Ajouter une citation

Citations de Jean Orieux (3)


Classer par:       Datecroissant     Les plus appréciéescroissant


  • Par Woland, le 17/07/2009

    Catherine de Médicis - T. 2 de Jean Orieux

    ... Henri de Navarre, devenu roi de France, fut un jour flatté par un de ces rampants qui vivent aux pieds des grands. Le courtisan, pour complaire à Henri IV, crut bon de médire de Catherine de Médicis. Le roi, furieux, lui coupa la parole : "Je vous interdis de dire du mal de Madame Catherine, c'était un grand roi." Le mot a été repris plus tard, par Balzac notamment. ...

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


  • Par Woland, le 17/07/2009

    Catherine de Médicis - T. 2 de Jean Orieux

    ... Henri IV porta sur elle un jugement de roi pour rappeler à l'ordre les courtisans qui dénigraient Madame Catherine : "Mais je vous prie, qu'eût pu faire une pauvre femme ayant par la mort de son mari quatre petits enfants sur les bras et deux familles, la nôtre [les Bourbon] et celle de Guise, qui pensaient d'envahir la couronne ? Fallait-il pas qu'elle jouât d'étranges personnages pour tromper les uns et les autres et cependant garder comme elle l'a fait ses enfants qui ont successivement régné par la sagesse d'une femme si avisée ? Je m'étonne qu'elle n'ait pas fait encore pis." Jugement d'un ennemi et d'un connaisseur. ... [...]

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


  • Par Woland, le 17/07/2009

    Catherine de Médicis, ou, La reine noire (Tome 1) de Jean Orieux

    ... De sa retraite, Diane écrivit toutefois à la reine. Ce n'était plus l'altière et l'insolente rivale, c'était une humble sujette demandant pardon de ses offenses passées. Elle connaissait à merveille la dure loi du pouvoir, elle l'avait appliquée sans pitié, aux autres et à Catherine d'abord. Cette loi, la voici : le plus puissant se doit d'écraser le plus faible. Le moment était venu de s'y soumettre à son tour. Elle s'y soumit. Elle pouvait s'attendre à tout, même à perdre la vie. A la place de Catherine, elle se serait vengée à mort. Elle prit soin de joindre à sa lettre la cassette contenant les bijoux de la couronne qu'elle détenait indûment. Cela donnerait du poids à sa contrition.

    Catherine n'appartenait pas à la même espèce et elle le montra. Elle laissa à Diane sa vie et ses biens, sauf un, Chenonceaux, parce qu'il était du domaine royal et inaliénable. Elle reprit donc Chenonceaux mais, en échange, elle eut un geste, elle lui offrit Chaumont, avec ce commentaire : "Elle faisait les délices de mon cher mari," dit-elle, "J'ai honte de lui reprendre Chenonceaux, je lui donne Chaumont." C'est une perfidie mais elle est royale. Le caractère de Catherine s'y révèle. Contrairement à l'histoire romantique et romancée qui a recréé son personnage mélodramatique, elle n'a que très rarement voulu se venger et anéantir ses ennemis. Quand ils étaient trop forts, elle s'inclinait et les amadouait. Quand elle les avait abattus, elle essayait de se les concilier en ménageant l'avenir. Avec Diane, totalement neutralisée par la disparition du roi, elle joua la clémence d'Auguste. La haine ne fait pas partie de son arsenal, elle est trop intelligente et calculatrice pour ignorer que la haine est mauvaise conseillère dans l'art d'exercer le pouvoir politique, le plus incertain, le plus fluctuant qui soit. L'ennemi d'aujourd'hui sera peut-être l'indispensable allié de demain. La fille des banquiers n'aimait pas jouer perdante ; or, la haine est un mauvais numéro. ...

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)





Faire découvrir Jean Orieux par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz