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Par Anouschka, le 16/12/2011
Première ligne de
Jean-Marie Laclavetine
Il ne suffit pas de distinguer, dans la marée des manuscrits, ceux qui méritent d'être défendus, publiés. Il faut aussi repêcher, à l'autre extrème, ceux dont les auteurs sont en danger, les intoxiqués du waterman, les aliénés du clavier, aveuglés par leurs propres jets d'encre, ceux qui creusent d'infimes et insalubres galeries souterraines à coups de stylo plume, sans comprendre qu'elles ne déboucheront jamais à l'air libre
On peut supprimer sa bouteille à l'ivrogne: il devient simplement, un ivrogne malheureux. Voilà à quoi Cyril va consacrer ses prochains jours. Il demandera à Blanche de lui sortir la liste des refusés. Il sélectionnera les cas les plus graves. Il formera un club d'entraide mutuelle qui leur permettra de DECROCHER!! A force de réunions et d'analyses. D'extirper le démon qui les ronge.
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Par kathy, le 04/03/2011
En douceur de
Jean-Marie Laclavetine
L'amitié prend parfois de ces formes délicates. C'est un sentiment aérien, à mille lieues de la tauromachie amoureuse, de ses vociférations, de ses liquides et de ses flammes, un vouvoiement des âmes, un pas de deux discret et silencieux hors de la durée, sans déclarations ni serments.
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Par kathy, le 04/03/2011
En douceur de
Jean-Marie Laclavetine
Sais-tu ce que c'est, avoir un ami? Quelqu'un à qui on peut non pas tout dire, mais ne rien dire. Quelqu'un avec qui se taire. Comme un repos toujours possible. Eh bien j'ai ça. Plus solide, plus précieux que tout. J'ai ça moi.
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Par kathy, le 04/03/2011
En douceur de
Jean-Marie Laclavetine
Il haussa les épaules, et tourna ostensiblement le dos à l'écran sur lequel une équipe de pompiers sondaient un étang ou un canal. Le son était coupé, mais même sans la voir, il sentait derrière lui cette présence inlassable, ce flux pâteux de réalité déshumanisée qui se répandait sournoisement dans la pièce.
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Matins bleus de
Jean-Marie Laclavetine
Allons vers la mort en nous tenant la main, le trajet est long et paisible et le paysage n'est pas sans intérêt.
Quelque chose se dessine sur son visage mais difficile de savoir si c'est un sourire.
Les propriétaires des lieux proscrivent l'usage du tabac pour des raisons de réglementation, d'hygiène, de sécurité, ce genre d'empêchements qu'affectionne l'époque, laquelle n'a pas compris que c'est la vie qui est dangereuse d'ailleurs tout le monde en meurt.
Au départ, il y avait un garçon trop lent, dont l'existence ne se déroulait pas au même rythme que celle des autres.
Ange n'est pas stupide, il est ailleurs.
Comme il ne parle pas la langue des gens normaux, il apprend à se taire, sans difficultés car le silence est la seule matière où il ait jamais eu de l'avance.
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Par chartel, le 26/10/2011
Descente au paradis de
Jean-Marie Laclavetine
Les lieux n’existent pas tant qu’on ne s’est pas abîmé les yeux à les contempler encore et encore.
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Par Musikant, le 22/09/2009
Nous voilà de
Jean-Marie Laclavetine
Le temps passe, en tout cas nous nous en allons. D'innombrables poèmes de qualité variable ont été composés sur ce thème. C'est un fait, quelque chose s'en va, quelque chose coule avec une effroyable constance, on ne peut rien contre, tout juste chanter la mélancolie de la chose. Paul n'avait pas le sentiment d'avoir vieilli, il se sentait toujours le même malgré ses quarante -cinq ans, toujours aussi fraîchement stupide, et pourtant le temps avait passé.
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Par Anouschka, le 16/12/2011
Première ligne de
Jean-Marie Laclavetine
Il a toujours eu, depuis qu'il la connait, le sentiment de détenir un trésor fragile. Un magot d'amour éphémère. Cette chance que j'ai, ce n'est pas croyable.
Pas moi, pas pour toujours.
Imaginer la vie sans elle, impossible, impossible.
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Par liliba, le 03/02/2013
Paris mutuels de
Jean-Marie Laclavetine
Je n'ai jamais choisi. La vie me traîne ici ou là, je vais où elle me conduit, je me laisse porter. J'ai tout accepté, toujours. Par manque d'intelligence, peut-être, à cause d'une forme particulièrement lamentable de lâcheté, c'est possible, mais plutôt en raison d'une résignation congénitale, d'une absence absolue de croyance, d'un doute de tréfonds. Rarement rencontré, le bonheur m'étouffe ; le sachant éphémère, je préfère hâter sa fin pour retrouver le lugubre confort de la mélancolie ; quitte à perdre ce qui m'est cher, autant que ce soit de mon fait ; voilà pourquoi je détruis tout.
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Paris mutuels de
Jean-Marie Laclavetine
La vie nous apprend beaucoup de choses,mais toujours avec un temps de retard qui les rend inutiles ou pénibles, j'ai remarqué ça.