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Envol pour le paradis de
Jean-Marie Defossez
Ma mère répétait souvent : "Tes rêves, Arthur, personne ne pourra jamais te les voler!"
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Par Geliik, le 16/01/2012
Les Arckans : Le réveil des sombres de
Jean-Marie Defossez
Jusqu'au jour de ses seize ans, Céliane n'avait jamais soupçonné qu'il existait chaque instant, à travers tout l'univers, une lutte sans merci entre l'obscurité et la lumière. Elle ignorait également que, lorsque le parquet de sa chambre grinçait la nuit sans raison apparente, les coupables étaient des créatures invisibles, capables de traverser les murs et de modifier les rêves durant le sommeil afin de tenter les côtés les plus sombres de notre personnalité.
Sans se douter de rien, assise en tailleur sur son sommier, le coeur battant très fort, elle s'enfonçait méthodiquement une pointe de compas dans la chair du poignet. Un miroir était fixé face à son lit. A travers la mèche de cheveux qui pendait devant ses yeux maquillés de noir, elle se regardait faire. De petites gouttes de sang perlaient sitôt retirée la pointe d'acier. Malgré la douleur, Céliane souriait, un sourire étrange et crispé.
C'était ainsi chaque semaine.
Après coup, elle s'effrayait de ce qu'elle venait de faire, se traitait de folle et jurait de ne pas recommencer. Dès que son poignet était guéri cependant, l'envie lui reprenait. Au point de se sentir anormale, d'en être honteuse et de garder le secret. " Pourquoi, se demandait-elle, ai-je besoin de me blesser ainsi ? "
A force d'y réfléchir, elle avait conclu que, peut être, il s'agissait d'une manière de se punir de ne pas être plus "parfaite". Céliane se comparait avec d'autres filles et se reprochait son nez " trop court ", ses seins " trop petits", le tracé " trop droit " de ses sourcils et ses yeux vert sombre qu'elle aurait préférés bleutés ou, au moins, plus clairs. Pourtant, avec ses cheveux châtains aux reflets cuivrés, son visage aux courbes douces, son sourire sensible et son regard rempli d'ombres et de mystères, Céliane possédait un charme certain.
Elle oubliait que, comme tout être humain, elle était unique et donc extraordinaire.
Depuis toute petite, Céliane observait le monde et éprouvait l'envie de changer ce qui la navrait. C'était une fantastique richesse, mais au lieu d'agir, Céliane se contentait de rêver.
Rêver à plus d'amour.
Rêver à plus de vérité.
Et déçue que ses rêves ne deviennent la réalité, elle s'isolait dans sa chambre pour se châtier à coups d'aiguille en regrettant de ne posséder ni don ni pouvoir surnaturel pour tout transformer.
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Envol pour le paradis de
Jean-Marie Defossez
Les nazis peuvent tout faucher sur leur passage, ils n'empêcheront jamais les fleurs de repousser.
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Par Geliik, le 16/12/2011
Obscurités - Les Arckans de
Jean-Marie Defossez
Je sais comme l'amour peut faire mal et j'aurai dû te parler. J'ai préféré le silence. Le silence semble souvent une solution convenable parce qu'il est facile. Je comprends une fois de plus qu'il est surtout lâcheté qui nourrit nos obscurités. J'ai été lâche. C'était plus simple pour moi de faire celle qui n'a rien vu et de te laisser te dépatouiller dans ton coin. Pire encore , même si je refusais de me l'avouer , c'était flatteur de te savoir épris de moi et de te laisser espérer. Au nom de notre amitié , j'aurais dû avoir le courage de mettre les choses au clair . Je suis désolé.
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Par Geliik, le 16/01/2012
Les Arckans : Le réveil des sombres de
Jean-Marie Defossez
Pense un instant au monde qui nous entoure. Mesure les soifs d'apparence et de possession qui sommeillent désormais en chacun. L'égoïsme n'est il pas devenu Maître en ce monde ? Qui aujourd'hui , modifie sa vie par souci des autres ? Vois la Terre que les humains préparent pour les générations de demain ! Une Terre blessée, pillée, et bientôt à l'agonie, où tous rêvent de posséder toujours plus sans jamais chercher à grandir ! Sois lucide , vieillard ! Admet que le rapport des énergies s'est inversé et que désormais la partie ténébreuse des hommes est en droit de dominer.
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Par Geliik, le 16/12/2011
Obscurités - Les Arckans de
Jean-Marie Defossez
N'avons-nous pas atteint l'âge de penser enfin par nous-mêmes aux conséquences de nos actes ? Combien de temps continuerons-nous , par peur , facilité ou paresse , à suivre des chefs et des règles que nous savons mauvaises ? Je dis , moi , que le temps des leaders , des Recteurs , des élites et des héros universels est révolu . La Conscience ne sera maintenue à flot que si nous devenons chacun chef et héros de notre vie .
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Par Geliik, le 16/12/2011
Obscurités - Les Arckans de
Jean-Marie Defossez
Ouvre les yeux et voix le résultat de la discipline déresponsabilisante et de l'élitisme borné que tu sers. Au lieu de croire aux hommes , tu crois aux pierres. Au lieu de t'accoter aux traditions pour envisager l'avenir , tu t'y enchaînes. Au lieu de cultiver les différences , tu imposes la docilité de la ressemblance. Ouvres les yeux et réagis !
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Par Geliik, le 16/12/2011
Obscurités - Les Arckans de
Jean-Marie Defossez
- [...] les jeunes d'aujourd'hui débordent de faiblesses. Ils n'ont qu'une idée en tête : fournir le moins d'efforts possibles. Ce n'est pas un poil qu'ils ont dans la main , mais toute une palmeraie !
-Ils aiment en effet la facilité , reconnut Phébus. Mais pour quelle raison ? Parce que le monde ne leur propose rien d'autre.
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Par Geliik, le 16/12/2011
Obscurités - Les Arckans de
Jean-Marie Defossez
- Tu crois ? Mais , mon pauvre idiot , évidemment que tu l'aimes ! Tu penses tout le temps à elle ! Il suffit qu'elle te regarde pour que ton estomac se tire-bouchonne et que ton coeur s'illumine comme un sapin de noël ! Pas une fois tu ne t'es couché sans lui avoir dit au revoir dans ta tête . Tu la kiffes grave , oui !
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Par Geliik, le 16/12/2011
Pour tout l'or du monde de
Jean-Marie Defossez
- Dis-moi franchement, crois-tu , toi , que un et un font toujours deux ? Mon maître d'école n'en démord pas , mais je ne suis pas d'accord. Le résultat peut aussi bien être n'importe quoi ! Si je ramasse ces deux pierres , par exemple , et que je les frappe assez fort l'une contre l'autre... Eh bien , je n'aurai pas deux cailloux dans les mains , mais des dizaines. Si ce sont deux écureuils que je mets ensemble , au bout de quelques mois j'aurai en plus cinq petits. Et deux noisettes enfouies dans le sol deviendront , un jour , deux beaux arbres qui donneront à leur tour des milliers de fruits. Ma manière de compter est aussi juste que la sienne et, en même temps , beaucoup plus joyeuse. N'es-tu pas d'accord avec moi?
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