvé ce même ton condescendant, et qu’il me semble tout à fait représentatif de ce qu’on appelle la fracture sociale… fin de la digression).
    Les personnages que décrit Jean-Marc Parisis ne manquent pas de pittoresque, il a réellement le sens de la formule qui fait mouche et qui fait rire, mais l’histoire ne décolle pas. J’ai eu le sentiment de scènes accolées les unes aux autres un peu artificiellement, bien écrites, mais au détriment de tout ressort dramatique et avancée de l’action, ce qui me paraît tout de même dommageable en fin de compte. L’auteur insère également de longs paragraphes de commentaires culturels (David Bowie, Marylin Monroe…) tout à fait intéressants mais qui n’apportent rien et pourraient être bien mieux mis en valeur dans un autre livre. Ici, ils ne sont pas à leur place, même indéniablement pertinents et originaux.
    Pour dire les choses un peu durement, j’ai eu le sentiment que l’auteur se regardait écrire, et que ce manque d’humilité tue les personnages, que l’on oublie très vite. Qu’ai-je retenu de l’intrigue ? Un quinquagénaire journaliste culturel en crise après la mort de la seule femme qu’il ait aimée, sa « renaissance » dans les bras d’une jeune femme de vingt ans. Peu d’épaisseur psychologique, on a l’impression que l’auteur n’avait aucune motivation à développer les manifestations de la vie concrète pour privilégier une joute verbale avec lui-même, intelligente, brillante, mais au bout du compte un peu stérile. Je suis peut-être réactionnaire, mais j’aime que l’on me raconte des histoires, visualiser les personnages, vibrer avec eux. Pour les conversations brillantes, j’ai des amis qui me donnent entière satisfaction.

    Critique de qualité ? (9 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par aleatoire, le 21/08/2013


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Pour en avoir apprécié deux belles citations, j'ai lu ce petit opuscule mais le magnétisme narcissique et prétentieux de ces "aimants" n'aura guère exercé sa force d'attraction ; logique puisque demeuré de marbre.

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 12/02/2012


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Un homme raconte son histoire avec une femme Ava disparue et qui rend le narrateur inconsolable. C'est l'histoire d'un amour et de sa perte. Roman encensé par la critique, et auquel malheureusement, je suis resté hermétique. Peut-être est -ce du à sa durée (108 pages) ? Déception donc, lu peut-être pas au bon moment ?

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par Bibliobs, le 29/10/2014


    Les inoubliables Les inoubliables de Jean-Marc Parisis

    Coulé dans un style éclatant qui ne se voit jamais, porté par une colère sourde, «les Inoubliables» n'est pas un livre d'histoire, c'est un récit engagé, écrit à la première personne, où l'adulte Parisis semble sans cesse s'effacer derrière l'enfant Jean-Marc.


    Lien : http://rss.nouvelobs.com/c/32262/f/547962/s/3fe68cad/sc/19/l/0Lbibliobs0Bnouv...

    Critique de qualité ? (5 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par Settadelangelo, le 04/05/2011


    Avant, pendant, après Avant, pendant, après de Jean-Marc Parisis

    Cher Jean Marc,

    J’ai lu un livre que je relirai ou du moins que je feuilletterai encore et encore et j’en ai la certitude, toujours avec le même plaisir invariable de la première lecture parce que ce livre est un roman d’époque : la mienne. « Avant, pendant, après » est un court roman de 114 pages qui m’a scotché de bout en bout, trois heures de lectures non stop, une histoire moderne dans une époque furieuse et contemporaine, des personnages touchant parce que fondamentalement tristes, seuls et désemparés. Jean marc, je me suis laissé prendre quand tu m’as embarqué dans la vie amoureuse et échevelé de ce quarantenaire, parolier prolifique pour un chanteur de variété célèbre dans le Paris des années deux milles, ce Paris sûr de lui-même, exubérant, souriant, incandescent, ce Paris que j’empresse d’aimer comme tes personnages. Dans une prose soignée, ciselée, caustique et parfois minimaliste : « …Seul comptait le bonheur des mots, on ne l’entendrait jamais, je beurrais de volupté ce monde de merde, je mariais les mots, et je les envoyais se faire foutre à la musique dans la fraicheur climatisée des studios …», tu dépeins un milieu, que sans doute tu dois bien connaitre même si parfois tu sombre ( heureusement pas trop) dans des clichés trop souvent entendu - celui du show business - dans un cynisme et une lucidité effrayante. Ton huitième roman parle d’amour, le vrai, celui qui fait mal, celui qui nous saigne le cœur avec douceur et excite notre curiosité de lecteur de bon roman léger. Jean Marc, tu scrutes, tu cisailles, tu dépouilles, tu arranges avec une précision d’horloger helvète les modalités exquises de la rencontre, les rituels bien sentis de la séduction, l’évidente impossibilité d’une vraie vie à deux, la brutalité de toute forme de séparation. Le roman est bien construit, rien n’est forcé, tout s’écoule dans une limpide fluidité, les articulations de l’intrigue sont d’une grande justesse, tu maitrises avec brio des thèmes à la mode chez la nouvelle génération d’écrivains contemporains comme la sournoise solitude, la certitude fragile, le désarroi subtile, la désillusion lancinante, l’effet des sentiments vertigineux, la folie amoureuse, les affres perfides de l’ennui, cette façon absurde chez certains de voir des destins nichés dans chaque rencontre bref la condition effroyable de l’homo sapiens moderne. Enfin et non des moindre tu nous sers des aphorismes bourrés de grâces avec beaucoup de générosités, ca doit sûrement être une des raisons pour laquelle j’ai aimé ton roman, les aphorismes c’est un peu comme le visage frappant d’une ravissante jeune fille que l’on essaye de chercher dans un grand casting pour top-modèles en herbe où on a l’impression qu’il n’y a que de jolies visages évidents, tu sais cette sensation inouï quand on trouve ce retrouver nez à nez face à ce visage frappant, on s’y attarde presque béatement, on la photographie mentalement, on ne veut plus la quitter des yeux, je crois que tes aphorismes produisent le même effet. Voici quelque unes de ces pépites que j’ai égrené au passage et qui m’on un arraché un sourire de délectation: « j’écrivais trois cent mots qu’un autre écrivait en trois minutes », « la première que je l’ai vue, je ne l’ai pas vue, je l’ai aimée de dos », « les blondes, on dirait toujours qu’elles pleurent des cheveux. Avec les brunes c’est plus grave, plus tragique, on est au vif du sujet, dans le noir évident de la sexualité ». Mon ami, je crois que tu as écrit un livre touchant, lucide, réfléchi, trempé dans l’argile de la grâce. Je sais pourquoi j’aime vraiment ce roman, c’est parce que j’aurai aimé l’écrire.

    Ton ami.

    Critique de qualité ? (5 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 02/02/2012


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Il est souvent plaisant d'écouter un écrivain évoquer la femme aimée au sein d'un couple imaginaire ou non. Il en parle différemment selon sa propre sensibilité. Philippe Roth dans La bête qui meurt souligne l'érotisme torride de Consuelo, Philippe Grimbert dans La petite robe de Paul soulève la lourde chappe du traumatisme occulté, Ivan Bunin dans L'amour de Mitia dépeint une relation étouffante, Eric Reinhart dans le système Victoria laisse libre cours aux fantasmes de son personnage principal face à une femme de pouvoir.
    Qu'en est-il lorsque la mort sépare, vide, peine, désespère?
    "La femme de sa vie" le reste-t-elle après ce coup du sort qui tronque sa moitié?
    Jean-Louis Fournier, dans Veuf, parcourt le long chemin du deuil. André Benchetrit, dans Le livre de Sabine, revit les joies même dans l'intimité qui ont nimbé les derniers instants.
    Jean-Marc Parisis, lui, confie la symbiose qui unissait son personnage principal à Ava, "un bonheur limpide","un amour pur, dégagé de tout désir physique", d'où l'originalité de son roman Les aimants qui démontre que, même si l'absence de relations sexuelles pose problème au fil du temps, malgré la "séparation de corps", le lien perdure.
    Remontée du passé jusqu'aux bancs de la Sorbonne d'un futur pigiste-journaliste-écrivain égoïste,sans le sou, pompant aux examens, mais romantique, érudit et fasciné avec une future diplomée de Lettres-collaboratrice au journal-écrivaine "petit ouragan" plus bourgeoise,solitaire mais complice, belle,intense et unique.
    L'amour des mots, la complicité des lectures et de chaque instant partagé au quotidien, les retrouvailles tendres malgré l'indépendance ou l'éloignement font que les corps à jamais "aimantés" se complètent et s'aiment plus sur un plan astral que terre à terre.
    Beaucoup de réflexions sur le couple,la vie, l'amour,la mort,la perte. Un"Rapport fraternel" né d'une reprise de liberté sans jalousie. Mais ne serait-on pas dans un registre d'amitié plus qu'amour?
    Jean-Marc Parisis parle vrai, si vrai qu'on dirait du vécu très riche émotionnellement.
    Romancier contemporain,il a déjà publié quelques romans dont Avant,pendant,après (prix Roger-Nimier 2007). Les aimants(paru chez Stock en 2009) vient de paraître en poche début 2012 chez J'ai Lu.

    Critique de qualité ? (4 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par Lexpress, le 06/11/2014


    Les inoubliables Les inoubliables de Jean-Marc Parisis

    A la fois factuel et incarné, le beau livre de Parisis parle de douleur et de mémoire. Il fait revivre des hommes et des femmes pris dans la tourmente, dans la peur. Certains ne sont jamais revenus. D'autres n'ont jamais oublié


    Lien : http://rss.feedsportal.com/c/568/f/480493/s/402ed19a/sc/22/l/0L0Slexpress0Bfr...

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par ph_hugot, le 08/11/2012


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Vu que le roman d'amour français doit certainement être le genre littéraire que j'ai le plus lu au cours des 15 dernières années, les récents romans que j'ai lu dessus me semblent plus forcément être très originaux. C'est notamment le cas de ce très court roman, encensé par la critique presse lors de sa sortie, mais qui en dépit d'une incontestable belle plume m'a semblé trop bref et trop anecdotique pour sortir du lot.
    La relation amoureuse entre le narrateur et cette Ava a beau être condamnée d'avance et romanesque, on reste un peu extérieur à cette histoire, à cause du ton un peu détaché et un peu supérieur de l'auteur, et surtout à cause de la trop grande brievété de l'ensemble qui empeche un vrai attachement pour les personnages...dommage!!!

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par MxlleAnaB, le 19/04/2012


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    J'ai vraiment aimé ce petit livre ! Le narrateur raconte son histoire avec Ava, la femme qu'il a toujours aimé. Le style d'écriture est agréable et l'auteur sait nous transmettre toute l'émotion et la sensibilité du narrateur. Ava et cet homme vivent une histoire d'amour peu commune, bercée par la poésie et des valeurs d'un autre temps. Quand Ava et lui se séparent, on a du mal à s'imaginer comment cet homme vivre après ça. De plus, la vie les éloignent encore plus lorsque la mort décide d'emmener Ava avec elle. Toutefois, il subsiste un espoir à la fin du roman car le narrateur croit qu'ils pourront être réunis dans l'au-delà.

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par bluemaybelle, le 26/10/2014


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Les aimants. Un titre, deux interprétations: des aimants qui s’attirent les uns les autres et attirent à eux toutes sortes de matériaux mais aussi les a(i)mants comme personnes capables d’aimer – ceux qui aiment, ceux qui s’aiment.

    La lecture de ce très court roman nous conforte dans l’une et l’autre des interprétations. Ava et l’homme du récit, le narrateur, font de leur vie une vie à deux. Qu’ils soient ensemble physiquement, qu’ils soient amants ou frère et soeur, ils sont toujours deux. Depuis leur rencontre sur les bancs de la Sorbonne et pendant les trente années qui suivront, ils resteront ensemble, liés, reliés par l’essentiel.
    Ces deux-là sont pourtant très différents. Mais ils se complètent parfaitement. Ils se retrouvent dans l’amour des livres, de la poésie et surtout, dans l’amour de la vie. Ava est entière, exclusive. Elle vit entièrement ou pas du tout. Elle aime passionnément ou pas du tout. Le narrateur, quant à lui, est plus nuancé mais son amour et son admiration pour Ava le transcende.
    Ces deux-là savent se retrouver. Les silences, les mois sans se voir ne sont pas un obstacle à leur amour.

    Ce petit livre est une déclaration d’amour en même temps qu’il se fait le récit d’une vie à deux. Le narrateur ne peut vivre bien sans Ava. Ils sont deux ou bien ils ne sont plus.

    C’est un roman que j’ai dévoré. La poésie qui se dégage des mots de l’auteur, l’esquisse faite d’Ava et de sa philosophie, de son tempérament et de sa singularité font toute la délicatesse et la violence de ce récit. A l’image de la femme adorée, l’écriture n’accepte aucun compromis. Les mots sont ciselés, souvent beaux et parfois durs.

    C’est l’histoire d’une passion, d’un amour qui commande tout et qui absorbe jusqu’à la lumière du jour, jusqu’au monde.
    Il ne s’agit en rien d’une histoire à l’eau de rose. Celle-ci est entière et belle.

    Critique de qualité ? (1 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par machaseruoff, le 27/01/2013


    Avant, pendant, après Avant, pendant, après de Jean-Marc Parisis

    (critique publiée sur mon blog dont vous trouverez le lien plus bas, histoire de voir le même texte illustré et mis en page !)

    "Je m’en souviens comme si c’était hier, d’un hier qui ne serait pas séparé d’aujourd’hui par la nuit. Accoudée au balcon, elle fumait en passant une main dans ses cheveux. La première fois que je l’ai vue, je ne l’ai pas vue, je l’ai aimée de dos. Je savais que lorsqu’elle se retournerait, ce serait pire. Blonde avec des traits de brune. Ses yeux brillaient d’une lumière mystérieuse et familière qui semblait venir du fond de l’enfance. Son visage n’avait pourtant rien d’enfantin, il signalait l’enfance sans la retenir. Elle me regardait, elle regardait ailleurs. Elle portait un vague danger, avec cet air d’en savoir trop et pas assez." Voilà comment le héros de Jean-Marc Parisis -François- rencontre Gail…

    Avant, pendant, après c’est l’histoire de cet homme du show-biz, la cinquantaine bien vécue, parolier de stars. En mal d’inspirations. A qui il manque des mots. Parfois. Lors d’une de ces soirées où l’on s’emmerde il rencontre Gail. De dos. Puis la suit dans l’escalier jusqu’au taxi qui l’emmènera loin de lui. Qui était cette inconnue ? Forcément il va la retrouver quelques semaines plus tard sinon y aurait pas eu d’histoire, vous vous doutez bien… Et là commence une passion entre cette (trop ?) jeune femme et François.

    Je savais que ça finirait mal mais j’ignorais les modalités de la séparation, de la perte. La fin de notre histoire me paraissait toujours mystérieuse, différée. Qui lâcherait l’autre ?

    François découvre la passion. S’interroge sur la vie et l’avis de ces femmes de moins de 30 ans. Flirte avec l’amour. Non. Tombe. Oui, en plein dedans. S’y prélasse. S’y détend. S’en sortira-t-il ? On ne l’a jamais quitté lui… L’histoire qu’ils vivent (ensemble ?) est de celles qui marquent. A vie. Comme chaque fois que je vous parle d’un livre, je n’en dis pas plus sinon…

    Dans un interview sur un site littéraire, Jean-Marc Parisis parle de sa façon de travailler : Certaines phrases jaillissent comme des évidences, elles sont, sinon parfaites, du moins définitives. Dès le premier jet, je sais que je vais les garder. Elles ont un air de vérité, intouchable. D’autres, et ce sont les plus nombreuses, réclament une nuance, un réglage, parfois même dix réglages… J’écris donc de toutes les manières possibles, à l’instinct, à chaud, à froid, en prenant des notes et en reformulant. Ecrire, pour moi, ça signifie surtout réécrire, faire des gammes, ajouter des voix et des instruments, mixer, régler les basses et les aigus, exactement comme un musicien en studio. C’est du travail, mais le travail, c’est la moindre des choses quand on compose des livres. Et c’est surtout, dans mon cas, un plaisir, une liberté. Les poses d’artiste maudit et de créateur qui se prend la tête, c’est absurde et indécent.

    C’est vrai que l’écriture de ce roman est un délice. Des phrases courtes et percutantes. Une absence de dialogue où tout est dit dans la narration. J’y ai retrouvé mes coups de coeur comme pour Djian ou Joncour. Je suis tombée amoureuse la nuit où j’ai lu ce livre… Amoureuse de l’histoire. Des mots choisis. Des personnages. Pas encore de l’auteur mais je vais de ce pas chez mon libraire me commander ses autres oeuvres comme Les aimants, La mélancolie des fasts-foods ou encore Renvoi d’ascenseur et Physique. Voilà je vais m’offrir la collection complète ! Amoureuse parce que c’est ce genre d’histoire qui donne envie. Tripante et flippante. Violente et douce. Paradoxale. C’est exactement ça…

    L’ami qui m’a prêté et conseillé ce livre m’a dit qu’il aurait rêvé de l’écrire. Zut moi aussi. Nous en avions rêvé alors, Parisis l’a fait ! Avant, pendant, après, de toute façon ça fait penser à l’amour. Avant on découvre. Pendant on vibre. Après…


    Lien : http://www.au4ruedepouffe.fr/2012/11/livres-avant-pendant-apres/

    Critique de qualité ? (1 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par roilyre, le 05/11/2012


    La recherche de la couleur La recherche de la couleur de Jean-Marc Parisis

    Ce livre m'a tour à tour emballée, ennuyée, étonnée, parfois secouée. je l'ai cependant lu du début à la fin sans vraiment en retenir grand chose. L'écriture est facile et agréable, mais sans plus.

    Critique de qualité ? (1 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par Rolienne, le 27/10/2012


    La recherche de la couleur La recherche de la couleur de Jean-Marc Parisis

    La recherche de la couleur , Jean-Marc Parisis, Stock, 184 pages, 2012

    Cet écrivain a un style qui vous saisit l’esprit dès les premières lignes. Le milieu Germanopratin où se déroule le roman peut paraître restreint et sans grand intérêt. Que l’on fasse alors l’autodafé de Proust à cause de sa peinture des salons de Saint-Germain… Chez Jean-Marc Parisis, tout tient au style qui transmet un regard sur les êtres et notre temps. Comédie de caractères et pointe acérée qui dévoile l’époque. Au-delà de la transcription des torts et des travers contemporains, on y boit une simplicité pleine d’espérance, celle du héros qui sait quoi et qui aimer, et va jusqu’au bout de ses goûts.

    Et puisque les citations sont des invitations à lire, en voici quelques-unes :
    «(...) mort de la littérature, du politique, de l’histoire, de l’esprit, de la musique, du football, mort de tout. On spéculait aussi spécieusement sur la vogue d’un « sentiment apocalyptique ». On en bouffait, de l’Apocalypse. Beaucoup s’en gavaient en attendant le Déluge. L’épilogue du Nouveau Testament profitait aux Philistins, aux marchands d’épouvante, aux romanciers engagés. Un bon produit financier, l’Apocalypse, à valeur d’obligation à la bourse des foutaises et des tartufferies. En vérité l’Apocalypse avait déjà eu lieu. L’horreur avait déjà eu lieu. L’horreur du vingtième siècle n’était pas rachetable.», La recherche de la couleur , Jean-Marc Parisis, Stock, 184 pages, pages 73-74.

    A propos des Champs-Elysées, « (…) Baudelaire répétait avec violence « Je vous dis que ça sent la destruction .(…) Ni la mort, ni l’Apocalypse, la destruction. Quoi qu’il en coûtât, j’aimais vivre à cette époque de destruction. La destruction était passionnante. C’est elle qui changeait la vie.» La recherche de la couleur , Jean-Marc Parisis, Stock, 184 pages, page 74

    « Les sentimentaux n’avaient pas l’intelligence des sentiments. Ils compensaient par le lyrisme, le baroque, l’outrance. Ils exaltaient ou il offensaient. Gadeux m’avaient offensé en croyant que je ne verrais pas clair dans un jeu où il se défaussait de son incurie. Il m’avait fait un drame, et c’était le sien. Enfermé dans un rapport pictural à la langue, il la contemplait mieux qu’il ne la comprenait, la reproduisait plus qu’il ne l’écrivait, l’autopsiait au lieu de l’animer. Soumis à la langue, il l’imitait, l’idolâtrait. Gadeux réclamait des maîtres, des autorités. D’où son culte des Classiques et le mimétisme à l’œuvre dans ses catalogues. » La recherche de la couleur , Jean-Marc Parisis, Stock, 184 pages, page 84

    « Qu’avait fait Gadeux de toutes ces années ? Il avait écrit sans doute, à sa façon toute judiciaire, minutant comme un huissier, montant des dossiers, archivant les pages comme les photos qui lui servaient à barbouiller son impuissance. Ecrit en indic, en voyeur, contre la vie et pour la mort, la postérité. En planque dans le posthume, comme le modèle Saint-Simon, mais sans avoir vu le roi, ni fréquenté la cour.
    L’extraordinaire chroniqueur de la cour de Louis XIV retrouvait d’ailleurs la cote dans les cénacles conservatoires de la mélancolie française. Symptôme du refoulé courtisan national, Saint-Simon fascinait d’avoir côtoyé les puissantes et clinquants, les people du Grand siècle. Toute cette vie d’étiquettes, de grenouillages, de reptations, revanchée, rédimée par le pouvoir absolutoire de la langue dédouanait, rassurait, faisait rêver – de Saint-Simon à Céline, l’axe d’un certain génie français passait par manifestement par une forme d’allégeance, de collaboration, de dénonciation sociale ou raciale, comme si les révolutions langagières devaient toujours se payer d’un tribut de veulerie. Au dix-septième siècle, on trouvait pourtant plus fort que le petit duc. Dans le même registre de langue, mais en plus nuancé, plus riche, plus profond, plus inquiétant. De l’homme libre, sachant rire de lui comme des autres, du frondeur définitif qui avait projeté d’assassiner Richelieu et connu les prisons de Mazarin, du cardinal de Retz, on parlait moins, évidemment. »La recherche de la couleur , Jean-Marc Parisis, Stock, 184 pages, page 85-86

    « Et toutes les femmes décisives, impératives, catégoriques étaient gentilles. La gentillesse n’était pas toujours la douceur, et jamais la faiblesse. C’était un alliage rare de sensibilité, de distinction et d’intelligence, qui pouvait se révéler dangereux, fatal, comme dan le cas de Marilyn Monroe. Antonio Tabucchi l’avait bien compris : ‘Les personnes trop sensibles et trop intelligentes ont tendance à se faire du mal à elles-mêmes. Parce que ceux qui sont trop sensibles et intelligents connaissent les risques que comporte la complexité de ce que la vie choisit pour nous ou nous permet de choisir, il sont conscients de la pluralité dont nous sommes faits non seulement selon une nature double , mais triple, quadruple, avec les mille hypothèses de l’existence. Voilà le problème de ceux qui sentent trop et qui comprennent trop : que nous pourrions être tant de choses, mais qu’il n’y a qu’une vie et elle nous oblige à être une seule chose : cela que les autres pensent que nous sommes.’ La conclusion de Tabucchi me paraissait trop dramatique, contredire son subtil développement. Si les personnes trop sensibles et intelligentes étaient plus que les autres conscientes de la pluralité de leur nature et des mille hypothèses de l’existence, en quoi ce savoir devait-il forcément plier devant l’unicité de la vie et les enfermer dans l’opinion des autres ? Ce savoir permettait au contraire de se libérer des autres, de s’en échapper, en volant sur les ailes d’un moi multiple sur les mille figures sans y obliger. Ce savoir étant une donnée, l’espérance était à prendre ou à laisser. » La recherche de la couleur , Jean-Marc Parisis, Stock, 184 pages, page 138-139

    Patricia JARNIER -Tous droits réservés - 2012

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    • Livres 0.00/5
    Par lailasamburu, le 03/08/2010


    Avant, pendant, après Avant, pendant, après de Jean-Marc Parisis

    Un livre plein de sensibilite, un vrai plaisir de lecture...a recommander...

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    • Livres 5.00/5
    Par irreguliere, le 16/05/2010


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Attention, véritable coup de coeur pour ce petit roman qui nous raconte une histoire d'amour totalement hors du commun !


    Lien : http://irreguliere.over-blog.com/article-les-aimants-50511283.html

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    • Livres 2.00/5
    Par Marsup, le 17/04/2010


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    A travers cette femme qu'il aime et qu'il admire, l'auteur s'attache à décrire la singularité de ce personnage et ce lien si particulier qui les uni.
    C'est un roman très apprécié par la critique et qualifié d'extrêmement sensible. Bien que l'idée de départ m'ait semblée attrayante, je n'ai pas été touchée par cette histoire. Mis à part ça, l'écriture est fluide et sans mievreries.

    Un avs mitigé !

    Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

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    • Livres 3.00/5
    Par Livrespourvous, le 09/03/2010


    Les aimants Les aimants de Jean-Marc Parisis

    Une confession, sans doute. Voici un homme qui a aimé une femme et lorsque la relation sexuelle s'est étiolée ou achevée, une relation autre, peut-être plus vraie et plus merveilleuse, s'est installée.

    Et quand cette femme, Ava, est morte, l'homme s'est aperçu qu'elle était la femme de sa vie.

    Sur 100 pages, le récit court nerveusement. Avec une rage de vie, un mordant et une lucidité asssourdissante, le narrateur décrit minutieusement ce que fut cette relation et tout l'espoir qui lui est attaché.

    Avec Parisis, les mots résonnent, les phrases s'amorcent comme autant de vérités, d'aveux. Il ya des passages magnifiques sur les années 80 (p.22), sur le couple (p.57). Les avancer détruirait la force et l'ambition de ce récit qui secoue, agite et dérange.

    Il suffit parfois de quelques mots ainsi agencés pour justifier une éclaircie, l'embellie et la force de vie. C'est en cela que Les aimants est une réussite.


    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net

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